Si les chars et l’artillerie sont la pierre qui terrasse Goliath, l’innovation est la fronde qui la propulse. Et quelle fronde.
Au début de 2023, l’Ukraine comptait une cinquantaine de fabricants de drones FPV. Fin 2024, ils étaient 250. Aujourd’hui, leur nombre ne cesse de croître. Des petits groupes de deux ou trois passionnés aux entreprises brassant des millions, avec une part significative recevant des commandes de l’État.
Kavun martèle l’évidence que certains refusent encore de voir : « Sans les drones, l’Ukraine n’aurait jamais pu atteindre son niveau de défense actuel. La guerre est devenue technologique. Les militaires ukrainiens ont fait preuve d’un courage incroyable, mais c’est la technologie, selon moi, qui a renversé le cours de la guerre en faveur de l’Ukraine. »
Les chiffres donnent le vertige. Plus de 80 % des cibles ennemies sont désormais détruites par des drones. La grande majorité? Fabriqués en Ukraine même. D’une base industrielle quasi inexistante d’une dizaine de fabricants avant-guerre, Kiev a bâti un écosystème de plusieurs centaines de producteurs. Le pays attaqué est devenu la première puissance industrielle mondiale en matière de systèmes sans pilote.
Le mur de drones
Un lieutenant de la 93e Brigade mécanisée ukrainienne résume la révolution en cours avec une précision chirurgicale : « Aucun autre type d’arme n’a changé le visage de cette guerre aussi rapidement que le drone FPV. Tout véhicule à moins de cinq kilomètres du front est condamné. Tout ce qui bouge jusqu’à dix kilomètres est en danger. »
L’approche ukrainienne s’est cristallisée en ce que les stratèges appellent désormais le « mur de drones » : une zone de défense stratifiée qui transforme chaque assaut russe en champ de cadavres. Cette zone de mort s’est progressivement étendue. Elle couvre aujourd’hui 15 à 25 kilomètres depuis la ligne de front, avec une portée qui atteint parfois 40 kilomètres.
Ce n’est pas une structure fixe. C’est un réseau dense de FPV, d’intercepteurs et de brouilleurs. Les armes sans pilote infligent désormais environ 70 % de toutes les pertes de cette guerre. Des deux côtés. Plus que toutes les autres armes combinées.
Soixante-dix pour cent. Relisez ce chiffre. Méditez-le. La guerre du XXIe siècle se joue à distance, sur des écrans, avec des manettes. Sauf que d’un côté, on optimise. De l’autre, on sacrifie.
La guerre des fibres optiques
Le plus grand obstacle aux drones reste la guerre électronique. Les systèmes de brouillage russes ont atteint un niveau d’efficacité redoutable, capables de couper la connexion entre le drone et son opérateur. Les drones fournis par l’État ukrainien peinent généralement à opérer au-delà de cinq à huit kilomètres de la ligne de contact.
Alors les ingénieurs ukrainiens ont innové. Encore.
Des deux côtés du front, on utilise désormais des câbles de fibre optique au lieu des ondes radio pour connecter les drones FPV à leurs contrôleurs. Ces fils, fins comme une ligne de pêche, rendent les appareils imperméables au brouillage et à toute forme de guerre électronique.
En janvier 2025, le général Oleksandr Syrskyi confirmait que des drones à fibre optique d’une portée de 20 kilomètres étaient entrés en service. Plus de vingt modèles certifiés, produits par onze entreprises ukrainiennes. Et ça ne s’arrête pas là. Des équipes ukrainiennes ont développé un drone FPV avec un câble de fibre optique s’étendant sur 41 kilomètres. Potentiellement capable de frapper des positions de défense profondes, y compris l’artillerie à longue portée, les lance-roquettes multiples et les systèmes de défense aérienne à moyenne portée.
Le compromis? Le câble pèse environ 1,2 kilogramme pour 10 kilomètres, et sa bobine réduit la charge explosive que le drone peut transporter. Un modèle ukrainien comme le Reboff, normalement capable de porter 4 kilogrammes d’explosifs, est limité à 1,2 kilogramme avec 10 kilomètres de câble. La manoeuvrabilité est également affectée : le câble ne tolère pas les virages serrés ni les mouvements brusques.
Mais qu’importe. L’innovation ne dort jamais.
L'intelligence artificielle entre en guerre
Certains l’appellent déjà le « laboratoire de l’IA en guerre ». Le conflit en Ukraine est considéré comme le premier conflit international où les deux camps déploient l’intelligence artificielle à des fins militaires. Mais pour Kiev, l’IA agit comme un multiplicateur de force, lui permettant de mieux contrer la machine de guerre russe.
L’IA améliore significativement des fonctions spécifiques : analyse des images de drones, reconnaissance de cibles, suivi de cibles, navigation autonome incluant la navigation du dernier kilomètre, analyse sonore et textuelle pour l’extraction de renseignements. Dans certains cas, l’IA remplace 99 % du travail humain.
L’intégration de l’IA a fait passer la précision des frappes de drones FPV ukrainiens de 30-50 % à environ 80 %. De quoi faire réfléchir ceux qui pensent encore que cette guerre se gagnera à l’ancienne.
Les nouvelles versions intègrent des fonctions simples de verrouillage autonome de cible, permettant au drone de continuer à se diriger vers une cible désignée même sous un brouillage intense. Une innovation née directement de la nécessité du terrain.
Plus spectaculaire encore : l’Ukraine a déployé pour la première fois un « drone mère » alimenté par l’intelligence artificielle. Développé par le cluster technologique de défense Brave1, ce système peut livrer deux drones de frappe FPV guidés par IA jusqu’à 300 kilomètres derrière les lignes ennemies. Une fois largués, les petits drones peuvent localiser et frapper de manière autonome des cibles de haute valeur, y compris des avions, des systèmes de défense aérienne et des infrastructures critiques. Le tout sans utiliser le GPS.
L'armée des robots
Les airs ne suffisent plus. L’Ukraine pousse son avantage au sol.
En février 2024, le président Volodymyr Zelensky signait un décret établissant les Forces des systèmes sans pilote, avec le colonel Vadym Sukharevskyi nommé commandant en juin 2024. L’ambition? Déployer 15 000 robots terrestres d’ici fin 2025. L’une des adoptions technologiques militaires les plus rapides de l’histoire de la guerre moderne.
Les résultats sont déjà là. Des officiers ukrainiens affirment avoir écrit l’histoire militaire fin 2025 en déployant un seul drone terrestre armé d’une mitrailleuse pour tenir une position de première ligne pendant près de six semaines. Le véhicule terrestre sans pilote (UGV) télécommandé aurait accompli une mission de combat de 45 jours dans l’est de l’Ukraine, subissant maintenance et rechargement toutes les 48 heures.
Équipés de diverses armes, notamment des mitrailleuses de calibre .50 et des lance-grenades, ces UGV ouvrent la voie aux troupes terrestres ukrainiennes dans des environnements incertains ou contestés. Qu’il s’agisse de dégager des barbelés, de faire exploser des mines ennemies ou de détruire des infrastructures, les robots ukrainiens peuvent servir de force d’attaque et de reconnaissance primaire.
Une zone de mort sans pilote de 15 kilomètres le long du front, avec l’ambition de l’étendre à 40 kilomètres. Le projet « Ligne de drones » du ministère de la Défense vise à rendre tout mouvement impossible pour les forces russes sans détection.
Les essaims autonomes
Dans une première mondiale, les forces ukrainiennes déploient des essaims de drones contrôlés par IA sur le champ de bataille. Un changement pivot dans la technologie militaire où les machines décident de manière autonome du moment optimal pour frapper.
Les troupes ukrainiennes sont passées au-delà des opérations de drones avec humain dans la boucle pour déployer des essaims intelligents qui coordonnent et exécutent des attaques sur les positions russes avec un degré stupéfiant d’autonomie. Ce n’est pas un test théorique. C’est une réalité de terrain, déployée plus d’une centaine de fois par une seule unité au cours de l’année écoulée.
La plateforme chenillée Droid TW, développée localement et opérationnelle depuis décembre 2024, intègre des algorithmes d’intelligence artificielle capables de reconnaître le personnel ennemi. Un bond significatif vers l’identification autonome des cibles.
