Octobre 2025 : le début de l’hécatombe
Pour comprendre ce qui vient de se passer, il faut remonter à octobre 2025. Ce mois-là, huit généraux de haut rang sont expulsés du Parti communiste chinois pour corruption. Parmi eux, He Weidong, l’autre vice-président de la Commission militaire centrale. Un homme qui occupait le deuxième poste le plus important de l’appareil militaire chinois. Expulsé. Comme ça. Sans procès public, sans explication détaillée. Juste un communiqué et le silence. Miao Hua, l’ancien commissaire politique en chef de l’armée, tombe aussi. C’était la première fois qu’un vice-président de la CMC était purgé depuis des décennies. Depuis le maréchal He Long, éliminé au début de la Révolution culturelle en 1967.
La liste des généraux tombés en disgrâce donne le vertige : Wang Xiubin, ancien directeur exécutif adjoint du Centre de commandement des opérations conjointes de la CMC. Lin Xiangyang, ancien commandant du Théâtre de l’Est. Qin Shutong, ancien commissaire politique de l’armée de terre. Yuan Huazhi, ancien commissaire politique de la marine. Wang Houbin, ancien commandant de la Force des missiles. Wang Chunning, ancien commandant de la Police armée populaire. Des noms qui ne disent rien au grand public occidental, mais qui représentaient la fine fleur du commandement militaire d’une puissance nucléaire de 1,4 milliard d’habitants. Tous balayés. Tous remplacés. Tous effacés de l’histoire officielle.
Vous réalisez ce que ça signifie? Le commandant de la Force des missiles. L’homme qui a les codes nucléaires sous sa responsabilité. L’homme qui, en théorie, pourrait déclencher l’apocalypse atomique. Purgé pour corruption. Et on voudrait nous faire croire que tout cela n’est qu’une question de moralité et de discipline? Quelque chose de bien plus profond se joue ici. Quelque chose qui devrait inquiéter le monde entier.
Un cinquième des généraux nommés par Xi : disparus
Xi Jinping a éliminé près d’un cinquième des généraux qu’il a personnellement nommés. Ses prédécesseurs n’avaient jamais fait ça. Lors du dernier plénum du Comité central, 14 membres et suppléants ont été expulsés. C’est plus que lors de n’importe quel plénum depuis 2017. Près d’un membre sur six des 376 officiels nommés au Comité central en 2022 était absent de ce plénum. Absent, c’est-à-dire purgé, arrêté, en disgrâce. Le Quotidien de l’APL, l’organe officiel de l’armée, a publié un éditorial glaçant : la campagne anticorruption de Xi n’a « aucune zone interdite » et « tolérance zéro ». Traduction : même les amis d’enfance peuvent tomber.
Mais le plus troublant, c’est ce que suggère ce même éditorial : Zhang Youxia et Liu Zhenli ne sont pas seulement accusés de corruption. Ils auraient « sapé l’autorité de Xi sur l’APL ». Voilà le vrai crime. Pas l’argent. Pas les pots-de-vin. L’autorité. Le pouvoir. La loyauté absolue. Dans un système où un homme concentre tous les pouvoirs, la moindre suspicion de déloyauté est un crime capital. La moindre ombre d’autonomie est une trahison. La moindre pensée indépendante est une menace existentielle. Et Zhang Youxia, l’ami de cinquante ans, l’homme qui avait combattu au Vietnam, l’homme dont le père était un héros de la révolution, n’a pas été épargné.
Section 3 : Les liens du sang ne protègent plus personne
Une amitié forgée dans les « grandes cours » de Pékin
Zhang Youxia et Xi Jinping sont tous les deux des « princes rouges », ces enfants de révolutionnaires qui forment l’aristocratie du régime communiste. Tous deux originaires du Shaanxi. Tous deux nés à Pékin. Tous deux élevés dans ces résidences fermées où l’élite du Parti élevait sa progéniture. Le père de Zhang, Zhang Zongxun, était un général de la guerre civile. Le père de Xi, Xi Zhongxun, était un vétéran de la révolution. Ces deux hommes avaient combattu ensemble dans les années 1940. Leurs fils ont grandi avec cette histoire commune, ce patrimoine révolutionnaire partagé, cette appartenance à une caste qui se considérait comme les gardiens légitimes du pouvoir en Chine.
