Les chiffres de l’horreur quotidienne
Pour comprendre l’intensité de ce qui se passe sur le front ukrainien, il faut élargir le regard au-delà de cette seule journée du 26 janvier. Le président Volodymyr Zelensky a révélé que sur la semaine écoulée, la Russie a déployé plus de 1 700 drones d’attaque, au moins 1 380 bombes aériennes guidées et 69 missiles. Ces armes ne visent pas que des positions militaires. Elles s’abattent sur les infrastructures énergétiques, sur les immeubles résidentiels, sur tout ce qui permet à l’Ukraine de fonctionner comme un pays. L’objectif est limpide : briser la volonté d’un peuple en le privant de chauffage, d’électricité, d’eau courante au cœur de l’hiver.
Les résultats sont dévastateurs. À Kyiv, plus de 1 300 immeubles d’habitation étaient encore privés de chauffage ce dimanche, après les frappes de samedi. Le maire Vitali Klitschko tente de coordonner les réparations, mais les équipes sont débordées. La capacité de production électrique de l’Ukraine est passée de 33,7 gigawatts au début de l’invasion à environ 14 gigawatts aujourd’hui. Le réseau ne couvre plus que 60 % des besoins du pays. Dans certaines régions, les coupures peuvent durer jusqu’à quatre jours consécutifs. Et les températures plongent jusqu’à -15°C. Mourir de froid dans son appartement. Voilà ce que la guerre moderne inflige aux civils.
Quatre jours sans électricité. Par moins quinze degrés. Je me demande si ceux qui prennent ces décisions, ceux qui appuient sur les boutons de lancement, réalisent ce que ça signifie concrètement. C’est une grand-mère qui grelotte sous trois couvertures en priant pour que le chauffage revienne. C’est un enfant qui ne peut pas faire ses devoirs parce qu’il fait trop sombre. C’est un hôpital qui fonctionne avec des générateurs de fortune. Ce n’est pas de la guerre. C’est de la cruauté systématique. Et le monde regarde, impuissant ou indifférent, je ne sais plus très bien.
L’ensemble du front sous pression
Si Pokrovsk concentre l’attention, le reste du front n’est pas épargné. Dans la région de Slobojantchyna méridionale, cinq attaques ont été repoussées près de Prylipka, Vovtchansk, Dvoritchanske et Lyman. Le secteur de Koupiansk a vu deux assauts stoppés vers Petropavlivka. Près de Lyman, trois attaques ont été bloquées en direction de Drobysheve. Le secteur de Sloviansk a subi deux tentatives d’avancée russe près de Platonivka et Yampil. À Kostiantynivka, ce sont 15 assauts sur les positions défensives ukrainiennes. Et à Houliaipolé, 13 attaques ont été repoussées, avec un engagement encore en cours au moment du rapport.
Cette pression généralisée répond à une logique d’épuisement. Les forces russes cherchent à étirer les défenses ukrainiennes sur toute la longueur du front, à les forcer à disperser leurs ressources déjà limitées. Selon les données de l’OSINT DeepState, au 6 janvier 2026, les forces russes occupaient 116 206 kilomètres carrés de territoire ukrainien, soit 19,25 % du pays. Les gains russes ont cependant ralenti : 74 miles carrés gagnés entre le 9 décembre et le 6 janvier, contre 243 miles carrés durant la période précédente de quatre semaines. La résistance ukrainienne produit des effets. Mais à quel coût humain ?
Pokrovsk : portrait d'une ville qui s'éteint
De 60 000 à 1 000 habitants
Il y a encore un an, Pokrovsk était une ville vivante. 60 000 habitants. Des commerces, des écoles, un hôpital qui fonctionnait. Des familles qui menaient leur vie ordinaire dans cette partie du Donbass que la guerre de 2014-2015 avait épargnée. Aujourd’hui, il ne reste qu’environ un millier de personnes. La mairie a déserté. L’hôpital ne fonctionne plus. Le réseau téléphonique est mort. Plus d’eau courante. Plus de gaz. Plus d’électricité. Un couvre-feu draconien a été instauré : les habitants ne peuvent sortir que de 11 heures à 15 heures. Quatre heures par jour pour exister dehors.
