Trois drapeaux autour d’une même table
Pour la première fois depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, des négociateurs russes, ukrainiens et américains se sont retrouvés autour de la même table. C’était au palais Al Shati d’Abou Dhabi, les 23 et 24 janvier 2026. Le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, a reçu personnellement les chefs de délégation. La photo officielle montre trois camps qui ne se parlaient plus depuis des années, assis côte à côte. Un porte-parole du gouvernement émirien a rapporté que les rencontres s’étaient déroulées dans une « atmosphère constructive et positive ».
Côté américain, la délégation était menée par Steve Witkoff, l’émissaire spécial de Trump, accompagné de Jared Kushner, du secrétaire à l’Armée Dan Driscoll et du général de l’US Air Force Alexus Grynkewich, commandant suprême de l’OTAN. Côté ukrainien, Roustem Oumerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, menait les discussions, accompagné de Kyrylo Boudanov, nouveau chef du bureau présidentiel, et d’Andriï Hnatov, chef d’état-major général. La Russie, elle, avait envoyé l’amiral Igor Kostioukov, chef du renseignement militaire (GRU), tandis que Kirill Dmitriev, envoyé économique de Poutine, menait des discussions parallèles avec Witkoff sur les questions économiques.
Quelque chose d’historique s’est passé à Abou Dhabi ce week-end. Pour la première fois en près de quatre ans, des Russes et des Ukrainiens se sont assis à la même table sous l’égide américaine. C’est énorme. Et en même temps, c’est si fragile. Car pendant que ces hommes en costume discutaient de paramètres et de conditions, le sang coulait à Kiev. Les missiles tombaient. Les familles tremblaient de froid. La vraie question, celle que personne n’ose poser : ces négociations peuvent-elles aboutir tant que Poutine continue de bombarder ?
Le Donbass : la pierre d’achoppement incontournable
À l’issue des deux jours de discussions, le président Volodymyr Zelensky s’est montré prudemment optimiste. « Beaucoup de choses ont été discutées et il est important que les discussions aient été constructives », a-t-il déclaré sur X. Les discussions reprendront à Abou Dhabi le 1er février, a confirmé un responsable américain. « Je pense que réunir tout le monde était une étape importante », a-t-il ajouté. Selon Zelensky, « la partie américaine a soulevé la question des formats possibles pour formaliser les paramètres de fin de guerre, ainsi que les conditions de sécurité requises pour y parvenir ».
Mais le Kremlin n’a pas bougé d’un pouce sur sa principale exigence : le retrait des forces ukrainiennes du Donbass. Le porte-parole Dmitri Peskov a réitéré que c’était une « condition importante » pour la Russie. Youri Ouchakov, conseiller de Poutine en politique étrangère qui avait participé aux discussions au Kremlin avec Witkoff et Kushner, a été encore plus direct : « Sans résoudre la question territoriale, il n’y a pas d’espoir d’atteindre un règlement à long terme. » Le Donbass, ce bassin minier et industriel de l’est de l’Ukraine, aujourd’hui en grande partie contrôlé par la Russie, reste le nœud gordien de tout accord de paix.
Davos : quand Zelensky secoue l'Europe et serre la main de Trump
Une rencontre au sommet et un accord en suspens
Deux jours avant les pourparlers d’Abou Dhabi, le 22 janvier, Zelensky avait rencontré Donald Trump en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. La rencontre avait duré environ une heure. À sa sortie, le président ukrainien avait fait une annonce majeure : un accord sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine était prêt à être signé. « Je pense que c’est le dernier kilomètre, le plus difficile », avait-il déclaré. « Le dialogue n’est pas facile, mais il était positif. » Les termes des garanties de sécurité ont été finalisés, avait-il précisé, et un accord sur la relance économique après la guerre était presque prêt.
Trump, de son côté, avait qualifié la rencontre de « bonne », affirmant que « cette guerre doit se terminer ». Interrogé sur les concessions que Poutine devrait faire, il avait été évasif mais confiant : « Il fera des concessions. Tout le monde fait des concessions pour parvenir à un accord. » Zelensky attend désormais que Trump confirme une date et un lieu pour signer cet accord historique sur les garanties de sécurité. « Nous sommes prêts à signer ce document important, historique pour nous », a-t-il affirmé. La question territoriale, elle, reste à résoudre lors des pourparlers trilatéraux.
Il y a quelque chose de touchant et de terrible à la fois dans la position de Zelensky. Cet homme porte sur ses épaules le destin de 40 millions d’Ukrainiens. Il doit négocier avec un adversaire qui bombarde son pays pendant les négociations. Il doit composer avec un allié américain imprévisible. Il doit maintenir l’unité d’une Europe qu’il qualifie lui-même de « fragmentée » et « perdue ». Et malgré tout, il garde espoir. Il parle de « dernier kilomètre ». De documents « presque prêts ». On voudrait tellement y croire avec lui.
Le coup de gueule contre l’Europe : « Fragmentée » et « perdue »
Mais si Zelensky a serré la main de Trump à Davos, il a aussi secoué l’Europe avec un discours d’une rare virulence. « Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde, surtout quand l’attention de l’Amérique se tourne ailleurs, l’Europe semble perdue, essayant de convaincre le président américain de changer », a-t-il lancé devant l’assemblée du WEF. « Le président Trump aime qui il est, et il dit qu’il aime l’Europe, mais il n’écoutera pas ce genre d’Europe. » Des mots durs, qui ont fait l’effet d’une douche froide sur les dirigeants européens présents.
Le président ukrainien a pointé du doigt le manque de « volonté politique » face à Poutine. « L’Europe ressemble encore plus à de la géographie, de l’histoire, une tradition, pas à une vraie force politique, pas à une grande puissance », a-t-il asséné. Il a même critiqué l’envoi de 30 ou 40 soldats au Groenland par certains pays de l’OTAN : « Quel est le message ? » Les pourparlers d’Abou Dhabi se tiennent loin de l’Europe et sans participation des pays de l’UE, qui craignent que Washington ne pousse Kiev à accepter un accord jugé trop favorable à Moscou. Une inquiétude que Zelensky semble partager, même s’il n’a d’autre choix que de jouer le jeu.
Le calvaire énergétique : quand l'hiver devient une arme de guerre
Un réseau électrique à genoux
Les chiffres donnent le vertige. Depuis le début de l’invasion, la Russie a lancé plus de 54 000 drones longue portée et plus de 1 900 missiles contre l’Ukraine rien qu’en 2025. Plus de 1 100 attaques ont visé les infrastructures cette année, soit autant que le total combiné de 2023 et 2024. Résultat : la capacité de production électrique disponible de l’Ukraine est passée de 33,7 GW au début de l’invasion à environ 14 GW en janvier 2026, selon The Economist. Les black-out peuvent durer jusqu’à quatre jours dans certaines régions. À Kiev, les habitants font face à jusqu’à 16 heures par jour sans électricité.
Maxim Timchenko, PDG de DTEK, le plus grand fournisseur privé d’énergie d’Ukraine, a résumé la situation en une phrase glaçante : « La Russie nous frappe plus fort qu’à n’importe quel moment depuis le début de l’invasion. » Même avec des milliers d’équipes de réparation travaillant jour et nuit, le niveau de destruction est trop important pour tout réparer. « Notre mission est de survivre à cet hiver », a-t-il ajouté. La Commission européenne a annoncé avoir déployé 447 générateurs d’urgence en Ukraine pour rétablir l’électricité dans les hôpitaux, les abris et les services critiques. Une aide précieuse, mais insuffisante face à l’ampleur des destructions.
Survivre à cet hiver. Trois mots qui résument tout. Pendant que nous débattons de prix de l’essence et de factures de chauffage, des millions d’Ukrainiens se demandent simplement s’ils auront de la lumière ce soir. S’ils pourront réchauffer un repas. S’ils pourront dormir sans grelotter. Poutine a transformé l’énergie en arme de destruction massive. Il ne vise plus seulement les soldats sur le front. Il vise les grands-mères dans leurs appartements glacés. Les enfants dans les écoles sans chauffage. Les malades dans les hôpitaux fonctionnant sur générateurs. C’est une guerre contre les civils. Une guerre contre la vie quotidienne. Une guerre contre l’espoir.
