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CHRONIQUE : La flotte de l’ombre russe, cette armada fantôme qui nargue l’Europe sous son propre nez
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il faut d’abord en saisir les contours. La flotte de l’ombre russe n’est pas née de nulle part. Elle est le produit direct des sanctions imposées par le G7 et l’Union européenne après l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Face au plafonnement du prix du pétrole russe à 60 dollars le baril et aux restrictions sur les services maritimes occidentaux, Moscou a fait ce que Moscou fait toujours : elle a contourné les règles.

Les estimations varient selon les sources, mais le consensus situe cette flotte entre 600 et 1 400 navires. Certains experts parlent même de plus de 1 000 pétroliers, soit environ 17 % de la flotte mondiale de tankers. Ces chiffres donnent le vertige. En 2022, avant les sanctions, cette flotte fantôme comptait à peine quelques dizaines de navires. Aujourd’hui, elle a plus que triplé de taille.

Mais le nombre ne raconte qu’une partie de l’histoire. C’est l’état de ces navires qui devrait faire frémir tout marin, tout écologiste, tout citoyen européen vivant près d’une côte. L’âge moyen des navires de la flotte de l’ombre est de 18,1 ans, contre 10,4 ans pour les navires commerciaux conventionnels. Plus de 75 % d’entre eux ont dépassé le seuil critique des 15 ans, au-delà duquel les défaillances techniques se multiplient dangereusement.

L’Institut d’économie de Kyiv (KSE) avertit sans ambages : « Une catastrophe environnementale majeure n’est qu’une question de temps. » Trois pétroliers russes fantômes traversent chaque jour les eaux du nord de l’Europe, y compris les détroits danois et la Manche, transportant des millions de litres de pétrole brut chargés dans les ports russes de la Baltique et de la mer Noire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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