De 50 % à 39 % : la chute libre
En février 2026, quelques semaines après son investiture, Donald Trump bénéficiait d’une approbation de 50 % sur l’immigration. 41 % de désapprobation. C’était son point fort. Le sujet sur lequel les Américains lui faisaient le plus confiance. Il avait promis d’agir. Il agissait. Et le pays, dans sa majorité, approuvait. Du moins, c’est ce que les chiffres disaient. Aujourd’hui, le tableau est radicalement différent. 39 % d’approbation. 53 % de désapprobation. Un basculement de 14 points en défaveur de l’administration.
Le sondage Reuters/Ipsos, réalisé du 24 au 26 janvier 2026, n’est pas un cas isolé. Le New York Times et l’institut Siena ont publié un sondage vendredi dernier : 61 % des Américains estiment que les tactiques de l’ICE sont allées trop loin. Le Wall Street Journal, le 16 janvier, avait trouvé 58 %. Un sondage AP-NORC réalisé du 8 au 11 janvier montre que seulement 38 % des Américains approuvent la gestion de l’immigration par Trump — contre 49 % en mars 2025. C’est une chute de 11 points en moins d’un an. Tous les instituts, toutes les méthodologies, convergent vers la même conclusion : l’Amérique décroche.
Le clivage partisan qui s’effrite
Ce qui est remarquable dans ces sondages, c’est la fissure dans le mur républicain. Deux républicains sur dix estiment que l’ICE est allé trop loin. Ce n’est pas une majorité. Mais c’est significatif. Ce sont des électeurs qui ont voté Trump. Qui voulaient une politique d’immigration ferme. Qui soutenaient l’idée d’expulsions massives. Et qui, maintenant, regardent les images de Minneapolis et se disent : ce n’est pas ce que j’avais en tête. Ce n’est pas ça que je voulais.
Chez les indépendants, le rejet est massif. Six sur dix condamnent les méthodes de l’ICE. Ces électeurs — ceux qui décident des élections, ceux qui oscillent entre les partis selon les enjeux — ont tranché. Ils n’aiment pas ce qu’ils voient. Et chez les démocrates? Neuf sur dix. Mais ça, Trump s’y attendait. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est de perdre les modérés. Ceux qui lui avaient donné sa chance. Ceux qui avaient cru en sa promesse d’une immigration contrôlée mais humaine. Il les a perdus. Et il ne les récupérera pas facilement.
Il y a un moment où la politique se heurte à la réalité. Où les slogans rencontrent les corps. Où les promesses de campagne deviennent des bavures policières. Trump avait dit qu’il serait dur. Qu’il expulserait. Qu’il protégerait. Mais protéger qui? Des infirmiers qui filment? Des femmes qui s’arrêtent pour aider leurs voisins? L’Amérique n’a pas voté pour ça. Et les sondages le disent maintenant. Clairement. Sans ambiguïté.
Les morts qui ont changé la donne
Renée Good : la première balle dans l’opinion publique
Le 7 janvier 2026, le DHS avait annoncé ce qu’il appelait la plus grande opération d’immigration jamais réalisée. 2 000 agents déployés dans la région de Minneapolis–Saint Paul. L’objectif affiché : traquer les criminels, expulser les clandestins, restaurer l’ordre. Ce jour-là, Renée Good, 37 ans, roulait dans le sud de Minneapolis. Elle s’est arrêtée. Elle a vu ce qui se passait. Selon son épouse, elle voulait « soutenir ses voisins ». Elle ne savait pas que ce serait la dernière chose qu’elle ferait.
Les images analysées par ABC News montrent la séquence. Renée Good est dans sa voiture, arrêtée en travers de la rue. Un agent de l’ICE, Jonathan Ross, s’approche. D’autres agents arrivent. L’un d’eux ordonne à Good de sortir, tout en passant sa main par la fenêtre ouverte. Good recule brièvement, puis avance vers la droite, en direction de la circulation. Ross se tient à l’avant gauche du véhicule. Il tire. Trois coups. 399 millisecondes entre le premier et le deuxième. 299 millisecondes entre le deuxième et le troisième. Renée Good est morte. Le DHS a parlé de légitime défense. Le maire de Minneapolis a vu les vidéos. Il a utilisé des mots que je ne peux pas reproduire ici.
Alex Pretti : l’infirmier qui filmait
Alex Pretti avait consacré sa vie à sauver des vies. Il travaillait aux soins intensifs du Veterans Affairs Medical Center de Minneapolis. Il soignait des anciens combattants. Des hommes et des femmes qui avaient servi leur pays. Le 24 janvier 2026, il est sorti de chez lui. Il a vu une opération de l’ICE dans son quartier. Il a sorti son téléphone. Il a filmé. C’est son droit. Le Premier Amendement le protège. Des millions d’Américains filment des interventions policières chaque jour.
Les vidéos vérifiées par CBS News, Reuters et le New York Times montrent ce qui s’est passé ensuite. Pretti se tenait dans la rue. Téléphone dans la main droite. Main gauche vide. Il a essayé de protéger une femme que les agents avaient poussée au sol. Il a été aspergé de gaz poivré. Puis plaqué au sol. Six agents l’entouraient. Et ils ont tiré. Plusieurs fois. Sur un homme désarmé. Sur un citoyen américain. Sur un infirmier. La secrétaire du DHS, Kristi Noem, l’a qualifié de « terroriste domestique ». Ses parents ont répondu que ces mensonges étaient « écœurants ».
Je n’arrive pas à sortir ces images de ma tête. Un homme qui soigne des vétérans. Qui se lève chaque jour pour sauver des vies. Abattu dans sa propre rue. Parce qu’il filmait. Parce qu’il a voulu protéger une femme poussée au sol. Et le gouvernement ose parler de terrorisme? Non. Ce qui s’est passé à Minneapolis, ce n’est pas de la sécurité intérieure. C’est de la brutalité d’État. Et les Américains le savent. C’est pour ça qu’ils décrochent. C’est pour ça que les sondages s’effondrent.
La politique de la main lourde : ce que Trump a déclenché
Les églises et les écoles ne sont plus des sanctuaires
Dès son premier jour de mandat, Donald Trump a signé des décrets qui ont transformé l’immigration en Amérique. Il a déclaré une urgence nationale à la frontière. Il a ordonné au Pentagone d’aider aux expulsions. Et surtout, il a aboli les protections qui existaient depuis plus de dix ans autour des « lieux sensibles ». Pendant une décennie, l’ICE et la Border Patrol avaient l’interdiction de procéder à des arrestations près des écoles, des églises, des hôpitaux. Ces lieux étaient des refuges. Plus maintenant.
Le DHS a justifié cette décision en affirmant que les « criminels ne peuvent plus se cacher dans les écoles et les églises de l’Amérique ». Mais dans les faits, les conséquences sont terrifiantes. Des parents appellent les écoles, paniqués, pour savoir si des agents de l’ICE peuvent entrer dans les classes. Des districts scolaires en Californie, à New York, en Géorgie, dans l’Illinois, ont publié des directives ordonnant aux enseignants de ne pas coopérer avec l’ICE sans mandat judiciaire. Les communautés immigrantes vivent dans la peur. Leurs enfants vont à l’école en se demandant si leurs parents seront encore là quand ils rentreront.
L’armée mobilisée pour les expulsions
Le Pentagone a été mis à contribution. Des avions militaires ont été utilisés pour expulser plus de 5 000 personnes détenues à San Diego et El Paso. C’est une première. L’utilisation de l’armée américaine pour des opérations d’immigration intérieure était auparavant impensable. Elle est maintenant routinière. Trump a utilisé des fonds du département de la Défense pour financer ces opérations. Il a transformé une question civile en opération militaire.
L’administration affirme que près de 3 millions de personnes ont quitté les États-Unis depuis l’investiture. 675 000 expulsions officielles. 2,2 millions de départs « volontaires » — ce que le DHS appelle l’auto-expulsion. Mais les analystes indépendants contestent ces chiffres. Selon TRAC Reports, les données de l’ICE montrent seulement 329 000 expulsions en 2025 — à peine 21 % de plus que sous Biden. La différence entre les chiffres officiels et les données vérifiables est troublante. Comme si l’administration gonflait ses succès pour masquer le coût humain.
J’essaie de comprendre. L’armée américaine utilisée pour expulser des familles. Des avions militaires transportant des civils vers des pays qu’ils ont fui. Des agents fédéraux qui tirent sur des citoyens américains. Est-ce que c’est vraiment ce que les Américains voulaient? Est-ce que c’est ce qu’ils imaginaient quand ils ont voté pour la « fermeté »? Je ne crois pas. Je crois qu’ils voulaient de l’ordre. Pas du chaos. De la sécurité. Pas des bavures. Et maintenant, ils voient la différence. Et ils reculent.
Le vice-président promet l'escalade
JD Vance annonce 10 000 agents supplémentaires
Après la mort de Renée Good, on aurait pu s’attendre à une pause. À une réévaluation. À un moment de réflexion. C’est le contraire qui s’est produit. Le vice-président JD Vance a promis une escalade. 10 000 agents de l’ICE supplémentaires. Des données personnelles collectées par des contractuels privés pour identifier les cibles. Des agents qui iraient « de porte en porte ». Plus d’opérations. Plus d’arrestations. Plus d’expulsions. Et tant pis pour les dommages collatéraux.
Cette annonce a eu un effet immédiat sur l’opinion publique. Les sondages qui suivent montrent la chute. Les Américains n’ont pas apprécié qu’on leur promette plus de la même chose après qu’une femme a été abattue. Ils n’ont pas aimé qu’on parle d’aller de porte en porte alors que des citoyens tombaient sous les balles. L’administration a interprété les critiques comme de la faiblesse. Elle a répondu par de la force. Et le pays a répondu dans les sondages.
L’opération « Catch of the Day » dans le Maine
Les opérations continuent partout dans le pays. Dans le Maine, l’opération « Catch of the Day » — le nom lui-même en dit long sur la mentalité de l’administration — a ciblé 1 400 personnes. Environ 100 arrestations. Le DHS affirme que ces opérations ciblent des « criminels violents ». Mais les dossiers judiciaires racontent une autre histoire. Parmi les personnes arrêtées : des agents pénitentiaires avec des autorisations de travail fédérales valides. Pas de casier judiciaire. Pas de crime violent. Juste des gens qui travaillaient.
En septembre 2025, une rafle dans une usine Hyundai à Savannah, en Géorgie, a conduit à l’arrestation de près de 500 travailleurs — la plupart étaient des ressortissants sud-coréens. L’opération a provoqué des protestations syndicales et des tensions diplomatiques avec la Corée du Sud. Ce n’est pas ce qu’on appelle cibler des « criminels dangereux ». C’est ce qu’on appelle ratisser large. Et attraper tout le monde. Y compris les innocents. Y compris les alliés.
Tom Homan à Minneapolis : le pompier pyromane
Trump envoie son homme fort
Face à la crise, Donald Trump a décidé d’envoyer son « tsar de la frontière », Tom Homan, à Minneapolis. Homan est un vétéran de l’ICE. Il a dirigé l’agence sous le premier mandat de Trump. Il a supervisé la politique de séparation des familles qui avait choqué le monde en 2018. C’est l’homme que Trump a choisi pour « calmer » la situation à Minneapolis. Si c’est de l’ironie, elle est amère.
