Skip to content
La paix en Ukraine par la mauvaise porte : six raisons pour lesquelles ce plan mène droit au désastre
Crédit: Adobe Stock

Négocier sans le principal intéressé

Imaginez un instant. Vous êtes attaqué. Votre maison brûle. Vos enfants sont en danger. Et pendant que vous luttez pour survivre, deux voisins se réunissent dans le salon d’à côté pour décider ce que vous allez perdre. Ils ne vous invitent pas. Ils ne vous consultent pas. Ils décident. C’est exactement ce qui se passe avec l’Ukraine. Les États-Unis négocient avec la Russie. L’Ukraine attend dehors. Comme si son avis n’avait aucune importance. Comme si son sang versé ne comptait pas.

Timothy Snyder est catégorique : « Toute négociation menée sans l’Ukraine est vouée à l’échec. » Ce n’est pas une question de forme ou de protocole diplomatique. C’est une question de légitimité fondamentale. Un accord signé dans le dos de ceux qu’il concerne n’a aucune chance de tenir. L’histoire le prouve. Les accords de Munich en 1938 ont été négociés sans la Tchécoslovaquie. Résultat : six mois plus tard, le pays n’existait plus. Et quelques mois après, le monde entier était en guerre. On connaît la suite.

L’illusion du réalisme

Les partisans de cette approche se disent « réalistes ». Ils prétendent que l’Ukraine n’a pas les moyens de gagner. Qu’il faut accepter les « faits sur le terrain ». Que la Russie est trop puissante pour être vaincue. Mais de quel réalisme parle-t-on ? Celui qui consiste à récompenser l’agression ? Celui qui enseigne à tous les dictateurs de la planète que la force brute paie ? Snyder démonte cette logique avec une précision chirurgicale. Le vrai réalisme, écrit-il, c’est de comprendre que Poutine ne s’arrêtera pas à l’Ukraine. Le vrai réalisme, c’est de voir que chaque concession nourrit l’appétit du prédateur.

Et puis, soyons honnêtes. Depuis quand les « réalistes » ont-ils eu raison sur la Russie ? Ce sont eux qui nous assuraient que Poutine n’envahirait jamais l’Ukraine. Ce sont eux qui nous promettaient que le commerce avec Moscou apporterait la démocratie. Ce sont eux qui nous garantissaient que Nord Stream 2 était une excellente idée. À chaque fois, ils se sont trompés. À chaque fois, leur « réalisme » s’est révélé être de l’aveuglement volontaire. Pourquoi les croire maintenant ?

Il y a quelque chose de profondément obscène dans cette façon de parler de l’Ukraine comme d’un problème à résoudre plutôt que comme un pays à défendre. Quarante-quatre millions de personnes. Des villes, des villages, des familles, des rêves. Tout ça réduit à des « faits sur le terrain » et des « réalités géopolitiques ». Comme si ces gens n’étaient que des pions sur un échiquier. Comme si leur volonté de vivre libres n’avait aucune valeur.

Sources

Sources primaires

Ukrainska Pravda – « The wrong way to peace in Ukraine » par Timothy Snyder – 25 novembre 2025
Al Jazeera – « Trump, Zelenskyy hail progress towards Russia-Ukraine peace deal » – 28 décembre 2025
ABC News – « Trump says Russia and Ukraine are ‘maybe very close’ to peace deal after Zelenskyy meeting » – 28 décembre 2025
NPR – « U.S. offers Ukraine 15-year security guarantee as part of peace plan » – 29 décembre 2025

Sources secondaires

The Kyiv Independent – « How Steve Witkoff pushed Ukraine sympathizers out of White House » – novembre 2025
Axios – « US secretly drafting Ukraine peace plan with Russian input » – 19 novembre 2025
Slate – « 28-point plan Ukraine: A stunning leak sheds light on the Trump admin’s cozy ties with Russia » – novembre 2025
UK House of Commons Library – « Ukraine peace talks » – Research Briefing CBP-10411
The Insider – « Made in Moscow: The U.S. peace plan for Ukraine was substantially formulated by Kremlin operative Kirill Dmitriev » – 2025
PBS News – « Steve Witkoff coached a Putin aide on how Russian leader should pitch Trump on Ukraine peace plan » – 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu