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CHRONIQUE : La guerre d’usure que Poutine ne peut pas gagner
Crédit: Adobe Stock

La stratégie d’usure de Poutine repose sur un pari simple mais dangereux : que la Russie peut supporter des pertes plus importantes que l’Ukraine et ses alliés occidentaux, et qu’elle finira par l’emporter par épuisement. Or, les données de terrain démontrent exactement l’inverse.

Selon les estimations du projet ukrainien DeepState, les forces russes ont conquis environ 4 800 kilomètres carrés de territoire ukrainien en 2025. Ce chiffre, présenté comme une victoire par la propagande du Kremlin, masque une réalité bien plus sombre. Ces gains territoriaux ont coûté plus de 20 morts russes par kilomètre carré conquis. À ce rythme, une simple extrapolation linéaire suggère qu’il faudrait encore 18 mois et 120 000 vies humaines supplémentaires pour s’emparer des quelque 6 000 kilomètres carrés restants de la région de Donetsk sous contrôle ukrainien.

Plus révélateur encore : le rythme d’avancée des forces russes. Après avoir repris l’initiative en 2024, les offensives russes progressent en moyenne de 15 à 70 mètres par jour. Ce rythme est plus lent que pratiquement toutes les campagnes offensives majeures du siècle dernier. L’offensive de Pokrovsk, présentée comme un succès stratégique par Moscou, avance moins vite que les forces alliées lors de la bataille de la Somme en 1916, l’une des offensives les plus meurtrières et les plus enlisées de la Première Guerre mondiale.

Ces comparaisons ne sont pas anodines. Elles révèlent que la Russie de Poutine, malgré sa supériorité numérique et matérielle théorique, s’est embourbée dans une guerre de tranchées moderne où chaque avancée se paie au prix fort. La tactique des assauts d’infanterie démontée, caractéristique des opérations russes actuelles, génère des pertes massives pour des gains marginaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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