Au coeur de la défense de Myrnohrad se trouve le 7e Corps d’assaut aérien des Forces aériennes ukrainiennes, une unité d’élite dont les soldats portent désormais le poids de certains des combats les plus intenses de cette guerre. Aux côtés de la 14e Brigade opérationnelle de la Garde nationale « Chervona Kalyna » et de la 79e Brigade d’assaut aérien séparée Tavriya, ces hommes et ces femmes mènent une bataille quotidienne pour chaque bâtiment, chaque carrefour, chaque cave.
Les missions du 7e Corps se concentrent sur trois objectifs principaux : maintenir le contrôle de la partie nord de Myrnohrad, contenir l’ennemi dans le centre-ville et empêcher les forces russes d’acheminer des équipements lourds depuis le sud. Cette stratégie défensive à trois volets témoigne de la complexité du combat urbain moderne, où la possession d’un quartier ne garantit nullement la sécurité des secteurs adjacents.
Roman Pysarenko, responsable des communications de la 79e Brigade d’assaut aérien séparée Tavriya, a confirmé la nature coordonnée de l’offensive russe : « Ils essaient de toutes leurs forces de concentrer leurs troupes, de l’ouest, de l’est, du sud et du nord, pour couper nos lignes logistiques autant que possible et encercler efficacement nos forces. » Ces propos illustrent la menace existentielle qui pèse sur les défenseurs : non pas une bataille frontale conventionnelle, mais une guerre d’étranglement méthodique.
Face à cette tactique d’encerclement, les parachutistes ukrainiens ont adopté une approche proactive. Après avoir compris la stratégie russe, le 7e Corps mène désormais des opérations de recherche et de frappe dans les zones dissimulées autour de Myrnohrad. Ce sont précisément ces secteurs que les forces russes utilisent pour masser leurs troupes avant de tenter de couper les voies d’approvisionnement et de pénétrer dans la ville. L’initiative n’est plus uniquement défensive : les Ukrainiens frappent l’ennemi avant qu’il ne puisse lancer ses assauts.
La nouvelle doctrine russe - L'encerclement par les trois côtés
L’offensive russe sur Myrnohrad et Pokrovsk révèle une évolution significative de la doctrine tactique de Moscou. Finis les assauts frontaux massifs qui caractérisaient les premières phases de l’invasion, avec leurs vagues d’infanterie fauchées par les défenses ukrainiennes. Les généraux russes ont tiré les leçons de leurs échecs sanglants et mis au point une approche plus sophistiquée, quoique tout aussi impitoyable.
Cette nouvelle tactique comporte trois composantes distinctes. Premièrement, le contournement des villes et leur encerclement sur trois côtés. Au lieu de se lancer dans des combats urbains coûteux dès le début, les forces russes cherchent d’abord à isoler leur objectif en coupant ses lignes de communication avec l’arrière. Deuxièmement, l’infiltration limitée par des unités réduites. Plutôt que d’engager le gros de leurs forces dans la ville, les Russes envoient de petits groupes qui s’infiltrent progressivement, exploitant chaque faille dans le dispositif défensif. Troisièmement, l’utilisation intensive des drones pour paralyser la logistique adverse.
Un officier ukrainien décrit ainsi la stratégie ennemie : « L’ennemi n’a pas abandonné son intention d’entrer dans la ville tout en créant les conditions de son encerclement opérationnel. Les efforts principaux ne visent pas un assaut massif classique, mais l’épuisement de nos unités, la complication de la logistique et l’infiltration progressive par l’avancée de petits groupes. »
Cette approche présente l’avantage de réduire les pertes russes immédiates tout en maintenant une pression constante sur les défenseurs. Les forces ukrainiennes ne peuvent jamais se reposer, contraintes de surveiller simultanément plusieurs axes de pénétration potentiels. Le moral et l’endurance deviennent alors des facteurs aussi déterminants que la puissance de feu.
Selon les sources militaires ukrainiennes, plus de dix unités russes ont été concentrées autour de Myrnohrad. Le groupement de forces dans la zone de Pokrovsk compterait environ 150 000 hommes, incluant des spécialistes de drones bien équipés et bien entraînés. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur de l’effort russe dans ce secteur, considéré par Moscou comme la priorité absolue du front en 2026.
