Le rapport du Center for Strategic and International Studies, publie le 28 janvier 2026, constitue l’analyse la plus complete et la plus rigoureuse des pertes de cette guerre. Ses conclusions sont sans appel : la Russie a subi 1,2 million de victimes, incluant 325 000 morts, entre fevrier 2022 et decembre 2025. L’Ukraine, de son cote, aurait subi entre 500 000 et 600 000 victimes, dont 140 000 morts.
« Aucune grande puissance n’a subi de telles pertes en victimes ou en morts dans aucune guerre depuis la Seconde Guerre mondiale », souligne le rapport. Cette phrase merite d’etre meditee. Elle place la guerre en Ukraine dans une perspective historique saisissante. Les guerres d’Afghanistan et de Tchecenie, pourtant traumatisantes pour la societe russe, apparaissent comme des escarmouches en comparaison.
Le ratio des pertes est estime entre 2,5:1 et 2:1 en faveur de la defense ukrainienne. Pour chaque soldat ukrainien tue ou blesse, la Russie en perd deux a deux et demi. Ce ratio s’explique par plusieurs facteurs que le CSIS detaille sans concession : « l’echec a conduire efficacement des operations interarmes, des tactiques et un entrainement mediocres, la corruption, le moral bas et la strategie efficace de defense en profondeur de l’Ukraine dans une guerre qui favorise la defense ».
Le rapport prevoit que les pertes combinees pourraient atteindre 2 millions d’ici le printemps 2026. Nous approchons du quatrieme anniversaire de l’invasion, et la machine de guerre russe continue de devorer ses propres enfants a un rythme effrene.
La progression russe : un cout exorbitant pour des gains derisoires
L’une des donnees les plus revelatrices du rapport CSIS concerne le rythme d’avancee des forces russes. Depuis qu’elles ont repris l’initiative en janvier 2024, les troupes russes progressent en moyenne de 15 a 70 metres par jour dans leurs offensives les plus ambitieuses. Les auteurs du rapport notent que ce rythme est « plus lent que presque toutes les campagnes offensives majeures de toutes les guerres du siecle dernier ».
En 2025, les forces russes ont conquis 4 831 kilometres carres en Ukraine, soit environ 0,8% du territoire ukrainien. Cette progression represente une amelioration par rapport aux 3 604 kilometres carres conquis en 2024, mais a quel prix ? Selon les donnees de l’Etat-major ukrainien, la Russie a subi 416 570 victimes en 2025, soit approximativement 78 victimes par kilometre carre gagne.
Ces chiffres defient l’entendement strategique. Dans quelle logique militaire est-il acceptable de perdre 78 soldats pour gagner un kilometre carre de territoire ? La reponse est simple : aucune. Sauf si l’on considere que les vies humaines ne comptent pas, que les soldats ne sont que du materiel consommable, que la victoire symbolique prime sur toute consideration humanitaire.
La direction de Pokrovsk reste le secteur le plus meurtrier du front. Cette ville industrielle du Donbass est devenue le symbole de l’impasse strategique russe. La « ceinture de forteresses » Pokrovsk-Myrnohrad, lourdement fortifiee, a ralenti l’avancee russe a un « pas de fourmis ». Les forces russes tentent de s’infiltrer dans Rodynske et Bilytske, utilisant des conditions meteorologiques defavorables pour deployer des groupes de un a trois soldats, mais aussi des assauts mecanises avec des vehicules blindes, des automobiles legeres, des VTT et des motos.
L'evolution tactique : des assauts frontaux aux infiltrations
L’annee 2025 a marque un tournant tactique dans la conduite des operations russes. Face aux pertes insoutenables des assauts d’infanterie massifs, le commandement russe a opte pour des tactiques d’infiltration et ce que les analystes appellent les « plantes de drapeaux » – des operations visant a revendiquer, parfois faussement, des gains territoriaux.
