Le mythe de l’invincibilité
Pour comprendre l’ampleur de ce qui se passe, il faut remonter aux racines du mythe. Pendant des décennies, la Russie a vendu au monde l’image d’une puissance militaire dotée d’une défense aérienne sans égale. Les S-400 Triumf étaient présentés comme les systèmes les plus avancés de la planète, capables de détecter et d’abattre n’importe quel aéronef, des avions furtifs aux missiles balistiques. Moscou les exportait à prix d’or vers la Turquie, l’Inde, la Chine, vantant des performances que personne ne pouvait vérifier. Parce que personne n’avait jamais vraiment testé ces systèmes dans un conflit de haute intensité. La Russie avait combattu en Tchétchénie, en Géorgie, en Syrie — toujours contre des adversaires dépourvus de capacités aériennes significatives. Le bouclier n’avait jamais eu à prouver son efficacité contre un ennemi capable de le mettre à l’épreuve.
L’Ukraine est cet ennemi. Avec des moyens limités, une industrie de défense naissante, des budgets contraints, elle a développé une capacité de frappe à longue portée qui défie toutes les prédictions. Ses drones, souvent bricolés à partir de composants civils, parcourent des milliers de kilomètres pour atteindre des cibles que le Kremlin croyait intouchables. Et surtout, elle a compris que pour frapper loin, il fallait d’abord aveugler le gardien. La campagne systématique contre les systèmes de défense aérienne n’est pas un effet secondaire des opérations ukrainiennes. C’est leur prérequis. Chaque radar détruit est une porte qui s’ouvre. Chaque système S-400 neutralisé est un corridor de plus vers le cœur de la Russie.
Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette situation. La Russie a passé des années à convaincre ses clients étrangers que ses systèmes de défense aérienne étaient les meilleurs au monde. Elle leur a vendu des S-400 à des prix astronomiques, en promettant une protection totale contre toutes les menaces. Aujourd’hui, ces mêmes systèmes brûlent sur le sol russe, incapables d’arrêter des drones qui coûtent une fraction de leur prix. On imagine la conversation dans les capitales qui ont acheté ce matériel. On imagine les questions qui se posent. Et on imagine le silence gêné de Moscou.
Les corridors de la mort
Le SBU a été explicite sur la logique de sa campagne : percer des corridors dans la défense aérienne multicouche de la Russie pour permettre aux drones à longue portée de pénétrer profondément en territoire ennemi. Cette approche méthodique a transformé la carte des vulnérabilités russes. Là où existaient des zones interdites, protégées par des batteries de missiles et des radars vigilants, s’ouvrent désormais des autoroutes aériennes par lesquelles les drones ukrainiens circulent presque librement. Les cibles s’accumulent : bases militaires, dépôts de munitions, aérodromes, raffineries de pétrole, usines de fabrication de drones et de bombes guidées, infrastructures ferroviaires. Rien n’est plus à l’abri.
Le cas de la Crimée illustre parfaitement cette dynamique. La péninsule, annexée illégalement en 2014, avait été transformée en forteresse. Des batteries S-400 surveillaient le ciel. Des systèmes Pantsir assuraient la défense rapprochée. Des radars sophistiqués quadrillaient l’espace aérien. Et pourtant, les frappes ukrainiennes se multiplient. En décembre 2025, l’aérodrome de Belbek, près de Sébastopol, a été touché par des drones à longue portée de l’unité Alpha. Des équipements valant des centaines de millions de dollars ont été détruits. Le SBU a été clair : chaque composant éliminé affaiblit significativement le système de défense multicouche de l’ennemi et sa capacité militaire globale sur l’axe criméen.
