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CHRONIQUE : La Russie perd 690 soldats en une seule journée, un tribut humain qui confirme l’effondrement militaire de Moscou
Crédit: Adobe Stock

1,2 million de pertes depuis février 2022

Les chiffres cumulatifs publiés par l’état-major ukrainien au 28 janvier 2026 dressent un portrait dévastateur de l’effort de guerre russe. Depuis le 24 février 2022, la Russie aurait perdu environ 1 236 570 militairestués, blessés ou portés disparus. Ce chiffre colossal a été largement corroboré par un rapport majeur publié le 27 janvier 2026 par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), l’un des think tanks les plus réputés de Washington. Selon ce rapport, rédigé par Seth G. Jones et Riley McCabe, la Russie a subi 1,2 million de pertes, dont jusqu’à 325 000 morts, entre le début de l’invasion et décembre 2025.

Pour mesurer l’ampleur de cette catastrophe, le CSIS offre une comparaison historique saisissante : les pertes russes en Ukraine sont cinq fois supérieures au total combiné de toutes les pertes militaires russes et soviétiques depuis la Seconde Guerre mondiale, incluant la guerre d’Afghanistan et les deux guerres de Tchétchénie. Le rapport conclut sans ambiguïté : aucune grande puissance n’a subi des pertes de cette ampleur dans aucun conflit depuis 1945. Cette réalité statistique devrait, à elle seule, suffire à discréditer tout récit de victoire russe sur le champ de bataille.

Les pertes matérielles : une armée qui se dévore elle-même

Les pertes matérielles cumulatives sont tout aussi vertigineuses. Au 28 janvier 2026, la Russie aurait perdu 11 609 chars, 23 958 véhicules blindés, 36 713 systèmes d’artillerie, 1 629 systèmes de lance-roquettes multiples, 1 286 systèmes de défense antiaérienne, 434 avions, 347 hélicoptères, 117 724 drones opérationnels et tactiques, 4 205 missiles de croisière, 28 navires, 2 sous-marins, 76 102 véhicules automobiles et 4 053 équipements spéciaux. Ces chiffres astronomiques représentent la destruction quasi totale de l’arsenal que la Russie avait accumulé durant des décennies de production militaire soviétique et post-soviétique.

La perte de plus de 11 600 chars est particulièrement significative. Ce chiffre représente une moyenne de 8 à 9 chars détruits par jour depuis le début de l’invasion. Pour compenser ces pertes, la Russie a dû puiser dans ses stocks stratégiques de l’ère soviétique, remettant en service des modèles obsolètes comme les T-62 et même certains T-55 datant des années 1950. Cette régression technologique témoigne de l’incapacité de l’industrie de défense russe à produire suffisamment de matériel moderne pour remplacer ce qui est détruit quotidiennement sur le front ukrainien.

Je me souviens d’une époque, pas si lointaine, où les commentateurs occidentaux parlaient de l’armée russe comme de la « deuxième armée du monde ». Après presque quatre ans de guerre en Ukraine, je crois que nous pouvons définitivement enterrer ce mythe. Une armée qui perd plus de 11 000 chars, qui ressort des musées militaires des engins datant de la guerre froide, et qui envoie des prisonniers et des soldats nord-coréens au front parce qu’elle ne trouve plus assez de volontaires — cette armée n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ce que cette guerre a révélé, c’est l’immense fossé entre la propagande du Kremlin et la réalité du terrain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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