Comment fonctionne le système qui fait trembler la Russie
Le HIMARS — High Mobility Artillery Rocket System — est devenu le symbole de l’assistance militaire occidentale à l’Ukraine. Ce système de lance-roquettes multiples américain, monté sur un camion blindé, peut frapper des cibles situées jusqu’à 80 kilomètres avec une précision redoutable. Chaque missile GMLRS — Guided Multiple Launch Rocket System — est guidé par GPS et peut atteindre sa cible avec une marge d’erreur de quelques mètres seulement. C’est cette précision qui a changé le cours de la guerre. C’est elle qui permet aujourd’hui à l’Ukraine de frapper des infrastructures critiques en territoire russe sans causer de massacres civils. C’est elle qui transforme chaque centrale électrique, chaque dépôt de munitions, chaque pont logistique en cible potentielle.
Les États-Unis ont livré les premiers HIMARS à l’Ukraine en juin 2022. Depuis, des dizaines d’unités ont été transférées, accompagnées de milliers de missiles. Le système a prouvé son efficacité sur le champ de bataille : destruction de dépôts de munitions russes, neutralisation de postes de commandement, perturbation des lignes d’approvisionnement. Mais c’est en territoire russe que le HIMARS prend une dimension nouvelle. Frapper Belgorod, c’est démontrer que la guerre n’est pas à sens unique. Que les civils russes peuvent, eux aussi, ressentir ce que les Ukrainiens vivent depuis bientôt quatre ans. Que l’agression a un prix. Et ce prix, les habitants de Belgorod commencent à le payer.
On peut débattre longtemps de la moralité de frapper des infrastructures civiles. On peut invoquer les conventions de Genève, le droit international humanitaire, la distinction entre combattants et non-combattants. Mais il y a une question qu’on évite soigneusement : pourquoi ce débat n’a-t-il lieu que lorsque c’est la Russie qui est frappée ? Quand les missiles russes pulvérisent les centrales ukrainiennes, quand des millions de civils passent l’hiver sans chauffage, quand des bébés naissent dans des maternités plongées dans le noir, où sont les grands principes ? La guerre énergétique a été lancée par Moscou. L’Ukraine ne fait que répondre avec les mêmes armes.
Une stratégie de représailles calculées
Cette frappe sur Belgorod n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie ukrainienne claire : cibler les infrastructures énergétiques russes en réponse aux attaques systématiques sur le réseau électrique ukrainien. Depuis l’automne 2022, la Russie a fait de la destruction des infrastructures civiles ukrainiennes une tactique de guerre assumée. Des milliers de missiles de croisière, de drones Shahed iraniens, de missiles balistiques ont été tirés sur les centrales électriques, les sous-stations, les transformateurs ukrainiens. L’objectif : plonger le pays dans le noir et le froid. Briser le moral de la population. Forcer Kyiv à capituler.
L’Ukraine a résisté. Et désormais, elle riposte. La centrale thermique de Belgorod n’en est pas à sa première frappe. En septembre 2025, six missiles HIMARS avaient déjà touché l’installation, provoquant une panne massive affectant la moitié des résidents de la ville. En octobre 2025, une nouvelle salve avait laissé plus de 40 000 foyers sans électricité pendant plus de 24 heures. En décembre 2025, la centrale Loutch — l’autre grand site énergétique de la ville — avait été visée. À chaque fois, le schéma est le même : frappe précise, dégâts majeurs sur l’infrastructure, coupures généralisées, réparations qui prennent des jours voire des semaines. La Russie découvre ce que l’Ukraine vit depuis des années.
L'impact humanitaire : quand le froid devient l'ennemi
556 000 personnes dans le noir
Les chiffres donnent le vertige. Après les frappes de janvier 2026 sur la région de Belgorod, ce sont 556 000 personnes qui se sont retrouvées sans électricité ni chauffage. 200 000 autres ont été privées d’eau et d’assainissement. Le gouverneur Gladkov a dû mobiliser toutes les équipes d’urgence de la région. Une réunion du centre d’opérations d’urgence a été convoquée en catastrophe. Les autorités locales ont commencé à parler d’évacuation possible pour les populations les plus vulnérables. En plein hiver russe, sans chauffage, la survie devient une question d’heures, pas de jours.