Quinze avions et un milliard de dollars
L’impossible devenu routine
Si la destruction des systèmes de défense aérienne ouvre les portes, les frappes sur les aérodromes montrent ce que l’Ukraine fait une fois qu’elle est entrée. Le bilan révélé par le SBU ce 28 janvier est stupéfiant : 15 avions russes détruits sur 5 aérodromes différents, pour des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars. Parmi les appareils neutralisés : des chasseurs Su-30SM et Su-34, des Su-27 et Su-24 plus anciens mais toujours opérationnels, des intercepteurs MiG-31 — ces avions qui lancent les redoutables missiles hypersoniques Kinzhal sur les villes ukrainiennes. Des hélicoptères Mi-8, Mi-28, et même un Mi-26, le plus gros hélicoptère de transport au monde. Un avion cargo Antonov An-26. Tout cela réduit en ferraille par des drones venus d’Ukraine.
Ces appareils n’étaient pas stockés n’importe où. Ils se trouvaient sur des bases que la Russie considérait comme sûres, protégées par la distance et par son bouclier de défense aérienne. Le fait que des drones ukrainiens aient pu les atteindre, les identifier et les détruire avec précision démontre l’ampleur de l’effondrement défensif russe. Les images diffusées par le SBU montrent des explosions sur les tarmacs, des avions en flammes, des réservoirs de carburant qui explosent. L’ennemi était habitué à se sentir en sécurité dans l’arrière profond, a déclaré le SBU. Pour Alpha, la distance a depuis longtemps cessé d’avoir de l’importance.
Chaque avion détruit sur ces aérodromes est une bombe qui ne tombera pas sur Kharkiv. Un missile qui n’atteindra pas Kyiv. Une famille ukrainienne qui dormira peut-être un peu plus tranquillement cette nuit. On peut débattre de stratégie, analyser les implications géopolitiques, calculer les coûts économiques. Mais au fond, c’est de ça qu’il s’agit. De vies épargnées. D’enfants qui ne mourront pas sous les décombres de leur école. De mères qui ne pleureront pas leurs fils. Chaque Su-34 en flammes est une petite victoire pour l’humanité. Et je refuse de m’en excuser.
L’Opération Toile d’Araignée : le coup de grâce
Pour mesurer jusqu’où l’Ukraine peut frapper quand le bouclier russe ne protège plus rien, il faut revenir à l’Opération Toile d’Araignée du 1er juin 2025. Ce jour-là, 117 drones ukrainiens ont attaqué simultanément cinq bases aériennes stratégiques réparties sur cinq oblasts et cinq fuseaux horaires. Belaya, en Sibérie orientale, à 4 300 kilomètres de la frontière ukrainienne. Olenya, dans la péninsule de Kola, près de l’Arctique. Dyagilevo, Ivanovo-Severny, Ukrainka — des noms qui résonnent comme les sanctuaires de la puissance aérienne russe. Tous frappés. Tous touchés. Selon les estimations ukrainiennes, 34 % de la flotte de bombardiers stratégiques russes a été endommagée ou détruite. Les dégâts sont estimés entre 2 et 7 milliards de dollars.
Comment est-ce possible ? Comment des drones ukrainiens ont-ils pu atteindre des bases situées à des milliers de kilomètres, traverser l’immense territoire russe, échapper à tous les systèmes de détection, et frapper avec une telle précision ? La réponse tient en deux mots : corridors ouverts. La campagne méthodique contre la défense aérienne russe avait créé des brèches suffisantes pour que les drones puissent passer. Et ils sont passés. En masse. Avec une efficacité dévastatrice. Le système multicouche tant vanté par Moscou s’est révélé pour ce qu’il était : un ensemble de composants isolés, incapables de communiquer efficacement entre eux, vulnérables aux attaques coordonnées, dépassés par la vitesse et la créativité de l’ennemi.