Trump a affirmé avoir eu une « très bonne conversation » avec le gouverneur du Minnesota, Tim Walz. Il a dit que Walz était « content » de l’arrivée de Homan. Walz a confirmé que l’appel avait été « productif » — mais a précisé que le président avait accepté de « réduire le nombre d’agents fédéraux » dans le Minnesota et de permettre une enquête indépendante sur les fusillades. Ce n’est pas exactement la même version. Mais l’arrivée de Homan coïncide avec le départ de Greg Bovino, le commandant de la Border Patrol sur place. Un changement de garde. Peut-être un aveu.
La Maison-Blanche adoucit son discours
Quelque chose a changé dans le ton de l’administration. Après avoir qualifié Alex Pretti de « terroriste domestique », la Maison-Blanche semble reculer. Interrogé par le Wall Street Journal, Trump a refusé de dire si tirer sur Pretti était « la bonne chose à faire ». « Nous examinons. Nous révisons tout et nous prendrons une décision », a-t-il dit. C’est un contraste frappant avec les déclarations initiales de Kristi Noem et Greg Bovino.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que Trump « ne veut pas que des Américains perdent la vie ». C’est le minimum qu’on puisse attendre d’un président. Mais le fait que ça doive être dit, après deux morts, montre où en est l’administration. Elle a perdu le contrôle du récit. Elle a perdu la confiance du public. Et maintenant, elle essaie de limiter les dégâts. Les sondages montrent que c’est peut-être trop tard.
Tom Homan à Minneapolis. L’homme de la séparation des familles envoyé pour apaiser les tensions. C’est comme envoyer un pyromane éteindre un incendie. Mais peut-être que c’est le seul signal que Trump peut envoyer. Peut-être que c’est sa façon de dire : on va gérer ça différemment. Ou peut-être que c’est juste un écran de fumée. On verra. Ce qui est certain, c’est que les Américains ne sont plus dupes. Ils voient ce qui se passe. Ils comptent les morts. Et ils jugent.
Les protestations qui secouent le pays
Los Angeles en flammes
Les réactions ne se sont pas fait attendre. À Los Angeles, après l’arrestation d’au moins 45 personnes par l’ICE, des protestations massives ont éclaté. Des milliers de personnes dans les rues. Des pancartes. Des chants. Et puis, la violence. Quand les manifestations ont dégénéré en émeutes, Trump a annoncé le déploiement de la Garde nationale. 2 000 soldats. Pour faire face à des civils qui protestaient contre des arrestations. L’escalade continue.
À Minneapolis, la nuit de la mort d’Alex Pretti, des milliers de personnes ont participé à des veillées aux chandelles. Dans les rues. Sur les trottoirs. Dans les parcs. Partout dans la région de Twin Cities. Un match de NBA entre les Minnesota Timberwolves et les Golden State Warriors a été reporté en raison de « préoccupations de sécurité ». L’entraîneur des Timberwolves, Chris Finch, a dit que jouer ce jour-là « ne semblait pas être la bonne chose à faire ». Quand le sport s’arrête pour la politique, c’est que quelque chose de grave se passe.
La GoFundMe du million
Une campagne GoFundMe pour la famille de Pretti a atteint 1 million de dollars en moins de 24 heures. Un million. Pour un infirmier que personne ne connaissait avant qu’il soit abattu. C’est la mesure de l’indignation. C’est le baromètre de la colère. Les Américains donnent de l’argent à la famille d’un homme qu’ils n’ont jamais rencontré parce qu’ils sentent que quelque chose de fondamentalement injuste s’est passé. Parce qu’ils veulent faire quelque chose. Parce qu’ils refusent que sa mort soit oubliée.
Le gouverneur Walz a proclamé le 9 janvier 2026 « Journée Renée Good » dans le Minnesota. C’est un geste symbolique. Mais les symboles comptent. Ils disent que cette femme n’était pas une statistique. Qu’elle avait une vie. Qu’elle comptait. Et que sa mort mérite d’être honorée, pas justifiée par des communiqués de presse du DHS.
