Skip to content
L’USS Abraham Lincoln en position : Washington prêt à frapper l’Iran, Téhéran promet l’enfer
Crédit: Adobe Stock

Des milliers de morts dans l’indifférence du monde

Tout a commencé par une simple manifestation à Téhéran, fin décembre 2025. Des citoyens ordinaires protestant contre l’effondrement économique, l’inflation galopante et la chute vertigineuse du rial. Des pères de famille incapables de nourrir leurs enfants. Des jeunes diplômés sans avenir. Des mères épuisées par des années de privations. En quelques jours, la contestation s’est propagée comme une traînée de poudre à travers tout le pays. Et très vite, les slogans économiques se sont transformés en cris politiques. « Mort au dictateur » résonnait dans les rues d’Ispahan, de Chiraz, de Tabriz. Le régime des mollahs vacillait pour la première fois depuis des décennies.

La réponse du pouvoir a été d’une brutalité méthodique. Selon l’Agence de presse des activistes des droits humains (HRANA), au moins 2 571 décès ont été vérifiés en seulement 17 jours de manifestations. Mais ce chiffre, déjà glaçant, ne représente qu’une fraction de la réalité. Le 23 janvier 2026, le bilan avait grimpé à plus de 5 002 morts selon les mêmes sources — 4 716 manifestants, 203 membres des forces de sécurité, 43 enfants et 40 civils qui n’avaient même pas participé aux protestations. Un chirurgien germano-iranien, le Dr Amir Parasta, a déclaré au magazine Time avoir compilé 30 304 décès liés aux manifestations à partir des registres hospitaliers — sans compter les morts dans les hôpitaux militaires ou les corps jamais retrouvés. Le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains en Iran a estimé que le nombre réel de civils pourrait dépasser les 20 000.

Le blackout total : un pays coupé du monde

Pour étouffer les voix des manifestants, le régime a déployé son arme la plus redoutable après les balles : le silence numérique. Selon NetBlocks, organisation de surveillance d’internet, l’Iran a subi une coupure nationale d’internet qui a dépassé les 132 heures. Pendant plus de cinq jours, 80 millions d’Iraniens ont été plongés dans l’obscurité informationnelle. Impossible de documenter les atrocités. Impossible d’appeler à l’aide. Impossible de savoir ce qui se passait dans la ville voisine. Les familles ne savaient pas si leurs proches étaient vivants ou morts. Les journalistes étrangers ne pouvaient plus vérifier quoi que ce soit. Le régime tuait dans le noir. Et le monde, occupé à d’autres crises, regardait ailleurs.

La télévision d’État iranienne a qualifié les manifestants de « terroristes », préparant le terrain pour une répression encore plus féroce. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême du régime, a accusé les protestataires de « détruire leurs propres rues » pour « plaire à Trump ». Une rhétorique grotesque qui aurait pu faire sourire si elle ne servait pas à justifier des exécutions massives. Des tribunaux révolutionnaires ont été mis en place pour juger les « émeutiers » — des procédures expéditives où le verdict est connu d’avance. La peine de mort plane sur des milliers de prisonniers. Et Washington observe. Washington calcule. Washington se prépare.

Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans le silence qui a entouré ce massacre pendant des semaines. Vingt mille morts — peut-être plus — et le monde a continué à tourner. Les bourses ont fluctué. Les matchs de football ont été joués. Les célébrités ont posté leurs selfies. Pendant ce temps, des familles iraniennes creusaient des tombes. Je me demande parfois ce qu’il faut pour que l’humanité se réveille. Combien de corps ? Combien de cris étouffés ? Combien d’enfants abattus dans la rue avant qu’on décide collectivement que c’est assez ?

Sources

Sources primaires

U.S. Central Command (CENTCOM) — Communiqué officiel sur le déploiement du USS Abraham Lincoln — 26 janvier 2026
Déclarations du président Donald Trump — Conférence de presse et communications sur les réseaux sociaux — 23-26 janvier 2026
Ministère iranien des Affaires étrangères — Déclarations du ministre Abbas Araghchi — janvier 2026
Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains en Iran — Estimation des victimes civiles — 22 janvier 2026

Sources secondaires

Military.com — « US Aircraft Carrier Arrives in the Middle East as Tensions With Iran Remain High » — 26 janvier 2026
Military Times — « US aircraft carrier arrives in Middle East amid Iran tensions » — 26 janvier 2026
Al Jazeera — « US military moves Navy, Air Force assets to the Middle East: What to know » — 25 janvier 2026
The Washington Post — « Aircraft carrier reaches Middle East, bolstering Iran options for Trump » — 26 janvier 2026
Euronews — « Death toll in Iran’s protest crackdown reaches 5,002 as Trump says US ‘armada’ approaching » — 23 janvier 2026
Human Rights Activists News Agency (HRANA) — Rapports sur les manifestations et victimes en Iran — janvier 2026
NetBlocks — Rapports sur la coupure d’internet en Iran — janvier 2026
CNN — « Iran protests updates » — janvier 2026
NBC News — « Trump warns Iran against protest executions as death toll jumps past 2,500 » — janvier 2026
Wall Street Journal — Rapports sur les déploiements de systèmes de défense antimissile — janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu