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L’armada américaine fonce vers l’Iran pendant que Téhéran brandit la menace d’une guerre totale
Crédit: Adobe Stock

Quand l’Iran a tiré sur ses propres enfants

Tout a commencé à la fin du mois de décembre 2025. Une protestation économique. L’inflation galopante. L’effondrement du rial. Des familles qui n’arrivaient plus à nourrir leurs enfants. Des gens ordinaires — des commerçants, des étudiants, des ouvriers — sont descendus dans la rue pour exiger des comptes. Personne n’imaginait que ce mouvement allait se transformer en la plus grande révolte populaire depuis la révolution de 1979. Personne n’imaginait non plus que la réponse du régime serait aussi sanglante. Les 8 et 9 janvier 2026, les forces de sécurité ont ouvert le feu. Sans sommation. Sans discrimination. Des images vérifiées montrent des Gardiens de la Révolution tirant sur des foules désarmées à Razavi Khorasan. Un témoin médical de Mashhad a raconté : « Dans la nuit du 9 janvier, 150 corps de jeunes manifestants ont été amenés dans un seul hôpital, puis transférés au cimetière Behesht Reza. »

Les autorités iraniennes ont imposé un black-out internet quasi total. Pendant des jours, le pays a été coupé du monde. Mais les images ont fini par filtrer. Des corps alignés dans des morgues débordées. Des familles cherchant leurs proches dans des hôpitaux saturés. Amnesty International a documenté l’utilisation de fusils, de chevrotines métalliques, de canons à eau et de gaz lacrymogène contre des manifestants « largement pacifiques ». Plus de 41 800 personnes ont été arrêtées. Le chef de la justice iranienne a déclaré que les détenus seraient « jugés et exécutés rapidement ». Le Guide suprême Ali Khamenei a reconnu que « des milliers de personnes » avaient été tuées, mais a rejeté la faute sur Donald Trump, qualifiant tous les manifestants de « terroristes » et d’« émeutiers ». La rhétorique du régime est implacable : ceux qui contestent méritent de mourir.

Je me suis arrêté longtemps sur ce témoignage du soignant de Mashhad. 150 corps. En une nuit. Dans un seul hôpital. J’ai essayé de visualiser la scène. Des civières à perte de vue. Des familles qui hurlent. Des médecins impuissants face à l’ampleur du carnage. Et quelque part, un appareil d’État qui a donné l’ordre de tirer. Qui a calculé que ces vies ne valaient rien face à la survie du régime. Je ne sais pas ce qui me révolte le plus : la froideur de ceux qui ont appuyé sur la détente, ou le silence de ceux qui ont détourné le regard.

Les ordres de tir à vue qui ont changé la donne

Selon Fox News, le régime aurait émis des ordres de tir à vue à l’échelle nationale. Le bilan officiel iranien — 3 117 morts, dont 2 427 civils et membres des forces de sécurité — est contesté par toutes les organisations de défense des droits humains. Les estimations indépendantes oscillent entre 6 000 et 36 500 morts. Certains analystes qualifient déjà ces événements de « massacres de 2026 », les plus meurtriers de l’histoire iranienne moderne. Les manifestations ont touché les 31 provinces du pays. À Téhéran seul, au moins 217 personnes auraient péri. Les hôpitaux de la capitale et de Chiraz étaient submergés de blessés, beaucoup présentant des blessures par balles. Ce n’était pas une opération de maintien de l’ordre. C’était une extermination systématique de toute forme de dissidence.

La communauté internationale a réagi avec un mélange d’horreur et d’impuissance. Amnesty International a réclamé une « action diplomatique mondiale » pour mettre fin à l’impunité. Les États-Unis ont choisi une autre voie : la démonstration de force. Donald Trump a averti l’Iran qu’il y aurait de « gros problèmes » si le régime continuait à tuer des manifestants ou relançait son programme nucléaire. La menace était à peine voilée. Et maintenant, avec un groupe aéronaval de combat en position, cette menace prend une dimension terrifiante. Car si Washington décide de frapper, ce ne sera pas une simple opération chirurgicale. Ce sera le début d’une conflagration régionale dont personne ne peut prédire l’issue.

Sources

Sources primaires

CENTCOM (Commandement central américain) – Communiqué sur le déploiement du USS Abraham Lincoln – 26 janvier 2026
Reuters – Déclarations d’un haut responsable iranien sur les menaces contre les bases américaines régionales – Janvier 2026
Nournews – Déclarations du général Mohammad Pakpour sur l’état de préparation des Gardiens de la Révolution – 24 janvier 2026
Maison-Blanche / Air Force One – Déclarations du président Donald Trump sur le déploiement naval – Janvier 2026

Sources secondaires

Washington Post – « Aircraft carrier reaches Middle East, bolstering Iran options for Trump » – 26 janvier 2026
Al Jazeera – « As US ‘armada’ approaches, Iran warns of dire consequences if attacked » – 26 janvier 2026
CBS News – « U.S. carrier strike group enters Middle East region after Iran commander warns U.S. » – 26 janvier 2026
NPR – « At least 6,126 people killed in Iran’s crackdown on nationwide protests » – 27 janvier 2026
Amnesty International – « Iran: Massacre of protesters demands global diplomatic action » – Janvier 2026
Military Times – « US aircraft carrier arrives in Middle East amid Iran tensions » – 26 janvier 2026
Jerusalem Post – « Iran will treat any attack as ‘all-out war’, says senior Iran official » – Janvier 2026
Newsweek – « Houthis claim attacks on U.S. aircraft carrier USS Harry S. Truman » – Janvier 2026
Middle East Eye – « Gulf leaders convinced Trump to go easy on Iran » – Janvier 2026
Channel 13 Israel – Rapport sur le positionnement du USS Abraham Lincoln près de l’Iran – 26 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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