Les répercussions politiques : un séisme annoncé
Les démocrates coupent les financements
Le sénateur Chuck Schumer, leader de la minorité démocrate au Sénat, a été catégorique. Les démocrates ne fourniront pas les votes nécessaires pour faire avancer le financement du DHS. C’est un bras de fer. Le DHS a besoin de crédits pour fonctionner. Et la minorité peut bloquer. C’est un levier puissant. C’est aussi un risque. Jouer avec le financement de la sécurité intérieure n’est jamais sans conséquence. Mais le message est clair : vous ne pouvez pas tuer des citoyens et attendre que le Congrès vous finance sans poser de questions.
Cette position reflète l’humeur du pays. Les sondages montrent que même les électeurs modérés — ceux qui soutenaient une politique d’immigration ferme — sont choqués par ce qui se passe. L’image d’un infirmier abattu par des agents fédéraux est difficile à oublier. Les vidéos circulent. Les témoignages s’accumulent. Et chaque nouveau jour apporte son lot de révélations qui contredisent la version officielle.
Le Parti républicain face à ses contradictions
Les républicains sont dans une position délicate. Ils ont soutenu Trump sur l’immigration. Ils ont voté ses décrets. Ils ont défendu sa politique. Et maintenant, ils doivent expliquer pourquoi des citoyens américains meurent sous les balles d’agents fédéraux. Certains commencent à vaciller. Pas publiquement — la discipline partisane tient encore. Mais en privé, les doutes s’expriment. Les élections de mi-mandat approchent. Et ces images de Minneapolis pourraient coûter des sièges.
Le paradoxe est cruel pour Trump. L’immigration était son argument massue. Le sujet qui mobilisait sa base. Qui effrayait ses adversaires. Qui lui donnait l’avantage. Et maintenant, c’est ce même sujet qui le plombe. Les sondages montrent que les Américains le jugent plus durement sur l’immigration que sur l’économie ou la politique étrangère. C’est son talon d’Achille. Et il l’a créé lui-même.
Je termine cet article avec un sentiment étrange. Pas de satisfaction — il n’y a rien de satisfaisant à voir des gens mourir. Pas de triomphe — les sondages ne ressusciteront personne. Mais peut-être un début d’espoir. L’espoir que les Américains, quand ils voient l’injustice, réagissent. Qu’ils ne se laissent pas endormir par les slogans. Qu’ils regardent les vidéos, lisent les témoignages, comptent les morts. Et qu’ils disent : non. Ce n’est pas ça qu’on voulait. Ce n’est pas ça notre pays. 39 %. C’est le chiffre de l’Amérique qui se réveille. Espérons qu’il n’est pas trop tard.
Conclusion : le prix du sang
Un bilan qui ne fait que commencer
Le sondage Reuters/Ipsos de ce 27 janvier 2026 n’est qu’une photographie. Un instant figé dans une crise qui continue. Les opérations de l’ICE ne s’arrêtent pas. Les tensions ne retombent pas. Et le risque de nouvelles bavures reste élevé. Tom Homan arrive à Minneapolis avec un mandat flou et une réputation sulfureuse. L’administration parle de « réduction des agents » mais ne donne pas de chiffres. Les familles de Renée Good et d’Alex Pretti attendent toujours la justice.
Ce qui se joue ici dépasse les sondages. C’est une question de valeurs. De ce que l’Amérique veut être. Un pays où des agents fédéraux peuvent tirer sur des citoyens qui filment? Un pays où les enquêteurs locaux sont bloqués par le DHS? Un pays où l’armée est utilisée pour des expulsions? Les Américains répondent. Dans les sondages. Dans les manifestations. Dans les urnes, bientôt. La réponse, pour l’instant, est non.
