Pour comprendre l’importance de cette annonce, il faut mesurer la transformation spectaculaire qu’a connue le SBU depuis le début de l’invasion russe en février 2022. Ce qui était historiquement un service de sécurité intérieure, certes doté de capacités de contre-espionnage, s’est métamorphosé en une véritable machine de guerre asymétrique, capable de frapper au cœur du territoire russe avec une audace qui aurait paru impensable il y a encore quelques années.
Le SBU n’est plus simplement le gardien de la sécurité intérieure ukrainienne. Il est devenu l’architecte d’opérations qui redéfinissent les concepts même de profondeur stratégique et de sanctuaire territorial. Sous la direction de Vasyl Malyuk, qui a quitté ses fonctions début janvier 2026, le service a orchestré certaines des opérations les plus spectaculaires de ce conflit, démontrant une capacité d’innovation tactique et technologique qui force le respect des analystes militaires occidentaux.
L’opération Spiderweb, menée le 1er juin 2025, reste l’exemple le plus emblématique de cette nouvelle doctrine. Ce jour-là, jour de l’Aviation de transport militaire russe, le SBU a coordonné une attaque massive utilisant des drones dissimulés dans des camions stationnés à proximité de cinq bases aériennes stratégiques russes. Le résultat ? Selon les sources ukrainiennes, plus de 40 aéronefs touchés, dont des bombardiers stratégiques de l’aviation à long rayon d’action russe. Selon des responsables américains cités par Reuters, une vingtaine d’appareils ont été atteints, dont dix détruits.
L'opération Toile d'araignée : un chef-d'œuvre de guerre asymétrique
L’opération Spiderweb mérite qu’on s’y attarde, car elle illustre parfaitement la philosophie qui anime désormais le SBU et que Zelensky entend perpétuer, voire amplifier, avec les nouvelles opérations annoncées. Pendant 18 mois et 9 jours, selon les propres mots de Zelensky, les équipes de Malyuk ont planifié et préparé cette frappe coordonnée qui allait frapper de plein fouet les capacités de projection de force de la Russie.
Le génie de cette opération réside dans sa logistique. Les drones ukrainiens Osa, des quadricoptères capables de transporter une charge utile de 3,2 kilogrammes, ont été introduits par pièces détachées en territoire russe, assemblés sur place, puis dissimulés dans des compartiments aménagés sous les toits de conteneurs en bois ressemblant à des cabines mobiles ordinaires. Environ 36 de ces drones ont été chargés dans plusieurs de ces conteneurs, selon les sources ukrainiennes, tandis que le Wall Street Journal rapportait ultérieurement que plus de 100 quadricoptères avaient été infiltrés.
Le plus remarquable, c’est que des chauffeurs routiers russes ont été recrutés, à leur insu pour certains, pour transporter ces dispositifs mortels. Ils ont reçu l’instruction de se présenter à des horaires précis et de stationner à des emplacements prédéterminés à proximité des bases aériennes stratégiques russes. À l’heure convenue, les toits des cabines se sont ouverts à distance et les drones ont décollé directement depuis l’intérieur des camions.
Cette approche a permis de minimiser la distance entre le lancement et l’impact, contournant ainsi les systèmes de défense aérienne multicouches de la Russie. Les bases de Belaya, Dyagilevo, Ivanovo Severny, Olenya et Ukrainka, réparties sur un vaste territoire, ont été frappées simultanément, donnant à l’opération son nom évocateur de « toile d’araignée ».
Le Centre for Strategic and International Studies (CSIS) l'a qualifiée d'opération qui « redéfinit la guerre asymétrique »
Les analystes du CSIS n’ont pas mâché leurs mots en évaluant l’impact de Spiderweb. Selon leur analyse, cette opération démontre comment une puissance militairement inférieure peut néanmoins infliger des dommages significatifs à un adversaire conventionnellement supérieur en exploitant la créativité, la technologie et une compréhension fine des vulnérabilités de l’ennemi.
Les parallèles avec les opérations du Special Air Service britannique en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale sont frappants, comme l’a souligné le Small Wars Journal. Ces comparaisons ne sont ni fortuites ni superficielles : elles reflètent des vérités fondamentales sur la guerre asymétrique qui transcendent la technologie et la géographie.
