Pour comprendre l’ampleur du probleme, il faut d’abord saisir ce que represente l’integration de Starlink dans les drones russes. Serhii Beskrestnov, connu sous l’indicatif « Flash », conseiller du ministre de la Defense et expert reconnu en radiotechnologies, a ete parmi les premiers a sonner l’alarme.
Le 25 janvier 2026, analysant une frappe survenue la veille pres de Kropyvnytskyi qui ciblait des helicopteres ukrainiens, Beskrestnov a note des indicateurs techniques troublants : « Nous observons une acquisition automatique de cible et un guidage manuel utilisant la video en direct. Mais il n’y avait pas de drones relais a proximite pour creer un reseau radio maille. »
Cette observation technique, apparemment anodine pour le profane, constitue en realite une revolution dans l’art de la guerre aerienne. Traditionnellement, les drones kamikazes comme les Shahed operent selon des coordonnees GPS preprogrammees ou necessitent des drones relais pour maintenir le contact avec leurs operateurs. La connectivite Starlink change fondamentalement cette equation.
Beskrestnov ne mache pas ses mots : c’est un « gros probleme » pour les troupes ukrainiennes. La navigation assistee par Starlink « n’est pas susceptible a la guerre electronique » et permet aux drones de « toucher precisement la cible sous le controle d’un operateur situe en Federation de Russie ».
L’immunite face a la guerre electronique
C’est la que reside le coeur du probleme. L’Ukraine a investi massivement dans les capacites de guerre electronique pour contrer la menace des drones. Des systemes sophistiques de brouillage ont ete deployes sur tout le territoire, capables d’interrompre les signaux de controle et de navigation des drones ennemis. Ces systemes ont demontre leur efficacite contre les drones conventionnels, forcant souvent les Shahed a s’ecraser ou a devier de leur trajectoire.
Mais Starlink change les regles du jeu. Le signal provient directement de satellites en orbite basse, et les systemes de brouillage au sol ne peuvent pas interrompre ce canal de controle. Comme l’explique Beskrestnov : « Les drones controles via Starlink sont largement immunises contre la guerre electronique basee au sol, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas etre brouillee de maniere traditionnelle. »
L’integration des terminaux Starlink dans les drones permet aux operateurs de controler l’appareil en temps reel sur de vastes distances. Ces drones deviennent « presque invulnerables aux moyens de guerre electronique standard, puisque le signal provient directement du satellite ».
Le Molniya : l'eclair qui frappe depuis les etoiles
La menace ne se limite pas aux celebres drones Shahed d’origine iranienne. La Russie a developpe toute une gamme de drones adaptes a cette nouvelle realite technologique, dont le plus preoccupant est le Molniya – « eclair » en russe.
Les premiers rapports faisant etat de drones Molniya equipes de Starlink ont commence a emerger en decembre 2025. Les resultats sont stupéfiants : la portee de ces drones est passee de 50 kilometres a plus de 230 kilometres. Un drone Molniya-2 a ainsi etabli un nouveau record de distance, volant sous le controle en temps reel d’un operateur situe en Russie.
Selon les analystes, « compte tenu du record de vol etabli et de la capacite de controle en temps reel, ce drone de frappe pourrait poser une menace serieuse aux zones arriere, y compris Tchernihiv, Poltava et Odessa ».
L’evolution technique du Molniya illustre l’ingeniosite russe dans l’exploitation de cette technologie. La version originale, un drone kamikaze a aile fixe lance par catapulte, a evolue vers le Molniya-2 avec deux moteurs, un fuselage renforce et une portee accrue. Plus recemment, le Molniya-2R, concu pour la reconnaissance aerienne, integre un micro-ordinateur Raspberry Pi 5, un Mini PC chinois F8 avec Windows 11 licence, et une camera chinoise SIYI ZR10 avec zoom optique dix fois et stabilisation trois axes.