Zhang Youxia a rejoint l’Armée populaire de libération en 1968. Il a fait ses preuves sur le terrain, pas dans les bureaux climatisés de Pékin. La guerre sino-vietnamienne de 1979 lui a appris ce que signifie commander sous le feu ennemi. La bataille de Laoshan en 1984 lui a donné l’expérience du combat de montagne. Parmi tous les généraux en poste avant cette purge, lui et Liu Zhenli étaient les seuls à avoir cette expérience du feu. Les seuls à savoir ce que c’est que de voir mourir des hommes sous leurs ordres. Et c’est précisément eux que Xi vient d’éliminer. Comme si l’expérience réelle de la guerre était devenue une menace pour le pouvoir.
Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans ce choix. Les deux seuls généraux ayant vu le combat. Les deux seuls qui savaient que la guerre n’est pas un jeu vidéo ou un exercice de propagande. Les deux seuls qui auraient pu dire à Xi : « Non, ce plan est irréaliste, voici ce qui se passe vraiment quand les balles sifflent. » Ce sont eux qu’on fait taire. Et moi, je me demande : qui reste-t-il autour de Xi pour lui dire la vérité? Qui ose encore contredire un homme qui n’épargne même pas ses amis d’enfance?
Au-delà de la retraite : une confiance qui n’a pas suffi
Xi Jinping avait gardé Zhang Youxia au-delà de l’âge habituel de la retraite, qui se situe dans la soixantaine pour les hauts gradés chinois. À 75 ans, Zhang était une exception. Un privilège réservé à ceux en qui le leader suprême avait une confiance totale. Cette dérogation était un message clair : cet homme m’est indispensable. Cet homme est mon bras droit. Cet homme ne me trahira jamais. Et puis, un samedi matin de janvier 2026, tout s’effondre. La confiance s’évapore. Le privilège devient malédiction. L’exception devient preuve à charge. Si même lui pouvait être suspect, alors personne n’est innocent.
Le South China Morning Post résume la situation en une phrase : « La purge d’un ami d’enfance comme Zhang Youxia montre qu’il n’y a désormais aucune limite au zèle anticorruption de Xi. » Aucune limite. Le mot fait froid dans le dos. Car si l’amitié de cinquante ans ne protège pas, si les liens familiaux ne comptent plus, si l’expérience du combat ne vaut rien, alors sur quoi repose le pouvoir en Chine? Sur la peur. Sur la terreur. Sur cette certitude que n’importe qui peut tomber, n’importe quand, pour n’importe quelle raison. Ou sans raison du tout.
Section 4 : Le fantôme de Lin Biao plane sur la Chine
1971 : le précédent qui hante le régime
Les analystes ne cessent de faire la comparaison avec Lin Biao. Ce nom ne dit peut-être rien aux lecteurs occidentaux, mais en Chine, il évoque un traumatisme fondateur. Lin Biao était le dauphin désigné de Mao Zedong. Son successeur officiel, inscrit dans la constitution. Et en 1971, il est mort dans des circonstances mystérieuses, son avion s’écrasant en Mongolie alors qu’il tentait apparemment de fuir vers l’Union soviétique après un prétendu coup d’État avorté. La chute de Zhang Youxia est la disgrâce la plus importante d’un officier militaire de haut rang depuis cet incident. Plus de cinquante ans d’histoire chinoise, et on revient au même point : le numéro deux qui tombe.
La différence, c’est que Lin Biao avait supposément tenté un coup d’État. On lui reprochait une tentative de prise de pouvoir. Zhang Youxia? On lui reproche des « violations de discipline ». Un terme si vague qu’il peut couvrir n’importe quoi. De la corruption? Possible. Une mauvaise gestion? Peut-être. Une tentative de constituer un réseau d’influence? C’est ce que suggèrent certaines sources. Mais la vraie accusation, celle qui n’est pas dite mais qui transparaît dans l’éditorial du Quotidien de l’APL, c’est d’avoir « sapé l’autorité de Xi ». Autrement dit : avoir osé exister comme centre de pouvoir alternatif. Avoir osé être quelqu’un.