La primauté de la préparation du renseignement ne saurait être surestimée. Tant le SAS que les opérateurs ukrainiens ont obtenu leurs succès grâce à une analyse méticuleuse des cibles et une préparation environnementale approfondie. Cette leçon, l’Ukraine l’a intégrée au plus profond de sa doctrine opérationnelle.
Mais Spiderweb n’est pas un cas isolé. Sous la direction de Malyuk, le SBU a également orchestré trois frappes distinctes sur le pont de Crimée, utilisant successivement un camion piégé, des drones de surface et des drones sous-marins. Le service a développé et déployé les drones navals Sea Baby, qui ont touché 14 navires de guerre russes. En décembre 2024, pour la première fois dans l’histoire navale moderne, un sous-marin de classe Kilo a été frappé par un drone sous-marin dans le port de Novorossiïsk.
Le changement de garde : de Malyuk à Khmara
Le départ de Vasyl Malyuk début janvier 2026 a fait couler beaucoup d’encre. Le lieutenant-général, décoré du titre de Héros de l’Ukraine en mai 2025 pour ses services, aurait initialement résisté à la décision de Zelensky de le remplacer. Selon Ukrayinska Pravda, Malyuk aurait averti que plusieurs opérations de grande envergure, comparables à Spiderweb, étaient dans leurs phases finales et que les interrompre serait imprudent.
Certaines sources évoquent également un conflit avec le président concernant le déploiement d’agents et de ressources du SBU contre les agences anti-corruption de l’État. En juillet 2025, le SBU avait effectué des perquisitions au Bureau national anti-corruption (NABU), une décision controversée dans le contexte du scandale de corruption qui secoue l’Ukraine.
Néanmoins, annonçant sa démission sur la chaîne Telegram officielle du SBU, Malyuk a précisé qu’il resterait au sein de l’agence pour diriger des « opérations spéciales asymétriques de classe mondiale » contre la Russie. Zelensky lui-même a suggéré que Malyuk se concentre sur le travail de combat et le développement de la direction des opérations asymétriques, qui devraient devenir « les plus fortes au monde ».
Son successeur par intérim, le major-général Yevhenii Khmara, n’est pas un inconnu. Chef du Centre des opérations spéciales « A » du SBU, plus connu sous le nom d’unité Alpha, Khmara est un officier des forces spéciales chevronné qui sert dans Alpha depuis 2011 et a été nommé commandant en 2023. C’est sous sa direction que le Centre Alpha a développé et exécuté l’opération Spiderweb, avec la supervision personnelle de Zelensky.
Le bilan de l’unité Alpha sous Khmara parle de lui-même : selon les données officielles du SBU, les frappes à longue portée menées par le Centre des opérations spéciales Alfa en 2025 ont détruit ou neutralisé des systèmes de défense aérienne ennemis d’une valeur estimée à 4 milliards de dollars américains.
Le contexte stratégique : une guerre d'attrition dans l'impasse
Pour saisir pleinement l’importance des nouvelles opérations annoncées par Zelensky, il faut comprendre le contexte militaire actuel. La guerre russo-ukrainienne est devenue, selon les analystes de l’Institute for the Study of War (ISW), « une guerre d’attrition avec des combats positionnels », où « la prolifération des armes de précision et l’observation omniprésente sur le champ de bataille ont rendu les manœuvres de toute envergure beaucoup plus difficiles pour les deux camps ».
La ligne de front s’est transformée en une zone beaucoup plus floue, où la capacité de l’un ou l’autre camp à réaliser une percée opérationnelle a disparu depuis longtemps, à l’exception partielle de l’incursion ukrainienne dans la région de Koursk en 2024. L’année 2025 a été marquée par une lutte pour l’avantage dans la « zone des drones » entre les unités ukrainiennes et russes, ce qui détermine l’initiative et l’équilibre relatif des pertes.
Les chiffres sont parlants. Selon l’ISW, les forces russes ont conquis 4 831 km² en Ukraine et regagné environ 473 km² dans l’oblast de Koursk en 2025, soit environ 0,8 % du territoire ukrainien, contre 3 604 km² en 2024. L’analyse des données de l’ISW pour les quatre dernières semaines (du 9 décembre 2025 au 6 janvier 2026) indique que les forces russes ont gagné 191 km² de territoire ukrainien durant cette période, en baisse par rapport aux 629 km² gagnés durant la période précédente de quatre semaines.
