Plus de 6 000 morts en moins d’un mois
Les chiffres sont vertigineux. Selon Iran Human Rights et d’autres organisations de défense des droits humains, au moins 6 126 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations. Parmi elles, 5 777 manifestants, 86 enfants, 49 civils qui ne participaient même pas aux protestations. Six mille cent vingt-six. Ce n’est pas un chiffre. Ce sont des vies. Des prénoms. Des familles brisées. Des rêves éteints. Le régime iranien, lui, reconnaît 3 117 morts. Même en prenant ce chiffre — qui est très probablement sous-estimé —, on parle d’un massacre. D’une tuerie de masse organisée, méthodique, systématique.
Certaines sources vont encore plus loin. Le 25 janvier, le magazine Time rapportait qu’une liste spécifique recensait 30 304 décès liés aux protestations enregistrés dans les hôpitaux civils pour les seules journées des 8 et 9 janvier. Iran International estimait le bilan total à plus de 36 500 morts. Des chiffres difficiles à vérifier de manière indépendante, car le régime iranien a imposé une coupure quasi totale d’Internet. Mais une chose est certaine : ce qui se passe en Iran relève de ce que Wikipédia qualifie déjà de « massacres de 2026 » — l’un des plus grands bains de sang de l’histoire moderne du pays.
Je me suis arrêté sur ce chiffre. 6 126. J’ai essayé de le visualiser. Six mille personnes, c’est un stade de football presque plein. Six mille personnes qui respiraient, qui aimaient, qui espéraient. Et qui ne sont plus là. Parce qu’elles ont osé dire non. Parce qu’elles ont osé rêver d’un pays différent. Et quelque part, dans un bureau climatisé de Téhéran, quelqu’un a donné l’ordre de tirer. De tuer. D’écraser. Comment un être humain peut-il prendre cette décision ? Comment un régime peut-il déclarer la guerre à son propre peuple ? Ces questions me hantent. Et je n’ai pas de réponse.
Les arrestations et la menace des exécutions
Au-delà des morts, il y a les survivants. Ceux qui ont été arrêtés, jetés en prison, torturés. Plus de 41 800 personnes ont été détenues selon les organisations de droits humains. Quarante et un mille huit cents. Des hommes, des femmes, des adolescents, arrachés à leurs familles, enfermés dans des cellules surpeuplées, soumis à des interrogatoires brutaux. Et au-dessus de leur tête plane la menace ultime : la potence. Le 13 janvier, le bureau du procureur de Téhéran a annoncé qu’un nombre indéterminé de manifestants seraient inculpés de « moharebeh » — « guerre contre Dieu » —, un crime passible de la peine de mort en Iran.
Entre le 5 et le 14 janvier, au moins 52 exécutions ont été confirmées par le groupe de défense des droits HRANA. Cinquante-deux pendaisons en dix jours. Et le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni-Ejei, a laissé entendre que ce n’était qu’un début. Des procès expéditifs, des verdicts prérédigés, des cordes déjà prêtes. C’est dans ce contexte que Donald Trump a lancé son avertissement : « J’ai dit : si vous pendez ces gens, vous allez être frappés plus durement que vous ne l’avez jamais été. » Une menace directe, personnelle, qui lie le sort des prisonniers politiques iraniens à l’action militaire américaine.
L'armada américaine : anatomie d'une force de frappe
L’USS Abraham Lincoln, fer de lance de la puissance navale
L’USS Abraham Lincoln (CVN-72) n’est pas un simple navire. C’est une ville flottante. Un aéroport mobile. Une base militaire capable de projeter la puissance américaine à des milliers de kilomètres de ses côtes. Cinquième porte-avions de classe Nimitz, il mesure 333 mètres de long — plus de trois terrains de football. Sa propulsion nucléaire lui permet de naviguer pendant des années sans ravitaillement en carburant. À son bord : le Carrier Air Wing Nine, un escadron aérien composé de chasseurs F/A-18 Super Hornet, d’avions de guerre électronique EA-18G Growler, d’hélicoptères et d’avions de surveillance. En quelques heures, ces appareils peuvent frapper n’importe quelle cible dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres.
