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CHRONIQUE : « Impossible d’interdire le deuil » – Comment la Russie échoue spectaculairement à dissimuler l’hécatombe ukrainienne
Crédit: Adobe Stock

Le travail le plus méthodique et le plus rigoureux dans ce domaine est celui mené conjointement par le média indépendant russe Mediazona (désigné « agent étranger » par les autorités russes) et le service russe de la BBC. Depuis le début de la guerre, des équipes de journalistes et de bénévoles épluchent quotidiennement les nécrologies, les déclarations des autorités régionales, les reportages des médias locaux, les annonces des écoles et, surtout, les publications sur les réseaux sociaux des familles endeuillées.

Au 13 janvier 2026, cette enquête monumentale avait permis d’identifier nominativement 165 661 soldats et contractuels russes dont la mort a pu être documentée. Parmi eux, 3,9% (6 302) étaient des officiers, 10,1% (16 672) appartenaient aux troupes de fusiliers motorisés, et 2,6% (4 352) faisaient partie des prestigieuses forces aéroportées (VDV).

Plus révélateur encore : 10% (16 637) des victimes identifiées étaient des mobilisés – ces hommes arrachés à leur vie civile par le décret de « mobilisation partielle » de septembre 2022. Et 12% (19 908) étaient des détenus recrutés dans les prisons russes, notamment par le groupe Wagner.

Mais les enquêteurs de Mediazona sont les premiers à admettre que leurs chiffres ne représentent qu’une fraction de la réalité. Comme l’explique la BBC : « Le bilan réel est probablement bien supérieur à ce qui peut être déterminé à partir de sources ouvertes. Les experts militaires que nous avons interrogés suggèrent que notre analyse des cimetières russes, des mémoriaux de guerre et des nécrologies pourrait ne représenter que 45% à 65% du bilan réel des décès. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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