Parallèlement, la Russie intensifie ses frappes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes. L’ISW estimait en décembre 2025 que la campagne de frappes russes était proche de scinder le réseau électrique ukrainien est-ouest, les régions orientales étant « au bord du black-out » et Kiev également menacée. La capacité de production disponible de l’Ukraine est passée de 33,7 GW au début de l’invasion à grande échelle à environ 14 GW en janvier 2026.
Le 8 janvier dernier, les forces russes ont tiré un missile hypersonique Orechnik sur Lviv, une ville de l’ouest de l’Ukraine située à environ 60 kilomètres de la frontière polonaise. Cette frappe représente la deuxième utilisation par la Russie de ce missile à capacité nucléaire en Ukraine, cette fois-ci plus loin de la ligne de front et plus proche du territoire de l’Union européenne.
Les négociations de paix : un contexte qui pousse à l'audace
C’est dans ce contexte de guerre d’usure que s’inscrivent les négociations de paix pilotées par l’administration Trump. L’envoyé spécial Steve Witkoff a déclaré à Davos que les négociations étaient « à leur terme maintenant » et qu’il était « réellement optimiste », ajoutant que les pourparlers pour un règlement de paix se résumaient désormais à une dernière question, sans préciser laquelle.
Trump lui-même a fait clairement comprendre, dès sa campagne de 2024 et depuis le début de son administration, que sa priorité était d’arrêter les violences, et il a été disposé à le faire à pratiquement n’importe quelles conditions. En novembre 2025, les États-Unis ont présenté à l’Ukraine un projet de plan de paix en 28 points, apparemment rédigé par Witkoff et Kushner, qui a été critiqué par l’Ukraine et ses alliés occidentaux comme étant trop favorable à la Russie et à ses exigences maximalistes.
Le plan proposé incluait plusieurs dispositions que Zelensky a rejetées par le passé, notamment l’exigence que l’Ukraine abandonne l’ensemble de sa région de Donetsk, y compris les parties non occupées par la Russie, et la fin de ses aspirations à rejoindre l’OTAN.
C’est précisément dans ce contexte que l’annonce de nouvelles opérations du SBU prend tout son sens. Pour Zelensky, ces opérations remplissent une triple fonction stratégique.
Premièrement, elles démontrent que l’Ukraine conserve une capacité de nuisance significative envers la Russie, ce qui renforce sa position de négociation. Un pays capable de frapper les bombardiers stratégiques russes sur leur propre sol n’est pas un pays qu’on peut ignorer à la table des négociations.
Deuxièmement, ces opérations permettent de maintenir la pression sur Moscou à un coût relativement faible par rapport aux opérations conventionnelles. Alors que l’Ukraine peine à tenir ses lignes de front avec des ressources humaines et matérielles limitées, les opérations asymétriques du SBU offrent un rapport coût-efficacité exceptionnel.
Troisièmement, ces annonces servent également un objectif de politique intérieure. En pleine période de remaniement gouvernemental et de scandales de corruption, Zelensky a besoin de démontrer que son gouvernement reste combatif et capable de prendre l’initiative contre l’agresseur russe.
Les garanties de sécurité : l'enjeu sous-jacent
Au-delà des opérations tactiques, l’enjeu fondamental reste celui des garanties de sécurité pour l’Ukraine dans l’éventualité d’un cessez-le-feu ou d’un accord de paix. Les plans de garanties de sécurité discutés avec les pays de l’UE prévoient les forces ukrainiennes comme première ligne de défense, des troupes sous commandement européen déployées en Ukraine, et des garanties de sécurité américaines.
Un programme de soutien économique d’environ 682 milliards d’euros pour l’Ukraine sur les dix prochaines années a été convenu par les partenaires internationaux. Les garanties de sécurité américaines pour l’Ukraine ont été esquissées pour une période de 15 ans, avec possibilité d’extension, selon ce que Zelensky a déclaré aux journalistes en décembre.
En janvier 2026, les alliés de l’Ukraine ont annoncé qu’ils avaient accepté de fournir au pays des garanties de défense internationales à plusieurs niveaux. En cas de cessez-le-feu, le Royaume-Uni et la France se sont engagés à établir des « hubs militaires à travers l’Ukraine et à construire des installations protégées pour les armes et équipements militaires ».