Malgré ces avancées, les opérateurs insistent : l’humain doit rester dans la boucle, surtout pour les décisions de vie ou de mort. Twist Robotics, fabricant kievien du drone de reconnaissance Saker Scout, maintient que l’IA doit rester un copilote, pas un commandant. Les garde-fous incluent le géorepérage et la validation humaine : « Les décisions d’utiliser la force ne sont jamais prises de manière autonome. »
Le prix du sang russe
Pendant que l’Ukraine innove, la Russie saigne.
Selon l’ancien directeur de la CIA William Burns, dans une interview au Financial Times en janvier 2026, la Russie a subi 1,1 million de pertes. Depuis février 2022, les forces russes ont enregistré près de 1,2 million de victimes. Plus de pertes que n’importe quelle grande puissance dans n’importe quelle guerre depuis la Seconde Guerre mondiale.
L’état-major ukrainien rapporte 418 170 pertes militaires russes pour la seule année 2025, accompagnées de la destruction de 1 816 chars. En décembre 2025, la Russie subissait des pertes catastrophiques sur le champ de bataille, avec jusqu’à 1 000 soldats tués chaque jour, selon des données internes de l’Alliance citées par le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte.
Mille morts par jour. Chaque jour. Pendant un mois. Essayez d’imaginer. Trente mille familles russes endeuillées rien qu’en décembre. Et Moscou continue d’envoyer des hommes au casse-pipe.
Le ratio des pertes parle de lui-même : les victimes et décès russes sur le champ de bataille sont significativement supérieurs aux ukrainiens, avec un ratio d’environ 2,5:1 ou 2:1. Les pertes combinées russes et ukrainiennes pourraient atteindre 2 millions d’ici le printemps 2026.
L'asymétrie du coût
Les images spectaculaires de missiles à un million de dollars filant dans les airs pour intercepter des drones à bas coût ont rempli nos écrans depuis trois ans. Si l’asymétrie des coûts a toujours joué un rôle dans la guerre tactique, nous faisons désormais face à des questions plus stratégiques : attaquer coûte désormais si peu, et défendre si cher.
Les FPV ukrainiens coûtent souvent entre 300 et 500 dollars. Bien en dessous des équivalents occidentaux. Les drones de frappe à longue portée peuvent être produits à une fraction du coût des systèmes américains ou européens.
L’avènement des drones commerciaux bon marché a radicalement fait pencher l’asymétrie des coûts en faveur de l’offensive. Les nouvelles menaces incluent les systèmes dits kamikazes comme le Shahed iranien, ainsi que les drones FPV commerciaux modifiés.
Le système d’approvisionnement a également changé, note Kavun. Auparavant, tout passait par le ministère de la Défense, « et c’était très inefficace ». Désormais, les brigades peuvent acheter directement, disposent de leurs propres budgets et peuvent obtenir des drones adaptés à des zones spécifiques. En quelques semaines, une startup peut obtenir un numéro de stock OTAN, comparé aux mois, voire aux années que cela prend en dehors de l’Ukraine.
Les frappes profondes
L’Ukraine ne se contente pas de défendre. Elle frappe. Profondément.
Le 14e Régiment des systèmes aériens sans pilote, désormais élargi en 1er Centre des systèmes sans pilote, est responsable d’environ 90 % des attaques de drones sur les zones arrière russes. L’Ukraine a investi massivement dans la nouvelle technologie des drones longue distance, notamment le drone Lyutiy, capable de livrer des explosifs jusqu’à 2 000 kilomètres de son point de lancement.
L’année 2025 a vu une montée explosive des frappes à longue portée. L’Ukraine a décuplé ses frappes de drones en profondeur du territoire russe à l’automne. En novembre, les drones ukrainiens ont attaqué les raffineries russes plus de fois que durant n’importe quel mois depuis le début de la guerre.
Les résultats sont dévastateurs pour l’économie de guerre russe. Selon les analystes de Reuters, de janvier à début février 2025, les attaques de drones ukrainiens ont désactivé environ 10 % de la capacité de raffinage russe. Depuis juillet 2025, au moins dix raffineries ont été endommagées, y compris Syzran et Novoshakhtinsk, perturbant environ 1,1 million de barils par jour, soit 17 % de la capacité nationale de raffinage.
