Alpha : la forge des invisibles
Le Centre des opérations spéciales Alpha du SBU n’est pas une unité comme les autres. Fondée pour être l’équivalent ukrainien du groupe antiterroriste soviétique du même nom, elle a évolué au fil des décennies pour devenir quelque chose d’unique : une force hybride capable d’opérations de contre-terrorisme classiques, de missions de renseignement, de sabotage en profondeur et de frappes à longue portée. Ses membres sont triés sur le volet, formés pendant des années, soumis à des épreuves physiques et psychologiques que peu peuvent supporter. Ils apprennent à tuer, bien sûr. Mais surtout, ils apprennent à penser. À planifier. À anticiper. À rester invisibles dans un monde où la moindre erreur peut être fatale.
Khmara a rejoint cette unité en 2011. Pendant plus d’une décennie, il a gravi les échelons, participant à des opérations dont le public ne saura probablement jamais rien. Quand la Russie a lancé son invasion à grande échelle en février 2022, il était sur le terrain, participant à la libération de l’oblast de Kyiv. Ces premières semaines de chaos, où l’existence même de l’Ukraine tenait à un fil, ont forgé l’homme qu’il est devenu. Il a vu ce dont les Russes étaient capables. Il a compris que cette guerre ne se gagnerait pas seulement sur la ligne de front. Qu’il fallait frapper le monstre là où il se croyait en sécurité. En 2023, il prend le commandement d’Alpha. Et tout change.
Il y a quelque chose de presque mystique dans ces unités d’élite. Des hommes et des femmes qui acceptent de disparaître, de renoncer à la reconnaissance publique, de risquer leur vie pour des missions dont personne ne parlera jamais. Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à choisir cette vie ? Le patriotisme, certainement. L’adrénaline, peut-être. Mais je crois qu’il y a autre chose. Une forme de vocation. L’idée que certains combats doivent être menés dans l’ombre, parce que c’est là qu’ils sont les plus efficaces. Khmara et ses hommes ont fait ce choix. Et grâce à eux, des bombardiers russes ne décolleront plus jamais.
L’art de l’impossible
Sous la direction de Khmara, Alpha a développé une capacité qui semblait impossible il y a encore quelques années : frapper le territoire russe en profondeur, à des distances que même les missiles de croisière les plus sophistiqués peinent à atteindre. Le secret ? Une combinaison d’innovation technologique, d’audace tactique et de patience stratégique. Les drones utilisés par l’unité ne sont pas des merveilles de haute technologie. Beaucoup sont construits à partir de composants civils, assemblés dans des ateliers ukrainiens. Mais ils sont pilotés par des opérateurs d’une compétence exceptionnelle, capables de guider leurs engins à travers des milliers de kilomètres pour frapper des cibles avec une précision qui défie l’entendement.
La campagne contre les systèmes de défense aérienne russes illustre cette approche. Pendant des mois, Alpha a méthodiquement identifié, localisé et détruit les radars et les batteries de missiles qui protégeaient le territoire russe. Chaque système S-400 neutralisé, chaque radar Nebo-M réduit au silence ouvrait un corridor de plus dans le bouclier ennemi. Et par ces corridors, les drones s’engouffraient. Toujours plus loin. Jusqu’aux confins de la Sibérie. En 2025, l’unité a détruit pour 4 milliards de dollars de défense aérienne russe. Un travail de fourmi, invisible, patient, dévastateur. Le travail des fantômes.
