Pour comprendre ce qui se joue actuellement dans le golfe Persique, il faut revenir quelques semaines en arrière, au cœur des Caraïbes. En janvier 2026, l’administration Trump a mené une opération qui a stupéfié le monde : la capture de Nicolás Maduro, président du Venezuela, par des commandos américains. En quelques heures, des hélicoptères escortés par des chasseurs ont surgi dans le ciel de Caracas, neutralisé la résistance et extrait Maduro comme un vulgaire narcotrafiquant.
Cette opération, qui a coûté la vie à environ 40 Vénézuéliens et 30 Cubains, n’était pas un coup de tête. Elle s’inscrivait dans ce que l’administration Trump a officiellement baptisé le « Corollaire Trump à la Doctrine Monroe », annoncé dans la Stratégie de sécurité nationale de novembre 2025. Ce document autorise explicitement l’usage de la force militaire pour « restaurer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental ».
La diplomatie de la canonnière – cette pratique consistant à utiliser la menace navale pour imposer sa volonté politique – n’est pas une invention trumpienne. Elle remonte au XIXe siècle, quand les puissances coloniales européennes et les États-Unis envoyaient leurs navires de guerre intimider les nations récalcitrantes. Theodore Roosevelt en avait fait un art avec son fameux « Corollaire Roosevelt » à la Doctrine Monroe, justifiant deux douzaines d’interventions américaines en Amérique latine en l’espace de deux décennies.
Mais Trump a modernisé le concept. Au lieu d’un simple croiseur, il déploie des groupes aéronavals entiers équipés de missiles de croisière Tomahawk. Au lieu de canonnières, des bombardiers furtifs B-2 Spirit capables de larguer des bombes pénétrantes de 13 tonnes. La technologie a changé, mais la logique reste la même : la démonstration écrasante de force comme instrument de négociation.
L'Opération Midnight Hammer : le spectre de juin 2025
Lorsque Trump menace l’Iran de frappes « bien pires », il fait référence à un événement précis : l’Opération Midnight Hammer du 22 juin 2025. Cette nuit-là, sept bombardiers B-2 Spirit ont décollé de la base aérienne de Whiteman, dans le Missouri, pour un vol de 18 heures vers le Moyen-Orient, ravitaillés trois fois en vol, dans un silence radio quasi total.
Leur mission : détruire les installations nucléaires iraniennes. Les cibles étaient l’usine d’enrichissement d’uranium de Fordow, le complexe nucléaire de Natanz et le Centre de technologie nucléaire d’Ispahan. Les B-2 ont largué quatorze bombes GBU-57A/B MOP – les fameuses « bunker busters » de 13,6 tonnes, spécialement conçues pour détruire des cibles enterrées et renforcées. Des missiles Tomahawk tirés depuis un sous-marin ont complété l’attaque.
Selon le général Dan Caine, président des chefs d’état-major interarmées, l’opération a mobilisé plus de 125 aéronefs américains et environ 75 munitions guidées de précision, le tout en 25 minutes. L’Iran a été pris totalement au dépourvu. Aucun avion iranien n’a décollé, aucun missile n’a été tiré en représailles immédiates.
C’était la première utilisation opérationnelle du GBU-57 Massive Ordnance Penetrator et la première attaque américaine sur le territoire iranien depuis l’offensive navale de 1988. Un tournant historique qui a marqué l’unique action offensive américaine dans la guerre Iran-Israël de juin 2025, conflit éclair de douze jours déclenché par des frappes israéliennes surprises le 13 juin.
Mais voilà le problème : malgré les déclarations triomphales de Trump affirmant avoir « totalement anéanti » le programme nucléaire iranien, les évaluations du renseignement américain racontent une histoire différente. Selon un rapport classifié, les bombes n’auraient retardé le programme iranien que de moins de six mois. Pire encore, Téhéran aurait déplacé la majorité de son stock d’uranium enrichi avant les frappes, le mettant à l’abri des bombardements.
L'Iran au bord du gouffre : économie en ruines et protestations massives
Si Trump se sent en position de force pour menacer l’Iran, c’est parce que la République islamique traverse sa pire crise depuis la révolution de 1979. Le 28 décembre 2025, le rial iranien s’est effondré à son plus bas niveau historique : 1,45 million de rials pour un dollar américain. Pour mettre ce chiffre en perspective, le rial s’échangeait à 32 000 pour un dollar lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015.
Cet effondrement monétaire a déclenché une vague de protestations sans précédent. Les commerçants du Grand Bazar de Téhéran ont été les premiers à fermer leurs échoppes et à descendre dans la rue. En quelques jours, le mouvement s’est propagé à 17 des 31 provinces iraniennes, rassemblant étudiants, ouvriers et citoyens de toutes les couches sociales.
Les chiffres sont vertigineux. L’inflation officielle atteignait 42,2% en décembre 2025, avec des prix alimentaires en hausse de 72% sur un an et des produits de santé augmentant de 50%. Le pouvoir d’achat des Iraniens a chuté de plus de 90% en huit ans. Une population entière s’est retrouvée plongée dans la misère, incapable d’acheter les produits de première nécessité.
Les manifestants ne se contentent plus de réclamer des réformes économiques. Leurs slogans ont évolué, passant de revendications matérielles à une contestation frontale du régime théocratique. « Ni Gaza, ni Liban, ma vie pour l’Iran » scandent-ils, accusant le gouvernement de privilégier ses proxies régionaux – Hezbollah, Hamas – au détriment des besoins de sa propre population. Certains vont jusqu’à acclamer Reza Pahlavi, le fils du Shah renversé en 1979, symbole d’un Iran pré-révolutionnaire.
La répression a été brutale. Selon différentes estimations, entre 6 000 et 30 000 personnes auraient été tuées par les forces de sécurité du régime. Le secrétaire d’État Marco Rubio n’a pas manqué de souligner que ces protestations démontrent que « ce régime est probablement plus faible qu’il ne l’a jamais été ».
La réponse iranienne : le doigt sur la gâchette
Face à cette offensive diplomatico-militaire américaine, l’Iran refuse de plier. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a répondu aux menaces de Trump avec une fermeté qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Nos braves forces armées sont prêtes – le doigt sur la gâchette – à répondre immédiatement et puissamment à TOUTE agression contre notre terre, notre air et notre mer bien-aimés. »
La mission permanente iranienne auprès des Nations Unies a également pris position sur X (anciennement Twitter), indiquant que le pays était « prêt au dialogue » mais qu’il se défendrait s’il était poussé dans ses retranchements. Une position classique qui cherche à maintenir ouverte une porte diplomatique tout en préparant l’opinion publique à un éventuel conflit.
Araghchi a par ailleurs catégoriquement refusé de reprendre les négociations nucléaires sous la menace : « Il n’y a eu aucun contact entre moi et [l’envoyé américain Steve] Witkoff ces derniers jours, et aucune demande de négociations n’a été faite de notre part », a-t-il déclaré aux médias d’État. Le message est clair : l’Iran ne négociera pas avec un pistolet sur la tempe.
Pourtant, des sources diplomatiques suggèrent que Téhéran fait preuve d’une flexibilité inédite sur la question nucléaire, signe de la pression intense qui pèse sur le régime. Mais Washington ne se contente pas du dossier nucléaire. L’administration Trump exige également des discussions sur le programme de missiles balistiques iranien et sur la répression brutale des manifestations. Des demandes que l’Iran refuse catégoriquement à ce stade.
Les alliés du Golfe disent non : le talon d'Achille de la stratégie trumpienne
Voici où la diplomatie de la canonnière de Trump rencontre ses limites. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les deux principaux alliés américains dans le Golfe, ont publiquement refusé de participer à toute action militaire contre l’Iran. Le prince héritier Mohammed ben Salmane a personnellement appelé le président iranien Masoud Pezeshkian pour lui assurer que le royaume « n’autorisera pas l’utilisation de son espace aérien ou de son territoire pour toute action militaire contre l’Iran ».
Les Émirats ont emboîté le pas, leur ministère des Affaires étrangères réaffirmant officiellement « l’engagement du pays à ne pas permettre l’utilisation de son espace aérien, de son territoire ou de ses eaux dans toute action militaire hostile contre l’Iran, et à ne fournir aucun soutien logistique à cet égard ».
Ces refus ne sont pas anodins. L’Arabie saoudite accueille plus de 2 300 militaires américains sur son sol. Les Émirats hébergent environ 5 000 personnels militaires américains à la base aérienne d’Al Dhafra, aux portes d’Abu Dhabi. Sans l’accès à ces bases et à ces espaces aériens, les options militaires américaines se compliquent considérablement.
Selon des rapports, Oman et le Qatar auraient transmis des messages similaires de « neutralité », craignant qu’une guerre totale ne ferme le détroit d’Ormuz – ce goulet d’étranglement par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. Cette « épaule froide » régionale transforme le bras de fer actuel en une opération essentiellement navale, privée du soutien d’une coalition régionale multi-front.
Les analystes militaires notent cependant que si les décisions saoudienne et émiratie augmentent la complexité opérationnelle et les coûts, elles n’empêchent pas une action américaine. Si l’espace aérien du Golfe reste fermé, les planificateurs américains pourraient chercher des routes alternatives via la Jordanie, la Syrie et l’Irak. Au moins un escadron de F-15 Strike Eagle est déjà arrivé en Jordanie, offrant un point de lancement plus septentrional.
La logique de l'escalade : jusqu'où ira Trump ?
La question qui hante les chancelleries du monde entier est simple : Donald Trump bluffera-t-il, ou passera-t-il à l’acte ? L’expérience vénézuélienne suggère qu’il ne faut jamais sous-estimer sa propension à transformer les menaces en actions. Mais l’Iran n’est pas le Venezuela.
La République islamique dispose d’un arsenal de missiles balistiques capable de frapper n’importe quelle base américaine dans la région. Ses forces navales peuvent miner le détroit d’Ormuz et perturber le commerce pétrolier mondial. Ses proxies – Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak et en Syrie, Houthis au Yémen – peuvent ouvrir de multiples fronts simultanés. En juin 2025, l’Iran avait répondu à l’Opération Midnight Hammer en attaquant une base américaine au Qatar, démontrant sa capacité de représailles.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a explicitement évoqué « l’option défensive préemptive » si les États-Unis détectent des indices d’une attaque iranienne imminente contre leurs forces. « Il est sage et prudent d’avoir une posture de force dans la région capable de répondre », a-t-il déclaré. Une formulation qui laisse la porte ouverte à une action militaire américaine sous prétexte de « défense préventive » – un concept juridiquement contestable mais politiquement commode.
Trump lui-même a comparé la situation à celle du Venezuela : « Il y a une autre belle armada qui flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment », a-t-il déclaré, établissant un parallèle explicite avec l’opération qui a conduit à la capture de Maduro. Le message subliminal est limpide : si j’ai pu renverser Maduro, je peux frapper l’Iran.
La diplomatie coercitive : efficace ou contre-productive ?
La diplomatie de la canonnière repose sur un pari fondamental : que la démonstration de force suffira à faire plier l’adversaire sans avoir à l’utiliser réellement. C’est une forme de poker géopolitique où le bluff joue un rôle crucial. Mais que se passe-t-il lorsque l’adversaire refuse de se coucher ?
L’histoire offre des leçons mitigées. Theodore Roosevelt a réussi à imposer sa volonté en Amérique latine grâce à sa « politique du gros bâton », mais il a aussi semé les graines d’un ressentiment anti-américain qui perdure un siècle plus tard. Comme l’a noté le professeur William LeoGrande : « Les Latino-Américains ont vraiment détesté la diplomatie de la canonnière. »
Au Forum économique mondial de Davos 2026, le Premier ministre canadien Mark Carney a livré une évaluation cinglante, avertissant que la posture de politique étrangère de Trump constituait désormais « une menace directe pour la paix mondiale, la sécurité internationale et le système fondé sur des règles de l’après-guerre ». L’invasion du Venezuela, les menaces d’annexion du Groenland et le déploiement agressif de tarifs douaniers pointent tous, selon lui, vers « un retour troublant à une doctrine de coercition ».
Dans le cas iranien, la diplomatie coercitive se heurte à plusieurs obstacles. Premièrement, le régime des mollahs ne peut pas être vu comme cédant à la pression américaine sans perdre toute légitimité auprès de sa base conservatrice. L’humiliation serait perçue comme un aveu de faiblesse fatal. Deuxièmement, les sanctions américaines ont déjà causé tant de dégâts économiques que l’Iran a peu à perdre d’un conflit ouvert – la situation ne peut guère empirer. Troisièmement, la fierté nationale iranienne, forgée par des millénaires d’histoire impériale, rend toute capitulation publique politiquement impossible.
Les négociations dans l'impasse : que veut vraiment Trump ?
Les négociations entre Washington et Téhéran ont une histoire tumultueuse. En 2015, l’administration Obama avait conclu le JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), un accord qui limitait le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions. Trump a retiré les États-Unis de cet accord en 2018, déclenchant une spirale d’escalade qui a culminé avec les frappes de juin 2025.
La deuxième administration Trump avait tenté de relancer les pourparlers l’année dernière, mais ces négociations se sont effondrées après les bombardements israélo-américains sur les installations nucléaires iraniennes. Comment négocier de bonne foi avec un interlocuteur qui vient de vous bombarder ?
Les demandes américaines actuelles vont bien au-delà du nucléaire. Washington exige des discussions sur le programme de missiles balistiques iranien – une ligne rouge absolue pour Téhéran, qui considère ces missiles comme sa garantie de survie face à la supériorité aérienne américaine et israélienne. Les États-Unis demandent également des comptes sur la répression des manifestations, s’immisçant dans les affaires intérieures iraniennes d’une manière que le régime juge inacceptable.
Cette accumulation d’exigences soulève une question troublante : Trump veut-il vraiment un accord, ou cherche-t-il un prétexte pour frapper ? La multiplication des conditions rend toute négociation pratiquement impossible, ce qui pourrait être précisément l’objectif. Un échec diplomatique justifierait une escalade militaire aux yeux de l’opinion publique américaine.
Le spectre d'une guerre régionale
Une attaque américaine contre l’Iran ne serait pas un événement isolé. Elle déclencherait une réaction en chaîne aux conséquences imprévisibles. Le Hezbollah libanais, fort de ses dizaines de milliers de roquettes pointées vers Israël, entrerait probablement en action. Les milices chiites en Irak et en Syrie cibleraient les quelque 2 500 soldats américains encore présents dans ces pays. Les Houthis yéménites intensifieraient leurs attaques contre le trafic maritime en mer Rouge.
Le détroit d’Ormuz, ce goulet de 33 kilomètres de large par lequel transite environ 21 millions de barils de pétrole par jour, deviendrait un champ de bataille. L’Iran a régulièrement menacé de le fermer en cas de conflit, ce qui provoquerait une flambée catastrophique des prix du pétrole et une crise économique mondiale.
Israël, qui a mené les premières frappes de la guerre de juin 2025, serait inévitablement impliqué. L’État hébreu dispose de ses propres plans pour neutraliser le programme nucléaire iranien et pourrait saisir l’occasion d’une offensive américaine pour porter des coups décisifs. Mais une guerre totale avec l’Iran exposerait la population israélienne à des représailles massives.
Quant aux monarchies du Golfe, leur refus de participer à une attaque ne les protégerait pas nécessairement des représailles iraniennes. Téhéran pourrait décider de punir Riyad et Abu Dhabi pour leur alliance stratégique avec Washington, quel que soit leur degré de participation aux hostilités.
Le calcul de Trump : politique intérieure et élections de mi-mandat
Toute analyse de la politique étrangère trumpienne serait incomplète sans considérer sa dimension intérieure. Les élections de mi-mandat approchent, et une posture de fermeté contre l’Iran joue bien auprès de la base républicaine. L’image du commandant en chef déployant une « armada magnifique » pour défendre les intérêts américains correspond parfaitement au récit trumpien de restauration de la grandeur nationale.
Le précédent vénézuélien a montré que les actions militaires audacieuses, même controversées, peuvent galvaniser le soutien populaire à court terme. La capture spectaculaire de Maduro a été célébrée comme une victoire contre le « socialisme » et le « narco-État », occultant les questions légales et morales soulevées par l’opération.
Face à l’Iran, Trump peut se présenter comme le protecteur des manifestants iraniens opprimés par un régime brutal, tout en défendant la sécurité nationale américaine contre la menace nucléaire. C’est un récit politiquement gagnant qui combine interventionnisme humanitaire et réalisme sécuritaire – un cocktail rare en politique étrangère.
Les leçons de l'histoire : quand la force ne suffit pas
L’histoire du Moyen-Orient est jonchée d’interventions militaires qui ont mal tourné. L’invasion de l’Irak en 2003, justifiée par des armes de destruction massive inexistantes, a déstabilisé toute la région et engendré l’État islamique. L’intervention en Libye en 2011 a transformé ce pays en État failli. La guerre d’Afghanistan s’est terminée par le retour au pouvoir des Talibans après vingt ans de conflit.