Kiev a également frappé au moins la moitié des 38 complexes de production majeurs de Russie, forçant Moscou à réduire le traitement pétrolier de 5,4 millions de barils par jour en juillet à seulement 5 millions deux mois plus tard. En réponse, le Kremlin a annoncé une interdiction des exportations le 28 juillet 2025. Malgré cette mesure, les prix de gros de l’essence ont grimpé à des niveaux records, tandis que les pénuries régionales s’intensifiaient.
Pour de nombreux Russes, le rationnement évoque la pénurie de l’ère soviétique, sapant les affirmations de stabilité de l’État. La guerre revient chez eux. Par les airs. Sans prévenir.
L'écosystème de l'innovation de guerre
L’Ukraine produit désormais environ 40 % de ses propres armes, selon le président Zelensky. Un changement dramatique par rapport à la dépendance quasi totale aux fournisseurs étrangers il y a seulement trois ans.
Derrière cette transformation, une vague d’innovation née du champ de bataille : ingénieurs, vétérans et fondateurs transformant la nécessité de guerre en un écosystème technologique de défense décentralisé et agile.
L’écosystème technologique de défense ukrainien se caractérise par une innovation rapide et ascendante, une collaboration civilo-militaire et une grande tolérance au déploiement de technologies immatures. L’Ukraine est pionnière d’un nouveau modèle de technologie de défense : piloté par des fondateurs, testé au combat, rapide à construire et rapide à adapter. Contrairement aux entrepreneurs de défense occidentaux alourdis par de longs cycles d’approvisionnement, les startups ukrainiennes livrent des systèmes opérationnels au front en quelques semaines.
La plateforme phare? L’initiative BRAVE1, un cluster technologique pour le développement de l’industrie technologique de défense du pays. En 2023, le ministère ukrainien de la Transformation numérique a lancé Brave1. Le programme soutient plus de 1 500 entreprises technologiques ukrainiennes avec des subventions et une aide logistique et technique, contribuant à multiplier les investissements par huit pour atteindre 40 millions de dollars en 2024.
Au premier semestre 2025, l’Ukraine se classait 42e dans l’indice mondial des écosystèmes de startups, reflétant une adaptation et une croissance rapides malgré le conflit en cours. Google rapporte que la valeur totale de l’écosystème de startups ukrainien est estimée à 28 milliards d’euros, incluant deux fois le nombre moyen de licornes par startup financée en Europe.
Les défis qui restent
Malgré ces avancées spectaculaires, l’armée de robots de l’Ukraine ne peut pas tout faire. Les robots ne sont pas des armes miracles et ne peuvent pas servir de remède miracle aux pénuries de main-d’oeuvre de Kiev.
Malgré les progrès des quatre dernières années, l’armée de robots en expansion de l’Ukraine reste incapable d’accomplir de nombreuses fonctions militaires qui nécessitent de l’infanterie. Quand de petits groupes de troupes russes infiltrent les positions ukrainiennes et pénètrent dans les zones urbaines, des soldats sont nécessaires pour nettoyer et tenir le terrain.
Les offensives s’accéléreront au printemps et à l’été, et l’armée ukrainienne reste affligée d’une crise chronique de main-d’oeuvre, ressentie même dans les unités les plus d’élite. Avec le manque systémique de soldats viennent des tensions accrues qui pourraient définir la guerre de 2026 pour l’Ukraine.
La Russie peut absorber des pertes plus élevées parce que sa population est plus grande et son vivier de mobilisation plus profond. L’Ukraine ne peut pas remplacer les victimes au même rythme. C’est la réalité brutale de cette guerre d’usure.
Les faiblesses clés incluent une dépendance excessive au financement des donateurs à court terme, des cadres réglementaires insuffisants, des signaux de demande fragmentés et une capacité de production inférieure au potentiel.
L'avenir se joue maintenant
Regardant vers 2026, l’Ukraine se concentrera sur l’expansion de ses capacités à longue portée, en particulier les drones de frappe profonde, pour augmenter la taille et la fréquence des salves utilisées contre la Russie. Les domaines clés à surveiller incluent les technologies laser contre les drones de type Shahed et les innovations en matière d’essaims.