Ceux qui restent sont majoritairement des retraités. Des personnes âgées trop pauvres pour partir, ou trop attachées à leur maison, à leurs souvenirs, à ce qui reste de leur vie passée. Comment partir quand on a 75 ans, aucune économie, et que toute sa vie est entre ces murs ? Comment abandonner la tombe de son mari, le jardin qu’on a cultivé pendant quarante ans, le chat qui refuse de monter dans une voiture ? Ces questions, les planificateurs militaires ne se les posent pas. Mais elles sont le quotidien de ces derniers habitants de Pokrovsk, coincés entre l’enclume russe et le marteau de la réalité.
Un millier de personnes. Sur soixante mille. Ça veut dire que 59 000 ont fui. 59 000 vies déracinées, dispersées quelque part en Ukraine ou à l’étranger, dans des centres d’accueil, chez des proches, dans l’incertitude totale. Et les mille qui restent ? Ils ne sont pas restés par choix héroïque. Ils sont restés parce qu’ils n’avaient pas d’autre option. Parce que partir, ça demande des moyens, de la force, un endroit où aller. Quand on n’a rien de tout ça, on reste. Et on espère que la guerre passera au-dessus de sa tête. Sauf qu’elle ne passe pas. Elle s’installe. Elle ronge. Elle tue lentement ceux qu’elle n’a pas tués vite.
156 jours de siège urbain
Le 3 janvier 2026, cela faisait 156 jours que l’armée russe était entrée dans Pokrovsk. Selon l’Institute for the Study of War, Moscou contrôlait 70 % de la ville au 31 décembre, contre 59 % fin novembre. L’avancée continue, mais elle est de plus en plus lente. Les forces ukrainiennes se sont retranchées dans le nord de la ville, menant des raids pour empêcher les Russes de consolider leurs positions. Le village de Rodynske, en périphérie, a changé de mains plusieurs fois ces dernières semaines. C’est une guerre de rue, de maison en maison, de cave en cave.
La ville voisine de Myrnohrad est tombée, mais les Ukrainiens tiennent encore le nord malgré les frappes intensives de bombes KAB guidées. Ces bombes planantes, larguées par des avions russes hors de portée de la défense antiaérienne ukrainienne, sont devenues l’arme de prédilection du Kremlin pour réduire les positions défensives en ruines. Rien qu’en une seule journée du 5 janvier, la force aérospatiale russe a mené 21 frappes aériennes dans la seule direction Pokrovsk-Myrnohrad. Vingt et une. En un jour. Sur un seul secteur. L’ampleur des moyens déployés dit tout de l’importance que Moscou accorde à cette bataille.
Les pertes russes : le prix de l'acharnement
Plus de 70 morts dans un seul secteur
Les chiffres de l’État-major ukrainien pour le secteur de Pokrovsk ce 26 janvier sont éloquents. Plus de 70 occupants tués. 44 éliminés et 27 blessés selon les estimations préliminaires. 50 drones détruits. 2 véhicules anéantis. 6 pièces d’artillerie endommagées. 4 véhicules supplémentaires mis hors service. Un équipement spécialisé. Un système robotique terrestre. 15 abris ennemis neutralisés. C’est le bilan d’une seule journée, dans un seul secteur. Multipliez par les jours de guerre, par les secteurs du front, et vous commencez à entrevoir l’ampleur du carnage.
La Russie perd des hommes à un rythme qui devrait être insoutenable pour n’importe quel pays. Mais Moscou semble avoir fait le calcul que cette guerre se gagnera à l’usure, peu importe le coût humain. La question que pose le Moscow Times est brutale : d’où viendront les hommes pour combattre en 2026 ? Les primes d’engagement ont été multipliées. Les prisonniers sont recrutés. Les soldats nord-coréens sont envoyés au front — environ 6 000 d’entre eux ont déjà été tués selon les estimations, suffisamment pour que Kim Jong Un visite un atelier d’art supervisant la création de sculptures commémoratives pour ces morts. Six mille soldats d’un pays tiers, morts pour une guerre qui n’est pas la leur.