Le Lincoln a quitté la mer de Chine méridionale il y a plus d’une semaine pour mettre le cap sur le Moyen-Orient. Il a franchi le détroit de Malacca le 19 janvier, accompagné de ses trois destroyers d’escorte. Ces navires — équipés du système de combat Aegis — forment un bouclier antimissile capable d’intercepter des missiles balistiques et des missiles de croisière. Mais ils sont aussi offensifs : leurs lanceurs verticaux peuvent propulser des dizaines de missiles Tomahawk vers des cibles terrestres. La combinaison du porte-avions et de ses escorteurs crée ce que les stratèges militaires appellent une « bulle de puissance » — une zone où la supériorité américaine est totale, absolue, écrasante.
Un déploiement qui change la donne régionale
Ce déploiement marque un tournant. Depuis octobre 2025, aucun porte-avions américain n’était présent au Moyen-Orient. L’USS Gerald R. Ford avait été redirigé vers les Caraïbes, laissant un vide stratégique dans la région. Ce vide est désormais comblé — et de quelle manière. L’arrivée du Lincoln ajoute des milliers de militaires américains au dispositif déjà en place. Et ce n’est peut-être qu’un début : selon des sources militaires, un autre porte-avions, l’USS George H.W. Bush, pourrait être déployé dans les prochains mois.
Pour l’Iran, c’est un rappel brutal de sa vulnérabilité. En juin 2025, les États-Unis s’étaient joints à la guerre de douze jours entre Israël et l’Iran, frappant trois sites nucléaires iraniens. Cette opération avait démontré la capacité de Washington à atteindre des cibles hautement protégées sur le sol iranien. Aujourd’hui, avec une armada positionnée aux portes du golfe Persique, cette capacité est décuplée. Les généraux iraniens le savent. Les mollahs le savent. Et c’est précisément l’effet recherché.
Il y a quelque chose de vertigineux dans cette démonstration de force. Un seul de ces porte-avions représente plus de puissance militaire que la plupart des pays du monde. Et il y en a onze dans la flotte américaine. Onze. Quand je regarde les photos de l’USS Abraham Lincoln fendant les eaux, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces manifestants iraniens qui affrontent les miliciens avec leurs mains nues. D’un côté, la technologie la plus avancée au monde. De l’autre, le courage brut de gens qui n’ont rien à perdre. Et entre les deux, des calculs géopolitiques, des intérêts pétroliers, des jeux de pouvoir. Le monde est cruel. Et parfois, il est simplement absurde.
La réponse iranienne : bravade et menaces
Téhéran défie Washington
Face à l’armada américaine, le régime iranien adopte une posture de défi. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti dans le Wall Street Journal que Téhéran « ripostera avec tout ce que nous avons » en cas d’attaque. Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a minimisé l’arrivée des navires américains : « L’arrivée d’un ou plusieurs navires de guerre n’affecte pas la détermination défensive de l’Iran. » Des mots forts, presque bravaches. Mais derrière cette façade de confiance, les dirigeants iraniens savent qu’ils jouent avec le feu.
Les menaces iraniennes ne sont pas que des paroles en l’air. Ali Abdollahi Aliabadi, un responsable iranien, a averti que toute frappe militaire sur l’Iran transformerait toutes les bases américaines de la région en « cibles légitimes ». Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Irak, Jordanie — tous ces pays abritent des installations militaires américaines. Le général Mohammad Pakpour a déclaré que l’Iran est « plus prêt que jamais, le doigt sur la gâchette ». Et selon les services de renseignement, les capacités missilières iraniennes se sont considérablement renforcées depuis la guerre de juin 2025.