Les témoignages affluent sur les réseaux sociaux russes. Des familles qui s’entassent dans une seule pièce, celle qui reste la plus chaude. Des personnes âgées qui refusent de quitter leurs appartements malgré le froid. Des parents qui cherchent désespérément des solutions pour leurs enfants. Les feux de circulation ne fonctionnent plus. Les ascenseurs sont bloqués. Les hôpitaux tournent sur des générateurs de secours dont l’autonomie est limitée. La vie moderne, celle qui dépend entièrement de l’électricité, s’effondre en quelques heures. Et le thermomètre continue de descendre.
Un avant-goût de ce que vit l’Ukraine depuis 2022
Pour les Ukrainiens, ces images de Russes grelottant dans le froid provoquent des réactions mêlées. Certains y voient une forme de justice poétique. D’autres refusent de se réjouir de la souffrance de civils, quels qu’ils soient. Mais tous se souviennent. Ils se souviennent de l’hiver 2022-2023, quand la Russie a lancé sa campagne systématique contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Ils se souviennent des nuits entières sans lumière. Des appartements où l’eau gelait dans les tuyaux. Des hôpitaux où les médecins opéraient à la lampe frontale. Des nouveau-nés que les infirmières réchauffaient avec leur propre chaleur corporelle parce que les couveuses ne fonctionnaient plus.
À Kharkiv, à seulement 80 kilomètres de Belgorod, les habitants vivent cette réalité depuis près de quatre ans. La deuxième ville d’Ukraine a été frappée des milliers de fois. Ses centrales ont été détruites, reconstruites, détruites à nouveau. Ses habitants ont appris à vivre avec des coupures de courant programmées, des générateurs qui ronronnent dans les cours d’immeubles, des bougies stockées par dizaines. Ils ont survécu. Ils survivent encore. Et maintenant, ils regardent leurs voisins russes découvrir ce qu’ils endurent depuis si longtemps. La symétrie est cruelle. Mais elle est réelle.
Je ne peux pas m’empêcher de penser à cette femme de Kharkiv que j’ai lue il y a quelques mois. Elle racontait comment elle réchauffait de l’eau sur un réchaud de camping pour laver son bébé. Comment elle dormait tout habillée, avec son enfant contre elle, pour le maintenir au chaud. Comment elle comptait les heures jusqu’au retour du courant, chaque jour, sans jamais savoir si ce serait deux heures ou douze. Et maintenant, à Belgorod, des mères russes vivent la même chose. Et leurs maris, peut-être, sont ceux qui tirent les missiles sur les centrales ukrainiennes. L’absurdité de cette guerre me frappe à chaque fois. La souffrance des uns n’efface pas celle des autres. Elle s’y ajoute. C’est ça, la guerre.
La réponse russe : entre déni et aveux forcés
Le gouverneur Gladkov face à la réalité
Le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov, est devenu malgré lui le visage de la guerre qui revient frapper la Russie. Depuis 2022, il multiplie les déclarations sur Telegram, oscillant entre la minimisation des dégâts et l’appel à l’aide. Cette fois, il n’a pas pu cacher l’ampleur du désastre. Dans un message posté le 13 janvier 2026, il a exhorté les habitants à se préparer à une possible évacuation temporaire. Ses mots : « Ce que nous devons faire, c’est comprendre la séquence de nos actions en cas de situation d’urgence complexe, lorsqu’il pourrait n’y avoir ni chauffage ni électricité. »
Derrière le langage bureaucratique, la panique est palpable. Un gouverneur russe qui parle d’évacuation à cause de frappes ukrainiennes, c’est un aveu d’impuissance que le Kremlin déteste voir formulé publiquement. C’est la reconnaissance que la défense aérienne russe, présentée comme la meilleure du monde, ne peut pas tout arrêter. C’est l’admission que les missiles HIMARS occidentaux sont capables de pénétrer les défenses et de frapper des cibles stratégiques. C’est, enfin, la preuve que la guerre que Poutine promettait courte et victorieuse s’enlise dans un conflit d’usure où la Russie elle-même n’est plus à l’abri.
