Une opération d’immigration qui tourne au drame
Ce samedi 24 janvier 2026, les agents fédéraux étaient à Minneapolis pour une opération d’immigration ciblant Jose Huerta-Chuma, un immigrant sans papiers avec un casier judiciaire. C’était une opération de routine pour l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Sauf que ce matin-là, des résidents du quartier étaient présents. Ils observaient. Ils filmaient. Alex Pretti était parmi eux. Il vivait à Minneapolis. Il était un citoyen américain né aux États-Unis. Selon le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, son casier était vierge — à l’exception de quelques infractions au code de la route. Rien de plus.
Les témoins racontent une scène différente de celle présentée par le DHS. Dans une déclaration sous serment déposée au tribunal fédéral, un témoin affirme que Pretti « dirigeait la circulation » avant l’altercation. Il filmait avec son téléphone. « Je ne l’ai pas vu atteindre ou tenir une arme », déclare un autre témoin. Un troisième témoignage, également sous serment, décrit la scène : « Les agents ont tiré l’homme au sol. Je ne l’ai pas vu les toucher… Il n’avait pas l’air de résister, il essayait juste d’aider une femme à se relever… Ils l’ont simplement jeté au sol. » Puis les coups de feu. Plusieurs. Sur un homme déjà au sol. Un homme désarmé.
La vidéo qui contredit la version officielle
Une vidéo obtenue par Reuters montre Alex Pretti utilisant son téléphone pour filmer les événements quelques instants avant d’être abattu. Les images, vérifiées par le New York Times, sont sans équivoque : Pretti se tient dans la rue, tenant son téléphone de la main droite. Sa main gauche est visible et vide. Il n’y a pas d’arme. Il n’y a pas de geste menaçant. Il y a un homme avec un téléphone. Et plusieurs agents qui le plaquent au sol avant de tirer. Le gouverneur Walz a vu ces vidéos. « J’ai vu les vidéos, sous plusieurs angles, et c’est écœurant », a-t-il déclaré. Les déclarations sous serment soumises au tribunal fédéral par des témoins contredisent les points clés de la version présentée par les responsables fédéraux.
Le DHS maintient sa version. Selon les responsables de la Sécurité intérieure, Pretti se serait approché des agents de la Border Patrol armé d’un pistolet de 9 mm et aurait « violemment résisté » lorsqu’ils ont tenté de le désarmer. L’agent aurait agi en légitime défense. Mais voilà le problème : Pretti possédait effectivement une arme à feu. Il avait un permis de port d’arme dissimulée valide dans le Minnesota. C’était un propriétaire d’arme légal. Mais sa famille affirme qu’ils ne l’ont « jamais connu porter cette arme ». Et les vidéos montrent qu’il ne la portait pas ce matin-là. Il tenait un téléphone. Pas un pistolet.
La question qui me hante : combien de fois faudra-t-il que des vidéos contredisent des versions officielles pour qu’on arrête de croire automatiquement les autorités? Combien de corps faudra-t-il? Combien de familles brisées? On nous dit « légitime défense ». Les images montrent un homme au sol, plaqué par plusieurs agents, qui reçoit plusieurs balles. Où est la menace dans un homme immobilisé? Où est le danger dans un téléphone?
L'obstruction : quand le DHS bloque les enquêteurs locaux
Un mandat de perquisition ignoré
Ce qui s’est passé après la fusillade est peut-être aussi troublant que la fusillade elle-même. Le Bureau of Criminal Apprehension (BCA) du Minnesota — l’équivalent d’une police judiciaire d’État — a voulu accéder à la scène du crime. Ils ont fait ce que font les enquêteurs dans une démocratie : ils ont obtenu un mandat de perquisition signé par un juge. Un document légal. Une autorisation judiciaire. Et ils se sont présentés sur les lieux. Sauf que le DHS les a bloqués. Les représentants du Department of Homeland Security ont refusé de laisser les enquêteurs d’État accéder à la scène. Même avec un mandat. Même avec l’autorité d’un juge derrière eux.
