Quand les sénateurs défient la Maison-Blanche
Ce n’est pas un homme isolé qui s’oppose à Trump. C’est un mouvement qui prend forme sous nos yeux. La sénatrice Lisa Murkowski de l’Alaska a co-parrainé le « No Funds for NATO Invasion Act » avec la démocrate Jeanne Shaheen. Cette loi bipartite interdirait l’utilisation de fonds fédéraux pour envahir un État membre de l’OTAN ou un territoire protégé par l’alliance. Que des républicains et des démocrates s’unissent pour empêcher leur propre président d’attaquer un allié dit tout de la gravité de la situation. Murkowski l’a dit clairement : « Je pense qu’il est important d’envoyer le message qu’ici au Congrès, nous reconnaissons et soutenons la souveraineté du peuple du Groenland. » Ces mots sont une gifle publique à l’administration Trump. Une gifle administrée par un membre de son propre parti.
Le sénateur Thom Tillis de Caroline du Nord ne s’est pas contenté de critiquer. Il a agi. Avec Murkowski et plusieurs démocrates, il s’est rendu à Copenhague pour rencontrer la Première ministre danoise Mette Frederiksen et rassurer les alliés européens. « Je vais leur rappeler que nous avons des branches coégales du gouvernement », a-t-il déclaré avant son départ. « Et je crois qu’il y a un nombre suffisant de membres, qu’ils s’expriment ou non, qui sont préoccupés par cela. » Tillis a qualifié l’idée d’une prise de contrôle américaine du Groenland d’« absurde ». Il a ajouté que « quiconque continue de dire au président que cette idée est réalisable ne devrait pas être à Washington D.C. » Ces mots visent directement les conseillers de Trump, notamment Stephen Miller, dont l’épouse a publié une carte du Groenland recouverte du drapeau américain avec le mot « BIENTÔT ».
Il y a quelque chose de surréaliste dans cette situation. Des sénateurs républicains qui traversent l’Atlantique pour rassurer le Danemark contre leur propre président. Des législateurs américains qui votent des lois pour empêcher leur commandant en chef d’attaquer un allié. On se croirait dans un roman dystopique, sauf que c’est la réalité de janvier 2026. Ce qui me frappe, c’est le courage qu’il faut pour faire ça. Tillis et Murkowski savent qu’ils s’exposent à la colère de Trump, à la vindicte de sa base, peut-être à la fin de leur carrière politique. Et pourtant, ils y vont. Parce qu’il y a des lignes qu’on ne franchit pas. Parce que certaines choses valent plus qu’une réélection.
Les chiffres qui enterrent le projet de Trump
Les sondages sont impitoyables. Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé les 12 et 13 janvier, seulement 17% des Américains approuvent la tentative de Trump d’acquérir le Groenland. 47% s’y opposent. 36% ne savent pas ou n’ont pas répondu. Mais c’est sur la question de l’usage de la force que les chiffres deviennent vraiment accablants : seuls 4% des Américains pensent que c’est une bonne idée d’utiliser la force militaire pour prendre le Groenland. 71% pensent que c’est une mauvaise idée. Quatre pour cent. Même parmi les électeurs républicains, le soutien à une intervention militaire est quasi inexistant. Un sondage CNN a révélé que 75% des Américains s’opposent à toute tentative de prise de contrôle du Groenland. Seulement 25% y sont favorables. Trump se retrouve isolé, même au sein de son propre électorat.
Ces chiffres expliquent pourquoi tant de républicains osent s’exprimer. Ils ne risquent pas de perdre des électeurs en s’opposant à cette politique – ils risqueraient d’en perdre en la soutenant. Le sénateur John Kennedy de Louisiane, pourtant généralement fidèle à Trump, a qualifié l’idée d’envahir le Groenland de « stupide au niveau d’une arme nucléaire ». Cette formule, d’une brutalité inhabituelle dans le langage policé de Washington, traduit l’exaspération qui règne dans les rangs républicains. Même Ted Cruz, l’un des rares sénateurs à avoir soutenu Trump sur le Groenland, a dû admettre que l’usage de la force n’était pas une option viable. La réalité politique rattrape les fantasmes présidentiels. Et cette réalité dit que les Américains ne veulent pas de guerre contre leurs alliés.
Section 3 : Les mécanismes de la crise institutionnelle
L’impeachment : une menace réelle ou un épouvantail ?