La leçon que le monde apprend
Ce que la Russie ne veut pas admettre
Dans les couloirs du Kremlin, on minimise. On parle de dégâts limités. On accuse l’Occident de fournir les technologies qui permettent ces frappes. On promet des représailles terribles. Mais les faits sont têtus. La Russie perd des avions qu’elle ne peut pas remplacer. Les Tu-95, ces bombardiers stratégiques de l’ère soviétique capables de porter des armes nucléaires, ne sont plus fabriqués depuis des décennies. Les Tu-160, les Tu-22M3 — tous ces appareils appartiennent à un stock fini qui diminue à chaque frappe ukrainienne. Les systèmes S-400 détruits en Crimée ou ailleurs représentent des investissements considérables et des délais de production qui se comptent en années. Chaque perte creuse un peu plus le déficit capacitaire russe.
Plus grave encore pour Moscou : la démonstration publique de la vulnérabilité de ses systèmes de défense. Les pays qui ont acheté des S-400 russes regardent avec inquiétude les images de ces mêmes systèmes en flammes. Les clients potentiels réévaluent leurs calculs. La réputation de l’industrie de défense russe, déjà écornée par les performances médiocres de nombreux équipements en Ukraine, subit un nouveau coup. Si la Russie ne peut pas protéger son propre territoire avec ses propres systèmes, quelle garantie offre-t-elle à ses clients ? La question est posée. Elle restera sans réponse satisfaisante.
Il y a une forme de justice poétique dans ce qui se passe. La Russie, qui a envahi l’Ukraine en pensant la soumettre en quelques jours, découvre que sa cible s’est transformée en chasseur. Le prédateur est devenu proie. Les bombardiers qui devaient anéantir la résistance ukrainienne brûlent sur leurs propres pistes. Les systèmes de défense censés protéger la Mère Russie ne protègent plus rien. Et quelque part dans un bunker de Kyiv, des hommes et des femmes planifient les prochaines frappes. Méthodiquement. Patiemment. Inexorablement. La roue a tourné. Et elle continue de tourner.
Les implications stratégiques
Ce que l’Ukraine a démontré dépasse largement les frontières de ce conflit. Elle a prouvé qu’une nation disposant de moyens limités peut, par l’innovation et la détermination, neutraliser des systèmes de défense considérés comme de classe mondiale. Elle a montré que les drones, ces engins relativement peu coûteux, peuvent accomplir ce que seuls les missiles de croisière les plus sophistiqués pouvaient faire auparavant. Elle a révélé que la guerre asymétrique du XXIe siècle favorise les audacieux, pas les riches. Les armées du monde entier étudient ces leçons. Les doctrines militaires sont en cours de réécriture. La défense aérienne, telle qu’elle était conçue, doit être repensée de fond en comble.
Pour l’Ukraine, cette capacité nouvelle change l’équation stratégique. Elle peut désormais frapper les sources de l’agression russe : les aérodromes d’où partent les bombardiers, les dépôts où sont stockées les munitions, les raffineries qui alimentent la machine de guerre, les usines qui fabriquent les drones et les missiles. Chaque frappe réduit la capacité de la Russie à poursuivre son offensive. Chaque système de défense détruit élargit le champ des possibles. Zelenskyy l’a dit clairement : de nouvelles opérations sont en préparation. Des opérations qui changeront le cours de la guerre. Au vu de ce qui a déjà été accompli, il y a toutes les raisons de le croire.
Khmara et l'avenir des frappes
L’homme qui voit loin
Yevhen Khmara, le nouveau chef par intérim du SBU, n’est pas un bureaucrate. C’est un homme de terrain, formé à l’école des opérations spéciales, qui a passé sa carrière à planifier et à exécuter des missions que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer. Depuis 2011, il sert au sein du Centre des opérations spéciales Alpha. En 2023, il en prend le commandement. Sous sa direction, l’unité devient le fer de lance des frappes en profondeur contre la Russie. Les 4 milliards de dollars de défense aérienne détruite, les 15 avions pulvérisés sur les aérodromes, les corridors percés dans le bouclier russe — tout cela porte sa marque. Quand Zelenskyy lui confie les rênes du SBU, le message est clair : intensifiez.