L’Iran ne serait pas une cible facile. Avec une superficie de 1,6 million de kilomètres carrés et une population de 85 millions d’habitants, c’est un pays trois fois plus grand que l’Irak et cinq fois plus peuplé. Son terrain montagneux offrirait un avantage défensif considérable. Son régime, malgré ses faiblesses actuelles, dispose encore d’une base de soutien significative et d’un appareil répressif redoutable.
Une occupation de l’Iran est impensable. Mais même des frappes limitées comportent des risques d’escalade incontrôlée. Comment réagirait la Chine, principal acheteur du pétrole iranien ? Quelle serait la position de la Russie, partenaire stratégique de Téhéran ? Le monde pourrait-il absorber un choc pétrolier majeur alors que les économies mondiales peinent encore à se remettre des turbulences des dernières années ?
Conclusion : le retour du XIXe siècle
Ce qui se joue actuellement dans le golfe Persique dépasse le simple bras de fer irano-américain. C’est le retour d’une conception de la politique internationale que l’on croyait révolue : celle où la force prime sur le droit, où les grandes puissances imposent leur volonté aux plus faibles, où la diplomatie n’est qu’un habillage pour la coercition militaire.
Donald Trump a explicitement ressuscité la Doctrine Monroe et son corollaire rooseveltien, l’adaptant au XXIe siècle sous la forme du « Corollaire Trump ». Cette doctrine assume ouvertement le droit des États-Unis à intervenir militairement partout où leurs intérêts sont menacés, qu’il s’agisse du Venezuela, de l’Iran ou potentiellement d’ailleurs.
Les institutions internationales – ONU, droit international, traités multilatéraux – sont reléguées au rang d’obstacles à contourner plutôt que de cadres à respecter. L’ordre mondial fondé sur des règles, laborieusement construit depuis 1945, est ouvertement remis en question par la première puissance mondiale elle-même.
L’armada qui se dirige vers l’Iran n’est pas seulement une force militaire. C’est un symbole. Le symbole d’un monde où la diplomatie de la canonnière redevient la norme, où les grandes puissances règlent leurs différends par l’intimidation et la force plutôt que par la négociation et le compromis.
Que l’Iran cède ou résiste, que Trump frappe ou bluff, le message a été envoyé au monde entier : l’ère des interventions militaires unilatérales n’est pas terminée. Elle ne fait peut-être que recommencer.
Signé Maxime Marquette
Sources
United24 Media – Trump Warns Iran of « Far Worse » Strikes if Nuclear Deal Isn’t Agreed as US Armada Approaches
NBC News – Trump warns Iran time for nuclear deal is running out, says U.S. armada ready for ‘violence’
ABC News – Trump says ‘massive Armada’ heading to Iran, warns time is running out for nuclear deal
CBS News – Trump threatens Iran with « far worse » attack than June strikes if it doesn’t negotiate a nuclear deal
Al Jazeera – Iran rejects Trump’s threats, says ready to respond to any US attack
CNBC – Trump warns Iran an ‘armada’ is heading its way and to agree a nuclear deal, or else
TIME – Trump Says ‘Massive Armada’ Heading to Iran, Compares to Venezuela
Jerusalem Post – Trump urges Iran to make nuclear deal or next attack will be ‘far worse’
StatesstrikesonIraniannuclearsites »>Wikipedia – United States strikes on Iranian nuclear sites
CSIS – What Operation Midnight Hammer Means for the Future of Iran’s Nuclear Ambitions
CBS News – Pentagon reveals how B-2 bombers struck Iran nuclear sites in mission dubbed « Operation Midnight Hammer »
Iranianprotests »>Wikipedia – 2025-2026 Iranian protests
Al Jazeera – What we know about the protests sweeping Iran
Foreign Policy – Will Iran’s Protests, Economic Crisis Finally Topple the Government?
Military.com – US Aircraft Carrier Arrives in the Middle East as Tensions With Iran Remain High
CBS News – U.S. carrier strike group enters Middle East region
Washington Post – Aircraft carrier reaches Middle East, bolstering Iran options for Trump
UnitedStatesinterventionin_Venezuela »>Wikipedia – 2026 United States intervention in Venezuela
Geopolitical Monitor – The Trump Corollary: How Gunboat Diplomacy Returned to the Americas
The National – Saudi Arabia will not allow airspace to be used for attack on Iran
Jerusalem Post – UAE bars use of its airspace, territorial waters for military action against Iran
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.