Six mille soldats nord-coréens. Morts en Ukraine. Pour servir les ambitions de Poutine. Ces hommes n’avaient probablement aucune idée de ce dans quoi ils s’engageaient. Ils venaient d’un pays où l’information est contrôlée, où désobéir signifie la mort ou le camp. On les a envoyés se faire tuer dans les steppes ukrainiennes, loin de tout ce qu’ils connaissaient. Et pendant ce temps, Kim Jong Un visite un atelier de sculptures pour les honorer. Des sculptures. Comme si des blocs de pierre pouvaient compenser des vies fauchées. C’est d’une obscénité qui dépasse l’entendement.
Une armée qui s’épuise mais ne recule pas
Malgré ces pertes, l’armée russe continue d’avancer. Lentement, mais elle avance. Dans le sud, en Zaporijjia, les forces ukrainiennes sont sous pression croissante. Des unités moins bien équipées font face à des brigades russes largement supérieures en nombre. Le colonel-général russe Andreï Ivanaïev a revendiqué la prise de plus de 210 kilomètres carrés de territoire dans les régions de Dnipropetrovsk et Zaporijjia depuis début décembre. Les Russes avancent à travers la campagne ouverte, exploitant les faiblesses des défenses ukrainiennes là où elles sont les plus étirées.
Le problème ukrainien est simple et cruel : pas assez d’hommes, pas assez d’équipements, un front de plus de 1 000 kilomètres à défendre. Les alliés occidentaux promettent des garanties de sécurité, des équipements, des formations. Lors d’une réunion à Paris, des leaders européens et canadiens, ainsi que des représentants américains, ont promis de fournir à Kyiv des équipements et de l’entraînement pour ses forces de première ligne, avec un soutien aérien, terrestre et maritime. Mais entre les promesses et les livraisons, il y a toujours un fossé. Et pendant ce temps, les soldats ukrainiens meurent en tenant des lignes qui s’effilochent.
L'hiver comme arme de guerre
Cibler les civils pour briser la volonté
La stratégie russe de cet hiver 2026 est claire : faire souffrir la population civile jusqu’à ce que l’Ukraine cède. Les frappes sur les infrastructures énergétiques ne sont pas des dommages collatéraux. Elles sont l’objectif principal. Chaque centrale électrique détruite, chaque station de transformation bombardée, c’est des milliers de foyers plongés dans le noir et le froid. Le pape François a appelé à la fin des attaques russes qui exposent les civils ukrainiens aux rigueurs de l’hiver. Un appel moral dans un conflit où la morale semble avoir disparu depuis longtemps.
À Kyiv, les équipes de réparation travaillent jour et nuit pour rétablir le chauffage dans les 1 300 immeubles touchés. Mais c’est un travail de Sisyphe : à peine une ligne est-elle réparée qu’une nouvelle frappe en détruit une autre. Les Ukrainiens ont développé une résilience extraordinaire, utilisant des générateurs, des poêles à bois, des solutions de fortune pour survivre. Mais cette résilience a ses limites. Combien de temps peut-on demander à un peuple de tenir dans ces conditions ? Combien d’hivers comme celui-ci avant que l’épuisement ne l’emporte ?
Un pays qui refuse de plier
Malgré tout, l’Ukraine tient. Les négociations se poursuivent. Zelensky a indiqué qu’un document de garantie de sécurité américain est prêt à 100 % et n’attend plus que les arrangements de signature. Le plan américain en 20 points est discuté. Il y a moins de problèmes qu’avant, selon le président ukrainien. Mais dans le même temps, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, déclare que la Russie ne discutera jamais avec la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Le président lituanien Gitanas Nauseda observe que la Russie continue d’éviter tout engagement vers une paix durable et refuse les négociations de cessez-le-feu.
C’est le paradoxe de cette guerre : tout le monde parle de paix, mais personne ne semble vraiment la vouloir aux conditions de l’autre. Les Ukrainiens veulent récupérer leur territoire et des garanties de sécurité solides. Les Russes veulent garder leurs conquêtes et un engagement de non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Entre ces deux positions, le fossé semble infranchissable. Et pendant que les diplomates négocient, les soldats meurent. 93 affrontements hier. Combien aujourd’hui ? Combien demain ?