Trump a déjà été « impeaché » deux fois durant son premier mandat – un record dans l’histoire américaine. Acquitté deux fois par le Sénat, certes, mais la procédure reste gravée dans les annales. La menace d’un troisième impeachment n’est pas une chimère. Don Bacon l’a dit explicitement : il « pencherait » vers un vote favorable à la destitution si Trump ordonnait l’invasion du Groenland. D’autres républicains partagent cette position sans l’exprimer aussi ouvertement. La procédure d’impeachment doit être initiée par la Chambre des représentants, où les républicains détiennent une majorité très mince. Quelques voix dissidentes suffiraient à faire basculer le vote. Les experts juridiques consultés par Euronews estiment qu’une invasion du Groenland violerait la Constitution américaine, les traités internationaux et le droit onusien – autant de motifs potentiels pour une procédure de destitution.
Le professeur Bruce Ackerman de Yale Law School n’a pas mâché ses mots : « Ce que Trump a fait au Venezuela et prévoit de faire au Groenland est sans précédent et manifestement inconstitutionnel. » L’article 50 de la Charte des Nations unies, ratifié par les États-Unis, interdit l’usage de la force contre un autre État sans revendication crédible d’autodéfense. Attaquer le Danemark, membre de l’OTAN et allié depuis plus de deux siècles, ne pourrait en aucun cas être justifié par l’autodéfense. Le Congrès pourrait accuser Trump d’abus de pouvoir, de violation de la Constitution et de violation des obligations internationales qui font partie du droit américain en vertu de la Clause de Suprématie. La question n’est plus de savoir si les motifs existent. La question est de savoir si la volonté politique suivra.
On parle d’impeachment comme d’une possibilité théorique. Mais quand un républicain comme Bacon dit qu’il « pencherait » vers la destitution, ce n’est plus de la théorie. C’est un avertissement. Un signal envoyé directement à la Maison-Blanche. « Continue sur cette voie et tu finiras comme Nixon. » La différence avec les précédentes crises Trump, c’est que cette fois, la menace vient de l’intérieur. Ce ne sont plus les démocrates qui agitent l’épouvantail de l’impeachment – ce sont ses propres troupes qui affûtent leurs couteaux. Et Trump le sait. Il a dit lui-même aux législateurs républicains que s’ils perdaient les élections de mi-mandat, il serait certainement visé par une nouvelle procédure. Ce qu’il n’a peut-être pas anticipé, c’est que la menace pourrait venir de son propre camp.
Les alternatives à l’impeachment : résolutions et restrictions budgétaires
L’impeachment n’est pas la seule arme dont dispose le Congrès. Le sénateur Tillis a clairement indiqué sa préférence : « Je n’irai pas jusqu’à l’impeachment. Disons qu’il y ait une action cinétique – j’irais immédiatement vers une résolution sur les pouvoirs de guerre. » Cette approche permettrait de couper les vivres à toute opération militaire sans passer par la procédure longue et politiquement coûteuse de la destitution. Le « No Funds for NATO Invasion Act » co-parrainé par Murkowski et Shaheen va dans ce sens : interdire l’utilisation des budgets du Département de la Défense et du Département d’État pour bloquer, occuper, annexer ou mener des opérations militaires contre le Groenland ou tout territoire souverain d’un État membre de l’OTAN. Les deux sénatrices siègent au puissant Comité des appropriations du Sénat, qui contrôle les budgets du Pentagone et du Département d’État.
Le sénateur Ruben Gallego a introduit une résolution dès le 7 janvier pour bloquer toute invasion du Groenland. D’autres initiatives bipartites ont suivi : le « NATO Unity Protection Act » vise spécifiquement à empêcher le président d’utiliser des fonds fédéraux pour violer la souveraineté d’un allié de l’OTAN sans le consentement de cet allié ou l’autorisation du Conseil de l’Atlantique Nord. Ces mécanismes législatifs montrent que le Congrès n’est pas impuissant face aux velléités guerrières du président. Ils montrent aussi que des républicains sont prêts à s’allier avec des démocrates pour contenir Trump. Cette coalition improbable pourrait bien être le dernier rempart contre une catastrophe diplomatique. Car si les mots ne suffisent pas à arrêter Trump, les cordons de la bourse pourraient y parvenir.
