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CHRONIQUE : L’Europe se fait remettre à sa place par le chef de l’OTAN et c’est brutal
Crédit: Adobe Stock

Une semaine qui a failli tout faire basculer

Pour comprendre pourquoi les paroles de Rutte résonnent si fort aujourd’hui, il faut revenir sur la semaine écoulée. Une semaine qui a vu les relations transatlantiques frôler le point de rupture. Tout a commencé avec les déclarations de Donald Trump sur le Groenland. Le président américain a refusé pendant des jours d’exclure le recours à la force militaire pour annexer ce territoire autonome du Danemark. Un territoire qui appartient à un allié de l’OTAN. Pendant que les capitales européennes paniquaient, Trump a menacé d’imposer des tarifs de 10% sur les exportations de huit pays européens. Et cette menace devait passer à 25% en juin si aucun accord n’était trouvé.

Les réactions européennes ont été immédiates et furieuses. Emmanuel Macron a qualifié les menaces de fondamentalement inacceptables. Keir Starmer, le premier ministre britannique, les a jugées complètement injustifiées. Une réunion d’urgence des 27 membres de l’Union européenne a été convoquée pour discuter de potentielles représailles économiques. On a même évoqué l’Instrument anti-coercition, surnommé le bazooka, qui permettrait d’exclure les fournisseurs américains des marchés publics européens. L’alliance transatlantique, cette alliance qui a maintenu la paix en Europe pendant sept décennies, semblait sur le point de s’effondrer.

J’ai couvert beaucoup de crises géopolitiques. Mais celle-ci avait quelque chose de différent. Ce n’était pas un adversaire qui menaçait l’Europe. C’était son plus vieil allié. Son protecteur autoproclamé. C’est comme découvrir que le garde du corps que vous payez depuis 75 ans envisage de vous braquer. Le sentiment de trahison était palpable dans chaque déclaration européenne.

Le revirement spectaculaire de Davos

Et puis, tout a basculé. Le 21 janvier 2026, au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump a fait volte-face. Non, il n’utiliserait pas la force militaire contre le Groenland. Les marchés boursiers, qui avaient plongé pendant la crise, ont immédiatement rebondi. Mais Trump n’a pas abandonné ses ambitions pour autant. Il a simplement changé de tactique. Il veut des négociations immédiates avec le Danemark pour discuter de l’acquisition du territoire. Et il a annoncé avoir conclu un cadre d’accord avec Mark Rutte, le même homme qui vient aujourd’hui dire aux Européens qu’ils ne peuvent pas se défendre seuls.

Ce cadre d’accord reste flou. Très flou. On parle d’un accès total américain à certaines parties du Groenland pour une durée illimitée. Littéralement pour toujours, selon un responsable américain. La possibilité d’y installer des éléments du projet Golden Dome, le nouveau système de défense antimissile américain. Mais les autorités danoises affirment n’avoir eu aucune discussion directe avec Washington sur la possibilité de céder des parcelles souveraines de territoire. Le premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a dû rassurer sa population effrayée. Ce que nous gérons en tant que gouvernement, a-t-il dit, c’est de repousser les pressions extérieures et de gérer notre peuple qui a peur.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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