L’analyste Michael Kofman observe que « la capacite de l’un ou l’autre camp a realiser une percee operationnelle a disparu depuis longtemps ». La guerre n’est plus definie par la quantite de blindes lourds et d’artillerie comme dans les premieres annees, mais par les drones, les mines et la puissance de feu. Cette transformation a des implications profondes sur la nature du conflit.
Les drones sont devenus l’arme decisive de ce conflit. Le 28 janvier 2026, l’Ukraine revendiquait la destruction de 1 012 drones russes en une seule journee. Le total cumule atteint 117 724 drones tactiques et operationnels detruits depuis le debut de l’invasion. Ces chiffres illustrent l’intensite de la guerre electronique et aerienne qui se deroule au-dessus des tranchees.
Les forces russes deploient des soldats equipes d’antennes et de transmetteurs lors de leurs infiltrations pour etablir des positions de pilotes de drones. Cette tactique temoigne de l’importance cruciale prise par les drones dans les combats modernes, mais aussi de la vulnerabilite des operateurs russes face a la surveillance et aux contre-mesures ukrainiennes.
Le front de Koursk : une epine dans le pied du Kremlin
L’operation ukrainienne dans l’oblast de Koursk, lancee en aout 2024, continue de preoccuper le commandement russe. Meme si les forces russes ont repris environ 473 kilometres carres dans la region en 2025, la presence ukrainienne sur le territoire russe reste une humiliation strategique pour le Kremlin.
Les combats se poursuivent dans les oblasts de Koursk et de Soumy, avec des attaques russes au nord de la ville de Soumy pres d’Oleksiivka, Varachyne et Novomykolaivka, ainsi qu’au sud-est pres de Hrabovske. Les forces russes tentent de reprendre l’initiative avec des tactiques d’infiltration en petits groupes, mais la capacite ukrainienne a maintenir une presence sur le sol russe dement le recit officiel d’une « operation militaire speciale » controlee et limitee.
L’incursion ukrainienne en territoire russe a force Moscou a redeployer des troupes du Donbass pour defendre ses propres frontieres, soulageant temporairement la pression sur certains secteurs du front ukrainien. Cette manoeuvre audacieuse illustre la creativite tactique de Kiev face a un adversaire numeriquement superieur.
Les frappes sur l'arriere : la guerre des infrastructures
Le 28 janvier 2026, des frappes russes ont tue deux personnes dans la banlieue de Kiev apres avoir touche un immeuble d’habitation. Au moins neuf personnes ont ete blessees dans des attaques separees a Odessa, Kryvyi Rih et dans la region de premiere ligne de Zaporijjia. Dans la communaute de Semenivka, dans la region de Tchernihiv, des drones Geran russes ont frappe une installation energetique vers 5 heures du matin, privant plusieurs localites d’electricite.
Ces frappes sur les infrastructures civiles et energetiques constituent un element central de la strategie russe. L’objectif est de briser la resilience ukrainienne en rendant la vie quotidienne insupportable, particulierement en hiver. Les attaques massives combinees utilisant drones et missiles, comme celle du 12-13 janvier 2026 (18 missiles balistiques Iskander-M et 293 drones, dont environ 200 de type Shahed), visent a submerger les defenses aeriennes ukrainiennes.
Cette strategie de terreur a echoue a briser la volonte ukrainienne, mais elle continue de causer des souffrances immenses a la population civile. Selon un rapport de janvier 2026 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, pres de 15 000 civils ont ete tues et plus de 40 600 blesses depuis fevrier 2022.
L'epuisement des stocks sovietiques
Une analyse publiee par The Insider revele que Poutine a « use jusqu’a la corde » la quasi-totalite des stocks militaires sovietiques, reduisant l’intensite potentielle de la guerre. Cette donnee est cruciale pour comprendre la dynamique du conflit a long terme.
L’armee russe a commence cette guerre avec des reserves considerables de materiel sovietique : des milliers de chars T-72 et T-80 stockes dans des depots a travers le pays, des quantites massives d’obus d’artillerie, des systemes de missiles et des vehicules de toutes sortes. Trois ans plus tard, ces reserves sont largement epuisees.