La guerre des drones - Un ciel saturé de menaces
Si les combats au sol à Myrnohrad rappellent les pires heures de Stalingrad ou de Mossoul, c’est dans les airs que se joue peut-être la bataille la plus décisive. La zone Myrnohrad-Pokrovsk est devenue le théâtre d’une guerre des drones d’une intensité sans précédent, où les deux camps déploient leurs technologies les plus avancées et leurs opérateurs les plus qualifiés.
Les sources militaires rapportent que certaines des formations de drones russes les plus efficaces, notamment les unités Archangels et Rubikon, opèrent dans ce secteur. Ces équipes n’utilisent pas seulement des drones FPV (First Person View) pour des frappes de précision contre les positions ukrainiennes, mais également des drones bombardiers capables de larguer des charges plus lourdes. L’emploi de l’artillerie ukrainienne dans certains secteurs s’en trouve significativement limité, les pièces devenant des cibles prioritaires dès qu’elles ouvrent le feu.
Face à cette menace aérienne, les forces ukrainiennes ont fait de l’élimination des équipes de drones russes une priorité absolue. Les résultats témoignent de l’efficacité de cette stratégie : au cours d’une seule journée récente, 39 équipes de drones russes ont été neutralisées dans la zone de responsabilité du Commandement militaire Est. Au total, 45 drones russes ont été détruits, ainsi que 12 véhicules à moteur et 10 unités d’équipement spécial.
Les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes (USF) ont déployé des équipes de frappe dans la zone, avec des vidéos montrant des drones ukrainiens traquant des fantassins russes dans les cours d’immeubles et aux entrées des caves. Cette guerre souterraine et verticale, où chaque angle mort peut dissimuler un drone ennemi, définit le nouveau visage du combat urbain moderne.
L’ironie de la situation veut qu’une partie significative de l’approvisionnement des militaires ukrainiens dans l’agglomération soit désormais assurée par des drones. Les routes étant devenues trop dangereuses, ces petits appareils transportent munitions, médicaments et vivres vers les positions les plus exposées. La logistique elle-même s’est adaptée à la réalité du ciel saturé de menaces.
57 assauts repoussés en 24 heures - L'intensité des combats
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le général Syrskyi, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a déclaré que la situation sur l’axe de Pokrovsk est actuellement la plus difficile de tout le front, avec environ 50 affrontements par jour. Dans ce contexte, le 14 janvier 2026 restera comme l’un des jours les plus intenses : les forces ukrainiennes du groupe Skhid ont repoussé 57 assauts en l’espace de 24 heures, infligeant des pertes significatives aux attaquants.
Pour soutenir leurs opérations au sol, les Russes bombardent sans relâche Myrnohrad et Pokrovsk avec environ 15 000 obus par jour. Tous les assauts sont précédés de barrages préparatoires intenses destinés à neutraliser les positions défensives et à désorganiser les communications ukrainiennes. À cette puissance de feu conventionnelle s’ajoutent les frappes de drones FPV, les attaques aériennes et, plus récemment, l’utilisation croissante de bombes de 3 000 kilogrammes capables de raser des immeubles entiers.
Les résultats de cette défense acharnée sont impressionnants. En cinq mois de combats dans l’agglomération de Pokrovsk, les Forces de défense ukrainiennes ont éliminé plus de 7 000 soldats russes et en ont blessé plus de 2 600. Des centaines de véhicules et d’équipements ennemis ont été détruits, contrecarrant les tentatives de capture rapide de Pokrovsk et Myrnohrad. Ces pertes colossales expliquent en partie pourquoi la Russie a dû adapter sa tactique, passant des assauts massifs à l’infiltration progressive.
Mais ces chiffres ne doivent pas masquer la réalité du terrain. La partie sud de Myrnohrad est sous occupation russe depuis plusieurs semaines. Un officier ukrainien l’a reconnu avec une franchise douloureuse : « La situation est critique. Nous ne contrôlons plus la partie sud de Myrnohrad depuis plusieurs semaines. » Les combats se poursuivent dans le centre-ville, avec des échanges de tirs constants et des affrontements de rue quotidiens.
Les tactiques d'infiltration - Quand l'ennemi se déguise
La guerre moderne ne connaît pas de règles, et les combats à Myrnohrad en offrent une illustration troublante. Les forces russes ne se contentent pas d’assauts conventionnels ; elles emploient également des tactiques de déception qui brouillent la ligne entre combattants et civils. Selon le 7e Corps d’assaut aérien, des soldats russes se font passer pour des civils aux abords de Pokrovsk et Myrnohrad, compliquant considérablement le travail des défenseurs.
