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ANALYSE : L’arithmétique implacable de la guerre d’attrition – Comment l’Ukraine transforme les mathématiques en arme stratégique pour briser la machine de guerre russe
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres qui ont mené à cette conclusion

Pour comprendre la logique derrière cet objectif de 50 000 pertes mensuelles, il faut d’abord examiner les données actuelles. Selon Zelensky lui-même, les forces ukrainiennes ont éliminé 35 000 occupants russes en décembre 2025 – un chiffre vérifié par des images vidéo provenant du front. En novembre, ce nombre était de 30 000, et en octobre, de 26 000. La tendance est claire : une accélération constante du rythme d’attrition imposé aux forces russes.

Le nouveau ministre ukrainien de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, a été encore plus explicite lors de sa première conférence de presse. À seulement 32 ans, ce proche allié de Zelensky a qualifié les 50 000 pertes mensuelles d’« objectif stratégique » pour Kiev. « Le mois dernier, 35 000 ont été tués; toutes ces pertes sont vérifiées par vidéo. Si nous atteignons 50 000, nous verrons ce qui se passe avec l’ennemi », a-t-il déclaré selon le Kyiv Independent.

La mission assignée à Fedorov par Zelensky est sans ambiguïté : « Construire un système capable d’arrêter l’ennemi dans les airs, de stopper les avancées au sol, et d’intensifier les frappes asymétriques et cybernétiques contre l’ennemi et son économie ». L’objectif ultime? « Rendre le coût de la guerre insoutenable pour la Russie, forçant ainsi la paix par la force. »

La logique mathématique sous-jacente

Pourquoi précisément 50 000? Ce chiffre n’est pas arbitraire. Il découle d’une analyse minutieuse de la capacité de recrutement russe. Selon le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, la Russie a atteint son quota de 403 000 recrues en 2025, soit une moyenne de 33 583 soldats par mois. Pour 2026, Moscou prévoit d’augmenter légèrement ce chiffre à environ 34 000 recrutements mensuels, pour un total visé de 409 000 soldats selon le Kyiv Independent.

L’équation est donc simple : si l’Ukraine peut infliger des pertes supérieures au taux de remplacement russe, elle crée un déficit net qui, mois après mois, érode la capacité combattante de l’envahisseur. À 35 000 pertes mensuelles – le niveau atteint en décembre 2025 – l’Ukraine approche déjà de ce seuil critique. À 50 000, elle le dépasse largement, créant un fossé que Moscou ne pourrait combler qu’en décrétant une mobilisation générale – option politiquement explosive que le Kremlin a jusqu’ici évitée à tout prix.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a apporté une confirmation indépendante de cette dynamique. S’exprimant à Bruxelles le 16 janvier 2026, il a estimé que 20 000 à 25 000 soldats russes mouraient chaque mois, qualifiant ce taux de « non soutenable » pour la Russie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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