La Russie a du se tourner vers la Coree du Nord et l’Iran pour obtenir des munitions et des drones. Elle a relance des lignes de production de materiel militaire, mais sa capacite industrielle reste limitee par les sanctions occidentales qui restreignent l’acces aux composants electroniques et aux machines-outils de precision.
Les 11 609 chars perdus representent l’essentiel du parc blinde russe operationnel et de ses reserves. La production annuelle russe de chars neufs est estimee a quelques centaines d’unites, insuffisante pour compenser les pertes. La meme logique s’applique aux vehicules blindes, a l’artillerie et aux autres categories de materiel.
Le cout humain : au-dela des statistiques
Derriere le chiffre de 690 soldats elimines le 28 janvier 2026, il y a 690 histoires individuelles. Des fils, des freres, des peres, des maris. Des hommes qui ne rentreront jamais chez eux, dont les familles recevront peut-etre un cercueil ferme, peut-etre simplement une notification officielle, peut-etre rien du tout.
La Russie ne publie pas de chiffres officiels de ses pertes depuis septembre 2022, quand elle admettait 5 937 morts. Ce silence est en soi revelateur. Un gouvernement qui assume ses decisions devrait etre capable de rendre compte a sa population du prix paye. Le refus de le faire temoigne de la conscience aigue au Kremlin que la verite serait insupportable.
Le projet de verification des pertes russes mene par BBC News Russian et le site Mediazona a documente 165 661 soldats et contractuels russes morts au 13 janvier 2026. Ce chiffre, base sur des sources ouvertes (avis de deces, publications sur les reseaux sociaux, registres funeraires), est necessairement une sous-estimation. Parmi ces morts documentes, 3,9% (6 302) etaient des officiers et 10,1% (16 672) appartenaient aux troupes de fusiliers motorises, l’infanterie de premiere ligne.
Ces proportions revelent la nature de la guerre russe : une guerre d’infanterie ou les simples soldats paient le prix le plus lourd, ou les officiers de terrain partagent les risques de leurs hommes, ou la « viande a canon » n’est pas qu’une expression mais une realite tactique.
L'objectif ukrainien : 50 000 eliminations mensuelles
Le president Volodymyr Zelensky a annonce que les forces russes avaient subi environ 35 000 victimes (tues et grievement blesses) en decembre 2025 seul. Il a souligne que l’armee ukrainienne devait atteindre un niveau ou les pertes mensuelles russes depasseraient leur capacite a reconstituer leurs effectifs, estimant qu’un objectif optimal serait l’elimination de 50 000 soldats russes par mois.
Cette declaration revele la logique implacable de la guerre d’usure. L’Ukraine ne peut pas remporter une victoire decisive sur le champ de bataille – les forces en presence ne le permettent pas. Mais elle peut infliger des pertes suffisamment elevees pour rendre la poursuite de la guerre insoutenable pour Moscou.
La Russie, avec une population de 144 millions d’habitants, dispose theoriquement de reserves humaines considerables. Mais la mobilisation est politiquement couteuse. La « mobilisation partielle » de septembre 2022 avait provoque un exode massif de centaines de milliers de Russes en age de servir. Une nouvelle mobilisation risquerait de destabiliser le regime.
Le Kremlin a donc opte pour une strategie de recrutement par incitation financiere, offrant des primes substantielles aux volontaires et aux prisonniers acceptant de servir dans les unites comme le groupe Wagner. Cette approche permet de maintenir le flux de recrues sans recourir a une conscription impopulaire, mais elle a ses limites.
Les lecons d'histoire ignorees
L’histoire russe est jalonnee de guerres couteuses en vies humaines. La Premiere Guerre mondiale et la revolution qui s’en est suivie ont cause des millions de morts. La Seconde Guerre mondiale a coute a l’URSS entre 25 et 27 millions de vies. Ces traumatismes sont inscrits dans la memoire collective russe.