L'Opération Toile d'Araignée : le chef-d'œuvre
Dix-huit mois dans l’ombre
Le 1er juin 2025, le monde a découvert jusqu’où les fantômes de Khmara pouvaient aller. L’Opération Toile d’Araignée restera dans les manuels d’histoire militaire comme l’un des coups de maître du XXIe siècle. L’idée était simple dans son concept, vertigineuse dans son exécution : infiltrer des drones au cœur de la Russie en les faisant transporter par des chauffeurs russes ignorant totalement ce qu’ils convoyaient. Des conteneurs en bois, ressemblant à des cabanes mobiles ordinaires, ont été construits dans un entrepôt de Tcheliabinsk, à 150 kilomètres de la frontière kazakhe. Sous leurs toits, dissimulés dans des compartiments secrets, 36 drones FPV attendaient. Chaque conteneur a été chargé sur un camion. Et des chauffeurs russes, recrutés par des intermédiaires, ont pris la route vers des destinations qu’ils ne connaissaient pas.
Zelenskyy a révélé plus tard que l’opération avait nécessité 18 mois et 9 jours de préparation. Dix-huit mois pendant lesquels des agents du SBU ont opéré en territoire ennemi, établissant des bases logistiques, recrutant des contacts, assemblant les drones pièce par pièce, coordonnant les mouvements de dizaines de camions à travers l’immense territoire russe. Dix-huit mois de patience absolue, de sang-froid, de gestion du risque. Un seul faux pas, une seule erreur, et tout s’effondrait. Les agents seraient arrêtés, torturés, exécutés. L’opération serait compromise. Mais les fantômes n’ont pas fait d’erreur. Ils n’en font jamais.
Essayez d’imaginer. Vous êtes un agent du SBU, infiltré quelque part en Russie. Pendant des mois, vous vivez sous une fausse identité, vous mentez à tout le monde, vous savez que la moindre erreur peut vous coûter la vie. Et vous attendez. Vous attendez le jour où tous les éléments seront en place, où les camions partiront vers leurs cibles, où les drones s’envoleront. Vous ne pouvez en parler à personne. Vous ne pouvez demander de l’aide à personne. Vous êtes seul, au milieu de l’ennemi, avec un secret qui pèse des tonnes. Et puis le jour arrive. Et vous regardez les images des aérodromes en flammes. Et vous savez que c’est vous qui avez rendu cela possible. Mais vous ne pouvez le dire à personne. Jamais. C’est ça, être un fantôme.
Le jour où le ciel russe a brûlé
Quand les camions sont arrivés à proximité de leurs cibles — cinq bases aériennes réparties sur cinq oblasts et cinq fuseaux horaires — les chauffeurs ont reçu un appel téléphonique leur indiquant où s’arrêter. Puis, par télécommande, les toits des conteneurs se sont ouverts. Et 117 drones se sont envolés vers les bombardiers stationnés sur les pistes. Les pilotes, opérant depuis l’Ukraine, guidaient chaque engin avec une précision chirurgicale, visant les points vulnérables des appareils : les réservoirs de carburant, les cockpits, les systèmes de navigation. Les images montrent des Tu-95 en flammes, leurs réservoirs pleins explosant en boules de feu suggérant qu’ils étaient prêts au décollage, chargés de missiles destinés aux villes ukrainiennes.
La réaction russe a été aussi révélatrice que pathétique. À Belaya, en Sibérie orientale — à 4 300 kilomètres de la frontière ukrainienne — des passants choqués ont tenté d’abattre les drones avec des pierres et des armes légères. C’était tout ce qu’ils pouvaient faire. Les systèmes de défense aérienne, supposément les meilleurs au monde, n’ont rien arrêté. Le bouclier multicouche vanté par Moscou s’est révélé poreux, incapable de détecter des engins volant à basse altitude, dépassé par la coordination de l’attaque. Selon les estimations ukrainiennes, 34 % de la flotte de bombardiers stratégiques russes a été endommagée ou détruite ce jour-là. Les dégâts sont évalués entre 2 et 7 milliards de dollars. Le travail de dix-huit mois, exécuté en quelques heures.