Le BCA et le bureau du procureur du comté de Hennepin ont alors fait ce qui restait à faire : ils ont déposé une plainte fédérale. Samedi même. Le jour de la fusillade. L’urgence était réelle. Si le DHS pouvait bloquer l’accès à la scène, que pouvait-il faire des preuves qu’il contrôlait déjà? Les douilles. Les armes. Les enregistrements des bodycams. Les rapports. Tout était entre les mains d’une agence fédérale qui venait de tuer un citoyen américain. Et cette agence refusait tout contrôle extérieur. C’est dans ce contexte que le juge Tostrud a émis son ordonnance de restriction temporaire. Pour préserver ce qui pouvait encore l’être. Pour empêcher la destruction de preuves qui pourraient contredire la version officielle.
La secrétaire Noem prend le contrôle de l’enquête
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé que le DHS dirigerait lui-même l’enquête sur la fusillade. Vous avez bien lu. L’agence dont les agents ont tiré sur Alex Pretti sera responsable d’enquêter sur la mort de Alex Pretti. C’est comme demander à un accusé de mener sa propre instruction. Dans n’importe quel système judiciaire fonctionnel, c’est un conflit d’intérêts flagrant. Dans l’Amérique de 2026, c’est apparemment la nouvelle normalité. Le DHS enquête sur le DHS. Les agents de la Border Patrol seront jugés par leurs propres supérieurs.
Les autorités du Minnesota ne l’entendent pas de cette oreille. Le gouverneur Walz a été catégorique dans ses déclarations. Le procureur du comté de Hennepin a déposé plainte. Le BCA exige l’accès aux preuves. Et au niveau fédéral, le sénateur Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat, a annoncé que les démocrates refuseraient de voter les crédits nécessaires au financement du DHS dans le sillage de cette fusillade. C’est une escalade politique majeure. Un bras de fer entre Washington et les États. Entre une administration qui tire et une opposition qui refuse de financer.
Il y a quelque chose de profondément malsain dans un système où l’accusé mène sa propre enquête. Où les preuves sont contrôlées par ceux qui ont intérêt à les faire disparaître. Où un mandat de juge peut être ignoré par des agents fédéraux. Ce n’est pas de la politique. C’est une question de justice fondamentale. Si le DHS peut tuer un citoyen américain, bloquer les enquêteurs locaux et contrôler sa propre enquête, alors qu’est-ce qui l’arrête? Qui surveille les surveillants?
Qui était Alex Pretti : portrait d'un homme ordinaire
De Green Bay à Minneapolis : une vie au service des autres
Alex Pretti a grandi à Green Bay, dans le Wisconsin. Il jouait au football, au baseball, faisait de l’athlétisme pour le Preble High School. Il était scout. Il chantait dans le chœur des garçons de Green Bay. Un parcours typiquement américain. Après le lycée, il est parti à l’Université du Minnesota, où il a obtenu un diplôme en biologie, société et environnement en 2011. Il a d’abord travaillé comme chercheur scientifique. Puis il est retourné à l’école pour devenir infirmier diplômé. Il voulait soigner les gens. Pas dans un laboratoire. Au chevet des patients.
Au moment de sa mort, Pretti travaillait comme infirmier en soins intensifs au Veterans Affairs Medical Center de Minneapolis. Il soignait des anciens combattants. Des hommes et des femmes qui avaient servi leur pays. C’était son quotidien : les machines, les moniteurs, les patients entre la vie et la mort, les familles qui attendent dans le couloir. Il avait 37 ans. Il vivait à Minneapolis. Et ce samedi matin, il est sorti de chez lui. Il a vu une opération de l’ICE dans son quartier. Il a sorti son téléphone. Il a filmé. Comme des millions d’Américains le font chaque jour. Comme c’est leur droit.
La colère d’une famille face aux mensonges
Après avoir vu des responsables de l’administration Trump suggérer que leur fils était un « terroriste domestique » qui avait attaqué les agents, les parents de Pretti ont publié un communiqué. Les mots sont lourds : « Les mensonges écœurants racontés sur notre fils par l’administration sont répréhensibles et dégoûtants. » Son père, Michael Pretti, a ajouté : « Il se souciait profondément des gens et il était très contrarié par ce qui se passait à Minneapolis et dans tout le pays avec l’ICE, comme des millions d’autres personnes. »
Alex possédait une arme à feu. C’était son droit. Il avait un permis de port d’arme dissimulée. C’était légal. Mais sa famille affirme qu’il ne la portait jamais. Et ce samedi-là, les vidéos montrent qu’il ne l’avait pas sur lui. Il avait un téléphone. Un simple téléphone. Avec lequel il documentait ce qui se passait dans sa rue. Ce geste — filmer la police — est protégé par le Premier Amendement. C’est un droit constitutionnel. Et pour l’avoir exercé, Alex Pretti est mort. Sous les balles d’agents fédéraux. Sur le trottoir de son propre quartier.
