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EDITORIAL : Ces 350 missiles iraniens que Moscou refuse d’utiliser et le mystere qui devrait tous nous alarmer
Crédit: Adobe Stock

Ce que nous savons des Fath-360 et de leur voyage vers la Russie

Le Fath-360, c’est la fierte de l’industrie militaire iranienne. Un missile balistique a courte portee, concu pour frapper vite et fort, avec une precision que les ingenieurs de Teheran ne cessent de vanter. Son rayon d’action de 120 kilometres le place dans une categorie particuliere, celle des armes tactiques capables de bouleverser l’equilibre sur un champ de bataille localise. L’ogive de 150 kg n’est pas anodine non plus. Suffisamment puissante pour aneantir un poste de commandement, un depot de munitions, une concentration de troupes en quelques secondes. Les services de renseignement occidentaux ont documente la livraison de ces 350 unites avec une precision chirurgicale qui force le respect. Les satellites ont photographie les convois traversant les frontieres. Les analystes ont decode les communications entre Moscou et Teheran. Les agents sur le terrain ont confirme les mouvements logistiques. Tout convergeait vers une conclusion limpide : la Russie disposait desormais d’un arsenal supplementaire considerable, capable d’infliger des degats terrifiants a l’Ukraine. La logique militaire la plus elementaire voudrait que ces armes soient deja en service depuis longtemps. La realite nous raconte une histoire radicalement differente.

J’ai passe des heures a eplucher les rapports des think tanks specialises, les analyses des veterans du renseignement, les declarations officielles de toutes les parties impliquees. Partout, la meme incomprehension teintee d’inquietude. Ces missiles existent. Ils sont operationnels selon tous les experts. Mais ils restent obstinement silencieux. C’est comme posseder un extincteur pendant que votre maison brule et choisir deliberement de ne pas l’utiliser. Ca defie toute logique. Et quand la logique est absente, c’est que quelque chose d’important nous echappe.

Un transfert qui a fait trembler les chancelleries occidentales

Quand les premieres informations sur ce transfert d’armes ont filtre dans les medias internationaux, l’Occident a reagi avec une nervossite palpable qui en disait long sur la gravite de la situation. Washington a convoque ses allies en urgence pour des consultations au plus haut niveau. Bruxelles a multiplie les declarations alarmistes et les mises en garde solennelles. On parlait d’escalade majeure, de ligne rouge franchie sans retour possible, d’un partenariat russo-iranien qui changerait definitivement la donne du conflit ukrainien. Les sanctions ont ete renforcees avec une severite inedite. Les condamnations se sont accumulees dans toutes les instances internationales. La tension diplomatique a atteint des sommets rarement observes. Et puis, le temps a passe inexorablement. Les missiles sont restes muets dans leurs hangars. Cette inaction troublante a progressivement disparu des radars mediatiques, remplacee par d’autres urgences, d’autres bombardements devastateurs, d’autres tragedies qui capturaient l’attention du monde. Mais le mystere demeure entier, comme une question sans reponse qui plane au-dessus du conflit. Pourquoi livrer des armes si c’est pour les laisser prendre la poussiere? Pourquoi accepter l’opprobre international d’un tel transfert sans en tirer le moindre avantage militaire concret?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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