Section 4 : Le recul de Trump et ses conséquences
Davos : le grand rétropédalage
Le 21 janvier 2026, au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump a fait ce que beaucoup pensaient impossible : il a reculé. Après des semaines de menaces de plus en plus agressives, le président américain a déclaré qu’il n’utiliserait pas la force militaire pour annexer le Groenland. Selon NBC News, Trump avait demandé au président des chefs d’état-major interarmées, le général Dan Caine, de lui présenter des options et les impacts potentiels d’une intervention militaire. Face aux conclusions, Trump a finalement décidé de ne pas envahir. Ce revirement a été qualifié de « grande reculade » par Reuters. L’agence a rapporté que ce changement de cap faisait suite à la pression de ses propres conseillers qui s’opposaient à une invasion. L’ancien ambassadeur américain à l’OTAN, R. Nicholas Burns, a déclaré que Trump avait « clairement reculé face à une résistance militaire, économique et politique ferme des Européens que l’administration Trump n’avait pas anticipée ».
Mais le recul de Trump ne signifie pas la fin de la crise. Le président n’a pas exclu la « coercition économique » pour obtenir le Groenland. Il a annoncé des taxes de 10% sur les importations de huit nations européennes à partir de février, officiellement en représailles à leur opposition à ses plans sur le Groenland. Les dégâts diplomatiques sont déjà considérables. CNN a rapporté que l’affaire constituait « l’un des épisodes les plus erratiques impliquant un président moderne sur la scène mondiale ». Le supposé « accord » annoncé par Trump après sa rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte ressemble étrangement au statu quo qui existait déjà : maintien de la souveraineté danoise, mise à jour de l’accord de défense de 1951, possibilité pour les États-Unis de créer des bases militaires si l’OTAN le juge nécessaire. En clair, Trump n’a rien obtenu qu’il n’avait déjà. Mais le prix payé en termes de confiance et de crédibilité est immense.
Trump a reculé. Ces trois mots semblaient impensables il y a encore une semaine. L’homme qui ne recule jamais, qui double toujours la mise, qui préfère la destruction à l’humiliation – cet homme a plié. Pas devant les démocrates. Pas devant la presse. Devant son propre parti. Devant ses propres conseillers. Devant la réalité. C’est peut-être le moment le plus révélateur de toute cette crise. Trump peut être arrêté. Trump peut être contenu. Pas par ses ennemis – par ses alliés. La leçon pour les républicains est claire : quand ils se tiennent debout, le président écoute. Quand ils se couchent, le chaos s’installe. La question qui reste : auront-ils le courage de se tenir debout la prochaine fois ?
Les cicatrices durables de la crise
Le recul de Trump n’efface pas les dégâts. La Suède, la Norvège et l’Allemagne ont déployé des troupes au Groenland à la demande du Danemark pour renforcer la sécurité du territoire. Des alliés de l’OTAN qui envoient des soldats pour protéger un autre allié contre… les États-Unis. Cette image restera gravée dans les mémoires des dirigeants européens pour des décennies. Le professeur Stephen Barnes, un juriste américain basé à Oslo, a confié à Euronews que les Américains en Europe ressentent maintenant ce que les Russes ont ressenti après l’invasion de l’Ukraine en 2022 : « une profonde honte et un embarras ». Ces mots, venant d’un Américain, disent tout de l’ampleur du désastre d’image. Les États-Unis, censés être le leader du monde libre, se sont comportés comme la Russie qu’ils condamnent.
Le comportement de Trump en 2025 et 2026 a été décrit comme ayant « endommagé la position des États-Unis dans le monde et la façon dont les alliés perçoivent l’Amérique à long terme ». La confiance, une fois brisée, ne se reconstruit pas en un jour. Les Européens se souviendront que le président américain a menacé de les envahir. Ils se souviendront que seule l’opposition de son propre parti l’a arrêté. Ils ajusteront leurs politiques en conséquence. L’OTAN survivra peut-être à cette crise, mais l’alliance ne sera plus jamais la même. L’idée que les États-Unis sont un partenaire fiable a pris un coup dont elle ne se remettra pas facilement. Et c’est peut-être là le vrai héritage de cette crise : avoir démontré au monde que l’Amérique peut, à tout moment, devenir son propre pire ennemi.