Un réseau de patronage démantelé
Selon les analystes, le déclencheur immédiat de la purge d’octobre 2025 aurait été la découverte d’un « réseau inapproprié » de patronage et de corruption dans le système de promotion de l’APL. He Weidong, Miao Hua et leurs associés auraient formé une clique qui manipulait les nominations, vendait des promotions ou favorisait des protégés. C’est l’accusation officielle. Mais le problème, c’est que beaucoup des généraux purgés étaient eux-mêmes des protégés de Xi. Des hommes qu’il avait personnellement choisis, promus, placés aux postes clés. Si ses propres choix étaient corrompus, que dit cela sur son propre jugement? Ou sur la nature même du système?
La réponse du régime est simple : redoubler de pureté. Purger encore plus. Éliminer toute zone d’ombre. Le Quotidien de l’APL parle de « tolérance zéro » et d’« aucune zone interdite ». C’est le langage des régimes totalitaires qui ont besoin d’ennemis intérieurs permanents pour justifier leur existence. Staline purgeait ses vieux bolcheviques. Mao dévorait ses compagnons de route. Xi élimine ses amis d’enfance. L’histoire se répète, avec la même logique implacable : le pouvoir absolu exige la solitude absolue. Celui qui règne seul finit toujours par être entouré de fantômes.
Je pense à ces généraux, à ces hommes qui ont consacré leur vie à l’armée, qui ont gravi les échelons pendant des décennies, qui ont cru servir leur pays. Et un matin, ils découvrent qu’ils ne sont que des pions sur un échiquier dont ils ne comprennent pas les règles. Qu’ils peuvent être sacrifiés pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs actes réels. Qu’ils vivent dans un système où la paranoïa du chef suprême est la seule loi. C’est terrifiant. Et c’est ce système qui possède des armes nucléaires.
Section 5 : L'armée chinoise décapitée au pire moment
Une Commission militaire réduite à deux personnes
La Commission militaire centrale est l’organe suprême du commandement militaire chinois. C’est elle qui contrôle l’Armée populaire de libération, la plus grande armée du monde en termes d’effectifs. Normalement, elle compte sept membres. Aujourd’hui, elle n’en compte plus que deux : Xi Jinping, qui la préside, et Zhang Shengmin, le chef de la discipline de l’APL. Autrement dit : le chef et le policier. Le pouvoir et la purge. Tous les autres postes sont vacants, leurs titulaires étant soit en prison, soit sous enquête, soit en fuite, soit tout simplement disparus. C’est comme si le Pentagone américain se retrouvait avec seulement le secrétaire à la Défense et l’inspecteur général, tous les autres postes étant vides.
Cela pose une question évidente : qui commande réellement l’armée chinoise en ce moment? Qui prend les décisions opérationnelles? Qui gère les 2,8 millions de militaires en service actif? Qui supervise l’arsenal nucléaire, la Force des missiles, la marine en expansion, l’aviation qui multiplie les incursions près de Taïwan? Xi Jinping ne peut pas tout faire seul. Et pourtant, il a éliminé tous ceux qui auraient pu partager le fardeau. Le résultat est une concentration de pouvoir sans précédent, mais aussi une fragilité structurelle inquiétante. Un homme seul au sommet d’une pyramide vidée de sa substance.
Les implications pour Taïwan et la région
Le timing de cette purge interpelle. La Chine n’a jamais caché son ambition de « réunifier » Taïwan par la force si nécessaire. Les exercices militaires autour de l’île se multiplient. Les avions de chasse chinois franchissent régulièrement la ligne médiane du détroit. Les navires de guerre patrouillent de plus en plus près des côtes taïwanaises. Et au milieu de cette montée des tensions, voilà que le commandement militaire chinois est décapité. Les généraux les plus expérimentés sont en prison. Les réseaux de commandement sont désorganisés. La confiance est brisée. Comment une armée peut-elle fonctionner efficacement quand chaque officier se demande s’il sera le prochain à tomber?
Certains analystes y voient un signe rassurant : une armée en pleine purge n’est pas en état d’envahir qui que ce soit. D’autres sont plus pessimistes : un Xi Jinping acculé, entouré de courtisans terrorisés qui n’osent plus lui dire la vérité, pourrait être tenté par une aventure militaire pour détourner l’attention. L’histoire est pleine de dictateurs qui ont lancé des guerres pour masquer leurs problèmes intérieurs. Et la Chine de Xi ressemble de plus en plus à ces régimes où la paranoïa au sommet conduit à des décisions irrationnelles. Le monde devrait être très attentif à ce qui se passe à Pékin.