Les Ukrainiens ont cependant appris à retourner ces tactiques contre leurs adversaires. Une opération récente de la 79e Brigade d’assaut aérien illustre cette adaptation. Pour éviter un assaut frontal contre un bâtiment occupé par des forces russes, les soldats ukrainiens se sont approchés et ont utilisé le russe pour tromper l’ennemi. Selon le communiqué de la brigade, ils ont lancé : « Kedr, nous sommes des amis. Nous venons vous aider. » Après cet échange, le groupe d’assaut a pu pénétrer dans le bâtiment sans résistance et neutraliser la menace.
Une autre opération remarquable a visé des troupes russes dissimulées dans des fosses septiques de ferme aux abords de Myrnohrad. Selon les déclarations de la brigade : « Les envahisseurs ont essayé d’utiliser cet emplacement pour masser des forces, couper notre logistique et mener des opérations de sabotage derrière les lignes des Forces de défense. » Plusieurs groupes de soldats russes avaient, sur une période prolongée et à intervalles réguliers, utilisé les infrastructures sanitaires de l’exploitation pour se dissimuler. Ils ont finalement été découverts et éliminés par les forces ukrainiennes.
Ces épisodes révèlent la nature hybride des combats à Myrnohrad, où l’intelligence tactique et la capacité d’adaptation comptent autant que la puissance de feu. Les forces russes ont réduit la fréquence de leurs assauts massifs au profit de manoeuvres de petites unités ciblant les infrastructures urbaines. Chaque bâtiment, chaque cave, chaque égout peut dissimuler une menace ou une opportunité.
Les civils pris au piège - Moins de mille âmes dans l'enfer
Avant l’invasion à grande échelle de février 2022, la communauté de Myrnohrad comptait environ 50 000 habitants. Aujourd’hui, selon Youri Tretiak, chef de l’administration militaire de la ville, il reste moins d’un millier de civils dans la zone de combat. Ces personnes, pour la plupart âgées ou incapables de partir, vivent dans des conditions que l’on peine à imaginer.
L’évacuation est devenue pratiquement impossible. Les routes sont sous le feu constant des drones et de l’artillerie, les corridors humanitaires n’existent plus que sur le papier. Ceux qui restent survivent dans des caves, sortant rarement, dépendant des rares convois d’aide qui parviennent encore à franchir les lignes. La livraison de nourriture, d’eau et de médicaments s’effectue désormais principalement par drones, seul moyen relativement sûr d’atteindre les positions les plus exposées.
Myrnohrad subit quotidiennement des frappes d’artillerie, des attaques de drones FPV et des bombardements aériens. L’utilisation récente de bombes de 3 000 kilogrammes par l’aviation russe a transformé des quartiers entiers en champs de ruines. Pour les civils coincés dans cet enfer, chaque jour de survie relève du miracle. Leurs témoignages, quand ils parviennent à filtrer, décrivent une existence réduite à sa plus simple expression : trouver de l’eau, se nourrir, éviter les explosions.
Cette tragédie humanitaire se déroule dans l’indifférence relative du monde, focalisé sur d’autres crises ou lassé par trois années de guerre. Pourtant, ces moins de mille âmes représentent l’humanité même du conflit, le rappel que derrière les lignes de front et les communiqués militaires, des vies humaines continuent de résister, de souffrir et parfois de s’éteindre dans l’anonymat le plus total.
Les objectifs russes pour 2026 - La course contre la montre
La pression sur Myrnohrad s’inscrit dans un plan plus vaste. Moscou a désigné la capture de l’ensemble de la région de Donetsk comme sa priorité principale sur le front pour l’année 2026. Les forces russes concentrent leurs efforts sur plusieurs axes clés, principalement autour de Pokrovsk, Myrnohrad et l’agglomération Kramatorsk-Kostiantynivka. La tâche primordiale du commandement russe reste l’achèvement de l’occupation de la zone Pokrovsk-Myrnohrad.
Selon certaines sources, Moscou prévoit d’occuper l’ensemble de la région de Donetsk d’ici le 1er avril 2026. Cet objectif ambitieux, voire irréaliste selon de nombreux analystes occidentaux, explique l’intensité des opérations actuelles. Le chef d’état-major russe Valeri Guérassimov a revendiqué le contrôle de la partie sud de Myrnohrad et déclaré que l' »objectif principal » actuel des forces russes est de défaire les troupes ukrainiennes « encerclées » dans la ville.