Jour 1 432. Quatre ans de guerre. Quand ça a commencé, on pensait que ça durerait quelques semaines, quelques mois tout au plus. Maintenant, on compte en années. Une génération entière d’Ukrainiens ne connaît que ça : les sirènes, les abris, les blackouts, les adieux aux proches qui partent au front et qui parfois ne reviennent pas. À quel moment cette guerre est-elle devenue normale ? À quel moment avons-nous accepté qu’elle fasse partie du paysage, comme une catastrophe naturelle qu’on ne peut pas arrêter ? Je refuse cette normalisation. Chaque mort mérite qu’on s’indigne. Chaque missile mérite qu’on hurle. Même au jour 1 432.
Les fronts oubliés : Zaporijjia sous pression
Le sud qui s’effrite
Pendant que tous les yeux sont rivés sur Pokrovsk, le front sud connaît une évolution inquiétante. Dans la région de Zaporijjia, les forces ukrainiennes sont sous une pression intense. Des unités moins bien équipées, avec moins d’hommes, font face à des brigades russes qui ont pris des centaines de kilomètres carrés de territoire ces dernières semaines. Les Russes avancent à travers la campagne ouverte, là où les défenses ukrainiennes sont les plus faibles. C’est une guerre d’attrition classique : celui qui a le plus d’hommes et de matériel finit par gagner du terrain.
La pénurie de troupes ukrainiennes mord cruellement. Les rotations sont insuffisantes. Des soldats épuisés tiennent des positions pendant des mois sans relève. Le recrutement peine à suivre les pertes. Et contrairement à la Russie qui peut puiser dans une population de 145 millions d’habitants, l’Ukraine n’en compte que 37 millions — et des millions ont fui à l’étranger. Le déséquilibre démographique est brutal. Il se traduit sur le terrain par des lignes qui cèdent, des positions abandonnées, des retraits tactiques qui ressemblent parfois à des débâcles.
L’équation impossible des défenseurs
Les forces ukrainiennes sont confrontées à une équation impossible : défendre un front de plus de 1 000 kilomètres avec des ressources limitées. Chaque renfort envoyé à Pokrovsk est un renfort qui manque ailleurs. Chaque système d’artillerie déployé dans le Donbass est un système qui ne protège pas Zaporijjia. Les commandants ukrainiens doivent constamment arbitrer entre des priorités toutes urgentes, sachant que chaque décision signifie potentiellement des vies perdues là où ils ont choisi de ne pas concentrer leurs moyens.
C’est dans ce contexte que les promesses occidentales prennent tout leur sens — et toute leur insuffisance. Oui, des équipements arrivent. Oui, des formations sont dispensées. Mais le rythme des livraisons ne suit pas le rythme des pertes. Et certaines armes promises tardent à arriver, bloquées par des débats politiques internes chez les alliés. Pendant ce temps, les soldats ukrainiens font avec ce qu’ils ont. Ils improvisent. Ils s’adaptent. Ils tiennent. Mais ils ne peuvent pas faire de miracles.
Conclusion : Le prix de la résistance
Une guerre qui ne finit pas
93 affrontements en une journée. 1 432 jours de guerre. Plus de 1,5 million de victimes estimées des deux côtés. Des villes réduites en ruines. Des millions de réfugiés. Une infrastructure énergétique dévastée. Et pourtant, l’Ukraine tient. Pokrovsk tient. Ce millier d’habitants qui refuse de partir tient. Les soldats sur la ligne de front tiennent. Ils tiennent parce qu’abandonner signifierait accepter que tout ce qu’ils ont perdu l’a été pour rien. Ils tiennent parce que céder signifierait la disparition de leur pays tel qu’ils le connaissent.
Mais tenir ne suffit pas à gagner. Et la question qui hante tous les observateurs de ce conflit est simple : combien de temps encore ? Combien de temps avant que l’épuisement ne l’emporte ? Combien de temps avant qu’un cessez-le-feu imposé par la fatigue ne gèle le conflit dans une situation intenable ? Les négociations continuent. Les promesses pleuvent. Mais sur le terrain, les bombes continuent de tomber. Les drones continuent de siffler. Et les hommes continuent de mourir.