Un infirmier. Un homme qui passait ses journées à sauver des vies. Abattu par ceux qui prétendent protéger les Américains. Sa famille doit maintenant défendre sa mémoire contre les calomnies d’une administration qui le traite de terroriste. Terroriste? Un infirmier des soins intensifs? Un scout? Un membre du chœur des garçons? C’est obscène. C’est révoltant. Et c’est exactement pour ça que ce juge a dû intervenir. Pour que la vérité ait une chance de survivre.
L'ironie Trump : quand un juge conservateur défie l'administration
Eric Tostrud : le parcours d’un magistrat inattendu
Le juge Eric Tostrud n’est pas un militant progressiste. Il n’est pas un opposant politique à Donald Trump. C’est un conservateur, membre de la Federalist Society, nommé par Trump lui-même et confirmé par un Sénat républicain en septembre 2018. C’est le type de juge que l’administration Trump a passé des années à placer dans les tribunaux fédéraux. Et c’est ce juge qui vient de bloquer le FBI, le DOJ et le DHS. Qui leur a interdit de détruire ou d’altérer les preuves d’une fusillade mortelle impliquant leurs propres agents.
C’est peut-être l’aspect le plus remarquable de cette affaire. Ce n’est pas un juge libéral qui s’oppose à l’administration. C’est un juge que l’administration a elle-même choisi. Un juge qui partage probablement beaucoup de ses valeurs politiques. Mais un juge qui, face aux éléments présentés par les procureurs du Minnesota, a décidé que la préservation des preuves était plus importante que la loyauté partisane. C’est ce que l’indépendance judiciaire est censée être. Un juge qui regarde les faits. Qui applique la loi. Même quand ça déplaît à ceux qui l’ont nommé.
L’ordonnance qui fait trembler Washington
L’ordonnance de restriction temporaire émise par le juge Tostrud est précise : les agences fédérales sont « enjointes de ne pas détruire ou altérer les preuves prises sur la scène et/ou les preuves que les défendeurs ont prises sous leur garde exclusive » en lien avec la fusillade. Cette formulation est importante. Elle reconnaît implicitement que le DHS a pris le contrôle des preuves. Qu’il les détient « exclusivement ». Et qu’il y a un risque suffisant de destruction pour justifier une intervention judiciaire d’urgence.
L’audience est prévue pour lundi. D’ici là, rien ne doit bouger. Rien ne doit être effacé. Rien ne doit être « altéré » — un terme qui couvre aussi bien la destruction pure et simple que les modifications subtiles, les suppressions « accidentelles », les corruptions de fichiers. Le juge a compris le jeu. Il a compris que les preuves étaient en danger. Et il a agi. Rapidement. Comme l’exigeait la situation. Parce que dans quelques jours, ces preuves auraient pu ne plus exister.
Les implications : une crise institutionnelle
Le Sénat démocrate coupe les vivres
Le sénateur Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat, a été clair : les démocrates ne fourniront pas les votes nécessaires pour faire avancer le projet de loi de financement du Department of Homeland Security dans le sillage de cette fusillade. C’est une déclaration de guerre politique. Le DHS a besoin de crédits pour fonctionner. Et les démocrates disent non. Pas tant que cette affaire ne sera pas résolue. Pas tant que des réponses ne seront pas apportées sur la mort de Alex Pretti.
C’est un levier puissant. Le financement des agences fédérales passe par le Congrès. Et au Sénat, la minorité peut bloquer beaucoup de choses. Si les démocrates maintiennent leur position, le DHS pourrait faire face à des difficultés budgétaires. C’est un pari risqué — on ne joue pas avec la sécurité intérieure — mais c’est aussi un message. Un message qui dit : vous ne pouvez pas tuer des citoyens américains et vous attendre à ce que tout continue comme si de rien n’était.
L’État contre le fédéral : un affrontement constitutionnel
Le conflit entre le Minnesota et le gouvernement fédéral dépasse le cas Pretti. C’est un affrontement sur les compétences. Sur le pouvoir. Sur qui a le droit d’enquêter sur quoi. Le BCA avait un mandat de perquisition. Le DHS l’a ignoré. C’est une violation flagrante des procédures. C’est un affront à l’autorité judiciaire. C’est un précédent dangereux qui dit : les agents fédéraux peuvent faire ce qu’ils veulent, et les autorités locales ne peuvent rien faire.
