Les chiffres du jour revelent une tendance particulierement revelatrice : 32 systemes d’artillerie detruits en 24 heures. Ce n’est pas un hasard. L’Ukraine, grace au soutien de ses allies occidentaux et a l’ingeniosite de son industrie de defense, a developpe une capacite de frappe de precision qui fait des ravages dans les rangs ennemis. Les canons russes, souvent obsoletes et mal entretenus, tombent les uns apres les autres.
Le total de 36 612 pieces d’artillerie detruites represente un coup devastateur pour la doctrine militaire russe, historiquement fondee sur la puissance de feu massive. Sans artillerie, l’armee russe perd son principal avantage tactique. Sans artillerie, les assauts d’infanterie deviennent des missions suicides. Sans artillerie, la Russie ne peut plus imposer sa volonte par la force brute.
Plus significatif encore, la perte d’un lance-roquettes multiple (MLRS) supplementaire, portant le total a 1 624 systemes MLRS elimines. Ces armes, concues pour saturer des zones entieres de projectiles, etaient censees etre l’arme ultime de la Russie contre les concentrations de troupes ukrainiennes. Au lieu de cela, elles sont devenues des cibles prioritaires pour les drones et les missiles de precision ukrainiens.
La guerre des drones : l'Ukraine maitrise le ciel
Si un aspect de ce conflit merite une attention particuliere, c’est bien la revolution des drones. En une seule journee, 847 drones operationnels et tactiques russes ont ete abattus ou neutralises. Ce chiffre astronomique temoigne de l’intensite de la bataille pour la suprematie aerienne a basse altitude.
Le total cumule de 114 896 drones perdus par la Russie raconte une histoire de gaspillage industriel sans precedent. Moscou a tente de compenser la qualite par la quantite, inondant le ciel ukrainien de drones iraniens Shahed et de copies locales. La reponse ukrainienne a ete magistrale : developpement de systemes de defense aerienne mobiles, creation d’unites specialisees de chasseurs de drones, et surtout, une capacite d’adaptation tactique qui laisse les commandants russes constamment en retard d’une guerre.
L’interception de 15 missiles de croisiere supplementaires en une journee demontre egalement l’efficacite croissante de la defense aerienne ukrainienne. Les systemes Patriot, NASAMS et autres equipements fournis par les allies fonctionnent. Le ciel ukrainien n’est plus le terrain de chasse facile que le Kremlin imaginait en fevrier 2022.
Les systemes de defense aerienne russes sous pression
L’un des aspects les plus revelateurs du bilan quotidien est la destruction de trois systemes de defense aerienne russes supplementaires, portant le total a 1 286. Cela peut sembler anodin compare aux autres chiffres, mais c’est en realite un indicateur strategique majeur.
Chaque systeme de defense aerienne elimine ouvre une breche dans le parapluie protecteur russe. Chaque radar detruit rend l’espace aerien plus permeable aux frappes ukrainiennes. Chaque batterie de missiles neutralisee permet aux drones et avions ukrainiens d’operer avec plus de liberte. L’Ukraine n’a pas besoin de detruire l’aviation russe si elle peut aveugler et paralyser ses defenses au sol.
Cette strategie d’attrition methodique des capacites defensives russes porte ses fruits. Les frappes ukrainiennes sur le territoire russe et les zones occupees deviennent plus frequentes et plus devastatrices. Les depots de munitions explosent. Les concentrations de troupes sont dispersees avant meme de pouvoir lancer leurs assauts. Les lignes de ravitaillement sont constamment harcelees.
La logistique, nerf de la guerre et talon d'Achille russe
Le chiffre de 115 vehicules et citernes de carburant detruits en une seule journee merite qu’on s’y arrete. Le total cumule de 75 759 vehicules logistiques perdus explique en grande partie pourquoi l’armee russe avance a pas de tortue quand elle avance, et recule souvent.
Une armee moderne ne fonctionne pas sans logistique. Les chars ont besoin de carburant. Les canons ont besoin de munitions. Les soldats ont besoin de nourriture, d’eau, de vetements, de medicaments. Quand les camions qui transportent tout cela sont systematiquement detruits, l’effort de guerre s’essouffle.
Les temoignages des prisonniers de guerre russes sont eloquents a ce sujet. Beaucoup rapportent des rations insuffisantes, des uniformes inadaptes au froid ukrainien, des munitions comptees. La grande armee russe, censee ecraser l’Ukraine en trois jours, se trouve reduite a mendier des obus a la Coree du Nord et des drones a l’Iran.
Le cout humain que Moscou refuse de compter
Derriere chaque chiffre se cache un drame humain que le Kremlin s’acharne a dissimuler. Les 1 234 020 soldats russes tombes depuis le debut de la guerre ne sont pas que des statistiques. Ce sont des peres qui ne verront pas grandir leurs enfants. Des fils qui ne reviendront pas dans leurs villages. Des maris dont les femmes ne recevront meme pas de cercueil a enterrer.