Je termine cet article et je sais qu’il sera déjà obsolète demain. De nouveaux chiffres. De nouvelles victimes. De nouveaux villages contestés. Cette guerre est devenue un flux continu d’horreur que nous avons appris à traiter comme un bruit de fond. Mais ce n’est pas du bruit de fond pour les habitants de Pokrovsk. Ce n’est pas du bruit de fond pour les familles qui attendent des nouvelles du front. Ce n’est pas du bruit de fond pour les enfants qui grandissent dans les abris. C’est leur vie. Leur seule vie. Et nous, que faisons-nous ? Nous lisons. Nous soupirons. Et nous passons à autre chose. Jusqu’au prochain bulletin. Jusqu’au prochain chiffre. Jusqu’au prochain jour de cette guerre qui n’en finit pas.
L’espoir malgré tout
Et pourtant, quelque chose refuse de mourir dans cette terre martyrisée. Les Ukrainiens continuent de se battre. Les volontaires continuent d’affluer. Les pays alliés continuent de promettre leur soutien. Ce n’est peut-être pas assez. Ce n’est certainement pas assez vite. Mais c’est quelque chose. Quelque part dans Pokrovsk, un soldat ukrainien veille dans le froid. Il sait que demain sera aussi dur qu’aujourd’hui. Il sait que les renforts tardent. Il sait que les munitions s’épuisent. Mais il reste. Il tient. Parce que derrière lui, il y a ce millier de civils qui ne peuvent pas partir. Parce que derrière lui, il y a tout un pays qui compte sur lui.
93 affrontements hier. Le secteur de Pokrovsk reste le plus actif. Les forces russes continuent de pousser. Les forces ukrainiennes continuent de résister. Et le monde continue de regarder. Peut-être qu’un jour, cette guerre finira. Peut-être qu’un jour, les armes se tairont enfin. Peut-être qu’un jour, les habitants de Pokrovsk pourront rentrer chez eux, reconstruire ce qui a été détruit, reprendre une vie normale. Mais ce jour n’est pas encore là. Aujourd’hui, il y a la guerre. Demain aussi. Et après-demain. Jusqu’à quand ? Personne ne sait. Personne n’ose prédire.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent le conflit en Ukraine. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les mouvements sur le terrain, à contextualiser les décisions des acteurs et à proposer des perspectives analytiques sur cette guerre qui redéfinit l’ordre européen.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux humains et stratégiques de ce conflit. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte et d’offrir une lecture qui ne se contente pas d’aligner des chiffres.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels de l’État-major des Forces armées ukrainiennes, déclarations du président Volodymyr Zelensky, rapports de l’Institute for the Study of War, données de l’OSINT DeepState.
Sources secondaires : Ukrinform, Al Jazeera, Meduza, Critical Threats, Le Grand Continent, The Moscow Times, analyses d’institutions de recherche établies.
Nature de l’analyse
Les analyses et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles au 26 janvier 2026. Toute évolution ultérieure pourrait modifier ces perspectives. Cet article reflète la situation telle qu’elle était connue à cette date.
Sources
Sources primaires
État-major des Forces armées ukrainiennes – Rapport opérationnel du 26 janvier 2026, 23h00 UTC+2
Ukrinform – War update: 93 clashes on front line, Pokrovsk sector remains most active – 26 janvier 2026
Al Jazeera – Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,432 – 26 janvier 2026
Sources secondaires
Meduza – Analysis: Fighting in Pokrovsk and Kupyansk – 16 janvier 2026
Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment – Janvier 2026
Le Grand Continent – À Pokrovsk et Myrnohrad, la progression russe ne cesse de ralentir – 3 janvier 2026
Le Devoir – En Ukraine, la ville de Pokrovsk risque de tomber aux mains des Russes – Janvier 2026
The Moscow Times – Russia Needs Men to Fight in Ukraine in 2026 – 5 janvier 2026
CNN – Ukrainian forces under intense pressure in south – 1er janvier 2026
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