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CHRONIQUE : L’armada de Trump face a l’Iran ou le retour de la diplomatie de la canonniere
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui dans les eaux du golfe Persique, il faut remonter le fil de l’histoire. La doctrine Carter, enoncee en 1980 apres l’invasion sovietique de l’Afghanistan, a pose les bases de l’engagement americain dans la region. Le president democrate declarait alors que toute tentative de controle exterieur du golfe Persique serait consideree comme une attaque contre les interets vitaux des Etats-Unis et serait repoussee par tous les moyens necessaires, y compris la force militaire.

Cette doctrine, qui peut sembler aujourd’hui d’un autre age, n’a jamais ete formellement abandonnee. Elle a simplement evolue, se transformant au gre des administrations et des circonstances. Reagan l’a appliquee en protegeant les petroliers koweitiens contre l’Iran durant la guerre Iran-Irak. Bush pere l’a invoquee pour justifier l’operation Desert Storm. Clinton l’a maintenue en imposant des zones d’exclusion aerienne en Irak. Bush fils l’a poussee jusqu’a son paroxysme avec l’invasion de 2003.

Obama a tente une approche differente avec l’accord sur le nucleaire iranien de 2015, le fameux JCPOA. Pour la premiere fois depuis des decennies, Washington semblait priviligier la diplomatie multilaterale a la confrontation. Mais cette parenthese n’aura dure que le temps d’une administration. Des son premier mandat, Trump a dechire l’accord, reinstaure les sanctions et assassine le general Qassem Soleimani. Le message etait clair : l’Amerique de Trump ne negocie pas avec ceux qu’elle considere comme des terroristes.

La strategie de la pression maximale revisitee

Ce que nous observons aujourd’hui n’est rien d’autre que la version 2.0 de la strategie de la pression maximale inauguree lors du premier mandat de Trump. Mais cette fois, le contexte a change. L’Iran, loin de s’effondrer sous le poids des sanctions, a poursuivi son programme nucleaire. Selon les derniers rapports de l’Agence internationale de l’energie atomique, Teheran dispose desormais de suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer plusieurs armes nucleaires si la decision politique etait prise.

Face a cette realite, Trump revient a ses fondamentaux : la demonstration de force. Mais peut-on vraiment reprocher a un president americain de deployer sa flotte pour proteger les interets de son pays dans une region aussi strategique ? La question merite d’etre posee sans ideologie excessive. Le golfe Persique reste l’artere par laquelle transite une part significative du petrole mondial. Un conflit majeur dans cette zone aurait des consequences economiques cataclysmiques pour l’ensemble de la planete.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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