Section 6 : La mécanique de la terreur
Comment fonctionne une purge en Chine
Quand un haut responsable chinois tombe en disgrâce, la procédure est toujours la même. D’abord, il disparaît. Plus de photos officielles, plus de mentions dans les médias, plus de présence aux événements. Ensuite, un communiqué laconique annonce qu’il fait l’objet d’une enquête pour « violations de discipline ». Puis le silence. Des mois, parfois des années. Pendant ce temps, l’accusé est interrogé, souvent dans des conditions que les organisations de droits humains qualifient de torture. Pas d’avocat, pas de visite familiale, pas de recours. Finalement, un procès à huis clos prononce une sentence déterminée à l’avance. Prison à vie, confiscation des biens, parfois peine de mort avec sursis.
Zhang Youxia va probablement traverser ce processus. Lui qui commandait des armées, qui était reçu avec les honneurs par les dirigeants du monde entier, qui incarnait la puissance militaire de la deuxième économie mondiale. Le voilà réduit au statut de prisonnier, dépendant du bon vouloir de ceux qui l’ont fait tomber. Ses médailles, ses décorations, ses années de service? Sans valeur. Son amitié avec le président? Un handicap. Son expérience du combat? Une menace. Dans le système de Xi Jinping, tout ce qui fait un grand soldat devient suspect. Seule compte la soumission absolue.
Quelque part en Chine, dans un centre de détention dont on ne connaîtra jamais le nom, un homme de 75 ans attend. Il a passé sa vie à servir son pays, à gravir les échelons, à gagner la confiance du leader suprême. Et maintenant, il est seul dans une cellule, sans savoir ce qui lui est reproché exactement, sans savoir ce qui l’attend. Est-ce qu’il pense à ces journées d’enfance avec Xi, dans les grandes cours de Pékin? Est-ce qu’il se demande à quel moment tout a basculé? Est-ce qu’il réalise qu’il n’a été qu’un pion dans un jeu dont les règles sont écrites par un seul homme? Je ne le saurai jamais. Mais cette image me hante.
Le message envoyé à l’appareil
La purge de Zhang Youxia n’est pas seulement une affaire personnelle. C’est un message adressé à l’ensemble de l’appareil d’État chinois. Ce message est simple : personne n’est intouchable. Si l’ami d’enfance du président peut tomber, alors n’importe qui peut tomber. Si le général le plus décoré de l’armée peut être traité comme un criminel, alors aucun grade ne protège. Si cinquante ans de loyauté ne suffisent pas, alors aucun service passé ne compte. Le seul critère de survie est la soumission totale, absolue, permanente. Et même ça ne garantit rien, car le leader peut changer d’avis, peut soupçonner une trahison qui n’existe pas, peut décider que la loyauté d’hier est la menace de demain.
Ce type de système engendre une paralysie décisionnelle. Personne n’ose prendre d’initiative. Personne n’ose rapporter de mauvaises nouvelles. Personne n’ose contredire le chef, même quand il se trompe. L’information qui remonte au sommet est filtrée, édulcorée, transformée pour correspondre à ce que le leader veut entendre. C’est ainsi que les dictatures prennent des décisions catastrophiques, persuadées que tout va bien parce que personne n’ose leur dire le contraire. Staline était convaincu que Hitler n’attaquerait pas. Saddam Hussein était persuadé d’avoir des armes de destruction massive que ses généraux lui assuraient avoir développées. Et Xi Jinping? Que lui dit-on sur l’état réel de son armée, de son économie, de son pays?
Conclusion : L'homme seul au sommet
Un pouvoir sans limite, une solitude sans fin
Xi Jinping a réussi ce qu’aucun dirigeant chinois n’avait accompli depuis Mao : concentrer tous les pouvoirs entre ses mains. Président de la République. Secrétaire général du Parti. Président de la Commission militaire centrale. Architecte de la pensée officielle inscrite dans la constitution. Leader « central » du parti. Tous les titres, toutes les fonctions, tous les leviers du pouvoir. Et autour de lui? Le vide. Des courtisans terrorisés. Des généraux en prison. Des technocrates qui tremblent. Pas un ami, pas un confident, pas un conseiller qui ose lui tenir tête. C’est le paradoxe ultime du pouvoir absolu : plus on en a, plus on est seul.