Mais Moscou a réagi avec hostilité à toute suggestion de force de maintien de la paix occidentale sur le terrain en Ukraine, soulignant que maintenir l’Ukraine hors de l’OTAN et l’OTAN hors de l’Ukraine était l’un des objectifs fondamentaux de la guerre. Trump lui-même a clairement fait savoir que l’adhésion à l’OTAN était exclue.
Le pari de Zelensky : la guerre asymétrique comme levier stratégique
Face à ces contraintes, la stratégie de Zelensky apparaît clairement : utiliser les capacités asymétriques du SBU comme un multiplicateur de force et un levier de négociation. Si l’Ukraine ne peut pas gagner une guerre conventionnelle d’attrition contre une Russie numériquement supérieure, elle peut en revanche imposer des coûts disproportionnés à Moscou à travers des opérations de sabotage, de renseignement et de frappes en profondeur.
Cette approche s’inscrit dans une tradition plus large de guerre asymétrique, comme l’a souligné le Small Wars Journal en établissant des parallèles avec les opérations du SAS en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Les forces spéciales occidentales devraient extraire plusieurs leçons opérationnelles spécifiques tant du précédent historique que de la pratique ukrainienne contemporaine.
L’une des capacités les plus critiques des forces d’opérations spéciales ukrainiennes est leur conscience situationnelle exceptionnelle. Les commandants de groupes tactiques ont accès au renseignement provenant d’un large éventail de sources : le renseignement militaire ukrainien (HUR), l’unité Alpha du SBU, les plateformes satellitaires et SIGINT alliées, les drones tactiques et les drones commerciaux.
Cette intégration du renseignement avec les capacités d’action est précisément ce qui rend les opérations du SBU si efficaces. Chaque frappe est le résultat d’une préparation méticuleuse, d’une collecte de renseignements approfondie et d’une coordination parfaite entre de multiples acteurs.
Les défis à venir : maintenir la cadence
Cependant, cette stratégie n’est pas sans risques ni défis. Le premier défi est celui de la continuité opérationnelle. Le départ de Malyuk, malgré les assurances de Zelensky, crée nécessairement une période de transition. Même si Khmara est un officier expérimenté qui a dirigé l’opération Spiderweb, la conduite d’opérations complexes nécessite une stabilité institutionnelle que les remaniements peuvent compromettre.
Le deuxième défi est celui de l’escalade. Chaque opération spectaculaire du SBU en territoire russe risque de provoquer des représailles. Les frappes russes sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes, l’utilisation du missile Orechnik, sont autant de signaux que Moscou n’entend pas rester passive face aux opérations ukrainiennes. La question de savoir jusqu’où cette escalade peut aller reste ouverte.
Le troisième défi est politique. Dans le contexte des négociations de paix, certains pourraient argumenter que des opérations spectaculaires contre la Russie ne font que compliquer les efforts diplomatiques. Cette tension entre l’impératif militaire et l’impératif diplomatique est au cœur des dilemmes auxquels fait face Zelensky.
L'Europe spectatrice inquiète
L’Europe, largement tenue à l’écart des discussions américano-russo-ukrainiennes sur la fin du conflit, observe avec un mélange d’admiration et d’inquiétude. Si les capacités du SBU impressionnent, les dirigeants européens craignent qu’une mauvaise paix ne fasse que renforcer la détermination de la Russie à revenir en Ukraine à un moment ultérieur.
Le président polonais Karol Nawrocki a déclaré à CNBC que « qu’un accord de paix soit signé ou non, malgré les meilleurs efforts du président Trump, la Russie restera une menace pour l’Europe ». Cette préoccupation est largement partagée parmi les dirigeants européens, qui voient dans les opérations du SBU non seulement une démonstration de la résilience ukrainienne, mais aussi un rappel de la persistance de la menace russe.
Les pertes russes, estimées à quelque 1 168 000 tués et blessés selon l’estimation du ministère britannique de la Défense de décembre 2025, témoignent du coût humain colossal de ce conflit. Mais ces chiffres, aussi impressionnants soient-ils, n’ont pas conduit Moscou à modifier sa trajectoire. La guerre continue, et avec elle, la nécessité pour l’Ukraine de trouver des moyens innovants de maintenir la pression.
Les opérations à venir : que peut-on attendre ?
Quelles seront ces nouvelles opérations dont parle Zelensky ? Le président ukrainien a soigneusement évité de donner des détails, ce qui est compréhensible d’un point de vue de sécurité opérationnelle. Cependant, plusieurs pistes peuvent être envisagées sur la base des capacités démontrées et des objectifs stratégiques de l’Ukraine.