La menace des drones et des missiles
Les experts militaires ne prennent pas ces menaces à la légère. L’Iran dispose d’un arsenal de drones considérable — des Shahed-136 qui ont fait leurs preuves en Ukraine aux Mohajer plus sophistiqués. Ces drones kamikazes, lancés en essaims, peuvent saturer les défenses même les plus avancées. Un expert en défense cité par Fox News a qualifié ces essaims de « menace crédible » pour le groupe aéronaval du Lincoln. Même si les destroyers Aegis peuvent intercepter des missiles balistiques, ils pourraient être débordés par des vagues de petits drones explosifs arrivant de toutes les directions.
L’Iran possède également des missiles balistiques à moyenne portée capables d’atteindre n’importe quel point du golfe Persique. Les Fateh-110, les Zolfaghar, les Emad — autant de vecteurs qui peuvent frapper les navires américains, les bases au Koweït ou au Bahreïn, les installations pétrolières saoudiennes. Une escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran ne serait pas une promenade de santé pour Washington. Elle serait coûteuse, sanglante, et ses répercussions se feraient sentir bien au-delà de la région.
Les alliés arabes entre deux feux
Le Golfe pris en étau
Les monarchies du Golfe observent cette montée des tensions avec une inquiétude croissante. Selon des responsables régionaux, les pays arabes alliés des États-Unis ont fait pression sur Trump pour qu’il évite une frappe militaire. Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït, Bahreïn — tous ces pays ont des intérêts vitaux à préserver la stabilité régionale. Une guerre ouverte entre Washington et Téhéran les mettrait en première ligne. Leurs infrastructures pétrolières, leurs villes, leurs populations seraient exposées aux représailles iraniennes.
Le détroit d’Ormuz est le point de passage obligé pour environ 20 % du pétrole mondial. Si ce goulet d’étranglement était bloqué — par des mines, des missiles ou des navires coulés —, les prix du pétrole exploseraient, l’économie mondiale vacillerait. Les dirigeants du Golfe le savent mieux que quiconque. Ils veulent que l’Iran cesse sa répression. Ils veulent que le régime des mollahs s’assouplisse. Mais ils ne veulent pas d’une guerre totale qui transformerait leur région en champ de bataille.
C’est le paradoxe de cette situation. Les pays du Golfe détestent le régime iranien. Ils le craignent. Ils aimeraient le voir tomber. Mais pas au prix d’une guerre qui les emporterait avec lui. Alors ils marchent sur des œufs. Ils accueillent les bases américaines, mais ils supplient Washington de ne pas s’en servir. Ils condamnent la répression iranienne, mais ils redoutent les conséquences d’une intervention. C’est tout l’art de la géopolitique au Moyen-Orient : naviguer entre des intérêts contradictoires, éviter l’embrasement, gagner du temps. Mais le temps, justement, est en train de s’écouler. Et personne ne sait combien il en reste.
Des navires iraniens près des eaux émiraties
Signe de la tension qui règne dans la région, des navires iraniens ont été repérés près des eaux territoriales des Émirats arabes unis. Une provocation délibérée ? Une démonstration de force ? Un avertissement aux monarchies du Golfe qui hébergent les forces américaines ? Probablement les trois à la fois. L’Iran veut montrer qu’il peut frapper partout, qu’aucun de ses voisins n’est à l’abri. C’est une stratégie de dissuasion asymétrique : « Si vous nous attaquez, tout le monde souffrira. »
Cette présence navale iranienne complique les calculs de Washington. Une frappe américaine sur l’Iran pourrait déclencher des attaques contre les navires commerciaux dans le golfe Persique, une campagne de missiles contre les installations pétrolières saoudiennes, des actions de déstabilisation au Liban, en Irak, au Yémen via les proxies iraniens. Le Hezbollah, les milices chiites irakiennes, les Houthis — tous ces groupes sont des instruments de la stratégie régionale iranienne. Et ils pourraient être activés en cas de conflit ouvert.