Section 5 : Les implications pour l'avenir politique américain
Trump affaibli face aux midterms
La crise du Groenland intervient dans un contexte politique déjà tendu. Trump a averti les législateurs républicains que s’ils perdent les élections de mi-mandat, il fera certainement face à une nouvelle procédure d’impeachment. Cette prophétie autoréalisatrice pourrait bien se concrétiser, non pas à cause des démocrates, mais à cause de son propre comportement. Les controverses croissantes et les craintes liées aux midterms mettent à rude épreuve les relations entre le Sénat républicain et Trump. Les sénateurs qui doivent se représenter en novembre observent les sondages avec inquiétude. S’associer à un président qui menace d’envahir des alliés n’est pas exactement un argument de campagne gagnant. La stratégie de plusieurs républicains semble être de prendre leurs distances sans rompre complètement – un exercice d’équilibriste de plus en plus difficile.
Don Bacon a annoncé qu’il ne se représenterait pas en novembre. Cette décision lui donne une liberté de parole que d’autres n’ont pas. Mais même des sénateurs en exercice comme Tillis, qui prend sa retraite à la fin de ce Congrès, osent critiquer ouvertement le président. Tillis a dirigé ses critiques vers les conseillers de Trump, notamment Stephen Miller, suggérant que le président reçoit de mauvais conseils. C’est une façon polie de dire que Trump est mal entouré sans attaquer directement le président. D’autres républicains adoptent la même tactique : critiquer la politique sans critiquer l’homme. Cette gymnastique rhétorique montre à quel point le GOP est pris entre deux feux : la nécessité de préserver l’alliance avec Trump et l’impossibilité de soutenir une politique qui viole tout ce que le parti a défendu pendant des décennies.
La fracture idéologique du parti républicain
Ce qui se joue au-delà du Groenland, c’est l’âme même du parti républicain. D’un côté, les traditionalistes comme McConnell qui croient en l’OTAN, en les alliances internationales, en un certain ordre mondial que les États-Unis ont contribué à bâtir. De l’autre, les trumpistes purs et durs qui voient dans ces alliances des contraintes plutôt que des atouts, et qui soutiennent le président quoi qu’il fasse. Ted Cruz reste pratiquement le seul sénateur républicain à avoir soutenu Trump sur le Groenland – et même lui a dû admettre que la force militaire n’était pas une option. Cette solitude de Cruz est révélatrice. Le consensus républicain, pour une fois, n’est pas derrière Trump. Il est contre lui. Cette configuration inédite pose la question de ce qui restera du GOP après Trump.
Les républicains qui s’opposent à Trump prennent un risque calculé. Ils parient que la base du parti, malgré sa loyauté au président, ne soutiendra pas une guerre contre le Danemark. Les sondages leur donnent raison. Mais Trump a prouvé à maintes reprises sa capacité à retourner les situations apparemment perdues. La question qui hante les couloirs du Capitole est simple : que se passera-t-il la prochaine fois que Trump voudra franchir une ligne rouge ? Les républicains auront-ils encore le courage de s’opposer ? Ou auront-ils épuisé leur capital de rébellion sur le Groenland ? L’avenir du parti – et peut-être de la démocratie américaine – dépend de la réponse à cette question.
Conclusion : L'heure des choix pour les républicains
Une victoire à la Pyrrhus pour tous
Trump a reculé sur le Groenland. Les républicains ont montré qu’ils pouvaient lui tenir tête. L’OTAN a survécu. À première vue, tout est bien qui finit bien. Mais regardons de plus près. Les États-Unis ont perdu des mois de capital diplomatique. Les alliés européens ont vu le vrai visage de l’Amérique de Trump. Les républicains ont dû menacer leur propre président d’impeachment pour l’arrêter. Et Trump n’a pas renoncé – il a simplement changé de tactique, passant de la menace militaire à la coercition économique. Personne ne sort vainqueur de cette crise. Tout le monde en sort affaibli. C’est peut-être la définition même d’une victoire à la Pyrrhus : gagner la bataille au prix de tout le reste.
