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Trump envoie une armada de 16 milliards de dollars vers l’Iran : le compte à rebours a commencé
Crédit: Adobe Stock

Le discours de Davos qui a tout déclenché

C’est à bord d’Air Force One, en revenant du Forum économique mondial de Davos, que Donald Trump a lâché la bombe médiatique. Le 23 janvier 2026, devant les journalistes présents dans l’avion présidentiel, il a déclaré sans détour que les États-Unis envoyaient une armada vers l’Iran. Ses mots exacts résonnent encore : nous surveillons l’Iran, nous avons une grande force qui se dirige vers là-bas, et peut-être que nous n’aurons pas à l’utiliser. Le conditionnel était une menace à peine voilée. Trump avait posé deux lignes rouges au régime iranien : pas d’exécutions massives de manifestants, pas de tueries de manifestants pacifiques. Les deux lignes ont été franchies. Les deux conditions ont été violées. Des milliers de fois.

Le président américain a également affirmé que ses menaces avaient empêché l’exécution de 800 prisonniers politiques. Une heure avant que les pendaisons ne commencent, selon ses dires, le régime iranien aurait annulé l’opération. Téhéran a immédiatement démenti. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a qualifié ces affirmations de complètement fausses. Aucun chiffre de ce type n’existe, a-t-il martelé, aucune décision de ce genre n’a été prise par la justice. Qui dit vrai? Difficile de trancher quand l’Iran maintient un blackout internet quasi total depuis le 8 janvier, empêchant toute vérification indépendante. Ce qu’on sait avec certitude, c’est que des milliers de personnes sont mortes. Et que d’autres meurent chaque jour.

La stratégie de la pression maximale, acte II

Trump connaît bien cette approche. C’est lui qui, lors de son premier mandat, avait retiré les États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 et imposé des sanctions économiques dévastatrices à l’Iran. C’est lui qui avait ordonné l’assassinat du général Qassem Soleimani en janvier 2020. Et c’est lui qui, en juin 2025, a franchi le Rubicon en ordonnant des frappes directes sur le territoire iranien. L’Opération Midnight Hammer restera dans l’histoire comme la première attaque américaine sur le sol iranien depuis 1988. Sept bombardiers B-2, partis de la base de Whiteman dans le Missouri, avaient traversé l’Atlantique, la Méditerranée et le Moyen-Orient pour larguer leurs charges sur les installations nucléaires les plus protégées de la planète. Résultat : le programme nucléaire iranien reculé d’au moins deux ans selon le Pentagone.

Aujourd’hui, la menace est différente mais la méthode identique. Trump utilise la puissance militaire américaine comme levier de négociation. Si la paix ne vient pas rapidement, avait-il déclaré en juin 2025, nous frapperons d’autres cibles avec précision, vitesse et habileté. La plupart peuvent être détruites en quelques minutes. Cette phrase hante les stratèges iraniens. Car ils savent désormais que ce n’est pas du bluff. Ils l’ont appris à leurs dépens à Fordo, quand les bombes pénétrantes de 14 tonnes ont traversé 90 mètres de montagne pour atteindre les centrifugeuses. Si Trump dit qu’il frappe, il frappe. La question n’est plus si, mais quand.

Il y a quelque chose de profondément troublant dans cette diplomatie de la canonnière. On peut débattre de la légitimité d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. On peut même comprendre la logique stratégique qui sous-tend ces démonstrations de force. Mais quand je lis que Trump se vante d’avoir empêché 800 exécutions par la menace, je me demande : et les 6 000 autres morts? Ceux qui sont tombés sous les balles des Gardiens de la révolution pendant que cette armada naviguait tranquillement dans le Pacifique? La force américaine peut dissuader des pendaisons médiatisées. Elle ne peut pas empêcher un régime de massacrer son peuple dans l’ombre d’un blackout internet.

Sources

Sources primaires

U.S. Central Command (CENTCOM) – Communiqué sur l’arrivée du USS Abraham Lincoln dans la zone de responsabilité – 27 janvier 2026
Déclarations de Donald Trump – Conférence de presse à bord d’Air Force One – 23 janvier 2026
Ministère des Affaires étrangères iranien – Conférence de presse d’Esmaeil Baghaei – 27 janvier 2026
Pentagone – Briefing sur l’Opération Midnight Hammer – 23 juin 2025

Sources secondaires

NBC News – Trump warns massive ‘armada’ heading toward Iran – 23 janvier 2026
Al Jazeera – US military moves Navy, Air Force assets to the Middle East – 25 janvier 2026
CBS News – U.S. carrier strike group enters Middle East region – 27 janvier 2026
NPR – At least 6,126 people killed in Iran’s crackdown – 27 janvier 2026
Euronews – Voici la flotte massive américaine que Trump a envoyée en Iran – 25 janvier 2026
Human Rights Activists News Agency (HRANA) – Bilan des victimes des protestations iraniennes – 27 janvier 2026
Iran Human Rights (IHRNGO) – At Least 3,428 Protesters Killed in Iran – 14 janvier 2026
Amnesty International – Iran: Massacre of protesters demands global diplomatic action – 12 janvier 2026
Wikipedia – 2026 Iran massacres – mis à jour 27 janvier 2026
Wikipedia – United States strikes on Iranian nuclear sites – mis à jour janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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