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CHRONIQUE : 500 km ou 265 – La Russie gonfle ses conquetes et l’ISW demonte la propagande de Moscou
Crédit: Adobe Stock

Qu’est-ce qui differencie l’analyse de l’ISW des communiques triomphants du Kremlin? La rigueur methodologique. L’Institute for the Study of War, affilie au think tank Critical Threats de l’American Enterprise Institute, ne se contente pas de relayer les declarations officielles. Ses analystes examinent quotidiennement les images satellites, les videos geolocalisees publiees sur les reseaux sociaux, les temoignages de soldats des deux camps, et les rapports des blogueurs militaires russes eux-memes.

Et c’est la que le bat blesse pour Moscou : meme les milblogueurs pro-Kremlin ne croient plus aux chiffres de Gerasimov. Ces commentateurs ultranationalistes, pourtant fervents partisans de la guerre, ont publiquement conteste les affirmations de l’etat-major russe. Quand vos propres supporteurs vous accusent de mentir, c’est que le probleme est serieux.

Prenons l’exemple emblematique de Koupiansk. Le commandement militaire russe affirme depuis des mois avoir pris le controle total de cette ville strategique de l’oblast de Kharkiv. Gerasimov lui-meme l’a declare devant des attaches militaires etrangers en decembre 2025. Probleme : les preuves visuelles, les rapports ukrainiens et meme les temoignages russes indiquent le contraire. L’ISW estime que les forces russes ne controlent que quelques poches isolees de la ville, loin de la prise totale revendiquee.

Les milblogueurs russes ont ete particulierement virulents sur ce point, qualifiant la presence russe a Koupiansk de « poches de defense localisees » plutot que de controle territorial. Quand la propagande d’Etat se heurte a la realite du terrain, ce sont les soldats qui paient le prix de ce decalage.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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