Le rapport que Khmara a présenté au président ce 28 janvier couvrait à la fois les opérations sur le front et les actions menées sur le territoire de l’agresseur. Zelenskyy a été volontairement vague sur les détails — il est encore trop tôt pour en parler publiquement. Mais il a confirmé que les résultats étaient au rendez-vous et que de nouvelles opérations avaient été approuvées. La planification est constante, a-t-il souligné. L’Ukraine ne se contente pas de réagir aux attaques russes. Elle prend l’initiative. Elle dicte le tempo. Elle force Moscou à la défensive sur son propre territoire. C’est un renversement stratégique que peu d’analystes avaient anticipé.
Je pense souvent aux hommes et aux femmes qui planifient ces opérations. Dans des bunkers, devant des écrans, ils calculent les trajectoires, identifient les failles, coordonnent des dizaines de drones à travers des milliers de kilomètres. Ils ne portent pas d’uniformes rutilants. Ils ne défilent pas sur les Champs-Élysées. Mais ils changent le cours de l’histoire. Chaque nuit, pendant que nous dormons, ils travaillent. Chaque jour, pendant que nous vivons nos vies ordinaires, ils risquent les leurs. Et la Russie tremble. La Russie, avec son armée de millions d’hommes, ses milliers de chars, ses bombardiers nucléaires, tremble devant des gens qu’elle ne verra jamais venir. C’est la guerre du XXIe siècle. Et l’Ukraine la gagne.
La politique des sanctions renforcée
Zelenskyy a également mentionné le renforcement de la politique de sanctions comme composante essentielle de la sécurité nationale ukrainienne. Ce volet, moins spectaculaire que les explosions sur les aérodromes, est tout aussi crucial. Le SBU traque les réseaux de contournement des sanctions, identifie les navires de la flotte fantôme qui transportent le pétrole russe sous embargo, expose les entreprises complices. Récemment, le renseignement militaire ukrainien a révélé l’existence de plus de 60 navires opérés par la Russie, l’Iran et le Venezuela pour écouler le pétrole sanctionné. Chaque navire identifié, chaque réseau démantelé, c’est de l’argent en moins pour financer la guerre. C’est une capacité réduite à tenir dans la durée.
Cette approche globale — frappes militaires plus guerre économique — illustre la sophistication de la stratégie ukrainienne. Il ne s’agit pas seulement de détruire des avions ou des radars. Il s’agit d’étrangler méthodiquement la capacité de la Russie à poursuivre son agression. Chaque milliard de dollars de défense aérienne neutralisée, c’est de l’argent que Moscou devra dépenser pour reconstruire au lieu d’attaquer. Chaque raffinerie touchée, c’est du carburant en moins pour les blindés et les avions. Chaque réseau de sanctions contourné et exposé, c’est des revenus perdus pour le régime de Poutine. L’Ukraine mène une guerre totale avec les moyens du XXIe siècle. Et elle la mène avec une efficacité qui force le respect.
Conclusion : Le crépuscule du bouclier
Ce que nous savons maintenant
Le mythe de la défense aérienne russe invincible est mort. Il est mort dans les flammes des S-400 détruits en Crimée. Il est mort sur les écrans des radars Nebo-M qui se sont éteints. Il est mort sur les pistes des aérodromes de Sibérie où brûlent les bombardiers stratégiques. La Russie peut continuer à prétendre le contraire. Elle peut continuer à diffuser sa propagande sur la forteresse imprenable. Mais les faits parlent plus fort que les discours. Des drones ukrainiens volent en toute impunité au-dessus du territoire russe. Ils frappent où ils veulent, quand ils veulent. Et le bouclier ne les arrête pas. Parce que le bouclier n’existe plus.