Les visages de la résistance quotidienne
Anastassia Tolkatchov a passé la nuit dans un parking souterrain de Kiev. Elle n’a « même pas envie d’en parler », confie-t-elle à l’AFP. « À chaque fois ça recommence, des négociations, des négociations. Ils diront juste que tout va bien, que, encore une fois, rien n’a été convenu, et qu’il y aura encore des roquettes. » Irina Beregova, économiste de 48 ans à Kiev, n’a « aucun espoir » pour ces pourparlers après une nouvelle nuit « sans sommeil ». Ces témoignages, recueillis par les journalistes sur le terrain, disent tout de l’épuisement d’un peuple qui résiste depuis 1 432 jours.
Dans certains villages de la banlieue de Kiev, les habitants sont restés sans électricité pendant quatre jours. Certains ont bloqué des routes pour protester. Serhii Przhistovskiy raconte à CNN : « Avant la frappe, il faisait bon, chaud normalement. Jusqu’à ce qu’ils rallument le chauffage, je vais devoir dormir habillé. » Dans les rues de la capitale, les autorités ont installé des tentes mobiles où les gens peuvent venir se réchauffer et recharger leur téléphone. Des points de distribution de repas chauds ont été mis en place. La vie continue, malgré tout. Mais à quel prix humain ? Plus de 50 000 civils ont été tués ou blessés depuis le début de l’invasion, selon l’ONU. Le vrai chiffre est probablement beaucoup plus élevé.
Le front : une armée ukrainienne sous pression depuis deux ans
Le recul territorial et le poids des pertes
Sur le terrain militaire, la situation n’est pas meilleure. Les troupes ukrainiennes sont sur le recul depuis près de deux ans face à un adversaire plus nombreux et mieux armé. Selon l’Institute for the Study of War, les forces russes occupaient au 6 janvier 2026 environ 116 206 km² de territoire ukrainien, soit 19,25% du pays. En 2025, les forces russes ont gagné 4 831 km² en Ukraine, contre 3 604 km² en 2024. L’avance moyenne est de 13,24 km² par jour, avec un pic à 20,99 km² en novembre avant de redescendre à 15 km² en décembre.
Les pertes sont effarantes des deux côtés. Selon l’ancien directeur de la CIA William Burns, la Russie aurait subi plus d’1,1 million de pertes (morts et blessés) depuis le début de la guerre. L’estimation du ministère britannique de la Défense parle de 1 168 000 tués et blessés côté russe. Côté ukrainien, les chiffres varient : Trump avait évoqué 400 000 morts et blessés en décembre 2024, puis 700 000 tués en janvier 2025. Zelensky avait lui parlé de 43 000 soldats tués et 370 000 blessés en décembre 2024. Des chiffres qui donnent le vertige et rappellent les hécatombes de la Première Guerre mondiale.
Ces chiffres, on les lit comme des statistiques. Un million par-ci, 400 000 par-là. Mais derrière chaque unité, il y a un visage. Une mère qui attend son fils. Une femme qui ne reverra plus son mari. Des enfants qui grandissent orphelins. Ce conflit a déjà fait plus de victimes que bien des guerres du XXe siècle. Et personne ne sait quand ça va s’arrêter. Quatre ans. 1 432 jours. Et on parle encore de « paramètres » et de « conditions » dans des salons feutrés. Combien de morts encore avant qu’un accord soit signé ?
L’aide occidentale : entre espoir et incertitude
L’Ukraine dépend en grande partie du soutien financier et militaire occidental. Zelensky a affirmé avoir obtenu de Trump un engagement sur le renforcement de la défense aérienne. « J’ai d’abord soulevé la question de la défense aérienne. Et je pense que les États-Unis reviendront avec un résultat positif », a-t-il déclaré après leur rencontre à Davos. L’Ukraine a annoncé le 1er janvier avoir reçu et déployé deux systèmes Patriot supplémentaires, suite à des accords avec l’Allemagne. Ces systèmes sont les seuls capables d’intercepter de manière fiable les missiles balistiques russes.
Le Parlement européen a voté l’accélération des procédures pour permettre un versement rapide de fonds destinés à soutenir le budget de Kiev et son armée en 2026 et 2027. Sur les 90 milliards d’euros prévus, 60 milliards seront alloués aux capacités militaires et 30 milliards financeront le budget de l’État, à condition que Kiev poursuive ses réformes sur l’État de droit et la lutte contre la corruption. Un mécanisme de « coopération renforcée » a été lancé, permettant à 24 pays de l’UE d’avancer sans la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, qui refusent de participer au dispositif.
