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« Je peux le gérer » : Mark Carney refuse de plier face aux insultes de Trump et sa menace de tarifs à 100 %
Crédit: Adobe Stock

Un ultimatum sans nuance

Samedi 25 janvier 2026, Donald Trump a dégainé son arme préférée : la menace tarifaire. Sur Truth Social, il a promis d’imposer des tarifs de 100 % sur tous les produits canadiens si le Canada conclut un accord commercial avec la Chine. « Si le gouverneur Carney pense qu’il va faire du Canada un ‘port de transit’ pour que la Chine envoie ses marchandises aux États-Unis, il se trompe lourdement », a-t-il écrit. Le vocabulaire est apocalyptique. Trump prédit que « la Chine va dévorer le Canada vivant, le consumer complètement, y compris la destruction de ses entreprises, de son tissu social et de son mode de vie général ».

Des tarifs à 100 %. Laissons ce chiffre résonner un instant. Cela signifierait que chaque produit canadien entrant aux États-Unis verrait son prix doubler. Une voiture assemblée en Ontario ? Son prix double. Du bois de Colombie-Britannique ? Son prix double. De l’aluminium du Québec ? Son prix double. Pour une économie dont 75 % des exportations manufacturières partent vers le sud, c’est l’équivalent d’une bombe nucléaire économique. Des centaines de milliards de dollars de commerce pourraient s’évaporer. Des millions d’emplois seraient menacés. Des régions entières du Canada pourraient s’effondrer.

100 %. Ce n’est pas un chiffre de négociation. C’est un chiffre de guerre. Trump ne cherche pas un accord. Il cherche une capitulation. Et le pire, c’est que personne ne sait vraiment s’il bluff ou s’il est sérieux. C’est ça, le génie pervers de sa méthode : l’imprévisibilité comme arme. On ne peut jamais être certain qu’il ne fera pas exactement ce qu’il menace de faire. Alors on tremble. On hésite. On se demande : jusqu’où est-il prêt à aller ? La réponse, on la connaît depuis des années maintenant : aussi loin qu’il le faudra pour obtenir ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, c’est la soumission totale.

Le revirement spectaculaire

Ce qui rend cette menace particulièrement déstabilisante, c’est le revirement à 180 degrés qu’elle représente. Quelques jours plus tôt, quand l’accord entre le Canada et la Chine avait été annoncé, Trump avait semblé l’accepter. « C’est une bonne chose pour lui de signer un accord commercial. Si vous pouvez obtenir un accord avec la Chine, vous devriez le faire », avait-il déclaré aux journalistes. Une bonne chose. Il l’avait dit. Publiquement. Et puis, en l’espace de quelques jours, tout a basculé. La « bonne chose » est devenue un crime punissable de tarifs assassins.

Que s’est-il passé entre-temps ? Un mot : Davos. Le discours de Mark Carney au Forum économique mondial, cette critique à peine voilée de la politique américaine, a tout changé. Trump ne punit pas le Canada pour ce qu’il a fait commercialement. Il le punit pour ce que Carney a osé dire. Pour avoir parlé de « rupture » dans l’ordre mondial. Pour avoir appelé les « puissances moyennes » à se liguer contre la coercition économique des grandes puissances. Pour avoir suggéré — sans jamais le nommer — que les États-Unis de Trump étaient devenus une menace pour leurs propres alliés.

Sources

Sources primaires

CBC News – No plans for China free trade deal, Carney says as Trump fixates on Canada – 26 janvier 2026
CNBC – Carney says Canada not pursuing free trade deal with China as Trump threatens 100% tariffs – 26 janvier 2026
World Economic Forum – Special address by Mark Carney, PM of Canada – Davos 2026 – 20 janvier 2026
Fox News – Carney pushes back on Trump’s 100% tariff threat over China trade deals – 26 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera – Trump threatens 100 percent tariff on Canada over China deal – 24 janvier 2026
NPR – Trump threatens Canada with 100% tariffs over its new trade deal with China – 24 janvier 2026
Wikipedia – 2026 Mark Carney speech at the World Economic Forum
Wikipedia – 2025 United States trade war with Canada and Mexico
BNN Bloomberg – Canada trade deal sparks Trump tariff threats – 26 janvier 2026
The Washington Post – Trump takes aim at Canada after Mark Carney’s Davos speech – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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