Beskrestnov observe cette evolution avec inquietude : « Chaque jour, nous enregistrons des drones de frappe Molniya utilisant Starlink. Si les premiers Starlinks etaient montes de maniere improvisee, ils sont maintenant integres en standard. L’ennemi ne menage pas les terminaux Starlink, meme pour les drones de frappe. »
La region de Tchernihiv en premiere ligne
La region de Tchernihiv est devenue le laboratoire grandeur nature de cette nouvelle menace. On y observe differents types de drones : des FPV pour des frappes a 20-30 km, des plateformes plus modernes au format BM-35, des Molniya et des Lancet pour des frappes a environ 60 km de profondeur dans la region. Une direction separee a emerge avec les drones Molniya controles via Starlink, dont la haute frequence dans la region de Tchernihiv confirme leur role dans les attaques contre les installations energetiques et les infrastructures critiques.
La reponse a cette menace est limitee et frustrante. « Le Molniya via Starlink ne peut pas etre supprime par la guerre electronique ; il ne peut etre detruit que physiquement », constate Beskrestnov. Si l’appareil passe la ligne de defense, l’operateur peut le controler depuis la Russie, augmentant les chances de frapper des installations a des distances de 40-60 km, parfois jusqu’a 70 km a l’interieur des terres.
L'attaque du train : le visage de la terreur
Le 27 janvier 2026, la menace des drones equipes de Starlink s’est materialisee de la maniere la plus tragique qui soit. Trois drones Shahed ont frappe un train de passagers circulant sur la ligne Barvinkove-Lviv-Tchop dans la region de Kharkiv, touchant la locomotive et un wagon de voyageurs qui a pris feu.
Le bilan est accablant : six civils tues, leurs restes tellement endommages qu’il a fallu des analyses ADN pour les identifier. Deux cent quatre-vingt-onze passagers ont du etre evacues d’urgence, dont une femme avec son bebe sauvee par un soldat ukrainien des flammes – une scene capturee en video qui a fait le tour du monde.
Le president Zelensky a condamne la frappe, la qualifiant de « pur acte de terrorisme » et declarant qu’il ne pouvait y avoir « aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train ». La Premiere ministre adjointe Oleksiy Kuleba a precise que trois drones Shahed de fabrication iranienne avaient frappe le moteur et un wagon de voyageurs, provoquant un incendie.
Deux analystes de defense ukrainiens ont affirme que le train avait probablement ete touche par des Shahed equipes de la technologie Starlink de SpaceX. L’analyste Olena Kryzhanivska a declare a CBS News : « La Russie a commence a utiliser Starlink sur d’autres drones, et maintenant l’utilise aussi sur les Shahed. »
La Russie nie systematiquement cibler intentionnellement les civils en Ukraine, malgre des preuves accablantes du contraire. En octobre 2025, les Nations Unies ont conclu que l’utilisation par la Russie de vehicules aeriens sans pilote a courte portee contre les civils dans le sud de l’Ukraine constituait un crime contre l’humanite et un crime de guerre.
La question Musk : complice involontaire ou acteur negligent ?
Comment la Russie a-t-elle mis la main sur cette technologie censee lui etre interdite ? La reponse revele les failles beantes du systeme de sanctions international et souleve des questions troublantes sur la responsabilite de SpaceX.
La position officielle de l’entreprise est claire : « Starlink n’est pas actif en Russie, ce qui signifie que le service ne fonctionnera pas dans ce pays. SpaceX n’a jamais vendu ni commercialise Starlink en Russie, ni expedie d’equipement vers des lieux en Russie. »
Pourtant, la realite du terrain raconte une autre histoire. Malgre les sanctions officielles et les denegations repetees de SpaceX, les forces militaires russes ont acquis et deploye des terminaux internet Starlink en Ukraine en utilisant un reseau de revendeurs tiers, de declarations douanieres falsifiees et de distributeurs operant via les Emirats arabes unis, les Pays-Bas et Hong Kong.
