Des ennemis déclarés
Il y a des pays, des régimes, des forces dans ce monde qui veulent la destruction de l’Occident. Ce n’est pas de la paranoïa. Ce n’est pas de l’exagération. C’est une réalité documentée, proclamée, revendiquée. La Russie de Poutine l’a dit. L’Iran l’a dit. La Corée du Nord l’a dit. Certains mouvements extrémistes le hurlent chaque jour.
Et nous ? Nous faisons quoi ? Nous tolérons. Nous négocions. Nous signons des accords. Nous achetons leur gaz, leur pétrole, leurs produits. Nous finançons littéralement ceux qui jurent de nous anéantir.
L’absurdité de notre position
Imaginez une seconde. Quelqu’un vous regarde dans les yeux et vous dit : « Je te déteste. Je vais te détruire. » Et vous répondez : « D’accord. On fait affaire quand même ? »
C’est exactement ce que fait l’Occident depuis des décennies. La Russie envahit la Géorgie en 2008. On s’indigne. On continue à acheter le gaz. La Russie annexe la Crimée en 2014. On s’indigne un peu plus fort. On continue à construire Nord Stream 2. La Russie envahit l’Ukraine en 2022. On découvre soudain qu’on a un problème.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment avons-nous pu être aussi aveugles, aussi naïfs, aussi complaisants ? La colère que je ressens n’est pas dirigée contre Trump. Elle est dirigée contre nous. Contre notre inaction. Notre aveuglement volontaire. Notre refus de voir ce qui crevait les yeux.
L'Ukraine : le premier domino
Une guerre qui nous concerne tous
L’Ukraine se bat. Depuis bientôt trois ans. Des centaines de milliers de morts. Des villes rasées. Des familles déchirées. Et pendant ce temps, l’Europe débat. L’Europe hésite. L’Europe calcule.
Ce conflit aurait dû être réglé il y a longtemps. L’Europe aurait dû prendre ses responsabilités dès le premier jour. Envoyer un message clair, sans ambiguïté : toucher à l’Ukraine, c’est toucher à l’Europe. Mais non. On a préféré les demi-mesures, les sanctions symboliques, les livraisons d’armes au compte-gouttes.
Le prix de notre hésitation
Un million de soldats russes sont morts ou blessés. Pour rien. Pour les délires impériaux d’un dictateur que personne n’a osé arrêter quand il était encore temps. Des centaines de milliers d’Ukrainiens ont payé de leur vie notre incapacité à agir.
Et maintenant ? L’Ukraine tient. Mais jusqu’à quand ? Si elle tombe, elle devient le premier domino. Après l’Ukraine, qui ? La Moldavie ? Les pays baltes ? La Pologne ? À quel moment réaliserons-nous que la ligne de front est déjà à nos portes ?
Je pense à ces soldats ukrainiens dans les tranchées. À ces familles qui attendent un appel qui ne viendra plus. Et je me demande : qu’est-ce qu’on leur dira ? Qu’on était trop occupés à débattre ? Qu’on avait peur de froisser Moscou ? Qu’on espérait que le problème se règle tout seul ?
Les États-Unis ne viendront pas nous sauver
Une Amérique en crise
Pendant des décennies, l’Europe s’est reposée sur le parapluie américain. L’OTAN, c’était essentiellement les États-Unis plus quelques contributions européennes symboliques. Cette époque est terminée.
L’Amérique a ses propres problèmes. Une société divisée comme jamais. Des institutions fragilisées. Des sénateurs qui semblent parfois plus proches de Moscou que de Washington. Trump n’est pas un accident de l’histoire. Il est le produit d’une Amérique fatiguée de porter le monde sur ses épaules.
L’heure de vérité
Que Trump soit réélu ou non, le message est clair. Les États-Unis ne seront plus jamais le protecteur inconditionnel de l’Europe. Chaque pays européen qui compte encore sur Washington pour assurer sa sécurité vit dans un monde qui n’existe plus.
L’Europe a quelques années. Pas des décennies. Quelques années pour se réveiller, pour se réarmer, pour devenir enfin ce qu’elle aurait toujours dû être : une puissance capable de se défendre seule. C’est vivre ou mourir. C’est aussi simple que cela.
Trump nous fait un cadeau, même si cela fait mal à entendre. Il nous oblige à grandir. À arrêter de nous comporter comme des enfants qui attendent que papa américain règle tous les problèmes. La question n’est plus de savoir si on aime Trump ou pas. La question est de savoir si on veut survivre.
Conclusion : Le réveil ou la chute
Un choix à faire
L’OTAN n’est pas en crise à cause de Trump. L’OTAN est en crise parce que nous l’avons laissée s’affaiblir. Parce que nous avons préféré le confort à la vigilance, les dividendes de la paix aux investissements de la défense, l’illusion de la sécurité à sa réalité.
Trump n’a fait que dire tout haut ce que tout le monde savait tout bas. Que l’empereur est nu. Que l’Europe ne peut plus compter que sur elle-même. Que le temps des beaux discours est terminé.
Alors oui, les commentaires des médias allemands sont justes dans leur analyse. Mais ils manquent l’essentiel. La vraie question n’est pas ce que Trump va faire. La vraie question est ce que nous allons faire. Allons-nous continuer à nous plaindre, à nous indigner, à attendre que quelqu’un d’autre règle nos problèmes ? Ou allons-nous enfin nous regarder dans le miroir et admettre que le vrai ennemi, ce n’est pas Trump, ce n’est même pas Poutine — c’est notre propre complaisance ? L’heure du choix a sonné. Il n’y aura pas de seconde chance.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements qui nous concernent tous. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux de notre époque.
Sources
Sources primaires
Interia – Les médias allemands commentent les menaces de Trump (janvier 2026)
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