La propagande face aux faits
La télévision d’État russe navigue en eaux troubles. Comment présenter ces frappes à une population à qui on a promis que l’opération spéciale protégerait le territoire national ? Comment expliquer que les armes occidentales — ces mêmes armes que la propagande présente comme inefficaces — frappent désormais le sol russe avec une régularité croissante ? La réponse officielle oscille entre deux narratifs contradictoires. D’un côté, on minimise : les dégâts sont « limités », les réparations sont « en cours », la situation est « sous contrôle ». De l’autre, on dramatise : les « nazis ukrainiens » commettent des « actes terroristes » contre des « civils innocents », ce qui justifie de poursuivre et d’intensifier l’opération spéciale.
Mais les images qui circulent sur les réseaux sociaux russes racontent une autre histoire. Elles montrent des quartiers entiers sans lumière. Des files d’attente devant les points de distribution d’eau. Des familles qui cuisinent sur des réchauds de camping dans leurs appartements. Des personnes âgées emmitouflées qui attendent l’hypothétique retour du chauffage. Ces images, le Kremlin ne peut pas les contrôler. Et elles sapent lentement mais sûrement le narratif d’une Russie invincible, protégée par son armée toute-puissante. La guerre des images, elle aussi, est en train de changer de camp.
Le contexte stratégique : pourquoi l'Ukraine cible Belgorod
Une ville-garnison devenue ville-cible
Belgorod n’est pas une ville comme les autres dans le dispositif militaire russe. Depuis le début de l’invasion, elle sert de base arrière pour les opérations contre Kharkiv et le nord-est de l’Ukraine. Des troupes y sont stationnées, des équipements y transitent, des lignes logistiques y convergent. La proximité de la frontière — à peine 40 kilomètres — en fait un point de passage obligé pour tout ce qui se dirige vers le front ukrainien. En frappant les infrastructures énergétiques de Belgorod, l’Ukraine ne cible pas seulement des civils. Elle vise l’appareil logistique qui soutient les opérations militaires contre son territoire.
Les centrales thermiques ne chauffent pas que des appartements. Elles alimentent aussi les installations militaires, les centres de commandement, les dépôts. Sans électricité, les systèmes de communication fonctionnent moins bien. Les réparations de véhicules ralentissent. La logistique se complique. Chaque heure sans courant à Belgorod, c’est un peu de capacité opérationnelle russe qui s’érode. L’Ukraine l’a compris. Et elle applique à la Russie la même stratégie que la Russie lui applique : frapper l’infrastructure pour affaiblir l’ennemi.
Il y a quelque chose de profondément troublant à voir la guerre revenir frapper l’agresseur sur son propre sol. On peut appeler ça de la justice. On peut appeler ça de l’escalade. On peut appeler ça de la légitime défense. Mais ce que je vois, moi, c’est que des civils — russes ou ukrainiens — paient le prix d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Les habitants de Belgorod n’ont pas voté pour envahir l’Ukraine. Ils n’ont pas tiré de missiles sur Kharkiv. Ils sont simplement nés du mauvais côté d’une frontière, au mauvais moment de l’histoire. Comme les Ukrainiens. La différence, c’est que les Ukrainiens n’avaient pas le choix : on les a attaqués. Les Russes, eux, pourraient peut-être encore choisir. Mettre fin à tout ça. Si seulement ils le voulaient vraiment.
L’escalade contrôlée : jusqu’où l’Ukraine ira-t-elle ?
La question que tout le monde se pose : jusqu’où l’Ukraine est-elle prête à aller ? Les frappes sur Belgorod s’inscrivent dans une escalade progressive mais délibérée. En 2022 et 2023, les Occidentaux refusaient catégoriquement que leurs armes soient utilisées contre le territoire russe. Cette ligne rouge s’est estompée. Les HIMARS frappent désormais en Russie. Les missiles Neptune ukrainiens atteignent des cibles à des centaines de kilomètres de la frontière. Les drones de fabrication ukrainienne vont jusqu’à Moscou. L’espace aérien russe n’est plus sanctuarisé.
Les États-Unis et les Européens observent cette escalade avec un mélange d’inquiétude et de pragmatisme. Inquiétude parce que chaque frappe en territoire russe rapproche théoriquement d’une réponse de Poutine — qui a maintes fois brandi la menace nucléaire. Pragmatisme parce que la stratégie ukrainienne fonctionne : elle force la Russie à disperser ses ressources de défense aérienne, elle sape le moral de la population russe, elle démontre que l’invasion a un coût. La question n’est plus de savoir si l’Ukraine va continuer à frapper la Russie. Elle va continuer. La question est de savoir comment Moscou va répondre.