Les nouvelles opérations annoncées par Zelenskyy s’inscrivent dans cette dynamique. Avec Khmara à la tête du SBU, la campagne de démantèlement de la défense aérienne russe va probablement s’intensifier. Les corridors vont s’élargir. Les cibles vont se multiplier. Et Moscou va devoir faire face à une réalité qu’elle a trop longtemps niée : son territoire n’est plus inviolable. Sa puissance militaire n’est plus aussi impressionnante qu’elle le prétendait. Et son ennemi, qu’elle voulait écraser en quelques jours, est en train de réécrire les règles de la guerre moderne.
La question qui demeure
Combien de temps la Russie peut-elle encaisser ? Ses stocks d’équipements soviétiques s’épuisent. Ses pertes humaines dépassent le million. Ses systèmes de défense les plus avancés sont détruits les uns après les autres. Et maintenant, ses aérodromes brûlent. La machine de guerre russe, si impressionnante sur le papier, se révèle vulnérable dans la réalité du combat. L’Ukraine, avec des moyens bien inférieurs, lui inflige des coups de plus en plus douloureux. La guerre d’usure que Poutine pensait gagner par la masse se retourne contre lui. Parce que l’usure, désormais, touche aussi la Russie. Et elle la touche là où ça fait le plus mal : dans sa capacité à se défendre.
Le SBU et son unité Alpha sont devenus les architectes de cette nouvelle réalité. Leurs opérations ne gagneront pas la guerre à elles seules. Mais elles contribuent à modifier l’équation, à rapprocher le jour où Moscou devra reconnaître que le prix de cette aventure est devenu insupportable. Ce jour viendra. Il viendra parce que des hommes et des femmes, dans l’ombre, continuent de percer le bouclier, corridor après corridor. Parce que pour eux, comme l’a dit le SBU, la distance a depuis longtemps cessé d’avoir de l’importance. Et parce que le mythe de l’invincibilité russe, lui, a définitivement cessé d’exister.
Je termine cet article avec une certitude et une question. La certitude : la défense aérienne russe, telle qu’elle était présentée au monde, n’était qu’une illusion. Une illusion coûteuse, certes, mais une illusion quand même. L’Ukraine l’a prouvé, drone après drone, frappe après frappe. La question : que reste-t-il à Moscou quand les mythes s’effondrent ? Quand la forteresse se révèle être un château de cartes ? Quand le bouclier qu’on brandissait comme preuve de puissance ne protège plus rien ? La réponse appartient à l’avenir. Mais cet avenir, pour la première fois depuis longtemps, semble pencher du côté de ceux qui se battent pour leur liberté. Et c’est peut-être la meilleure nouvelle de cette guerre interminable.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques militaires et technologiques qui façonnent le conflit en Ukraine. Mon travail consiste à décortiquer les capacités militaires, à évaluer les performances des systèmes d’armes, et à contextualiser les évolutions stratégiques qui redéfinissent ce conflit.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse basée sur les faits vérifiables. Mon rôle est de donner du sens aux événements et d’offrir une lecture critique de la situation militaire.
Méthodologie et sources
Les informations factuelles présentées proviennent de sources primaires (communiqués officiels du SBU, déclarations du président Zelenskyy) et de sources secondaires vérifiables (agences de presse ukrainiennes et internationales, analyses d’experts militaires).
Les estimations de dégâts et les bilans proviennent des déclarations officielles ukrainiennes. Ces chiffres n’ont pas été vérifiés de manière indépendante mais sont cohérents avec les analyses d’experts occidentaux et les images diffusées.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Zelenskyy annonce de nouvelles opérations du SBU – 28 janvier 2026
Ukrainian National News – Déclaration de Zelenskyy – 28 janvier 2026
Interfax-Ukraine – Nouvelles opérations du SBU – 28 janvier 2026
Sources secondaires
United24 Media – 4 milliards de défenses aériennes détruites – 19 janvier 2026
United24 Media – 15 avions russes détruits – 28 janvier 2026
Wikipedia – Opération Toile d’Araignée – Janvier 2026
Kyiv Independent – Changement à la tête du SBU – 5 janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.