Car la Russie a pousse le cynisme jusqu’a developper des systemes sophistiques pour eviter de reconnaitre ses pertes. Les crematoriums mobiles suivent les colonnes blindees. Les corps sont abandonnes sur le champ de bataille. Les familles qui osent poser des questions sont menacees. Les indemnites promises sont refusees sous des pretextes administratifs.
Cette politique du mensonge systematique aura des consequences a long terme pour la societe russe. Comment reconstruire un pays quand une generation entiere de jeunes hommes a ete fauchee ? Comment maintenir l’economie quand la main-d’oeuvre qualifiee est envoyee mourir dans les tranchees ukrainiennes ? Comment pretendre a un avenir quand le present est fonde sur le deni et la manipulation ?
L'Ukraine resiste, l'Occident doit maintenir son soutien
Ces chiffres quotidiens, aussi impressionnants soient-ils, ne doivent pas faire oublier que l’Ukraine paie elle aussi un prix terrible pour sa liberte. Les Forces armees ukrainiennes subissent des pertes. Les civils meurent sous les bombardements. Les infrastructures sont methodiquement detruites par un adversaire qui a fait de la terreur une strategie.
Mais la resistance ukrainienne demontre quelque chose de fondamental : une nation determinee a defendre sa liberte peut tenir tete a une superpuissance. A condition, bien sur, de recevoir le soutien necessaire.
C’est la que le bat blesse. Alors que l’Ukraine transforme chaque dollar d’aide en resultats concrets sur le terrain, certaines voix en Occident commencent a faiblir. La fatigue de la guerre, disent-ils. Les priorites domestiques, argumentent-ils. Le risque d’escalade, pretextent-ils.
A ceux-la, les chiffres de ce matin repondent clairement. Chaque systeme d’armes fourni a l’Ukraine contribue a affaiblir l’armee russe. Chaque missile antiaerien sauve des vies civiles. Chaque char permet de liberer un village. L’investissement dans la defense ukrainienne n’est pas de la charite. C’est de l’investissement dans la securite europeenne et mondiale.
Poutine joue la montre, mais le temps joue contre lui
La strategie russe est desormais claire : tenir jusqu’a ce que l’Occident se lasse. Poutine parie sur les elections americaines, sur les divisions europeennes, sur la memoire courte des opinions publiques. Il espere qu’un changement politique a Washington ou dans une capitale europeenne majeure lui permettra de negocier en position de force.
Mais les chiffres sont impitoyables. Au rythme actuel des pertes, la Russie perd l’equivalent d’une division blindee complete chaque semaine. Les reserves de materiel sovietique, aussi vastes soient-elles, s’epuisent. L’industrie de defense russe, malgre les efforts de mobilisation, ne parvient pas a compenser les destructions quotidiennes.
Plus inquietant encore pour le Kremlin, l’Ukraine continue de developper ses propres capacites de production. Les drones ukrainiens, autrefois importes, sont desormais fabriques localement par dizaines de milliers. Les missiles de croisiere Neptune, qui ont coule le croiseur Moskva, ont des petits freres encore plus performants. L’industrie de defense ukrainienne, dispersee et adaptable, s’est transformee en machine de guerre efficace.
Les allies de Moscou : des faire-valoir embarrassants
Face a l’hemorragie de materiel, la Russie s’est tournee vers des allies de circonstance dont la frequentation en dit long sur l’isolement international du Kremlin. La Coree du Nord fournit des millions d’obus d’artillerie de qualite douteuse. L’Iran livre des drones kamikazes et, selon certaines sources, des missiles balistiques. La Chine, plus discrete, fournit des composants electroniques essentiels.
Cette coalition des parias n’a pas de quoi rendre fier le pays qui se pretend heritier de la victoire de 1945. La Russie, qui accusait l’Ukraine d’etre un Etat fantoche de l’Occident, est devenue elle-meme dependante de dictatures secondaires pour poursuivre son agression.
Et meme ces alliees ont leurs limites. La Coree du Nord ne peut pas fournir indefiniment des munitions sans affaiblir ses propres reserves. L’Iran fait face a une instabilite interne qui pourrait a tout moment changer ses priorites. La Chine, soucieuse de ses relations commerciales avec l’Occident, limite soigneusement son soutien pour eviter les sanctions secondaires.
La dimension morale d'un conflit existentiel
Au-dela des chiffres et des analyses strategiques, cette guerre pose une question fondamentale sur les valeurs qui fondent notre monde. L’Ukraine se bat pour son droit a exister en tant que nation souveraine. La Russie combat pour le droit de nier cette existence. Il n’y a pas de compromis possible entre ces deux positions.