La guerre des ombres continue
Le rapport de Khmara
Ce que Khmara a présenté à Zelenskyy ce 28 janvier reste largement confidentiel. Le président a été volontairement vague : les détails des opérations récentes sont encore trop sensibles pour être révélés. Mais il a confirmé que les résultats étaient au rendez-vous et que de nouvelles opérations avaient été approuvées. La planification est constante, a-t-il souligné. Le SBU ne se repose pas sur ses lauriers. Chaque succès ouvre la voie au suivant. Chaque corridor percé dans la défense aérienne russe permet d’atteindre de nouvelles cibles. Et les cibles ne manquent pas : aérodromes, dépôts de munitions, raffineries, usines de fabrication de drones et de bombes guidées, infrastructures ferroviaires.
Le bilan global des actions d’Alpha donne une idée de l’ampleur du travail accompli. Depuis le début de l’invasion à grande échelle, l’unité a détruit 1 805 chars russes — un char sur six neutralisé par les forces ukrainiennes. 3 267 véhicules blindés. 3 468 systèmes d’artillerie. 540 systèmes de défense aérienne. 454 systèmes de guerre électronique. Des milliers de combattants ennemis. Et maintenant, 15 avions sur cinq aérodromes, pour un milliard de dollars de dégâts supplémentaires. Les fantômes ne chôment pas. Et ils n’ont pas l’intention de s’arrêter.
Il y a une question que je me pose souvent : que se passe-t-il dans la tête des généraux russes quand ils apprennent ces nouvelles ? Quand ils découvrent que leurs bombardiers brûlent en Sibérie, que leurs systèmes S-400 explosent en Crimée, que leurs dépôts de munitions partent en fumée ? Ils savent que quelqu’un, quelque part, a planifié tout cela. Ils savent qu’il y a des agents ukrainiens sur leur territoire, des fantômes qu’ils ne peuvent pas voir. Et ils ne peuvent rien y faire. Cette impuissance doit être terrifiante. C’est exactement le but. La guerre psychologique fait partie du jeu. Et Khmara la maîtrise parfaitement.
Les sanctions, l’autre front invisible
Zelenskyy a également mentionné le renforcement de la politique de sanctions comme axe de travail prioritaire. Ce volet, moins spectaculaire que les explosions sur les pistes d’aérodrome, relève de la même logique : frapper l’ennemi là où il ne s’y attend pas, dans l’ombre, méthodiquement. Le SBU traque les réseaux de contournement des sanctions internationales, identifie les navires de la flotte fantôme qui transportent le pétrole russe sous embargo, expose les entreprises et les individus complices. Récemment, le renseignement militaire ukrainien a révélé l’existence de plus de 60 navires opérés par la Russie, l’Iran et le Venezuela pour écouler le brut sanctionné. Chaque navire identifié est une cible potentielle. Chaque réseau démantelé est de l’argent en moins pour la machine de guerre de Poutine.
Cette approche globale — frappes militaires, guerre économique, opérations psychologiques — définit la philosophie du SBU sous Khmara. Il ne s’agit pas seulement de détruire des cibles. Il s’agit de créer un sentiment d’insécurité permanent chez l’ennemi, de lui faire comprendre qu’aucun recoin de son territoire n’est à l’abri, que ses secrets sont percés, que ses faiblesses sont connues et exploitées. Les fantômes sont partout. Ils voient tout. Ils frappent quand ils le décident. Et Moscou ne peut rien y faire.
L'expansion des fantômes
Dix mille hommes de l’ombre
L’efficacité d’Alpha n’est pas passée inaperçue. En juillet 2025, Zelenskyy a signé une loi augmentant considérablement les effectifs du SBU. Le service passe de 27 000 à 37 000 membres en temps de paix, et de 31 000 à 41 000 en temps de guerre. L’unité Alpha elle-même atteindra 10 000 membres — une expansion massive qui témoigne de la confiance accordée à cette force d’élite. Davantage de pouvoir pour accomplir des missions de combat, détruire les occupants et mener des opérations spéciales pour défendre l’Ukraine, a déclaré le président. Le message est clair : les fantômes vont se multiplier. Et leurs capacités vont croître en proportion.