Les infrastructures énergétiques et de transport russes restent des cibles de choix. Les pipelines, les raffineries, les dépôts de carburant constituent des vulnérabilités que le SBU a déjà exploitées par le passé. De nouvelles frappes sur ces installations pourraient affecter significativement la capacité de la Russie à financer et à soutenir son effort de guerre.
Les installations militaires, en particulier celles liées à la production et au stockage d’armements, représentent une autre catégorie de cibles potentielles. Les usines de drones, les entrepôts de munitions, les centres de commandement sont autant d’objectifs qui, s’ils étaient neutralisés, affecteraient directement les capacités opérationnelles russes.
Enfin, les opérations de guerre psychologique et de déstabilisation ne doivent pas être négligées. Le SBU a démontré sa capacité à opérer non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan informationnel. Des opérations visant à saper le moral des forces russes ou à alimenter les tensions internes en Russie pourraient faire partie de l’arsenal envisagé.
Conclusion : Zelensky joue la carte de l'audace
En annonçant de nouvelles opérations du SBU destinées à changer le cours de la guerre, Volodymyr Zelensky fait un pari audacieux. Dans un contexte où la pression pour négocier s’intensifie, où les ressources s’amenuisent et où le soutien occidental semble de plus en plus conditionnel, le président ukrainien choisit de miser sur l’innovation et l’asymétrie plutôt que sur la capitulation.
Cette stratégie porte en elle des promesses et des périls. Les promesses d’une Ukraine capable de maintenir la pression sur son agresseur, de négocier en position de force relative, de démontrer au monde que la résistance est possible face à une grande puissance. Les périls d’une escalade incontrôlée, d’une réponse russe disproportionnée, d’un épuisement des ressources et des hommes.
Ce qui est certain, c’est que le SBU, sous la direction de Khmara et avec la participation continue de Malyuk aux opérations asymétriques, restera un acteur central de cette guerre. Les opérations à venir, quelles qu’elles soient, porteront la marque de cette transformation remarquable d’un service de sécurité en instrument de guerre asymétrique de classe mondiale.
L’histoire jugera si ce pari était le bon. Mais une chose est sûre : l’Ukraine, même acculée, refuse de jouer le rôle de victime passive. Et dans cette détermination à frapper l’ennemi là où il ne s’y attend pas, il y a quelque chose qui force le respect, au-delà des calculs stratégiques et des considérations géopolitiques.
Le message de Zelensky est clair : cette guerre n’est pas terminée, et ceux qui pensent que l’Ukraine peut être contrainte à une paix humiliante feraient bien de méditer sur les capacités démontrées par le SBU. Les nouvelles opérations annoncées ne sont pas de simples paroles en l’air. Elles sont un avertissement, adressé autant à Moscou qu’à Washington : l’Ukraine reste capable d’infliger des coups douloureux, et elle n’hésitera pas à le faire.
Signé Maxime Marquette
Sources
Ukrinform – Zelensky says SSU preparing new operations to change course of war
RBC Ukraine – Zelenskyy: Security Service special operations show results, new missions greenlit
Kyiv Independent – Ukraine’s Security Service chief resigns under Zelensky pressure
Euromaidan Press – SBU Chief Vasyl Maliuk, architect of Ukraine’s historic Spiderweb operation, resigns
Wikipedia – Operation Spiderweb
CSIS – How Ukraine’s Operation Spider’s Web Redefines Asymmetric Warfare
Small Wars Journal – Ukraine’s Long-Range Special Operations: Lessons from Desert Pioneers
Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment, January 5, 2026
Russia Matters – The Russia-Ukraine War Report Card, Jan. 7, 2026
Euronews – Trump considers tariff-free zone for Ukraine as US envoy Witkoff hints peace deal is close
PBS News – As Russia and Ukraine mull Trump’s peace proposal, land and security seen as main sticking points
Al Jazeera – Ukraine’s security guarantees: What are they and why might they fall short?
GlobalSecurity – Enemy air defence systems worth USD 4 bln destroyed by SSU Alfa in 2025
UNN – New operations agreed: Zelenskyy met with acting head of the SBU Khmara
Kyiv Post – Vasyl Malyuk Resigns as SBU Head
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