L'équation impossible : territoire contre paix
Ce que veut Moscou, ce que refuse Kiev
La question territoriale est au cœur de l’impasse. Moscou exige le contrôle total du Donbass, cette région de l’est de l’Ukraine comprenant les oblasts de Donetsk et de Lougansk. La Russie contrôle actuellement environ 80% de cette zone, mais veut aussi les 14% que l’Ukraine tient encore. Zelensky a déclaré à Davos que la question des territoires occupés « reste à résoudre », mais il refuse de céder ce que son armée contrôle encore. « Il y a certaines choses que nous ne sommes pas prêts à accepter », a-t-il dit. « Et il y a des choses, j’en suis sûr, que les Russes ne sont pas prêts à accepter non plus. »
Zelensky a évoqué l’idée d’une « zone économique libre » dans l’est de l’Ukraine sous contrôle de Kiev, une proposition qu’il a discutée avec Trump. « Je pense que ce sera positif pour nos affaires », a-t-il déclaré. Mais cette idée semble bien loin des exigences russes. Selon l’agence TASS, les discussions à Abou Dhabi ont inclus des possibles zones tampons et des mécanismes de surveillance. Des détails techniques qui masquent mal le gouffre entre les positions. Steve Witkoff avait affirmé à Davos que les négociations étaient « réduites à une seule question ». Cette question, c’est le territoire. Et c’est peut-être la plus difficile à résoudre.
Les garanties de sécurité : la clé d’un accord ?
Pour l’Ukraine, aucun accord de paix n’est envisageable sans garanties solides que la Russie ne relancera pas une offensive dans quelques années. Zelensky a obtenu de Trump un engagement sur ce point crucial. « Les garanties de sécurité sont prêtes. Et l’accord est prêt à être signé », a-t-il affirmé après Davos. Ces garanties prévoient notamment la présence de « contingents et patrouilles conjointes » de pays partenaires sur le sol ukrainien une fois le cessez-le-feu en place. Le Royaume-Uni et la France se sont déjà engagés à déployer des forces au sol.
Mais ces garanties « sont pour après la fin de la guerre », a précisé Zelensky. Et la guerre continue. La question des conditions de sécurité a été soulevée par la partie américaine à Abou Dhabi, selon le président ukrainien. C’est un signe encourageant. Mais tant que les bombardements continuent, tant que les civils meurent, tant que le froid tue lentement ceux que les missiles épargnent, ces discussions diplomatiques semblent appartenir à un autre monde. Un monde où les mots ont encore un sens. Un monde où les promesses ne sont pas noyées sous les décombres.
Conclusion : Le dernier kilomètre ou l'éternel recommencement ?
Une lueur dans l’obscurité glaciale
Les pourparlers d’Abou Dhabi reprendront le 1er février. C’est dans une semaine. Sept jours pendant lesquels les missiles continueront probablement de tomber. Sept jours pendant lesquels des familles grelotteront dans le noir. Sept jours pendant lesquels des soldats mourront sur le front. « Le dernier kilomètre, le plus difficile », avait dit Zelensky. On voudrait le croire. On voudrait croire que ces négociations aboutiront enfin à quelque chose. Que ce quatrième hiver de guerre sera le dernier. Que les 1 432 jours de souffrance touchent à leur fin.
Mais l’histoire de cette guerre nous a appris la prudence. Combien de fois avons-nous entendu parler de « progrès » et de « discussions constructives » ? Combien de fois l’espoir a-t-il été balayé par une nouvelle offensive, un nouveau bombardement, un nouvel ultimatum ? Anastassia Tolkatchov, cette Kiévienne qui a passé la nuit dans un parking souterrain, a peut-être raison : « À chaque fois ça recommence. » Et pourtant, malgré tout, les négociations continuent. Malgré tout, des hommes et des femmes s’assoient autour d’une table pour essayer de trouver une issue. C’est peut-être ça, le plus remarquable dans cette tragédie : la persistance de l’espoir malgré l’horreur quotidienne.