Ce qui restera de cette crise, ce sont les précédents qu’elle a créés. Un président américain peut menacer d’envahir un allié de l’OTAN. Des républicains peuvent menacer leur président d’impeachment. Des coalitions bipartites peuvent se former pour contenir l’exécutif. Des alliés européens peuvent envoyer des troupes pour se protéger des États-Unis. Chacun de ces précédents était impensable il y a quelques années. Chacun est désormais inscrit dans l’histoire. Et chacun pourra être invoqué à l’avenir, dans des circonstances peut-être encore plus graves. La boîte de Pandore est ouverte. On ne la refermera pas.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. Du soulagement, parce que le pire a été évité. De l’inquiétude, parce que le « pire » n’était même pas censé être envisageable. De l’admiration, pour ces quelques républicains qui ont osé dire non. Et de la peur, pour ce qui viendra ensuite. Trump ne change pas. Il s’adapte. Il attend. Il reviendra avec une autre idée folle, une autre menace, une autre ligne rouge à franchir. Et à chaque fois, la question sera la même : y aura-t-il assez de Bacon, de McConnell, de Tillis pour l’arrêter ? Ou serons-nous tous témoins d’un accident que tout le monde voyait venir et que personne n’a su empêcher ? L’histoire du Groenland n’est pas finie. Elle n’est que le premier chapitre d’un livre que personne ne veut lire.
Et maintenant ?
Les prochains mois diront si la rébellion républicaine était un sursaut temporaire ou le début d’une transformation durable. Les midterms de novembre seront le premier test. Si les démocrates reprennent le contrôle de la Chambre, l’impeachment deviendra une quasi-certitude – non pas pour le Groenland, mais pour l’accumulation de toutes les controverses de ce second mandat. Si les républicains conservent leur majorité, la question sera de savoir si les dissidents du Groenland oseront récidiver. Les paris sont ouverts. Ce qui est certain, c’est que le parti républicain ne sera plus jamais le même. La faille qui s’est ouverte ne se refermera pas d’elle-même. Elle grandira ou elle sera colmatée par la force. Mais elle existera. Et elle nous rappellera qu’en démocratie, même le pouvoir le plus absolu a ses limites.
Don Bacon a 62 ans. Il ne se représentera pas. Mais ses mots resteront : « Il y a tellement de républicains en colère à cause de ça. S’il mettait ses menaces à exécution, je pense que ce serait la fin de sa présidence. » Ces mots sont une promesse. Ils sont aussi un avertissement. À Trump. À ses successeurs. À tous ceux qui pensent que le pouvoir ne connaît pas de bornes. L’Amérique, malgré toutes ses failles, conserve des garde-fous. Des hommes et des femmes prêts à dire non. Tant qu’ils existeront, l’espoir aussi existera. Mais l’espoir, lui, ne demande pas de preuves. Il demande du courage.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et politiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements au sein des partis, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos démocraties.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements américain et danois, déclarations publiques des législateurs au Congrès américain, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, TASS).
Sources secondaires : publications spécialisées et médias d’information reconnus internationalement (The Hill, Newsweek, TIME, ABC News, CNN, Euronews, The Daily Beast, Omaha World-Herald).
Les données statistiques citées proviennent de sondages réalisés par des instituts reconnus : Reuters/Ipsos, CNN, YouGov.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques américaines contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires politiques américaines et internationales.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
TASS – Reuters: республиканцы опасаются возможного импичмента Трампу из-за Гренландии – 26 janvier 2026
Reuters/Ipsos – Sondage sur l’opinion américaine concernant le Groenland – 12-13 janvier 2026
CNN – Sondage sur l’opposition américaine à l’acquisition du Groenland – janvier 2026
Sources secondaires
The Hill – Republicans vow to block Donald Trump from seizing Greenland by force – janvier 2026
The Hill – Bacon says he would ‘lean’ toward Trump impeachment if Greenland invaded – janvier 2026
The Hill – Thom Tillis ‘not going to impeachment’ if Donald Trump takes Greenland by force – 20 janvier 2026
Newsweek – Republican Signals Support for Trump Impeachment – janvier 2026
TIME – Republicans Break Ranks With Trump Over Greenland Threats – janvier 2026
Euronews – Greenland invasion could spark US constitutional crisis, experts say – 21 janvier 2026
ABC News – Republicans and Democrats are trying to contain Trump’s Greenland aggression – janvier 2026
The Daily Beast – Republican Rebels Scramble to Stop Trump Seizing Greenland – janvier 2026
Wikipedia – Greenland crisis – mis à jour le 26 janvier 2026
NBC News – Rep. Don Bacon would ‘lean’ toward impeaching Trump if U.S. invades Greenland – 16 janvier 2026
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