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CHRONIQUE : La capitulation européenne – Quand Bruxelles abandonne l’Ukraine pour apaiser Moscou
Crédit: Adobe Stock

Mais le plus troublant dans cette équation n’est pas le comportement prévisible de Moscou. C’est l’attitude de l’Europe. Alors que le continent devrait logiquement être au coeur des discussions concernant sa propre sécurité, Bruxelles se retrouve largement exclue des négociations américano-russo-ukrainiennes. Cette marginalisation n’est pas le fruit du hasard ; elle est le résultat direct de décennies de sous-investissement stratégique et d’une incapacité chronique à penser en termes de puissance.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé cette frustration avec une franchise rare lors du Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier dernier. Ses paroles méritent d’être méditées : « Au lieu de prendre la tête de la défense de la liberté dans le monde, surtout quand l’attention de l’Amérique se tourne ailleurs, l’Europe semble perdue, essayant de convaincre le président américain de changer. »

Cette accusation, aussi dure soit-elle, touche au coeur du problème européen. Le Vieux Continent reste, selon les mots de Zelensky, « davantage une géographie, une histoire, une tradition, qu’une véritable force politique, une grande puissance ». Un an après avoir lancé le même appel à Davos, le président ukrainien constate avec amertume que rien n’a changé. L’Europe ne sait toujours pas se défendre elle-même.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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