Trump et l'Iran : une histoire de confrontation
De l’accord nucléaire à la pression maximale
Pour comprendre cette crise, il faut remonter dans le temps. En 2018, lors de son premier mandat, Donald Trump avait retiré les États-Unis de l’accord nucléaire iranien (JCPOA) négocié par l’administration Obama. Il avait ensuite imposé des sanctions économiques dévastatrices contre Téhéran — une stratégie de « pression maximale » censée forcer le régime à négocier un meilleur accord. Le résultat ? L’économie iranienne s’est effondrée, le rial a perdu l’essentiel de sa valeur, l’inflation a explosé. Mais le régime n’a pas cédé. Il a, au contraire, accéléré son programme nucléaire.
Aujourd’hui, de retour à la Maison-Blanche, Trump reprend cette confrontation là où il l’avait laissée. Mais le contexte a changé. Les manifestations qui secouent l’Iran offrent une opportunité unique. Le régime des mollahs est affaibli, contesté de l’intérieur, isolé sur la scène internationale. Trump semble vouloir profiter de cette faiblesse pour accentuer la pression. L’armada qu’il déploie n’est pas seulement destinée à dissuader Téhéran. Elle est aussi un signal envoyé aux Iraniens eux-mêmes : « Continuez à vous battre. L’Amérique est avec vous. »
La ligne rouge des exécutions
Trump a été explicite sur ce point. Les exécutions massives de manifestants constitueraient une ligne rouge. « Si vous pendez ces gens, vous allez être frappés plus durement que vous ne l’avez jamais été », a-t-il averti. Cette menace lie directement le sort des prisonniers politiques iraniens à une possible action militaire américaine. C’est une forme de diplomatie coercitive inédite : utiliser la menace de la force pour protéger des civils dans un pays tiers.
Mais Trump a également semblé reculer sur ce point. Il a affirmé que l’Iran avait suspendu la pendaison de 800 manifestants détenus. Une affirmation que le procureur général iranien a qualifiée de « complètement fausse ». Qui dit vrai ? Difficile à savoir. Ce qui est certain, c’est que les exécutions continuent. Et que la pression américaine, pour l’instant, n’a pas suffi à les arrêter.
Il y a quelque chose de dérangeant dans cette situation. D’un côté, je ne peux qu’applaudir l’idée d’utiliser la puissance américaine pour protéger des innocents. De l’autre, je me demande si c’est vraiment l’objectif. Trump a-t-il vraiment à cœur le sort des manifestants iraniens ? Ou utilise-t-il leur tragédie comme prétexte pour d’autres objectifs géopolitiques ? Je ne connais pas la réponse. Peut-être que les deux sont vrais en même temps. Peut-être que la politique internationale est toujours un mélange d’idéalisme et de cynisme. Ce que je sais, c’est que des gens meurent. Et que personne ne semble avoir de solution pour arrêter ça.
Les scénarios possibles : entre négociation et confrontation
L’option militaire sur la table
Que peut-il se passer maintenant ? Le premier scénario — le plus redouté — est une frappe militaire américaine. Les cibles potentielles sont nombreuses : sites nucléaires, bases militaires, centres de commandement, infrastructures des Gardiens de la révolution. En juin 2025, les États-Unis ont déjà démontré leur capacité à frapper des installations nucléaires hautement protégées. Avec l’armada actuellement déployée, cette capacité est encore renforcée. Les Tomahawk des destroyers, les chasseurs F/A-18 du porte-avions, les bombardiers B-2 basés à Diego Garcia — tout cet arsenal pourrait être déchaîné en quelques heures.
Mais une frappe aurait des conséquences imprévisibles. L’Iran riposterait, c’est certain. Contre les bases américaines, contre les alliés du Golfe, contre Israël. Le Hezbollah pourrait ouvrir un front au Liban. Les Houthis pourraient intensifier leurs attaques en mer Rouge. Le prix du pétrole s’envolerait. Les marchés financiers s’effondreraient. Une guerre régionale pourrait s’embraser, avec des conséquences mondiales. C’est pourquoi les conseillers de Trump — comme les alliés du Golfe — poussent probablement pour la retenue.