Et pourtant, Vladimir Poutine a choisi de lancer une guerre qui, en moins de quatre ans, a deja cause plus de pertes que toutes les guerres russes depuis 1945 combinees. Les guerres d’Afghanistan (15 000 morts en dix ans), de Tchecenie (premiere et deuxieme combinees : environ 15 000 morts), de Georgie (quelques centaines de morts), de Syrie (quelques dizaines de morts officiellement) – toutes ces interventions apparaissent comme des incidents mineurs face au carnage ukrainien.
Comment expliquer cette deconnexion entre l’experience historique russe et les decisions du Kremlin ? Plusieurs facteurs entrent en jeu. L’isolement de Poutine dans sa bulle informationnelle, entoure de courtisans qui lui disent ce qu’il veut entendre. La surestimation des capacites russes et la sous-estimation de la resistance ukrainienne. La croyance ideologique en une « mission historique » de reunification des terres russes. Et peut-etre, plus fondamentalement, une conception du pouvoir ou les vies humaines ne sont que des ressources a exploiter.
La question des negociations
Alors que les pertes s’accumulent des deux cotes, la question des negociations reste en suspens. L’administration Trump, revenue au pouvoir, a exprime son souhait de mettre fin rapidement au conflit. Mais les conditions posees par chaque partie restent irreconciliables.
La Russie exige la reconnaissance de l’annexion des quatre oblasts ukrainiens (Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kherson), qu’elle ne controle que partiellement, ainsi que la Crimee. Elle demande egalement des « garanties de securite » incluant la neutralite de l’Ukraine et son exclusion de l’OTAN.
L’Ukraine exige le retrait complet des forces russes de son territoire, y compris la Crimee, des reparations de guerre et des garanties de securite credibles. Kiev refuse toute reconnaissance des annexions, qui violeraient le droit international et creeraient un precedent dangereux.
Le gouffre entre ces positions semble infranchissable. Et pendant que diplomates et dirigeants debattent, les soldats continuent de mourir. 690 le 28 janvier 2026. Des centaines d’autres les jours precedents et suivants. Une hemorragie qui ne s’arrete pas.
La responsabilite du monde
Face a cette catastrophe humanitaire, quelle est la responsabilite de la communaute internationale ? Les pays occidentaux ont fourni a l’Ukraine des milliards de dollars d’aide militaire et economique, mais avec des restrictions qui limitent son efficacite. Les armes a longue portee sont livrees au compte-gouttes. Les autorisations de frappe sur le territoire russe restent limitees. La crainte d’une « escalade » paralyse les decisions.
Cette prudence est comprehensible : personne ne souhaite un affrontement direct entre l’OTAN et la Russie, avec les risques nucleaires que cela comporterait. Mais elle a un cout. Chaque jour de guerre supplementaire signifie des centaines de morts supplementaires. Chaque hesitation a fournir des armes decisives prolonge le conflit.
Les sanctions economiques, bien que substantielles, n’ont pas reussi a etrangler la machine de guerre russe. La Russie a trouve des voies de contournement, notamment via la Chine, l’Inde et d’autres pays qui refusent de s’aligner sur l’Occident. Le petrole et le gaz russes continuent de trouver des acheteurs, financant l’effort de guerre.
Le silence russe
En Russie, la guerre reste largement invisible. La censure empeche toute couverture critique du conflit. Les medias independants ont ete fermes ou contraints a l’exil. Les manifestants anti-guerre sont arretes et emprisonnes. Le mot meme de « guerre » est interdit : il faut dire « operation militaire speciale ».
Ce silence impose permet au regime de poursuivre sa politique sans rendre de comptes. Les familles des soldats tues decouvrent la verite par fragments, par des messages sur les reseaux sociaux, par des rumeurs dans leurs communautes. Mais elles ne peuvent pas s’organiser, protester, demander des explications. Le systeme repressif russe etouffe toute opposition.
L’ironie tragique est que Poutine, qui pretendait « denazifier » l’Ukraine et proteger les populations russophones du Donbass, a cause plus de morts parmi ces memes populations que n’importe quel gouvernement ukrainien. Les villes de Marioupol, Bakhmout, Avdiivka ont ete detruites par l’armee russe dans sa progression. Les civils qu’il pretendait sauver sont morts sous ses bombes.
