Les exigences territoriales de Moscou
Au cœur de l’impasse, une question de terre. De 5 000 kilomètres carrés exactement. C’est ce qui reste du Donbas sous contrôle ukrainien, la partie de la région de Donetsk que les forces de Zelensky tiennent encore. Poutine veut tout. L’intégralité des oblasts de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Quatre régions que la Russie a annexées en septembre 2022, mais qu’elle ne contrôle pas entièrement. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, l’a répété cette semaine : le retrait des troupes ukrainiennes du Donbas reste une « condition importante ». Pas négociable. Pas flexible. Une exigence pure et dure. « La position de la Russie est bien connue », a-t-il déclaré. « L’Ukraine et les forces armées ukrainiennes doivent quitter le territoire du Donbas et s’en retirer. » Point final.
Face à cette intransigeance, Zelensky campe sur ses positions. Céder à la table des négociations ce que ses soldats défendent sur le terrain ? Jamais. « Dans leurs rêves rouillés, ils veulent que nous n’existions plus sur le territoire de notre propre pays », a-t-il lancé. « Nous avons notre propre terre, notre propre intégrité territoriale, notre propre État et nos propres intérêts. Nous agirons conformément aux intérêts de l’Ukraine. » La constitution ukrainienne est claire : toute cession de territoire doit être approuvée par référendum national. Zelensky a évoqué la possibilité d’un tel vote, mais uniquement après un cessez-le-feu réel d’au moins 60 jours. Autant dire que la route est encore longue. Les États-Unis ont suggéré de transformer la zone contestée en « zone économique libre ». Un compromis qui ne satisfait personne vraiment. Kyiv veut que cette zone démilitarisée reste sous administration ukrainienne. Moscou veut y déployer sa garde nationale et sa police. Le fossé reste béant.
On parle de « compromis », de « zones économiques libres », de « paramètres de paix ». Des mots lisses, des formules diplomatiques. Mais derrière ces termes aseptisés, il y a des vies. Des millions d’Ukrainiens qui vivent dans ces régions contestées. Des gens qui se demandent chaque matin s’ils seront encore chez eux demain. S’ils auront encore un pays à appeler le leur. On négocie leur sort dans des salons climatisés d’Abu Dhabi, pendant qu’eux gèlent dans des appartements sans chauffage. Il y a quelque chose d’obscène dans ce décalage. Quelque chose qui me noue l’estomac.
Le plan de paix en 20 points : 90 % d’accord, 100 % de blocage
Selon des sources occidentales et ukrainiennes, un accord de paix serait « complet à 90 % ». Les négociations de décembre 2025 en Floride et de janvier 2026 à Paris auraient permis d’avancer sur la majorité des points. Mais ce sont les 10 % restants qui bloquent tout. Et ces 10 %, c’est la question territoriale. Le point « le plus difficile » selon Zelensky lui-même. Le plan en 20 points prévoit un gel des lignes de front actuelles à travers les régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Pour que l’accord entre en vigueur, la Russie devrait retirer ses troupes de quatre régions ukrainiennes. C’est là que le bât blesse. Poutine n’a aucune intention de reculer. Au contraire, il veut avancer. Prendre ce qu’il n’a pas encore pris.
Les garanties de sécurité constituent un autre point de friction majeur. Le Royaume-Uni et la France ont proposé d’installer des « hubs militaires » en Ukraine dans le cadre d’un accord de paix. L’idée : déployer des troupes européennes pour garantir la sécurité de Kyiv après un éventuel cessez-le-feu. La réaction du Kremlin a été immédiate et violente. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié ces propositions de « dangereuses » et « destructrices », les décrivant comme un « véritable axe de guerre ». Plus inquiétant encore, elle a averti que « toutes ces unités et installations seront considérées comme des cibles militaires légitimes pour les forces armées russes ». En clair : si des soldats européens mettent le pied en Ukraine, ils deviennent des cibles. Le message ne pourrait être plus limpide.