La pression sans la frappe
Le deuxième scénario est celui que Trump semble privilégier pour l’instant : maintenir la pression sans passer à l’action militaire. L’armada reste en place, visible, menaçante. Les sanctions économiques continuent d’étrangler l’économie iranienne. Les déclarations de Trump entretiennent l’incertitude. Et le régime des mollahs doit gérer simultanément une révolte populaire, une économie en ruine et une menace militaire extérieure.
Cette stratégie a ses limites. Si le régime iranien ne cède pas — et il semble déterminé à ne pas céder —, Trump se retrouvera face à un dilemme. Soit il passe à l’acte et déclenche une escalade. Soit il ne fait rien et perd toute crédibilité. La dissuasion ne fonctionne que si l’adversaire croit que vous êtes prêt à utiliser la force. Si Téhéran conclut que Trump bluffe, les exécutions continueront, la répression s’intensifiera, et l’armada américaine aura navigué pour rien.
L’espoir d’un changement de régime
Le troisième scénario — le plus optimiste — est celui d’un effondrement du régime iranien sous la pression combinée de la révolte intérieure et de la menace extérieure. Les manifestations actuelles sont les plus importantes depuis la révolution de 1979. Elles touchent toutes les couches de la société, toutes les régions du pays. Le régime a répondu par la violence, mais la violence ne résout rien quand la colère est aussi profonde, aussi généralisée.
Peut-être — peut-être — que les mollahs finiront par tomber. Que les Gardiens de la révolution se diviseront. Que des éléments réformistes prendront le dessus. Que l’Iran connaîtra enfin sa transition démocratique. C’est un espoir fragile, ténu. Mais c’est un espoir. Et les manifestants iraniens qui risquent leur vie chaque jour dans les rues de Téhéran méritent qu’on y croie avec eux.
En écrivant ces lignes, je pense à tous ces Iraniens qui se battent pour leur liberté. À ces femmes qui ont brûlé leur voile. À ces jeunes qui affrontent les balles avec des slogans. À ces familles qui enterrent leurs morts et retournent manifester le lendemain. Leur courage est extraordinaire. Leur détermination force le respect. Et je me dis que, quoi qu’il arrive, ils ont déjà gagné quelque chose. Ils ont montré au monde que le peuple iranien ne se soumet pas. Que quarante-cinq ans d’oppression n’ont pas éteint la flamme de la liberté. Que l’Iran de demain sera différent de l’Iran d’aujourd’hui. Parce que ces gens ont osé se lever. Et ça, personne ne pourra jamais le leur enlever.
Conclusion : L'océan gronde, l'histoire hésite
Une partie d’échecs à l’échelle mondiale
Nous sommes à un de ces moments où l’histoire retient son souffle. Une armada américaine aux portes du golfe Persique. Un régime iranien acculé, sanglant, mais défiant. Un peuple qui se soulève malgré les balles et les potences. Et un président américain qui joue son va-tout géopolitique. Les pièces sont en place. La partie a commencé. Mais personne ne connaît la fin.
Ce qui est certain, c’est que les prochaines semaines seront décisives. Si les exécutions continuent, Trump sera-t-il obligé d’agir pour maintenir sa crédibilité ? Si l’Iran riposte contre les intérêts américains dans la région, l’escalade sera-t-elle inévitable ? Si les manifestations s’essoufflent sous la répression, tout ce déploiement militaire aura-t-il servi à quelque chose ? Les réponses viendront. Mais pour l’instant, nous ne pouvons que regarder, analyser, espérer que la raison l’emporte sur la folie.