Le verdict de l’histoire
Donald Trump voulait être le président qui a « résolu » l’immigration. Celui qui a sécurisé la frontière. Celui qui a expulsé les « criminels ». L’histoire retiendra peut-être autre chose. Elle retiendra Renée Good, 37 ans, tuée par trois balles pour avoir voulu aider ses voisins. Elle retiendra Alex Pretti, 37 ans, infirmier, abattu parce qu’il filmait. Elle retiendra les sondages qui s’effondrent. Les vidéos qui contredisent les communiqués officiels. Les juges qui doivent intervenir pour préserver les preuves.
Et elle retiendra ce chiffre : 39 %. Le pourcentage d’Américains qui approuvent encore. Ce n’est pas beaucoup. Ce n’est peut-être pas assez pour gouverner. Mais c’est le chiffre qui dit tout. L’Amérique de Trump sur l’immigration? Elle n’existe plus que pour quatre Américains sur dix. Les six autres ont vu. Ont compris. Ont jugé. Et ont dit non.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques politiques, sociales et institutionnelles qui façonnent les démocraties occidentales. Mon travail consiste à décortiquer les politiques publiques, à comprendre les réactions de l’opinion, à contextualiser les décisions gouvernementales et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte politique et humain, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : sondages Reuters/Ipsos, AP-NORC, New York Times/Siena College, Wall Street Journal; communiqués officiels du Department of Homeland Security; déclarations publiques du président Trump, du vice-président Vance, du gouverneur Walz, du sénateur Schumer; rapports de TRAC Reports.
Sources secondaires : publications de médias reconnus internationalement (Reuters, Associated Press, NBC News, CBS News, ABC News, Washington Post, Wall Street Journal, New York Times, Al Jazeera, NPR, PBS News, Star Tribune, MPR News, Newsweek, Time, Fortune, CNN, CNBC).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les sondages publiés, les déclarations officielles et les reportages vérifiés des médias cités.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques politiques américaines contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires américaines et la compréhension des mécanismes électoraux et institutionnels.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
Reuters/Ipsos — Poll: Trump’s immigration approval drops to record low — 27 janvier 2026
AP-NORC Poll — Public opinion on Trump administration immigration enforcement — 8-11 janvier 2026
New York Times/Siena College Poll — Americans on ICE tactics — 24 janvier 2026
Wall Street Journal Poll — Public views on deportation efforts — 16 janvier 2026
Gallup — Presidential Approval Ratings: Donald Trump — janvier 2026
Department of Homeland Security — Statement on Minneapolis operations — janvier 2026
Sources secondaires
Al Jazeera — Trump’s approval on immigration falls to record low, new poll finds — 27 janvier 2026
US News — Trump’s Immigration Approval Drops to Record Low, Reuters/Ipsos Poll Finds — 26 janvier 2026
NBC News — Trump’s approval rating takes a hit in his first year back in office — janvier 2026
Axios — Trump underwater on issues that got him elected — 15 janvier 2026
Washington Post — Alex Pretti, fatally shot by federal agents in Minneapolis, was ICU nurse — 24 janvier 2026
CBS News — Videos and witness accounts of deadly Minneapolis shooting at odds with official statements — 25 janvier 2026
ABC News — Minneapolis ICE shooting: A minute-by-minute timeline of how Renee Nicole Good died — janvier 2026
MPR News — Renee Good killed by ICE agent in Minneapolis — 7 janvier 2026
PBS News — Migrants can now be arrested at churches and schools after Trump administration policy change — janvier 2026
CFR — ICE and Deportations: How Trump Is Reshaping Immigration Enforcement — janvier 2026
PolitiFact — Immigration, mass deportations after one year under Trump — 20 janvier 2026
TRAC Reports — Taking Stock: Trump Administration Record on Detention and Removals — janvier 2026
Time — Why is Trump sending Border Czar Tom Homan to Minneapolis? — 26 janvier 2026
CNBC — White House eases tone on Pretti killing — 26 janvier 2026
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