L'offensive diplomatique russe : entre paroles et missiles
La stratégie de la main tendue armée
Moscou affirme rester « ouvert au dialogue ». C’est le leitmotiv répété par Polishchuk et ses collègues. La Russie « apprécie les initiatives de paix » proposées par la Chine, le Brésil, les États-Unis, les États africains et arabes. Elle est « reconnaissante envers tous ceux qui fournissent une plateforme et une médiation », notamment la Biélorussie, la Turquie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Vatican. Une diplomatie tous azimuts, en apparence. Mais derrière cette façade de bonne volonté, la réalité est tout autre. Les positions russes n’ont pas bougé d’un iota depuis les exigences formulées par Poutine en juin 2024. Retrait ukrainien du Donbas. Reconnaissance de l’annexion des quatre régions. Neutralité de l’Ukraine. Abandon de toute perspective d’adhésion à l’OTAN. Ce sont les mêmes demandes, répétées en boucle, habillées différemment selon les interlocuteurs.
Les pourparlers d’Istanbul, suspendus par l’Ukraine en novembre 2025, avaient tout de même permis quelques avancées concrètes. Des échanges de prisonniers ont eu lieu. Des corps de soldats décédés ont été transférés. Des mémorandums de règlement ont été échangés. Ce n’était pas rien. Mais Kyiv a fini par jeter l’éponge, estimant que ces discussions ne menaient nulle part. Les explications ukrainiennes « sonnent tirées par les cheveux », selon Polishchuk. Peut-être. Ou peut-être que l’Ukraine a simplement compris qu’elle négociait avec un partenaire qui n’avait aucune intention de faire la moindre concession substantielle. Trois rounds de discussions directes pour arriver à quoi ? À des échanges de cadavres et à des propositions russes inchangées. On comprend la lassitude ukrainienne.
« La balle est dans le camp de l’Ukraine. » Cette phrase de Polishchuk me reste en travers de la gorge. La balle ? C’est plutôt des missiles, des drones, des bombes. Des milliers de projectiles qui pleuvent sur les villes ukrainiennes chaque semaine. La balle, elle est dans les ruines de Kharkiv, dans les décombres de Kyiv, dans les tombes de Marioupol. Et on ose parler de balle dans le camp ukrainien ? Il y a des limites au cynisme. Ou peut-être pas. Peut-être que dans ce monde-là, celui de la diplomatie de guerre, tout est permis. Même le mensonge le plus éhonté.
Le scepticisme ukrainien face aux promesses de paix
Du côté ukrainien, l’enthousiasme est mesuré. Pour ne pas dire inexistant. Igor Novikov, ancien conseiller de Zelensky, résume l’état d’esprit général : « Je ne pense pas que la guerre se termine demain. Toute conversation pour mettre fin à la guerre vaut mieux que le silence, mais je ne suis pas optimiste à court terme. » Un euphémisme. Oleksandr Khara, directeur du Centre des stratégies de défense à Kyiv, va plus loin. Il qualifie les pourparlers d’Abu Dhabi de non-événement, estimant que de « vraies négociations » nécessiteraient une volonté russe authentique de négocier. Or cette volonté n’existe pas, selon lui. La Russie se perçoit en position de force. Elle n’a aucune raison de changer de cap. Les sanctions occidentales ? Contournées. L’isolement diplomatique ? Relatif. L’économie de guerre ? En marche. Pourquoi Poutine ferait-il des concessions alors qu’il pense pouvoir gagner militairement ?
Cette analyse est partagée par de nombreux experts. L’Atlantic Council a publié une note cinglante affirmant que « Poutine ne peut accepter aucun accord de paix qui garantirait l’existence de l’État ukrainien ». La phrase est lourde de sens. Elle suggère que le problème n’est pas tel ou tel point de négociation, tel ou tel kilomètre carré de territoire. Le problème, c’est l’existence même d’une Ukraine souveraine et indépendante. Dans cette optique, toute négociation est vouée à l’échec. Car ce que veut Moscou, ce n’est pas un compromis. C’est une capitulation. Et cette capitulation, l’Ukraine n’est pas prête à la signer. Pas aujourd’hui. Pas demain. Pas tant que ses soldats tiennent encore les lignes.
Le coût humain : les chiffres qui donnent le vertige
Quatre ans de guerre, des centaines de milliers de vies brisées
Pendant que les diplomates échangent des communiqués et des « propositions constructives », les gens meurent. Les chiffres sont vertigineux. Selon un rapport cité par Bloomberg, les frappes russes ont tué environ 15 000 civils et blessé plus de 40 000 depuis le début de l’invasion en février 2022. Pour la seule année 2025, le bilan s’élève à au moins 2 514 civils tués et 12 142 blessés. Une augmentation de 31 % par rapport à 2024. Et 97 % de ces victimes sont tombées dans les territoires contrôlés par le gouvernement ukrainien, frappés par les forces russes. Côté militaire, les pertes sont encore plus effroyables. L’ancien directeur de la CIA, William Burns, estimait en janvier 2026 les pertes russes à environ 1,1 million de victimes. Le président Trump avait évoqué 400 000 morts et blessés côté ukrainien en décembre 2024. Des chiffres impossibles à vérifier avec précision, mais qui donnent la mesure du carnage.