Les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes prévoient d’augmenter le nombre de soldats russes touchés à 50 000-60 000 par mois en 2026. Selon le commandant du 1er Centre des systèmes sans pilote ukrainien : « 2026 va beaucoup changer. C’est pourquoi nous développons et réformons, préparant de nouveaux défis pour l’ennemi. »
Les pays européens produisent désormais des drones en conjonction avec des concepteurs et entreprises ukrainiens : l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark et la France ont des lignes de production actives ou des démarrages fermes en 2026.
L’expérience ukrainienne suscite un intérêt considérable aux États-Unis. Kavun note : « Les départements de police locaux, le FBI et l’armée s’y intéressent. Ils comprennent qu’ils sont en retard. » Malgré tous les obstacles, l’Ukraine a accompli quelque chose de remarquable. Les drones fabriqués en Ukraine sont désormais considérés comme les meilleurs au monde en termes de rapport qualité-prix.
David n'a pas besoin d'être plus fort
La leçon de cette guerre dépasse largement les frontières de l’Ukraine. Elle résonne pour tous ceux qui font face à des adversaires apparemment invincibles.
David n’a jamais eu besoin d’être plus fort que Goliath. Il avait besoin d’être plus intelligent, plus agile, plus innovant. Il avait besoin de changer les règles du jeu.
C’est exactement ce que fait l’Ukraine. Chaque jour. Avec des drones à 500 dollars qui détruisent des chars à plusieurs millions. Avec des fibres optiques qui déjouent les systèmes de brouillage les plus sophistiqués. Avec une intelligence artificielle qui multiplie la force de chaque combattant. Avec un écosystème de startups qui livre des innovations en semaines plutôt qu’en années.
La nouvelle ère de la guerre se caractérise par une dépendance croissante à la technologie, et le risque d’obsolescence plane sur ceux qui refusent de s’adapter. Les leçons des simulations de guerre et du conflit en Ukraine soulignent l’urgence d’adopter des stratégies axées sur le numérique et d’intégrer l’IA dans toutes les facettes des opérations militaires.
La technologie de défense ukrainienne, trempée au combat, pourrait perturber les industries de défense endormies d’autres pays en temps de paix. Les investisseurs et les acteurs du secteur en Ukraine croient que l’innovation forgée dans le feu de cette guerre aura des répercussions bien au-delà de ses frontières.
Comme le dit Kavun avec une conviction tranquille : « Nous croyons que l’Ukraine peut gagner grâce à la technologie. »
Dans cette version moderne de David contre Goliath, la fronde s’appelle FPV, le caillou s’appelle IA, et le géant qui s’effondre laisse derrière lui un million de victimes.
La différence? Cette fois, David ne combat pas seul. Et il construit ses propres armes.
Signé Maxime Marquette
Sources
Ukraine must win war through technology, not manpower – Dignitas Ukraine president – Ukrinform – Janvier 2026
David vs. Goliath: Cost Asymmetry in Warfare – RAND Corporation – Mars 2025
Ukraine’s robot army will be crucial in 2026 but drones can’t replace infantry – Atlantic Council – 2026
The Russia-Ukraine Drone War: Innovation on the Frontlines and Beyond – CSIS – 2025
The Next Evolution in Ukraine’s Drone Defense – The National Interest – 2025
Fibre-optic drones reshape Ukraine’s technological war – Lowy Institute – 2025
Battlefield Drones and the Accelerating Autonomous Arms Race in Ukraine – Modern War Institute – 2025
Ukraine’s Future Vision and Current Capabilities for Waging AI-Enabled Autonomous Warfare – CSIS – 2025
Russia lost over 418,000 troops in Ukraine during 2025 – Euromaidan Press – Janvier 2026
The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 14, 2026 – Russia Matters – Janvier 2026
Ukraine Needs New Mid-Range Strike Drones – CEPA – 2025
How Ukraine’s Defense Startups Reshaped Military Innovation – UA Tech Journal – 2025
2025 sees surge in long-range strikes by Russia and Ukraine – NV – 2025
Ukraine’s Drone Strikes Hit Up to 100,000 Russian Troops in Late 2025 – United24 Media – 2026
Ukraine’s AI-powered ‘mother drone’ sees first combat use – Kyiv Independent – 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.