Les leçons d'une guerre qui s'éternise
La vulnérabilité des infrastructures modernes
Cette guerre aura au moins enseigné une chose au monde entier : les sociétés modernes sont d’une fragilité extrême. Tout repose sur l’électricité. Le chauffage, l’eau potable, les communications, les transports, le système bancaire, les hôpitaux, la production alimentaire — tout dépend d’un réseau électrique qui peut être paralysé en quelques heures par des frappes ciblées. L’Ukraine l’a appris dans la douleur. La Russie commence à le comprendre. Et les pays occidentaux devraient peut-être y réfléchir plus sérieusement.
Les centrales thermiques comme celle de Belgorod sont des cibles faciles. Grandes, immobiles, impossibles à déplacer ou à camoufler. Leurs turbines sont importées — souvent d’Allemagne ou des États-Unis — et prennent des mois, voire des années, à remplacer. Chaque frappe qui endommage une turbine General Electric ou Siemens, c’est une capacité de production qui ne reviendra pas de sitôt. Les sanctions occidentales empêchent la Russie d’importer de nouveaux équipements. La Chine ne peut pas tout remplacer. Lentement mais sûrement, l’infrastructure énergétique russe s’érode. Et l’hiver n’est pas fini.
Le prix humain de l’indifférence
Au-delà des calculs stratégiques, il y a des êtres humains. Des deux côtés de la frontière. Des Ukrainiens qui meurent sous les bombes russes. Des Russes qui gèlent dans leurs appartements. Des enfants qui grandissent avec la guerre comme unique horizon. Des personnes âgées qui ne verront peut-être jamais la paix revenir. Cette guerre, lancée par Vladimir Poutine en février 2022, a déjà fait des centaines de milliers de morts et de blessés. Des millions de réfugiés. Des destructions évaluées à des centaines de milliards de dollars. Et elle continue.
Les habitants de Belgorod sont aujourd’hui les derniers à rejoindre la longue liste des victimes collatérales de cette folie. Ils ne méritent pas de souffrir. Personne ne mérite de souffrir. Mais ils font partie d’un pays qui a choisi — ou laissé choisir en son nom — d’envahir un voisin pacifique. Et tant que cette guerre durera, tant que les missiles russes continueront de tomber sur Kyiv, sur Kharkiv, sur Odessa, l’Ukraine continuera de riposter. C’est la logique implacable de la guerre. Une logique que seule la paix peut briser.
Je termine cet article avec une image en tête. Celle d’un enfant de Belgorod, emmitouflé dans une couverture, qui regarde par la fenêtre une ville plongée dans le noir. Et celle d’un enfant de Kharkiv, dans la même position, dans le même froid, qui regarde les mêmes ténèbres. Deux enfants. Deux pays. Une seule guerre. Et personne, absolument personne, pour leur expliquer pourquoi ils doivent souffrir. La seule différence, c’est que l’un des deux a vu les bombes venir de chez l’autre. Pas l’inverse. C’est cette différence-là que certains semblent oublier quand ils parlent de « symétrie » ou de « deux camps qui s’affrontent ». Il y a un agresseur. Et il y a une victime qui se défend. Ne l’oublions jamais.
Conclusion : Le miroir d'une guerre sans fin
Quand le chasseur devient le chassé
La frappe sur la centrale thermique de Belgorod du 25 janvier 2026 restera dans les annales comme un symbole. Le symbole d’une guerre qui a changé de nature. L’Ukraine n’est plus seulement la victime qui encaisse. Elle est devenue un combattant capable de porter la guerre sur le territoire de son agresseur. Les missiles HIMARS américains, les drones de fabrication nationale, les missiles Neptune — tout un arsenal qui permet désormais à Kyiv de faire payer à Moscou le prix de son agression. Pas assez pour gagner la guerre. Mais assez pour rappeler que la guerre a toujours deux côtés.
Pour les Russes ordinaires, ceux qui vivent à Belgorod, à Koursk, à Briansk — toutes ces régions frontalières désormais exposées —, la réalité de la guerre devient tangible. Ce n’est plus quelque chose qu’on regarde à la télévision entre deux programmes de divertissement. C’est quelque chose qui arrive chez soi. Qui coupe le chauffage. Qui plonge les rues dans l’obscurité. Qui force à se demander si la prochaine explosion sera plus proche encore. La guerre que Poutine voulait lointaine et glorieuse revient frapper à sa porte. Et avec elle, peut-être, les premiers frémissements d’une prise de conscience.
L’avenir incertain d’un conflit qui s’enlise
Personne ne sait comment cette guerre se terminera. Les négociations patinent. Les lignes de front bougent peu. L’Ukraine résiste mais s’épuise. La Russie avance mais à un coût terrible. Les Occidentaux soutiennent Kyiv mais s’interrogent sur la durabilité de leur engagement. Et pendant ce temps, des missiles continuent de tomber. Sur Kharkiv. Sur Belgorod. Sur des civils qui n’ont rien demandé. La seule certitude, c’est que ce conflit durera aussi longtemps qu’un des deux camps n’aura pas abandonné. Ou aussi longtemps que les deux peuples accepteront de souffrir.
La centrale thermique de Belgorod sera réparée. Les lumières reviendront. Le chauffage fonctionnera à nouveau. Jusqu’à la prochaine frappe. Puis encore la suivante. C’est le cycle infernal de cette guerre d’usure où chacun cherche à épuiser l’autre. Où chaque infrastructure détruite doit être reconstruite pour être détruite à nouveau. Où l’énergie humaine, financière, matérielle se dissipe dans un gouffre sans fond. Belgorod aujourd’hui, Kharkiv demain, et ainsi de suite jusqu’à ce que quelqu’un, quelque part, décide que c’en est assez. Ce jour-là n’est pas encore arrivé. Mais chaque coupure de courant, chaque nuit dans le froid, chaque explosion le rapproche peut-être un peu.
Je pose ma plume — ou plutôt mon clavier — avec un sentiment étrange. Celui d’avoir documenté un moment de l’histoire qui sera peut-être oublié dans quelques semaines, noyé sous d’autres nouvelles, d’autres frappes, d’autres tragédies. Mais aussi celui d’avoir touché à quelque chose de fondamental : la vérité de la guerre. Cette vérité que les généraux et les politiciens préfèrent cacher derrière leurs cartes et leurs statistiques. La vérité de gens ordinaires qui souffrent parce que d’autres ont décidé de jouer avec leurs vies. Les Ukrainiens le savaient déjà. Les Russes commencent à l’apprendre. Peut-être que de cette souffrance partagée naîtra un jour le refus commun de la guerre. Peut-être. J’espère. Mais en attendant, le froid de janvier continue de s’abattre sur Belgorod. Et les missiles continuent de voler dans les deux sens.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, militaires et stratégiques qui façonnent le conflit russo-ukrainien. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies des belligérants, à comprendre les implications des opérations militaires, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur cette guerre qui redéfinit l’ordre mondial.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : déclarations officielles des gouverneurs et maires russes via Telegram, communiqués des autorités ukrainiennes, rapports des agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées dans le suivi du conflit ukrainien, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’experts militaires et géopolitiques (Kyiv Independent, Kyiv Post, Militarnyi, Ukrainska Pravda).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue du conflit russo-ukrainien depuis février 2022.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – Ukrainian Forces Strike Belgorod TPP with HIMARS, Leaving Part of the City Without Power and Heating – 25 janvier 2026
Gouverneur Viatcheslav Gladkov – Déclarations officielles sur Telegram – Janvier 2026
Maire Maksim Demidov – Confirmation des coupures d’électricité et de chauffage – 25 janvier 2026
Sources secondaires
Kyiv Independent – Ukrainian HIMARS reportedly strike thermal power plant in Russia’s Belgorod Oblast – Janvier 2026
UAWire – Ukrainian HIMARS strike cripples Belgorod power plant, leaving 160,000 without electricity – 2025
Helsinki Times – Ukrainian strikes cut power to over 500,000 in Belgorod region – Janvier 2026
Dose Quotidienne – Belgorod en flammes : les HIMARS ukrainiens frappent le cœur énergétique de la Russie – Septembre 2025
Charter97 – Ukrainian HIMARS turned off the lights in Belgorod – Septembre 2025
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