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CHRONIQUE : Quand David ukrainien pulvérise le Goliath russe – Un milliard de dollars en fumée
Crédit: Adobe Stock

Retournons au 1er juin 2025, date qui restera comme un tournant de ce conflit. Ce jour-là, le SBU a orchestré ce qui demeure la plus grande attaque de drones contre des bases aériennes russes de toute la guerre. Les chiffres donnent le vertige : 117 drones déployés simultanément contre cinq bases aériennes réparties sur cinq oblasts et cinq fuseaux horaires différents.

Les cibles ? Belaya, Dyagilevo, Ivanovo Severny, Olenya et Ukrainka – des noms qui résonnent désormais comme autant de gifles infligées à l’orgueil de Vladimir Poutine. La base de Belaya, située en Sibérie orientale, se trouve à 4 300 kilomètres de l’Ukraine. Vous avez bien lu. Quatre mille trois cents kilomètres.

Comment diable l’Ukraine a-t-elle réussi cet exploit logistique apparemment impossible ? La réponse tient en quelques mots : des camions transportant des maisons mobiles en bois. Les drones étaient dissimulés sous les toits de ces fausses habitations, montées sur des remorques et conduites en territoire russe par des chauffeurs routiers civils qui ignoraient tout de leur cargaison mortelle. Au moment opportun, les toits s’ouvraient à distance, libérant leur essaim de destruction.

C’est du génie pur. C’est l’asymétrie poussée à son paroxysme. C’est, osons le mot, magnifique.

Le bilan de la dévastation

Selon des responsables américains cités par Reuters, environ vingt aéronefs ont été touchés lors de l’Opération Spiderweb, dont dix complètement détruits. Les Ukrainiens avancent des chiffres plus élevés : 41 appareils endommagés ou détruits, incluant des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-22, ainsi que des avions de surveillance A-50 – pour des pertes estimées à 7 milliards de dollars.

L’OTAN, généralement prudent dans ses évaluations, confirme qu’entre 10 et 13 aéronefs ont été « complètement détruits », tout en reconnaissant qu’environ 40 appareils ont subi des dommages. Les images satellites de Planet Labs et Maxar, prises quatre jours après l’attaque à 2 500 miles de l’Ukraine, ont révélé six avions totalement détruits à la base de Belaya : trois bombardiers stratégiques Tupolev Tu-95 et trois bombardiers supersoniques Tu-22.

Le président Zelensky a déclaré que les frappes avaient touché 34 % des porteurs de missiles de croisière stratégiques de la Russie. Selon le Financial Times, les appareils endommagés et détruits représentaient environ 20 % de la flotte opérationnelle d’aviation à long rayon d’action de la Russie.

Et voici le détail qui transforme cette victoire tactique en catastrophe stratégique pour Moscou : les Tu-95 et Tu-22M3 ne sont plus produits depuis la dissolution de l’Union soviétique en 1991. Ils sont tout simplement irremplaçables.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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