Les 1 020 soldats russes tombes hier ne sont pas morts pour defendre leur patrie. Ils sont morts pour tenter de detruire celle d’un autre peuple. Ils sont morts parce qu’un autocrate vieillissant refuse d’accepter que l’empire sovietique appartient au passe. Ils sont morts parce que leur propre gouvernement les considere comme de la chair a canon jetable.
Cette dimension morale devrait interdire toute tentation de « neutralite » face au conflit. Etre neutre entre l’agresseur et l’agresse, c’est choisir le camp de l’agresseur. Appeler a des « negociations » sans preconditions, c’est demander a la victime de recompenser son bourreau. Suggerer que l’Ukraine devrait « faire des compromis territoriaux », c’est legitimer le vol par la violence.
Les prochains mois seront decisifs
L’annee 2026 s’annonce comme un tournant potentiel dans ce conflit. L’Ukraine, malgre les difficultes, a stabilise ses lignes de front et developpe ses capacites offensives. La Russie, malgre la mobilisation et l’economie de guerre, voit ses reserves s’epuiser plus vite qu’elle ne peut les reconstituer.
Les decisions prises dans les capitales occidentales au cours des prochains mois auront un impact determinant. Si le soutien se maintient et s’intensifie, l’Ukraine aura les moyens de porter des coups decisifs a la machine de guerre russe. Si le soutien faiblit, la guerre risque de s’enliser dans une impasse couteuse en vies humaines.
Les 11 605 chars detruits, les 36 612 pieces d’artillerie eliminees, les 114 896 drones abattus – tous ces chiffres temoignent d’une realite incontournable : la Russie peut etre vaincue. Non pas par une victoire eclatante sur le champ de bataille, mais par l’epuisement methodique de ses capacites militaires. L’attrition fonctionne. La question est de savoir si nous aurons la patience et la determination de la mener a son terme.
Un message a ceux qui doutent encore
A ceux qui s’interrogent sur le bien-fonde du soutien a l’Ukraine, les chiffres d’aujourd’hui apportent une reponse sans ambiguite. Chaque jour, l’armee russe s’affaiblit un peu plus. Chaque jour, les Ukrainiens demontrent que la resistance est possible. Chaque jour, le mythe de l’invincibilite russe s’effrite davantage.
L’histoire jugera severement ceux qui, face a l’agression la plus flagrante depuis la Seconde Guerre mondiale, auront choisi le confort de l’indifference. Elle honorera ceux qui auront eu le courage de se tenir du bon cote, meme quand c’etait difficile, meme quand c’etait couteux, meme quand la victoire semblait incertaine.
Les 1 020 occupants elimines hier ne sont qu’un episode de plus dans cette longue guerre d’usure. Mais chaque episode rapproche l’Ukraine de la victoire. Chaque jour de resistance affaiblit un peu plus le regime de Poutine. Chaque arme fournie, chaque sanction maintenue, chaque declaration de soutien contribue a ce resultat.
Le prix de la liberte n'a pas de remise
L’Ukraine nous rappelle quotidiennement une verite que les democraties confortables ont tendance a oublier : la liberte n’est jamais acquise definitivement. Elle doit etre defendue, parfois au prix du sang. Les Ukrainiens paient ce prix depuis bientot quatre ans, et ils continueront de le payer aussi longtemps qu’il le faudra.
Notre role, a nous qui observons de loin, est de nous assurer qu’ils ne paient pas seuls. Que les armes ne manquent pas. Que les sanctions contre la Russie restent fermes. Que la solidarite internationale ne faiblisse pas. Que l’histoire retienne que face a la barbarie, le monde civilise a su se tenir debout.
Les 1 234 020 soldats russes tombes depuis le debut de cette guerre sont autant de preuves que la resistance ukrainienne fonctionne. Autant de raisons de perseverer. Autant d’arguments contre ceux qui pretendent que la negociation avec Poutine est la seule issue. On ne negocie pas avec un incendie. On l’eteint.
Et chaque jour, l’Ukraine eteint un peu plus les flammes de l’agression russe. Un char a la fois. Un canon a la fois. Un drone a la fois. Mille occupants a la fois.
Le chemin vers la victoire sera long et douloureux. Mais ce matin de janvier 2026, les chiffres nous disent que ce chemin existe. Et que l’Ukraine est resolument engagee sur cette voie.
Sources
Les donnees presentees dans cet article proviennent du rapport officiel de l’etat-major des Forces armees ukrainiennes, publie le 25 janvier 2026. Ces chiffres sont compiles quotidiennement par les autorites militaires ukrainiennes sur la base des renseignements de combat, des confirmations visuelles et des rapports de terrain.
ArmyInform – Over a Thousand Occupiers, Tanks, and MLRS: Enemy Losses Over the Past Day
ArmyInform – Agence d’information du ministere de la Defense de l’Ukraine
Signe Maxime Marquette
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