Les centres d’analyse occidentaux, notamment l’Institute for the Study of War (ISW), estiment que la Russie a peu de chances d’atteindre cet objectif, même d’ici la fin de 2026, à condition que le soutien occidental à l’Ukraine se maintienne. La « ceinture de forteresses » Pokrovsk-Myrnohrad a déjà considérablement ralenti l’avancée russe, forçant Moscou à chercher des routes de contournement et à accepter des pertes disproportionnées par rapport aux gains territoriaux.
Néanmoins, la menace d’encerclement demeure réelle. Les deux pinces russes à l’ouest de Myrnohrad se sont pratiquement rejointes. Bien que des cartes comme DeepState continuent de montrer un corridor extrêmement étroit, toute tentative de déplacer des troupes, même à pied, fait face à un risque croissant d’affrontements avec les forces russes. Certains observateurs évoquent la possibilité du premier encerclement de niveau opérationnel de troupes ukrainiennes depuis la bataille de Marioupol en 2022.
L'adaptation ukrainienne - Frapper avant d'être frappé
Face à une situation aussi critique, les forces ukrainiennes ont dû repenser leur approche. La défense passive ne suffit plus ; il faut anticiper, frapper l’ennemi avant qu’il ne puisse lancer ses assauts. Cette doctrine proactive se manifeste dans les opérations de recherche et de frappe menées par le 7e Corps et les unités adjacentes autour de Myrnohrad.
L’objectif est d’identifier et de neutraliser les points de rassemblement russes avant que les forces ennemies ne soient en mesure de couper les lignes logistiques ou de pénétrer dans la ville. Les équipes de drones ukrainiennes jouent un rôle central dans cette stratégie, traquant les infiltrations russes dans les zones urbaines et périurbaines. Les vidéos diffusées par les Forces des systèmes sans pilote montrent des drones poursuivant des soldats russes jusque dans les recoins les plus étroits du paysage urbain dévasté.
Le 7 janvier 2026, les soldats de la 46e Brigade aéromobile séparée de Podillia ont déjoué une offensive russe de grande envergure sur l’axe de Pokrovsk. Durant les combats, l’ennemi a subi des pertes significatives : deux chars, deux véhicules blindés de combat et d’autres équipements détruits. Ce type de succès défensif illustre la capacité des forces ukrainiennes à tenir leurs positions malgré la pression écrasante.
La coopération interarmes s’est également renforcée. Le 1er Corps Azov de la Garde nationale d’Ukraine travaille en étroite coordination avec les parachutistes pour bloquer les Russes le long de la ligne « périphérie est de Myrnohrad, Krasny Lyman et Rodynske ». Cette synergie entre différentes branches des forces de défense permet d’optimiser l’utilisation des ressources limitées et de maintenir une cohésion tactique face à un adversaire numériquement supérieur.
Le coût humain - Des brigades d'élite au bord de l'épuisement
La défense de Myrnohrad exige un tribut terrible. Certains rapports font état de brigades d’élite réduites à une fraction de leur effectif initial. Un témoignage particulièrement poignant évoque la situation de la 79e Brigade : « À Myrnohrad seul, environ 200 à 250 militaires ont été encerclés, qui ont soit été tués, soit capturés… » L’utilisation de forces d’élite comme « bouchon » pour combler les brèches a eu, selon ce témoignage, « des conséquences très tragiques ».
Ces pertes, si elles se confirment, soulèvent des questions douloureuses sur la soutenabilité de la défense ukrainienne dans ce secteur. Les brigades d’assaut aérien représentent l’élite des forces armées ukrainiennes, formées pendant des années et dotées d’une expérience de combat irremplaçable. Leur attrition dans les combats de rue de Myrnohrad constitue une perte qui ne peut être compensée par la simple conscription de nouvelles recrues.
Pourtant, malgré ces sacrifices, la ligne tient. Les forces ukrainiennes continuent de contrôler la partie nord de Myrnohrad et de contester le centre-ville. Cette résistance acharnée a un coût, mais elle remplit également son objectif stratégique : gagner du temps, infliger des pertes à l’adversaire, et maintenir la cohérence du front oriental.
Le général Syrskyi a confirmé que la situation dans la direction de Pokrovsk reste la plus difficile du front, mais il a également souligné que Pokrovsk est défendue, que Myrnohrad n’est pas encore totalement encerclée. Ces propos, mesurés mais déterminés, reflètent la posture ukrainienne : une lucidité face aux difficultés, combinée à une volonté de poursuivre le combat aussi longtemps que nécessaire.
