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CHRONIQUE : 1,2 million de soldats russes sacrifiés pour 12% de territoire ukrainien conquis
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres qui parlent plus fort que les discours

Regardons les données brutes publiées par l’état-major ukrainien ce 29 janvier 2026. 11 613 chars détruits. 23 965 véhicules blindés pulvérisés. 36 733 systèmes d’artillerie réduits au silence. 1 629 lance-roquettes multiples. 1 288 systèmes de défense antiaérienne. 435 avions. 347 hélicoptères. 118 679 drones. 4 205 missiles de croisière. 28 navires. 2 sous-marins. 76 190 véhicules et camions-citernes. Ces chiffres sont vertigineux. C’est l’équivalent de plusieurs armées conventionnelles complètes qui ont été anéanties sur le sol ukrainien.

Mais les chiffres les plus parlants sont ceux du CSIS sur le ratio pertes/gains territoriaux. En quatre ans de guerre, la Russie n’a augmenté que de 12% la portion de territoire ukrainien sous son contrôle. Et dans les deux dernières années, « les forces russes ont gagné moins de 1,5% du territoire ukrainien ». Pour ce 1,5%, des centaines de milliers d’hommes sont morts ou ont été mutilés. À Chasiv Yar, l’avancée russe est de 16 mètres par jour. À Kupiansk, 25 mètres. À Pokrovsk, 76 mètres. Des progressions qui se mesurent en pas, pas en kilomètres.

Quand je lis ces chiffres, je pense à ces généraux russes dans leurs bunkers climatisés, qui poussent des pions sur une carte. « Avancez de 70 mètres aujourd’hui », ordonnent-ils. Et pour ces 70 mètres, combien de jeunes Russes sont morts? Dix? Cinquante? Cent? Le cynisme de cette guerre d’usure me glace le sang. Poutine a accepté de sacrifier une génération entière de jeunes hommes pour grappiller quelques arpents de terre ukrainienne ravagée. C’est une folie. Une folie meurtrière à laquelle le monde assiste, impuissant ou complice.

Le prix de chaque mètre carré

Faisons un calcul simple. Si la Russie a gagné environ 4 000 km² en 2025 selon certaines estimations, et qu’elle a perdu environ 200 000 soldats rien que cette année-là, cela signifie 50 morts russes par kilomètre carré conquis. Cinquante vies humaines pour un kilomètre carré de terre gelée. Et ce calcul ne compte que les morts, pas les blessés graves, les mutilés, les traumatisés à vie. Si on inclut toutes les pertes, on parle de plusieurs centaines de victimes par kilomètre carré. C’est du jamais vu dans l’histoire militaire moderne.

Le média indépendant russe Mediazona, en collaboration avec la BBC, a confirmé par des sources ouvertes – avis de décès, faire-part, réseaux sociaux – les noms de plus de 165 000 soldats russes tués. Et ils estiment que leurs données ne couvrent que 45 à 65% des morts réels. Ce qui signifierait entre 250 000 et 370 000 soldats russes effectivement tués depuis le début de la guerre. Parmi eux, 6 302 officiers. Des colonels, des majors, des capitaines. L’encadrement de l’armée russe a été décimé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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