Le gouverneur Walz ne lâche pas. Les procureurs du Minnesota ont porté l’affaire devant les tribunaux fédéraux. Ils ont obtenu une victoire — temporaire, mais une victoire — avec l’ordonnance du juge Tostrud. L’audience de lundi sera cruciale. Si le tribunal maintient les restrictions, le DHS devra rendre des comptes. Si le tribunal les lève, les preuves pourraient disparaître. Et avec elles, toute chance de justice pour Alex Pretti.
On est à un carrefour. Pas seulement pour cette affaire. Pour ce que ce pays veut être. Est-ce qu’on accepte qu’une agence fédérale puisse tuer un citoyen, bloquer les enquêteurs, contrôler les preuves et mener sa propre enquête? Est-ce qu’on accepte que les agents de l’État puissent ignorer les mandats des juges? Si la réponse est oui, alors on n’est plus dans une démocratie. On est dans autre chose. Quelque chose de beaucoup plus sombre.
Le contexte : l'ICE et la Border Patrol sous tension
Minneapolis, troisième fusillade en peu de temps
La mort de Alex Pretti n’est pas un incident isolé. C’est la troisième fusillade impliquant des agents fédéraux à Minneapolis en peu de temps. Les opérations de l’ICE dans les zones urbaines sont devenues plus fréquentes, plus visibles, plus conflictuelles. Les communautés résistent. Les citoyens filment. Les tensions montent. Et maintenant, quelqu’un est mort. Un citoyen américain. Un infirmier. Pas un immigré sans papiers. Pas un criminel en fuite. Un homme qui soignait des vétérans.
Cette réalité devrait faire réfléchir. Les opérations d’immigration sont censées cibler des personnes en situation irrégulière. Alex Pretti était né aux États-Unis. Il était aussi américain qu’on peut l’être. Et il est mort sous les balles d’agents qui menaient une opération d’immigration. Comment en est-on arrivé là? Comment un infirmier qui filme une arrestation finit-il par être abattu? Et surtout : qui sera le prochain?
L’ombre de Kilmar Abrego Garcia
Cette affaire survient dans un contexte où le DHS est déjà sous le feu des critiques. L’affaire Kilmar Abrego Garcia a révélé les dysfonctionnements de l’agence. Cet homme, protégé par une décision judiciaire lui interdisant l’expulsion vers le Salvador en raison des dangers qu’il y courait, a été déporté par « erreur administrative » vers la prison de CECOT, connue pour ses conditions inhumaines. ICE a reconnu l’erreur. La Cour suprême a ordonné son retour. Le gouvernement a dû obtempérer. Mais le mal était fait. Et la confiance était brisée.
Le DHS sous Kristi Noem semble fonctionner dans une logique où les erreurs sont normales, où les citoyens sont des obstacles, où les juges sont des nuisances. L’affaire Pretti s’inscrit dans cette trajectoire. Les agents tirent. Le DHS prend le contrôle des preuves. Le DHS mène l’enquête. Le DHS décide de la vérité. C’est un système fermé. Un système où la responsabilité n’existe pas. Un système où la justice est ce que l’agence dit qu’elle est.
Conclusion : la vérité en sursis
Lundi, le jour de vérité
L’audience de lundi au tribunal fédéral de St. Paul sera déterminante. Le juge Tostrud devra décider si l’ordonnance de restriction temporaire devient permanente. Si les preuves restent protégées. Si les enquêteurs du Minnesota obtiennent l’accès qu’ils réclament. Les enjeux sont immenses. Pour la famille Pretti. Pour les citoyens de Minneapolis. Pour tous ceux qui croient encore que la justice américaine peut fonctionner.
Les vidéos existent. Les témoignages existent. Les preuves existent — pour l’instant. Le juge Tostrud a acheté du temps. Mais le temps ne suffit pas. Il faut des actes. Il faut une enquête indépendante. Il faut des réponses. Alex Pretti mérite ça. Sa famille mérite ça. Et tous ceux qui pourraient être les prochains méritent de savoir que leur vie compte plus que la commodité bureaucratique d’une agence fédérale.