Que faire de ces chiffres ?
Les statistiques de guerre ont quelque chose d’obscene. Elles reduisent des vies humaines a des nombres, des trajectoires individuelles a des tendances, des tragedies personnelles a des graphiques. Et pourtant, nous avons besoin de ces chiffres pour comprendre l’ampleur de ce qui se passe.
690 soldats russes elimines le 28 janvier 2026. Ce chiffre nous dit que la guerre continue a un rythme soutenu. Que l’armee russe continue de perdre des hommes a un taux qui, maintenu sur la duree, la viderait de sa substance. Que la strategie ukrainienne de defense en profondeur fonctionne, infligeant des pertes disproportionnees a l’attaquant.
Mais ce chiffre nous dit aussi que la souffrance continue. Que des hommes meurent chaque jour pour une guerre que la plupart d’entre eux n’ont pas choisie. Que des familles sont detruites, des communautes disloquees, des generations traumatisees.
Le rapport CSIS estime que les pertes combinees pourraient atteindre 2 millions d’ici le printemps 2026. Deux millions de vies brisees, de corps mutiles, de morts. C’est l’equivalent de la population d’une grande ville europeenne. Et pour quoi ? Pour quelques milliers de kilometres carres de territoire ravage ?
Conclusion : l'imperatif moral de la verite
En ecrivant cette chronique, je suis conscient de mes limites. Je n’ai jamais connu la guerre. Je ne sais pas ce que c’est que de ramper dans la boue sous les tirs d’artillerie, de voir mourir un camarade a cote de soi, de devoir tuer pour survivre. Les chiffres que je manipule sont abstraits pour moi, des donnees sur un ecran, des lignes dans un tableur.
Mais je sais aussi que le silence est complice. Que ne pas parler de ces morts, c’est les effacer une seconde fois. Que les statistiques, aussi froides soient-elles, sont le seul moyen de rendre compte de l’echelle de cette catastrophe.
Le 28 janvier 2026, 690 soldats russes sont morts en Ukraine. Ce chiffre merite d’etre connu, d’etre medite, d’etre rappele. Non pas pour celebrer ces morts, mais pour les inscrire dans la memoire collective. Pour rappeler le prix de la guerre. Pour exiger, un jour, des comptes a ceux qui l’ont declenchee.
Vladimir Poutine porte la responsabilite ultime de chacune de ces morts. Il a lance cette guerre. Il refuse d’y mettre fin. Il continue d’envoyer ses compatriotes mourir pour une cause perdue. L’histoire le jugera, mais l’histoire ne ramenera pas les morts.
En attendant, la guerre continue. Demain, les chiffres seront differents. Peut-etre 700 morts, peut-etre 600, peut-etre 1 000. Mais la logique sera la meme : une machine de guerre qui devore ses enfants, un regime qui refuse de voir la realite, un pays qui s’enfonce dans la catastrophe.
Et nous, spectateurs lointains de ce drame, que faisons-nous ? Nous lisons les chiffres, nous hochons la tete, nous passons a autre chose. Peut-etre est-ce la seule chose que nous pouvons faire. Mais au moins, sachons ce qui se passe. Au moins, refusons l’indifference.
690 soldats russes. 28 janvier 2026. Une journee comme les autres dans cette guerre interminable.
Signe Maxime Marquette
Sources
Ukrinform – Russia’s war casualty toll in Ukraine up by 690 over past day
Ministry of Defence of Ukraine – Overall combat losses of the enemy as of January 28, 2026
UNITED24 Media – Daily Update: Russia Loses 690 Troops, Over 1,000 Drones in a Single Day in Ukraine
ABC News – Report warns that combined casualties in Russia’s war on Ukraine could hit 2 million
Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment, January 15, 2026
Euronews – Russia suffers more losses in its war against Ukraine than any other country since WWII
Wikipedia – Casualties of the Russo-Ukrainian war
The Insider – Disarmed forces: Putin has « ground down » nearly all Soviet military stockpiles
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