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CHRONIQUE : Les fantômes du Donbas hantent encore la table des négociations
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre l’impasse actuelle, il faut saisir pourquoi le Donbas représente bien plus qu’un simple morceau de terre pour les deux belligérants. Cette région, dont le nom dérive du bassin houiller du Donets, constitue le cœur industriel de l’Ukraine. Avant 2014, le Donbas représentait environ 15,7% du PIB ukrainien et 14,7% de sa population. Ses mines de charbon, ses aciéries, ses usines métallurgiques et ses ports font de cette région un enjeu économique majeur.

Mais l’importance du Donbas dépasse largement les considérations économiques. Pour Moscou, cette région représente une victoire symbolique indispensable. Le Donbas occupe une place centrale dans la mythologie soviétique, comme terre de l’homme soviétique par excellence, cette figure idéalisée du travailleur héroïque qui a construit l’empire industriel de l’URSS. Les vagues de migration organisées pendant l’ère soviétique ont fait du Donbas une région à forte population russophone, ce qui permet au Kremlin de présenter son intervention comme une mission de protection des populations russes, un narratif aussi vieux que l’impérialisme lui-même.

Pour l’Ukraine, céder le Donbas reviendrait à récompenser l’agresseur, à valider le principe selon lequel la force militaire peut redessiner les frontières en Europe au XXIe siècle. Le président Zelensky a été catégorique sur ce point : Kiev ne cédera pas de territoire que Moscou n’a pas réussi à conquérir par les armes. Cette position, qui peut sembler intransigeante vue de loin, prend tout son sens quand on considère que des milliers de soldats ukrainiens sont morts pour défendre ces 5 000 kilomètres carrés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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