Perspectives - Entre résistance et négociations
Que nous réserve l’avenir de Myrnohrad ? La question dépasse largement le cadre militaire pour toucher aux dimensions politiques les plus sensibles du conflit. L’administration Trump a exprimé son souhait de voir les hostilités cesser rapidement, ce qui place une pression supplémentaire sur le calendrier des opérations. Moscou espère manifestement présenter la capture de Pokrovsk et Myrnohrad comme un fait accompli avant d’éventuelles négociations, renforçant ainsi sa position de force.
Pour l’Ukraine, la défense de cette agglomération revêt donc une importance qui dépasse sa seule valeur militaire. Chaque jour de résistance supplémentaire démontre que la Russie ne peut pas simplement conquérir le territoire ukrainien par la force brute. Chaque assaut repoussé, chaque équipe de drones neutralisée, chaque infiltration déjouée envoie un message : le prix de l’agression sera élevé, peut-être prohibitif.
Les analystes occidentaux restent divisés sur l’issue probable des combats. Certains estiment que Myrnohrad finira par tomber, victime de la supériorité numérique russe et de l’étranglement logistique progressif. D’autres soulignent que la « ceinture de forteresses » a déjà prouvé son efficacité en ralentissant dramatiquement l’avancée ennemie, et qu’une défense déterminée pourrait tenir encore longtemps. Tous s’accordent cependant sur un point : le sort de Myrnohrad aura des répercussions majeures sur l’ensemble du front et sur les perspectives de négociations futures.
Conclusion - La ville paisible devenue symbole de résistance
Myrnohrad, la « ville paisible », n’a plus rien de paisible depuis longtemps. Ses rues sont devenues des champs de bataille, ses immeubles des forteresses, ses caves des refuges pour les derniers civils piégés dans l’enfer. Chaque jour, des soldats ukrainiens y risquent leur vie pour défendre chaque mètre carré contre un adversaire déterminé à les submerger.
« Ils utilisent toutes les tactiques et continuent de pousser », disent les défenseurs. Et pourtant, ils tiennent. Malgré les 15 000 obus quotidiens, malgré les essaims de drones, malgré les bombes de 3 000 kilogrammes, malgré l’encerclement qui se resserre. Ils tiennent parce qu’ils savent que derrière eux se trouve tout ce qu’ils défendent : leur pays, leurs familles, leur avenir.
Cette chronique ne peut prédire l’issue des combats de Myrnohrad. Elle peut seulement témoigner de ce qui s’y passe, jour après jour, dans une relative indifférence mondiale. Elle peut rappeler que derrière les chiffres et les cartes, des hommes et des femmes écrivent avec leur sang une page de l’histoire de leur nation. Elle peut enfin rendre hommage à leur courage, à leur ténacité, à leur sacrifice.
La bataille de Myrnohrad n’est pas terminée. Elle continue, heure après heure, assaut après assaut, drone après drone. Et tant qu’elle durera, le monde ferait bien de ne pas détourner le regard. Car ce qui se joue dans ces rues dévastées dépasse largement le Donbas : c’est l’avenir de l’ordre international qui s’y décide, un combat à la fois.
Signé Maxime Marquette
Sources
ArmyInform – « They use any tactics and keep pushing »: fierce daily fighting continues in Myrnohrad
Euromaidan Press – « Situation is critical »: Russia is encircling Myrnohrad from all four directions
RBC-Ukraine – Ukrainian Forces hold northern Pokrovsk, with enemy troops suffering losses near Myrnohrad
RBC-Ukraine – Pokrovsk and Myrnohrad see urban combat, Russian drone crews eliminated
Euromaidan Press – Russians storm Pokrovsk and Myrnohrad – Ukrainians repel 57 assaults in one day
Kyiv Independent – As Russia takes Pokrovsk, sister city Myrnohrad stares down encirclement
ArmyInform – Enemy attempts to entrench on the eastern outskirts: Defense Forces report on the situation in Myrnohrad
Ukrinform – Firefight continues in Myrnohrad center – AFU
ArmyInform – In the Pokrovsk agglomeration, the Defense Forces eliminated over 7,000 Russians in five months
Kyiv Post – Russia Sets Full Seizure of Ukraine’s Donetsk Region as Top 2026 War Priority
RBC-Ukraine – War forecast for 2026 – Russia’s goals in Ukraine and frontline scenarios
Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment, January 2, 2026
Wikipedia – Pokrovsk offensive
Meduza – As fighting continues in Pokrovsk and Kupyansk
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.