Sur le terrain, la situation humanitaire est catastrophique. La campagne de frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes a laissé des millions de personnes sans électricité ni chauffage en plein hiver. Le 13 janvier 2026, une attaque massive impliquant 293 drones et 18 missiles a frappé des infrastructures critiques à Kyiv, Zaporijjia, Odessa, Soumy, Kharkiv et Donetsk. Des centaines de milliers de foyers se sont retrouvés sans électricité alors que les températures tombaient à -15°C. À Kharkiv, une frappe sur un dépôt postal a tué quatre personnes. Quatre vies fauchées pendant qu’on parlait de « cessez-le-feu » et de « centres de surveillance bilatéraux ». L’Institute for the Study of War estime que la campagne de frappes russes est sur le point de couper le réseau électrique ukrainien en deux, est-ouest. La capacité de production d’énergie de l’Ukraine est passée de 33,7 GW au début de l’invasion à environ 14 GW aujourd’hui. Moins de la moitié.
Un million de victimes. Je relis ce chiffre et je n’arrive pas à le conceptualiser. Un million. C’est une ville entière qui disparaît. C’est plus que la population de plusieurs capitales européennes. Un million de fils, de frères, de pères, de mères. Un million de chaises vides autour de tables familiales. Un million de « je t’aime » qui ne seront jamais prononcés. Et pendant ce temps, on débat de « zones économiques libres » et de « paramètres de règlement ». Il y a quelque chose de profondément indécent dans ce décalage entre le langage feutré de la diplomatie et la réalité sanglante du terrain.
La nuit du 24 janvier : négocier sous les bombes
La nuit du 24 janvier 2026 restera comme un symbole parfait du cynisme de cette guerre. Pendant que les délégations se réunissaient à Abu Dhabi, la Russie lançait l’une de ses plus importantes salves de l’année. 375 drones. 21 missiles. Ciblant une fois de plus les infrastructures énergétiques. Au moins une personne a été tuée et plus de 30 blessées rien qu’à Kyiv. Des quartiers entiers se sont retrouvés plongés dans le noir et le froid. C’est dans ce contexte que la Russie ose accuser l’Ukraine de « ne pas répondre » à ses propositions de dialogue. L’ironie serait comique si elle n’était pas tragique. Comment répondre à des propositions de paix quand celui qui les formule vous bombarde en même temps ? Quelle confiance accorder à un interlocuteur qui négocie le jour et tue la nuit ?
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a parfaitement résumé la situation : les missiles russes n’ont pas seulement frappé les civils ukrainiens, ils ont frappé la table des négociations elle-même. C’est toute la stratégie russe qui se révèle dans cette juxtaposition. Négocier en position de force. Maintenir la pression militaire pour arracher des concessions. Ne jamais laisser l’adversaire respirer. Les pourparlers ne sont pas une alternative à la guerre pour Moscou. Ils sont un prolongement de la guerre par d’autres moyens. Une arme de plus dans l’arsenal. Et tant que cette logique prévaudra, tant que la Russie considérera les négociations comme un outil de pression plutôt qu’une voie vers la paix, aucun accord durable ne sera possible.
Les États-Unis entre deux feux : la médiation impossible
Trump, Witkoff et Kushner : les nouveaux faiseurs de paix ?
L’administration Trump s’est lancée dans une offensive diplomatique tous azimuts pour mettre fin au conflit. Ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, multiplient les allers-retours entre Washington, Moscou et Kyiv. Avant les pourparlers d’Abu Dhabi, Witkoff a passé des heures en discussions marathon au Kremlin avec Vladimir Poutine. À Davos, il a déclaré que les négociations en étaient « à un seul point » de blocage. Ce point, c’est évidemment la question territoriale. Witkoff a qualifié les pourparlers de « très constructifs » et promis qu’ils se poursuivraient la semaine suivante. L’optimisme américain tranche avec le scepticisme européen et ukrainien. Mais peut-être est-ce le rôle des médiateurs d’afficher de l’optimisme, même quand la situation semble désespérée.
