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CHRONIQUE : Les images satellites ne mentent pas, l’arsenal de Kostroma n’existe plus
Crédit: Adobe Stock

Quatre points d’impact, trois batiments aneantis

Radio Liberte a ete parmi les premiers a analyser les images haute resolution. Leur conclusion ne laisse place a aucune ambiguite : au moins trois batiments de stockage completement detruits. Le terme « completement » n’est pas choisi au hasard. Ces structures n’existent plus. La ou se dressaient des hangars massifs, il ne reste que des fondations noircies et des debris eparpilles. Les quatre sites d’impact visibles sur les photos satellites racontent la precision de l’attaque. Les drones n’ont pas frappe au hasard. Ils ont vise les zones de stockage actif, la ou les munitions etaient empilees, pretes a etre expedies vers le front.

Les temoins locaux ont capture ce que les satellites ne peuvent pas montrer : le son. Sur les reseaux sociaux, des videos tournees depuis les quartiers de Neya font entendre les detonations secondaires. Ce bruit caracteristique, ce roulement sourd et continu, c’est celui des munitions qui explosent les unes apres les autres dans une reaction en chaine. Quand un depot de cette taille est touche, il ne brule pas simplement. Il continue de detoner pendant des heures. Les habitants le savent maintenant. Certains batiments residentiels situes a deux kilometres de l’arsenal ont ete endommages par le souffle. Deux kilometres. C’est la distance qu’il faut pour mesurer la violence de ce qui s’est passe cette nuit-la.

Le gouverneur parle de debris, les satellites montrent des crateres

La reaction officielle russe a ete previsible dans sa mecanique de deni. Le gouverneur regional a declare que des debris de drones abattus avaient cause des degats. C’est la version servie a la population locale. C’est le recit que les medias d’Etat repeteront. Mais les images satellites ne mentent pas. On n’obtient pas quatre sites d’impact distincts avec des debris de drones interceptes. On n’efface pas trois batiments de stockage avec des fragments. On ne provoque pas des heures de detonations secondaires en abattant des appareils avant qu’ils n’atteignent leur cible. La dissonance entre le discours officiel et la realite observable depuis l’espace est devenue une constante de cette guerre.

L’evacuation ordonnee par les autorites raconte une autre verite. Un centre d’hebergement temporaire a ete mis en place pour accueillir 1 200 residents du sud de Neya. On n’evacue pas 1 200 personnes pour des debris. On le fait quand l’arsenal voisin brule et qu’on ne sait pas quand ca va s’arreter. On le fait quand le risque d’explosions supplementaires est reel. On le fait quand la situation echappe au controle que les autorites pretendent avoir. Les habitants de Neya ont passe cette nuit dans des gymnases et des centres communautaires, regardant par les fenetres la lueur des flammes qui montait de l’arsenal. Personne ne leur a explique que tout allait bien.

Il y a quelque chose de profondement ironique dans ce decalage entre les mots et les images. D’un cote, un gouverneur qui parle de debris. De l’autre, des photos satellites montrant la destruction totale de structures massives. Comment peut-on encore croire a ces narratifs quand n’importe qui avec une connexion internet peut acceder aux preuves? La verite, aujourd’hui, se photographie depuis l’espace. Et aucun communique de presse ne peut l’effacer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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