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Zelensky à Vilnius : « La diplomatie sans pression, c’est la capitulation déguisée »
Crédit: Adobe Stock

Le paradoxe de la diplomatie sous pression

Ce que Zelensky demande à l’Occident peut sembler contre-intuitif à première vue. On négocie la paix, donc on devrait réduire les tensions, non ? Faux. Archi-faux. Et le président ukrainien l’a martelé avec une clarté cristalline lors de cette conférence de presse à Vilnius : « La pression sur la Russie ne doit pas diminuer au nom de la diplomatie. Elle doit augmenter. » Pourquoi ? Parce que Vladimir Poutine ne comprend qu’un seul langage — celui du rapport de force. Chaque fois que l’Occident a montré des signes de faiblesse, Moscou a avancé ses pions. Chaque fois que la pression s’est intensifiée, le Kremlin a reculé. C’est une constante historique que seuls les naïfs ou les complices ignorent.

Concrètement, Zelensky a énuméré trois exigences précises. Premièrement : maintenir et renforcer les sanctions économiques contre la Russie. Pas de levée partielle. Pas de « gestes de bonne volonté ». Tant que les troupes russes occupent le territoire ukrainien, les sanctions restent. Deuxièmement : intercepter les pétroliers de la « flotte fantôme » russe dans la mer Baltique. Ces navires, souvent vétustes et immatriculés sous de faux pavillons, permettent à Moscou de contourner l’embargo sur son pétrole. Ils représentent des milliards de dollars qui financent directement l’effort de guerre russe. Troisièmement : bloquer la propagande russe sur le sol européen. Parce que la guerre ne se mène pas seulement avec des missiles. Elle se mène aussi avec des mensonges.

Le document de garanties de sécurité est prêt

Zelensky a également révélé une information capitale : le document de garanties de sécurité entre l’Ukraine et les États-Unis est « 100 % prêt » à être signé. Ce n’est pas rien. Pendant des mois, l’Ukraine a réclamé des garanties concrètes — pas des promesses vagues, mais des engagements fermes, écrits noir sur blanc. L’administration Trump propose désormais une garantie de sécurité sur 15 ans, similaire à celles offertes aux membres de l’OTAN. En échange, Kiev accepterait de ne plus chercher à rejoindre l’Alliance atlantique — du moins pas dans l’immédiat. C’est un compromis douloureux. Mais c’est un compromis réaliste.

Le président ukrainien a toutefois posé une condition sine qua non : « Sans garanties de sécurité, cette guerre ne s’arrêtera jamais. » Et il a raison. Qu’est-ce qui empêcherait Poutine de reprendre les hostilités dans cinq ans, dix ans, si l’Ukraine se retrouve seule et désarmée ? Rien. Absolument rien. Les accords de Minsk de 2014 et 2015 ont prouvé que la parole de Moscou ne vaut pas le papier sur lequel elle est écrite. Zelensky le sait. Il a appris à ses dépens que la seule garantie qui compte, c’est la capacité de se défendre. Et pour se défendre, il faut des alliés qui ne vous lâchent pas au premier coup de vent diplomatique.

Je me demande parfois si les Européens comprennent vraiment ce qui se joue. On parle de « négociations », de « compromis », de « solutions diplomatiques » — des mots doux, rassurants, qui sentent bon le salon feutré et la poignée de main devant les caméras. Mais de l’autre côté de la table, il y a un homme qui a ordonné le bombardement d’hôpitaux. De maternités. D’écoles. Un homme dont les soldats ont commis des atrocités à Boutcha, à Irpin, à Marioupol. Et on voudrait négocier avec lui en baissant la garde ? C’est ça, le « réalisme » dont certains se gargarisent ? Non. Le vrai réalisme, c’est de comprendre que Poutine ne s’arrêtera que lorsqu’il n’aura plus le choix. Pas avant.

Sources

Sources primaires

Ukrinform – Zelensky urges US, Europe to keep up pressure on Russia amid diplomacy talks – 25 janvier 2026
ABC News – Trump says Russia and Ukraine are ‘maybe very close’ to peace deal after Zelenskyy meeting – Décembre 2025
NPR – U.S. offers Ukraine 15-year security guarantee as part of peace plan – 29 décembre 2025
Al Jazeera – Trump, Zelenskyy hail progress towards Russia-Ukraine peace deal – 28 décembre 2025

Sources secondaires

CNN – Ukraine’s Zelensky offers peace concessions – and puts the ball in Putin’s court – 24 décembre 2025
Atlantic Council – The US is taking action against Russia’s shadow fleet. In the Baltic Sea, Europe should follow suit – Janvier 2026
Baltic Sentinel – Western Sanctions Failed to Curb Russia’s Shadow Fleet in 2025 — Instead, It Grew in Size – Janvier 2026
High North News – Russian ‘Zombie Tanker’ Sails Up Norwegian Coastline After Being Blocked by German Police – Janvier 2026
Follow The Money – Russia’s shadow fleet shakes off Western sanctions to keep oil revenues flowing – 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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