La question qui se pose est celle de la pression que Washington est prête à exercer sur les deux parties. Jusqu’ici, les États-Unis ont maintenu leur soutien militaire et financier à l’Ukraine, tout en poussant Kyiv vers la table des négociations. Mais la patience américaine n’est pas infinie. Trump a fait de la fin de cette guerre une priorité de sa nouvelle présidence. Et si Zelensky refuse des compromis jugés raisonnables par Washington ? Et si l’Ukraine est perçue comme l’obstacle à la paix ? Le risque d’un découplage américano-ukrainien existe. Il serait catastrophique pour Kyiv, qui dépend massivement de l’aide américaine pour maintenir son effort de guerre. C’est sans doute sur ce levier que mise Moscou. Jouer la montre. Épuiser la patience occidentale. Attendre que le soutien à l’Ukraine s’érode.
En écrivant ces lignes, je me demande si la paix est seulement possible. Pas la paix des cimetières, celle que Poutine impose par la force. Mais une vraie paix. Une paix juste. Une paix qui ne récompense pas l’agresseur. Qui ne punit pas la victime. Qui ne transforme pas des millions d’Ukrainiens en citoyens de seconde zone sur leur propre terre. Cette paix-là existe-t-elle quelque part dans les scénarios des négociateurs ? Ou bien ne négocie-t-on que les modalités de la capitulation ? Je n’ai pas de réponse. Personne n’en a. Mais la question me hante. Elle devrait tous nous hanter.
L’Europe en retrait, l’Ukraine en première ligne
Pendant que les États-Unis jouent les médiateurs, l’Europe semble reléguée au second plan. Zelensky s’est rendu en Lituanie le 25 janvier pour rencontrer le président Gitanas Nausėda et le président polonais Karol Nawrocki. L’objectif : obtenir une aide militaire et humanitaire supplémentaire, et s’assurer du soutien diplomatique européen pour les négociations en cours. Car Kyiv craint d’être lâchée par ses alliés. D’être poussée vers un accord défavorable sous la pression américaine. Les propositions britanniques et françaises de déployer des troupes en Ukraine montrent que certains en Europe prennent la mesure du danger. Mais ces propositions ont été immédiatement torpillées par Moscou. Le Kremlin a clairement indiqué qu’il considérerait tout déploiement européen comme une cible légitime. Le message est reçu.
L’Ukraine se retrouve donc dans une position intenable. Négocier avec un adversaire qui refuse tout compromis substantiel. Dépendre d’alliés dont le soutien pourrait vaciller. Subir des bombardements quotidiens qui détruisent ses infrastructures vitales. Et malgré tout, continuer à se battre. Continuer à espérer. Zelensky l’a dit et répété : il n’abandonnera pas le territoire que ses soldats défendent. Il ne signera pas un accord qui récompenserait l’agression. Mais combien de temps cette position peut-elle tenir ? Combien de temps l’Ukraine peut-elle résister à la pression militaire russe et à la pression diplomatique occidentale ? Personne ne le sait. Ce qu’on sait, c’est que chaque jour qui passe apporte son lot de morts, de destruction, de souffrance. Et que les « propositions constructives » de Moscou ne changeront rien à cette réalité.
Conclusion : L'art de la guerre diplomatique
Un dialogue de sourds sous les bombes
La déclaration du ministère russe des Affaires étrangères accusant l’Ukraine d’ignorer ses propositions de dialogue illustre parfaitement la nature de ce conflit. Ce n’est pas seulement une guerre de territoires. C’est une guerre de narratifs. Une bataille pour l’opinion publique mondiale. Moscou veut apparaître comme la partie raisonnable, celle qui tend la main pendant que l’autre la refuse. Peu importe que cette main tienne un missile. Peu importe que les « propositions » russes reviennent à exiger une capitulation ukrainienne. L’important, c’est le récit. L’important, c’est de pouvoir dire : « Nous avons essayé, c’est l’autre qui ne veut pas. » Et ce récit, aussi grossier soit-il, trouve des oreilles complaisantes. Des médias relaient. Des commentateurs reprennent. Le doute s’installe.