Le prix de l’inaction
Une chose me frappe dans cette crise. Le monde entier regarde l’Iran massacrer ses citoyens. Les Nations Unies condamnent. Les pays occidentaux protestent. Mais au-delà des mots, que fait-on vraiment ? Les sanctions existent déjà et n’ont pas empêché les tueries. Les déclarations se multiplient mais ne sauvent personne. L’armada de Trump navigue, mais elle n’a encore rien changé sur le terrain.
Peut-être que c’est ça, la leçon de cette crise. La communauté internationale a des moyens limités face à un régime déterminé à survivre à tout prix. La force militaire peut détruire, mais peut-elle libérer ? Les sanctions peuvent appauvrir, mais peuvent-elles transformer ? Au final, le destin de l’Iran appartient aux Iraniens. À ces hommes et ces femmes qui, malgré la peur, malgré la mort, continuent de crier leur soif de liberté. L’armada américaine peut les soutenir. Elle ne peut pas se battre à leur place.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. Un mélange d’espoir et d’angoisse. D’admiration et d’impuissance. Les images de l’USS Abraham Lincoln fendant les eaux se superposent dans mon esprit aux images de ces manifestants iraniens affrontant les forces de sécurité. Deux mondes. Deux réalités. Qui se croisent dans ce moment de l’histoire. Je ne sais pas comment tout cela va finir. Personne ne le sait. Mais je sais que je n’oublierai pas ces gens qui risquent tout pour leur liberté. Et je sais que leur combat, quoi qu’il arrive, aura un sens. Parce qu’il nous rappelle, à nous tous, ce qui compte vraiment. La dignité. La liberté. Le refus de se soumettre. Des valeurs qui n’ont pas de prix. Et qui méritent qu’on se batte pour elles. Partout. Toujours.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, militaires et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements militaires, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent l’équilibre mondial.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), déclarations publiques du président Donald Trump, rapports d’organisations de défense des droits humains (Iran Human Rights, HRANA, Amnesty International), dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées et médias d’information reconnus internationalement (The Washington Post, The New York Times, Al Jazeera, Bloomberg, NBC News, Euronews, The Hill, Fox News, Navy Times, Military.com), analyses d’institutions de recherche établies.
Les données statistiques sur les victimes des manifestations iraniennes proviennent d’organisations de droits humains indépendantes et doivent être considérées comme des estimations, le régime iranien ayant imposé une coupure Internet rendant la vérification indépendante difficile.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et militaires contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
U.S. Central Command (CENTCOM) – Communiqué officiel sur l’arrivée du groupe aéronaval USS Abraham Lincoln – 26 janvier 2026
Déclarations du président Donald Trump – Conférence de presse à bord d’Air Force One – 23 janvier 2026
Iran Human Rights (IHRNGO) – Rapport sur le bilan des manifestations – Janvier 2026
Amnesty International – Communiqué sur les massacres en Iran – Janvier 2026
Human Rights Activists News Agency (HRANA) – Données sur les exécutions – Janvier 2026
Sources secondaires
The Washington Post – « Aircraft carrier reaches Middle East, bolstering Iran options for Trump » – 26 janvier 2026
Al Jazeera – « Trump says US still ‘watching Iran’ as ‘massive’ fleet heads to Gulf region » – 23 janvier 2026
Bloomberg – « Trump Renews Iran Threats, Says Navy ‘Armada’ Heading to Mideast » – 23 janvier 2026
NBC News – « Trump warns U.S. ‘armada’ heading to Iran; death toll in protest crackdown tops 5,000 » – Janvier 2026
Euronews – « Voici la flotte massive américaine que Trump a envoyée en Iran » – 25 janvier 2026
NPR – « At least 6,126 people killed in Iran’s crackdown on nationwide protests » – 27 janvier 2026
Navy Times – « US aircraft carrier arrives in Middle East amid Iran tensions » – 26 janvier 2026
Fox News – « Iranian drone swarms pose ‘credible threat’ to USS Abraham Lincoln carrier group » – Janvier 2026
Wikipedia – « 2026 Iran massacres » et « 2025-2026 Iranian protests » – Consulté le 27 janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.