Les terminaux sont declares comme « autres composants electroniques » ou enregistres comme biens a usage civil. Cette methode d’approvisionnement rend l’application des sanctions et des controles a l’exportation considerablement plus difficile.
Dubai : la plaque tournante de l’evasion
Les Emirats arabes unis sont devenus le principal hub de transbordement. Les exportations de composants electroniques vers la Russie ont ete multipliees par plus de quinze depuis l’invasion. Des entreprises basees a Dubai fournissent de tout, des pieces d’aviation aux terminaux Starlink, que les forces russes achetent pour environ 2 200 dollars chacun.
Les medias ukrainiens rapportent que les forces russes auraient obtenu les terminaux via Dubai ou aupres d’entreprises privees russes qui les ont achetes a des intermediaires. Certains fournisseurs officiels de terminaux Starlink semblent assez heureux de traiter avec des societes anonymes du Kazakhstan et, dans certains cas, cherchent activement des moyens de contourner les restrictions sur l’exportation de la technologie vers les voisins de la Russie.
Les prix tournent autour de 1 000 dollars pour les kits et l’activation, les services de renseignement russes fournissant des conseils d’evasion, comme l’enregistrement sous des comptes ukrainiens ou europeens pour eviter la desactivation.
Le jeu du chat et de la souris
Face a cette realite, le Pentagone travaille avec SpaceX pour tenter de couper l’acces russe. John Hill, chef adjoint de la politique spatiale du Pentagone, a declare que SpaceX avait ete « plus que cooperatif » et « proactif » dans l’identification des terminaux aux mains des Russes et leur desactivation.
SpaceX affirme : « Si SpaceX obtient connaissance qu’un terminal Starlink est utilise par une partie sanctionnee ou non autorisee, nous enquetions sur la reclamation et prenons des mesures pour desactiver le terminal si confirme. »
Mais c’est un jeu de chat et de souris sans fin. La Russie continue d’acquerir de nouveaux terminaux par des canaux du marche noir aussi rapidement que les existants sont desactives. Les revendeurs utilisent des VPN et des localisations usurpees pour activer les appareils, contournant le geofencing. Les forces russes peuvent meme fournir un faux signal GPS au terminal Starlink pour lui faire croire que l’utilisateur se trouve en territoire controle par l’Ukraine.
Des rapports font etat de blocages massifs de terminaux utilises par les Russes, mais l’impact reste limite face a l’ampleur de l’approvisionnement illicite.
L'ombre de Musk sur la politique americaine
La question de la responsabilite de Musk dans cette situation ne peut etre dissociee de son role politique croissant. En novembre 2024, le president elu Donald Trump l’a nomme a la tete du « Department of Government Efficiency » (DOGE), un poste qu’il a occupe pendant quatre mois avant de demissionner en mai 2025.
Durant son passage au gouvernement, Musk a beneficie d’un acces sans precedent aux arcanes du pouvoir americain, alors meme que ses entreprises – Tesla et SpaceX – representent au moins 15,4 milliards de dollars de contrats gouvernementaux au cours de la derniere decennie. Ce conflit d’interets evident n’a pas empeche sa nomination.
La rupture entre Trump et Musk en mai 2025, sur fond de desaccords concernant les credits d’impot pour vehicules electriques et le deficit federal, a temporairement mis fin a cette collaboration. Mais fin 2025, les deux hommes semblent s’etre reconcilies, Musk financant desormais les campagnes republicaines pour les elections de mi-mandat de 2026.
Cette proximite entre Musk et l’administration Trump souleve des questions legitimes sur la volonte reelle de Washington de forcer SpaceX a prendre des mesures plus drastiques contre l’utilisation russe de Starlink. Les interets commerciaux et politiques s’entremelent dans un noeud gordien que personne ne semble vouloir trancher.
