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Le Cambodge rejoint le Board of Peace de Trump : quand l’histoire fait des pirouettes ironiques
Crédit: Adobe Stock

Quand le Cambodge et la Thaïlande se sont déchirés

On ne peut pas comprendre l’adhésion du Cambodge au Board of Peace sans parler de la guerre. Pas celle d’il y a cinquante ans. Celle d’il y a six mois. Le 24 juillet 2025, les premiers coups de feu ont éclaté près du temple de Ta Muen Thom, dans les montagnes de Dangrek qui séparent les deux pays. En quelques heures, les combats se sont étendus à douze points de la frontière longue de 817 kilomètres. Artillerie. Roquettes. Frappes aériennes. La Thaïlande a déployé ses F-16 pour bombarder des positions cambodgiennes. Le Cambodge a répliqué avec des systèmes d’artillerie multiple. Des villages entiers ont été évacués des deux côtés. Les sirènes hurlaient. Les familles fuyaient avec ce qu’elles pouvaient porter. En quelques jours, le conflit frontalier qui couvait depuis des décennies s’est transformé en guerre ouverte.

Le bilan est vertigineux. Plus de 100 morts confirmés. Plus d’un demi-million de déplacés — certaines sources parlent même d’un million. Des écoles fermées. Des hôpitaux touchés. Des enfants qui ne savent plus ce qu’est une nuit sans explosions. Le cessez-le-feu du 28 juillet 2025, négocié en urgence à Kuala Lumpur sous pression américaine et malaisienne, n’a tenu que quelques mois. En décembre 2025, les hostilités ont repris de plus belle. La Thaïlande a lancé de nouvelles frappes aériennes. Le Cambodge a dénoncé des violations répétées. Les morts se sont de nouveau accumulés : 26 soldats thaïlandais, 30 civils cambodgiens, des dizaines de blessés. Un nouveau cessez-le-feu a finalement été signé le 27 décembre 2025, mettant fin à vingt jours de combats intenses. Mais la paix reste fragile. Les plaies sont encore ouvertes.

J’ai lu les témoignages. Les familles cambodgiennes qui ont fui avec leurs enfants dans les bras. Les paysans thaïlandais qui ont vu leurs rizières transformées en champs de bataille. Et je me demande : est-ce que ces gens-là savent que leurs dirigeants vont maintenant s’asseoir ensemble autour d’une table présidée par Trump pour parler de paix mondiale ? Est-ce que ça leur fait quelque chose ? Ou est-ce que c’est juste une abstraction de plus, une signature de plus, pendant qu’ils reconstruisent leurs maisons détruites ?

Trump, l’homme qui a fait taire les canons

C’est dans ce contexte de guerre fratricide que Donald Trump est entré en scène. Le 26 juillet 2025, en pleine escalade militaire, le président américain a passé deux coups de fil. Un à Hun Manet. Un au Premier ministre thaïlandais par intérim. Son message était simple et brutal : arrêtez de vous battre, ou oubliez vos accords commerciaux avec les États-Unis. La menace tarifaire a fonctionné là où la diplomatie traditionnelle avait échoué. Deux jours plus tard, les armes se taisaient — temporairement du moins. Trump s’est immédiatement attribué le mérite de cette accalmie, postant sur Truth Social qu’il avait résolu un conflit qui rappelait celui entre le Pakistan et l’Inde. La comparaison était peut-être exagérée, mais l’effet était réel. Pour la première fois depuis des semaines, les tirs d’artillerie cessaient.

La reconnaissance cambodgienne ne s’est pas fait attendre. Le 7 août 2025, Hun Manet a officiellement nominé Donald Trump pour le prix Nobel de la Paix. Dans sa lettre au Comité Nobel norvégien, le Premier ministre cambodgien saluait le statecraft extraordinaire du président américain et son intervention vitale qui a évité une perte considérable de vies humaines. Trois jours plus tard, 70 000 moines bouddhistes cambodgiens ont exprimé leur soutien à cette nomination lors d’une marche pour la paix à Phnom Penh. Le chef des moines de Wat Ounaloum, le monastère considéré comme le siège du bouddhisme cambodgien, a déclaré que Trump méritait cette reconnaissance pour sa contribution historique à l’avancement de la paix mondiale. L’image était saisissante : des milliers de robes safran défilant en l’honneur d’un milliardaire américain aux tweets incendiaires. Le monde tourne parfois sur des axes inattendus.

Sources

Sources primaires

U.S. Department of State – Secretary Rubio’s Call with Cambodian Prime Minister Hun Manet – 25 décembre 2025
Hun Manet – Annonce Facebook de l’adhésion au Board of Peace – 26 janvier 2026
Donald Trump – Lettre d’invitation au Cambodge – 16 janvier 2026
White House – Cérémonie de signature du Board of Peace, Davos – 22 janvier 2026

Sources secondaires

Reuters/MarketScreener – Cambodia to join Trump’s Board of Peace – 26 janvier 2026
Bangkok Post – Cambodia to join Trump’s Board of Peace – 26 janvier 2026
TASS – Cambodia accepts Board of Peace invite – 26 janvier 2026
CNBC – Trump signed his Gaza ‘Board of Peace’ into being – 22 janvier 2026
NBC News – What to know about Trump’s ‘Board of Peace’ – 23 janvier 2026
NPR – Trump signs Board of Peace charter at Davos – 22 janvier 2026
TIME – Trump Unveils Gaza ‘Board of Peace’ at Davos – 22 janvier 2026
TIME – Why Cambodia Nominated Trump for Nobel Peace Prize – 11 août 2025
CNN – Cambodia PM nominates Trump for Nobel Peace Prize – 8 août 2025
CNN – Thailand and Cambodia sign truce – 27 décembre 2025
Al Jazeera – Thailand and Cambodia agree on ceasefire – 27 décembre 2025
NPR – Thailand and Cambodia sign new ceasefire agreement – 27 décembre 2025
Britannica – Thailand-Cambodia Border Conflict 2025
Wikipedia – Board of Peace – janvier 2026
Wikipedia – 2025 Cambodian-Thai border crisis

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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