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Guerre en Ukraine : la Russie dévoile ses conditions pour la paix, et elles font froid dans le dos
Crédit: Adobe Stock

Ce qui s’est vraiment passé en Alaska

Le 15 août 2025, Donald Trump et Vladimir Poutine se sont rencontrés à la base interarmées Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, en Alaska. Trois heures de discussions à huis clos. Puis une apparition commune devant les médias. Des sourires. Des poignées de main. Et absolument aucune annonce concrète. « Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y en ait un », avait lâché Trump dans ce langage diplomatique ambigu qui aura caractérisé tout le sommet. Les deux dirigeants avaient ensuite quitté la scène sans répondre aux questions des journalistes. Le mystère restait entier. Mais les observateurs avaient compris une chose : quelque chose s’était passé. Quelque chose que personne n’était censé savoir.

Selon cinq sources anonymes citées par l’agence Reuters, l’administration Trump aurait mené, en coulisses, des discussions sur de vastes accords énergétiques avec la Russie. Du pétrole. Du gaz. Des milliards de dollars en jeu. Trump aurait tenté de convaincre Poutine de faire des concessions sur l’Ukraine en lui offrant des perspectives d’affaires juteuses. Le professeur Dominique Arel, titulaire de la Chaire d’études ukrainiennes de l’Université d’Ottawa, avait été catégorique : « C’est incontestable, c’est une victoire sur toute la ligne pour Poutine. » Le président russe avait obtenu la reconnaissance diplomatique qu’il recherchait, un sommet sur le sol américain, et aucune concession de sa part. Pas de cessez-le-feu. Pas de retrait. Rien.

La formule qui hante les négociations

Aujourd’hui, cette fameuse « Formule d’Anchorage » refait surface. Youri Ouchakov, conseiller diplomatique de Poutine, l’a évoquée publiquement après les pourparlers de Moscou avec les envoyés de Trump. Selon lui, les discussions auraient été « utiles à tous égards » et s’inscriraient dans le cadre de cette formule mystérieuse. Mais que contient-elle exactement ? Personne ne le sait avec certitude. Ce qu’on peut déduire des déclarations russes, c’est qu’elle impliquerait une reconnaissance de facto des conquêtes territoriales de Moscou. Une sorte de validation américaine de l’annexion. Sans le dire officiellement. Sans l’assumer publiquement. Mais en l’acceptant dans les faits.

Le choix de l’Alaska pour ce sommet n’était d’ailleurs pas anodin. Jusqu’en 1867, ce territoire était russe. Les États-Unis l’avaient acheté au tsar Alexandre II pour 7,2 millions de dollars. En organisant la rencontre là-bas, Trump offrait à Poutine un symbole puissant : celui d’un territoire autrefois russe, désormais américain. Comme pour lui dire que les frontières peuvent changer. Que rien n’est éternel. Que l’histoire appartient à ceux qui la font. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, était d’ailleurs arrivé à son hôtel vêtu d’un sweat-shirt arborant le sigle « СССР » — URSS en russe. Un acte de provocation assumé. Un pied de nez à l’Occident.

Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette « Formule d’Anchorage ». Pas seulement parce qu’elle semble consacrer la victoire de l’agresseur. Mais parce qu’elle a été négociée dans le dos de tout le monde. Dans le dos des Ukrainiens d’abord, qui n’étaient même pas présents. Dans le dos des Européens ensuite, qui découvrent qu’on décide de leur sécurité sans eux. Et dans le dos des principes mêmes sur lesquels repose l’ordre international depuis 1945. Je me demande : à quel moment avons-nous accepté que deux hommes puissent redessiner les frontières d’un continent autour d’un café ?

Sources

Sources primaires

Euronews — US negotiators meet Putin in Moscow for overnight Ukraine peace talks — 23 janvier 2026
Euronews — More talks expected next week after Ukraine, Russia and US conclude Abu Dhabi meeting — 24 janvier 2026
France Info — Plan de paix en Ukraine : de nouvelles rencontres avec la Russie pourraient avoir lieu dès la semaine prochaine — 25 janvier 2026
France Info — Guerre en Ukraine : le Donbass au cœur des négociations — 24 janvier 2026

Sources secondaires

Le Temps — Guerre en Ukraine : les négociations tripartites se terminent sur une note d’espoir à Abu Dhabi — 24 janvier 2026
Radio-Canada — Trump et Poutine se séparent sans conclure d’accord pour l’Ukraine — 16 août 2025
Radio-Canada — Sommet Trump-Poutine en Alaska : les faits saillants — 15 août 2025
France 24 — Pas de cessez-le-feu ou de sanctions : ce qu’il faut retenir du sommet entre Trump et Poutine — 16 août 2025
RTS — L’Ukraine et la Russie entament des pourparlers sous l’égide des États-Unis à Abu Dhabi — 23 janvier 2026
Reuters — Trump aurait proposé un accord énergétique secret à Poutine lors des pourparlers en Alaska — août 2025
Revue Conflits — Anchorage 2025, ou l’apogée de la nouvelle Guerre froide — 2025
Public Sénat — Guerre en Ukraine : La Russie ne peut pas continuer si longtemps sa guerre, estime le général Dominique Trinquand — janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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