Je termine cet article avec un poids sur la poitrine. Un homme est mort. Un homme qui soignait des vétérans, qui aidait des gens à survivre aux moments les plus difficiles de leur vie. Et maintenant, sa propre mort dépend d’un juge, d’une audience, d’une bataille juridique. Les vidéos montrent la vérité. Les témoins ont parlé sous serment. Mais rien n’est acquis. Pas dans ce pays. Pas en ce moment. Tout ce qu’on peut faire, c’est regarder, documenter, refuser d’oublier. Alex Pretti tenait son téléphone. Il filmait. Il documentait. Et pour ça, il est mort. La moindre des choses, c’est que nous fassions pareil. Qu’on regarde. Qu’on se souvienne. Qu’on exige des comptes.
Un dernier mot
Alex Pretti avait 37 ans. Il soignait des anciens combattants. Il chantait dans un chœur quand il était enfant. Il jouait au football. Il avait une famille qui l’aimait. Il avait des patients qui comptaient sur lui. Ce samedi 24 janvier 2026, il est sorti de chez lui avec son téléphone. Il n’est jamais rentré. Quelque part à Minneapolis, son lit est vide. Quelque part au VA Medical Center, ses collègues continuent sans lui. Quelque part dans le Wisconsin, ses parents attendent la justice. Et à Washington, des responsables parlent de « légitime défense ».
Les vidéos montrent autre chose. Le juge a vu autre chose. La vérité est là, quelque part entre les pixels et les témoignages. Elle attend. Elle attend qu’on la protège. Elle attend qu’on la dise. Elle attend que quelqu’un ait le courage de la regarder en face. Lundi, on saura si elle a une chance de survivre. Ou si elle sera enterrée avec Alex Pretti.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques politiques, judiciaires et sociétales qui façonnent les démocraties occidentales. Mon travail consiste à décortiquer les actions des institutions, à comprendre les rapports de force entre l’État et les citoyens, à contextualiser les décisions des acteurs politiques et judiciaires, et à proposer des perspectives analytiques sur les événements qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte politique et historique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : ordonnance du tribunal fédéral du district du Minnesota, déclarations sous serment de témoins, communiqués officiels du Department of Homeland Security, déclarations publiques du gouverneur Tim Walz et du sénateur Chuck Schumer, communiqué de la famille Pretti.
Sources secondaires : publications de médias reconnus internationalement ayant vérifié les vidéos de la scène (CBS News, Reuters, New York Times, Washington Post, Fox News, ABC News, PBS, Al Jazeera, Star Tribune).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les vidéos vérifiées par plusieurs médias, et les déclarations sous serment déposées au tribunal fédéral.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques et institutionnelles actuelles aux États-Unis, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires américaines et la compréhension des mécanismes judiciaires et politiques.
Toute évolution ultérieure de la situation — notamment les décisions de l’audience de lundi — pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Raw Story — Trump-appointed judge ‘quickly’ blocks admin from destroying evidence in new DHS killing — 25 janvier 2026
Ordonnance du juge Eric Tostrud — Tribunal fédéral du district du Minnesota — 24 janvier 2026
Department of Homeland Security — Déclaration officielle sur la fusillade de Minneapolis — 24 janvier 2026
Bureau of Criminal Apprehension du Minnesota — Plainte fédérale pour préservation des preuves — 25 janvier 2026
Sources secondaires
CBS News — Videos and witness accounts of deadly Minneapolis shooting at odds with official statements — 25 janvier 2026
Washington Post — Alex Pretti, fatally shot by federal agents in Minneapolis, was ICU nurse — 24 janvier 2026
Fox News — Judge blocks Trump admin from destroying or altering evidence in deadly Minneapolis shooting — 25 janvier 2026
ABC News — Minneapolis shooting live updates: Witness describes shooting in federal court filing — 25 janvier 2026
PBS News — Man shot and killed by federal officers in Minnesota was an ICU nurse, his parents say — 24 janvier 2026
Star Tribune — Alex Pretti identified as man fatally shot by federal officers in Minneapolis — 24 janvier 2026
Al Jazeera — Who was Alex Pretti, the nurse shot dead by federal agents in Minneapolis? — 25 janvier 2026
Fox 9 Minneapolis — Minneapolis shooting: Lawsuit demands DHS preserve evidence in Alex Pretti’s death — 25 janvier 2026
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