Cette expansion s’accompagne d’une montée en puissance technologique. Les drones utilisés par Alpha intègrent désormais des systèmes d’intelligence artificielle pour améliorer leur autonomie et leur précision. Les capacités de guerre électronique, de cyberattaque, de renseignement d’origine technique se développent en parallèle. L’Ukraine construit, en pleine guerre, une force d’opérations spéciales qui rivalise avec celles des plus grandes puissances mondiales. Et cette force a un avantage que les autres n’ont pas : l’expérience du combat réel, acquise jour après jour contre un adversaire déterminé. Les leçons de cette guerre façonnent une doctrine nouvelle, écrite dans le sang et la sueur, que les armées du monde entier étudient déjà avec attention.
Dix mille fantômes. Dix mille hommes et femmes formés pour l’impossible, entraînés à disparaître, prêts à frapper n’importe où sur la planète. C’est ce que l’Ukraine est en train de construire. Non pas par choix, mais par nécessité. Parce que c’est ça ou mourir. Parce que quand un géant vous attaque, vous n’avez pas le luxe de jouer selon ses règles. Vous devez inventer les vôtres. Et les règles de l’Ukraine sont celles des ombres. Frapper sans être vu. Disparaître sans laisser de trace. Revenir toujours, inlassablement, jusqu’à ce que l’ennemi comprenne qu’il ne gagnera jamais. C’est la guerre du XXIe siècle. Et Khmara en est le maître.
L’héritage de Malyuk
Même écarté de la direction du SBU, Vasyl Malyuk n’a pas quitté le service. Il reste, selon ses propres termes, pour diriger des opérations asymétriques de classe mondiale visant à infliger un maximum de dégâts à Moscou. Cette formulation suggère que l’expertise accumulée sous son mandat continue d’être mobilisée. Les deux hommes, le médiatique et le discret, le communicant et le tacticien, forment peut-être un duo plus complémentaire qu’il n’y paraît. Malyuk connaît les rouages politiques, les relations avec les partenaires internationaux, la gestion de l’image publique. Khmara connaît le terrain, les opérations, la réalité du combat. Ensemble, ils pourraient bien former une combinaison redoutable.
Ce qui est certain, c’est que la machine ne s’arrête pas. Les nouvelles opérations annoncées par Zelenskyy s’inscrivent dans la continuité d’une stratégie éprouvée : frapper l’ennemi dans ses sanctuaires, détruire ses capacités de nuisance, créer un sentiment d’insécurité permanent. Les corridors percés dans la défense aérienne russe vont s’élargir. Les cibles vont se multiplier. Et les fantômes continueront leur travail, dans l’ombre, méthodiquement, inexorablement. C’est ce qu’ils font. C’est ce qu’ils sont. Et tant que la guerre durera, ils ne s’arrêteront pas.
Conclusion : Les ombres qui dessinent l'avenir
Ce que Khmara représente
Yevhen Khmara n’est pas qu’un nom. Il est le symbole d’une transformation. L’Ukraine de 2022, celle qui a failli disparaître sous les chenilles des chars russes, s’est métamorphosée en quelque chose d’inattendu : une puissance capable de projeter sa force jusqu’aux confins de la Sibérie, de frapper les sanctuaires les plus protégés de l’ennemi, de mener une guerre invisible qui fait trembler le Kremlin. Cette transformation porte un visage. Ou plutôt, elle porte l’absence d’un visage. Celui de l’homme qui préfère rester dans l’ombre, qui laisse ses actes parler à sa place, qui a compris que dans la guerre moderne, la discrétion est une arme aussi puissante que les missiles.
Les nouvelles opérations annoncées par Zelenskyy ne sont pas des promesses en l’air. Ce sont des certitudes. Car derrière chaque annonce, il y a des mois de préparation invisible, des agents infiltrés en territoire ennemi, des drones assemblés dans des ateliers secrets, des trajectoires calculées avec une précision millimétrique. Le SBU de Khmara ne menace pas. Il agit. Et quand il agit, les aérodromes russes brûlent, les systèmes de défense explosent, les plans de Moscou partent en fumée. C’est la guerre des ombres. Et l’Ukraine la gagne.