La Chine de 2026 est dirigée par un homme qui n’a plus personne à qui parler franchement. Un homme qui a fait tomber son ami d’enfance parce qu’il représentait peut-être, vaguement, hypothétiquement, une menace. Un homme qui a purgé la quasi-totalité de son commandement militaire au moment où les tensions régionales sont à leur comble. Un homme qui possède des armes nucléaires et une armée de 2,8 millions de soldats, mais plus personne pour lui dire la vérité. C’est cette Chine-là qui négocie avec le monde, qui menace Taïwan, qui défie les États-Unis, qui projette sa puissance en mer de Chine méridionale. Cette Chine-là devrait inquiéter tout le monde.
Je termine cet article avec un sentiment de malaise profond. Pas pour Zhang Youxia, qui n’était certainement pas un ange et qui a prospéré dans un système brutal. Mais pour ce que sa chute révèle. Un régime où l’amitié de cinquante ans peut être balayée par un communiqué. Un système où le pouvoir absolu engendre la paranoïa absolue. Une grande puissance dont le commandement militaire est décimé par son propre chef. Nous vivons dans un monde où la Chine pèse de plus en plus lourd. Et cette Chine-là est dirigée par un homme qui n’épargne même pas ses amis d’enfance. Quelque part à Pékin, dans une cellule sans nom, le général Zhang attend son sort. Et quelque part dans le monde, nous devrions tous nous demander : qu’est-ce que cela signifie pour notre avenir?
La question qui reste
Le général Zhang Youxia avait 75 ans. Il avait combattu au Vietnam. Il avait dirigé des armées. Il avait grandi avec le président. Et rien de tout cela ne l’a protégé. Rien. Le système que Xi Jinping a construit est un système où la survie dépend d’un seul homme et de ses humeurs. Où la loyauté d’hier peut devenir la trahison d’aujourd’hui. Où personne, absolument personne, n’est à l’abri. C’est un système qui produit de la terreur, pas de la stabilité. De la paralysie, pas de l’efficacité. De la solitude, pas de la force. Et c’est ce système qui contrôle la deuxième puissance mondiale.
Dans les prochains mois, nous apprendrons peut-être ce qu’il adviendra de Zhang Youxia. Prison à vie, probablement. Peut-être pire. Ses biens seront confisqués. Son nom sera effacé de l’histoire officielle. Ses décorations seront retirées. Et personne en Chine n’osera prononcer son nom. C’est ainsi que fonctionnent les purges : elles ne tuent pas seulement les hommes, elles tuent leur mémoire. Mais pour le reste du monde, la question est ailleurs. Cette Chine décapitée, paranoïaque, instable : qu’est-ce qu’elle va faire maintenant? Et nous, qu’est-ce que nous allons faire?
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et des structures de pouvoir qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mécanismes du pouvoir autoritaire, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent l’équilibre mondial.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels du ministère chinois de la Défense, déclarations publiques des autorités chinoises, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, commentaires d’experts en affaires chinoises (NPR, ABC News, CNN, South China Morning Post, The New York Times, Bloomberg, The Washington Post).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques chinoises et de la géopolitique contemporaine, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes de pouvoir qui animent les régimes autoritaires.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Ministère chinois de la Défense nationale – Communiqué officiel sur l’enquête visant Zhang Youxia et Liu Zhenli – 25 janvier 2026
Quotidien de l’Armée populaire de libération (PLA Daily) – Éditorial sur la campagne anticorruption – 26 janvier 2026
Associated Press – China’s top general under investigation in latest military purge – 24 janvier 2026
Agence France-Presse (AFP) – Dépêche sur la purge militaire chinoise – 25 janvier 2026
Sources secondaires
NPR – China’s top general under investigation in latest military purge – 24 janvier 2026
CNN – China’s top general under investigation – 24 janvier 2026
ABC News – China’s top general under investigation in latest military purge – 24 janvier 2026
South China Morning Post – China places top PLA leaders Zhang Youxia and Liu Zhenli under investigation – 25 janvier 2026
The Washington Post – China fires general Zhang Youxia in purge of top military command – 25 janvier 2026
Bloomberg – Xi Unleashes China’s Biggest Purge of Military Leaders Since Mao – 2025
The Irish Times – Top Chinese general investigated for corruption amid escalation of military purge – 25 janvier 2026
Al Jazeera – China expels top military commanders in latest anticorruption purge – Octobre 2025
The Print – China removes top General & confidant in Xi Jinping’s most shocking military purge yet – 25 janvier 2026
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