Pourtant, les faits sont têtus. Depuis juillet 2025, la Russie n’a fait aucune concession substantielle. Ses exigences territoriales restent inchangées. Sa campagne de bombardement s’intensifie. Ses troupes continuent d’avancer dans le Donbas. En face, l’Ukraine résiste. Elle négocie quand elle le peut. Elle accepte les médiations. Elle participe aux pourparlers. Mais elle refuse de signer un accord qui la mutilerait. Qui la priverait de 20 % de son territoire. Qui ferait de millions de ses citoyens des sujets d’un État qui les bombarde depuis quatre ans. Est-ce de l’obstruction ? Ou est-ce simplement de la survie ? La réponse dépend du camp où l’on se place. Mais une chose est certaine : tant que Moscou bombardera l’Ukraine pendant les négociations, aucune paix durable ne sera possible. La confiance se construit. Elle ne se bombarde pas.
Et maintenant ?
Les prochains jours seront décisifs. La nouvelle session de pourparlers prévue le 1er février à Abu Dhabi permettra peut-être d’avancer sur certains points. Ou peut-être pas. Les positions semblent tellement éloignées qu’un compromis paraît illusoire. Poutine veut le Donbas. Zelensky refuse de le céder. Entre les deux, des milliers de kilomètres carrés de terre disputée. Des millions de vies en suspens. Des infrastructures en ruines. Un hiver glacial. Et des missiles qui continuent de tomber. La « balle » dont parle Polishchuk n’est pas dans le camp ukrainien. Elle est partout. Dans les décombres des immeubles de Kyiv. Dans les tranchées du Donbas. Dans les salons feutrés d’Abu Dhabi. Elle rebondit entre les murs de ce labyrinthe diplomatique dont personne ne semble trouver la sortie.
L’Ukraine ignore-t-elle les propositions russes ? Peut-être. Ou peut-être refuse-t-elle simplement de se soumettre à des ultimatums déguisés en « propositions ». L’histoire jugera. En attendant, les gens meurent. Les familles gèlent. Les villes brûlent. Et les diplomates parlent de « progrès constructifs » et de « centres de surveillance bilatéraux ». C’est le ballet absurde de cette guerre. Un ballet macabre où les mots masquent les bombes, où les négociations couvrent les frappes, où la main tendue cache le poing fermé. Quelque part à Kyiv, cette nuit, une mère serre son enfant contre elle dans un appartement sans chauffage. Elle n’a pas d’opinion sur les « propositions » de Moscou. Elle veut juste que les missiles s’arrêtent. Elle veut juste la paix. Une vraie paix. Pas celle des communiqués. Celle du silence. Du silence qui ne serait plus brisé par les sirènes.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements diplomatiques, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels du ministère russe des Affaires étrangères, déclarations publiques des dirigeants politiques ukrainiens et russes, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : Al Jazeera, NBC News, Euronews, ABC News, CBS News, CNBC, NPR, The Moscow Times, Kyiv Independent, Atlantic Council, Institute for the Study of War, Russia Matters.
Les données statistiques concernant les victimes civiles et militaires proviennent de sources institutionnelles et d’estimations d’experts reconnus, notamment l’ONU, des rapports gouvernementaux européens cités par Bloomberg, et des déclarations d’anciens responsables du renseignement américain.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les déclarations des parties impliquées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Sputnik Globe – Ukraine Ignores Russia’s Proposals for Talks — Russian Foreign Ministry – 25 janvier 2026
Déclaration d’Alexeï Polishchuk – Ministère russe des Affaires étrangères – 25 janvier 2026
Déclaration de Dmitri Peskov – Porte-parole du Kremlin – janvier 2026
Déclaration d’Andrii Sybiha – Ministre ukrainien des Affaires étrangères – 24 janvier 2026
Sources secondaires
Al Jazeera – Ukraine, Russia, US to meet for first trilateral talks to end war – 22 janvier 2026
Euronews – Abu Dhabi hosts Russia-Ukraine peace talks, with territorial issues a priority – 24 janvier 2026
NBC News – Russia, Ukraine to hold trilateral peace talks with U.S. for first time – janvier 2026
CBS News – Trilateral peace talks concluded constructively, Ukraine’s Zelenskyy says – janvier 2026
CNBC – U.S.-brokered peace talks break off without a deal after overnight Russian bombardment – 24 janvier 2026
UN News – Ukraine: Massive overnight attack leaves millions in the dark – janvier 2026
Atlantic Council – Putin cannot accept any peace deal that secures Ukrainian statehood – janvier 2026
Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 14, 2026 – 14 janvier 2026
Kyiv Independent – At least 4 killed, 25 injured as Russian strikes hit Kyiv – janvier 2026
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