La nuit appartient aux fantômes
Quelque part, cette nuit, des hommes et des femmes travaillent. Ils analysent des images satellites, calculent des trajectoires, coordonnent des mouvements. Ils ne portent pas d’uniformes. Leurs noms n’apparaîtront jamais dans les journaux. Mais ce qu’ils font change le cours de l’histoire. Chaque radar russe qu’ils identifient est une cible potentielle. Chaque faille dans le bouclier ennemi est une porte à ouvrir. Chaque aérodrome est un objectif à atteindre. Ils sont les fantômes de cette guerre. Les architectes de l’ombre. Les hommes et les femmes de Khmara.
La Russie peut aligner ses divisions, déployer ses missiles, proclamer son invincibilité. Elle ne peut pas combattre ce qu’elle ne voit pas. Elle ne peut pas arrêter ce qu’elle ne comprend pas. Elle ne peut pas vaincre des ennemis qui n’existent pas officiellement. Et c’est exactement ce qui fait la force de l’Ukraine dans cette guerre asymétrique. Pas seulement ses soldats héroïques sur la ligne de front. Pas seulement ses chars et ses missiles. Mais ses fantômes. Ses ombres. Ses hommes invisibles qui frappent et disparaissent, qui reviennent toujours, qui ne s’arrêtent jamais. Tant que Khmara et ses fantômes veilleront, la Russie ne dormira pas tranquille. Et c’est peut-être la plus belle victoire de l’Ukraine : avoir transformé la peur en arme. Une arme que Moscou ne sait pas combattre.
Je referme ce dossier avec un sentiment étrange. De l’admiration pour ces hommes et ces femmes qui ont choisi l’ombre. Du respect pour leur courage, leur patience, leur détermination. Mais aussi une forme de vertige. Car ce que j’ai décrit ici n’est qu’une fraction de ce qui se passe réellement. Les véritables opérations, les vrais succès, les vraies missions — nous ne les connaîtrons peut-être jamais. Les fantômes gardent leurs secrets. Et c’est très bien ainsi. Parce que c’est dans le secret que se forge la victoire. Dans l’ombre que se prépare la lumière. Khmara et ses hommes le savent. Et quelque part, cette nuit, ils travaillent déjà à la prochaine frappe. La prochaine surprise. Le prochain coup qui fera trembler Moscou. La nuit appartient aux fantômes. Et les fantômes appartiennent à l’Ukraine.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation des dynamiques de renseignement et des opérations spéciales qui façonnent les conflits modernes. Mon travail consiste à contextualiser ces opérations secrètes et à en analyser les implications stratégiques.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, basée sur les faits vérifiables et les témoignages disponibles. Certaines informations sur les opérations spéciales restent par nature confidentielles.
Méthodologie et sources
Les informations factuelles présentées proviennent de sources primaires (communiqués officiels du SBU, déclarations du président Zelenskyy) et de sources secondaires vérifiables. Les détails sur les opérations proviennent des révélations officielles ukrainiennes et des analyses d’experts.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Rapport de Khmara à Zelenskyy – 28 janvier 2026
Ukrainian National News – Nouvelles opérations du SBU – 28 janvier 2026
Interfax-Ukraine – Déclaration de Zelenskyy – 28 janvier 2026
Sources secondaires
Kyiv Independent – Démission de Malyuk, nomination de Khmara – 5 janvier 2026
Kyiv Post – Transition à la tête du SBU – 5 janvier 2026
Wikipedia – Opération Toile d’Araignée – Janvier 2026
UNN – Profil de Yevhen Khmara – 5 janvier 2026
Kyiv Post – Expansion de l’unité Alpha – Juillet 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.