Je finis ces lignes avec un sentiment étrange. Entre espoir et désespoir. Entre cynisme et foi en l’humanité. D’un côté, il y a ces pourparlers, cette première trilatérale historique, ces discussions « constructives ». De l’autre, il y a cette nuit de terreur, ces missiles sur Kiev, ces familles dans le froid. Poutine négocie d’une main et bombarde de l’autre. C’est sa méthode depuis quatre ans. Et pourtant, Zelensky continue de tendre la main. L’Ukraine continue de résister. Les Occidentaux continuent d’aider. Quelque part, dans ce chaos, il y a peut-être une issue. Mais à quel prix ? Combien de morts encore ? Combien de nuits de terreur ? Combien de familles brisées ? La paix viendra peut-être. Un jour. En attendant, le compteur continue de tourner. Jour 1432. Et demain, jour 1433.
L’attente sans fin d’un peuple debout
Ce qui se joue en ce moment dépasse les frontières de l’Ukraine. C’est l’avenir de l’ordre international qui est en jeu. La capacité des démocraties à résister aux autocraties. La valeur de la parole donnée. Si Poutine obtient par la négociation ce qu’il n’a pas pu obtenir par la force, quel message envoie-t-on aux autres dictateurs du monde ? Que la guerre paie ? Que les frontières peuvent être redessinées par les bombes ? Ce sont ces questions que les négociateurs portent sur leurs épaules à Abou Dhabi. Ce sont ces enjeux qui dépassent de loin la question du Donbass.
En attendant, les Ukrainiens continuent de vivre. De survivre. De résister. Ils stockent des batteries portables pour les coupures de courant. Ils dorment habillés quand le chauffage ne fonctionne plus. Ils courent vers les abris quand les sirènes hurlent. Ils enterrent leurs morts et pleurent leurs disparus. Mais ils ne lâchent pas. Pas après 1 432 jours. Pas maintenant. Pas jamais. Quelque part à Kiev, une femme prépare un repas froid dans son appartement sans électricité. Quelque part sur le front, un soldat regarde le ciel en espérant que les pourparlers aboutiront. Quelque part dans le monde, nous lisons ces nouvelles en espérant que demain sera différent. Mais pour l’instant, il n’y a que l’attente. L’attente et le froid. L’attente et la peur. L’attente et l’espoir malgré tout.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements diplomatiques, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies (Radio-Canada, France Info, La Libre, Le Temps, Euronews, Al Jazeera, CNN, ABC News, CBC News, NBC News, The Economist, Russia Matters, Institute for the Study of War).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales. Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
Déclarations officielles ukrainiennes – Président Volodymyr Zelensky, Ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga (X/Twitter) – 22-24 janvier 2026
Kremlin – Porte-parole Dmitri Peskov, Conseiller Youri Ouchakov – 22-24 janvier 2026
Gouvernement des Émirats arabes unis – Ministère des Affaires étrangères – 23-24 janvier 2026
Maison-Blanche – Responsables américains, Steve Witkoff – 23-24 janvier 2026
Forum économique mondial – Discours de Zelensky à Davos – 22 janvier 2026
Sources secondaires
Radio-Canada – Ukraine : frappes russes à Kiev et pourparlers à Abou Dhabi – 24 janvier 2026
France Info – Guerre en Ukraine : des bombardements russes sur Kiev et Kharkiv – 24 janvier 2026
La Libre Belgique – Kiev dénonce le cynisme après les frappes russes – 24 janvier 2026
Le Temps – Aux négociations d’Abou Dhabi, une atmosphère constructive – 23-25 janvier 2026
Euronews – More talks expected next week after Abu Dhabi meeting – 24 janvier 2026
Al Jazeera – Ukraine-Russia-US hold talks in Abu Dhabi – 23 janvier 2026
CNN – Bitter winter cold bites for Kyiv’s residents – janvier 2026
ABC News – Russia, Ukraine and US hold 1st trilateral talks – 24 janvier 2026
NBC News – Russia, Ukraine to hold trilateral peace talks with U.S. – 23 janvier 2026
Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card – janvier 2026
Critical Threats (ISW) – Russian Offensive Campaign Assessment – janvier 2026
The National (UAE) – US-Ukraine-Russia talks in Abu Dhabi conclude – 24 janvier 2026
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