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CHRONIQUE : Quand la deuxieme armee du monde retourne a la cavalerie
Crédit: Adobe Stock

Face a cette hemorragie de blindes, l’armee russe a opere ce que les analystes appellent une « demechanisation ». L’une des armees les plus mecanisees au monde, heritiere de la doctrine de la « Bataille en profondeur » sovietique qui terrorisait l’OTAN pendant la Guerre froide, s’est transformee en une armee d’infanterie legere. En 2025, les chars russes ont ete « gares », selon l’expression de plusieurs observateurs, et les assauts sont desormais menes par de petits groupes de fantassins a pied.

Cette mutation tactique n’est pas le fruit d’un choix strategique reflechi. Elle est le resultat d’une contrainte imposee par les realites du champ de bataille moderne. Les drones ont cree ce que les militaires appellent une « zone de mort » qui s’etend desormais sur 15 a 20 kilometres depuis la ligne de front, voire 30 a 40 kilometres dans certains secteurs. Dans cette zone, tout vehicule qui se deplace est repere et detruit en quelques minutes. Mick Ryan, general de brigade australien a la retraite et analyste militaire respecte, note que « dans un rayon de 15 kilometres de la ligne de front, le mouvement de vehicules est difficile, voire impossible ».

Les soldats russes doivent donc marcher. Marcher sur 10, 15, parfois 20 kilometres pour atteindre leurs positions de depart d’assaut. Et quand ils arrivent, epuises, ils doivent encore affronter le feu ukrainien. C’est dans ce contexte que l’utilisation de chevaux prend tout son sens macabre. Les animaux ne declenchent pas les memes alertes que les vehicules motorises sur les systemes de surveillance. Ils peuvent se deplacer dans des terrains ou les routes ont ete detruites par l’artillerie. Ils ne consomment pas de carburant, dans un contexte ou les camions-citernes sont des cibles prioritaires pour les drones ukrainiens.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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