L'Ukraine contre-attaque : la course aux intercepteurs
Face a cette menace croissante, l’Ukraine ne reste pas les bras croises. Le pays a massivement investi dans la production de drones intercepteurs, atteignant en janvier 2026 une cadence de 1 500 unites par jour.
Le drone STING illustre cette contre-offensive technologique. Assemblable en seulement deux minutes, il coute environ 2 500 dollars – une fraction du prix des missiles sol-air. Deployable en moins de 15 minutes et lançable depuis pratiquement n’importe quelle surface sans catapulte, il possede une portee d’engagement allant jusqu’a 25 kilometres. En quatre mois de production en serie, les STING revendiquent la destruction de plus de 1 000 cibles ennemies.
Le ministere de la Defense ukrainien a annonce des plans pour livrer jusqu’a 40 000 drones intercepteurs aux Forces armees d’ici fin janvier 2026. Fedorov a precise que le programme, lance debut 2025, avait ete developpe en cooperation avec des unites militaires ukrainiennes et des institutions de recherche internationales, et se concentre sur la lutte contre les drones d’attaque de type Shahed.
Des modules d’acquisition automatique de cible, comme le TFL Anti-Shahed, ont ete developpes pour guider automatiquement les drones intercepteurs vers les Shahed. La camera du module opere jusqu’a 5 000 metres d’altitude, avec une portee de detection variant de 50 a 1 000 metres selon les conditions meteorologiques et une precision de detection annoncee de 80%.
Les defis de l’interception
Malgre ces efforts, le taux d’interception reste problematique. Selon le president Zelensky, le taux de reussite moyen est de 68%. L’Ukraine Air War Monitor a note une baisse de 18% du taux d’interception de drones par l’Ukraine l’annee derniere.
La menace evolue plus vite que les contre-mesures. La Russie deploie maintenant le Geran-3, une variante a reaction pouvant atteindre des vitesses de 370 a 500 km/h – environ le double des modeles a helice anterieurs. Cette vitesse superieure menace de depasser les drones intercepteurs ukrainiens, concus pour poursuivre des cibles plus lentes.
En janvier 2026, la Russie a teste les nouveaux Geran-4 et Geran-5. Le Geran-5, a reaction, possede une ogive de 90 kg, une portee de frappe de 1 000 km, et peut etre lance depuis des avions Su-25. Propulse par un moteur a reaction chinois Telefly avec guidage satellite et modem 3G/4G, son profil « ressemble a celui d’un missile de croisiere ».
L'infrastructure energetique en lambeaux
Les drones russes, avec ou sans Starlink, continuent de marteler l’infrastructure energetique ukrainienne. L’hiver 2025-2026 est le plus difficile depuis le debut de l’invasion.
« C’est la premiere fois en quatre ans de guerre a grande echelle que nous voyons une situation de cette ampleur », a declare le maire de Kiev, Vitali Klitschko. En decembre, les habitants de Kiev etaient prives d’electricite en moyenne 9,5 heures par jour. Les ascenseurs des immeubles d’appartements cessent de fonctionner, piegent les residents ages chez eux, et les gens se sont habitues au bourdonnement bruyant des generateurs.
Jusqu’a 80% des centrales thermiques combinees ont ete touchees, tandis que l’hydroelectricite a subi des pertes devastatrices, y compris la destruction de la centrale de Kakhovka et des dommages majeurs a Dnipro. Le ministre de l’Energie Denys Chmyhal a declare au Parlement qu’il ne restait « pas une seule centrale electrique en Ukraine que l’ennemi n’ait pas attaquee ».
Les attaques du 25 novembre ont a elles seules laisse plus de 40 000 personnes sans electricite dans la region de Kiev, 20 000 a Odessa, 13 000 a Tchernihiv, 21 000 a Dnipro, et plus de 8 000 a Kharkiv. Des coupures d’urgence ont ete imposees dans les regions de Kiev, Kharkiv, Poltava et Soumy. Les residents de la capitale disent qu’il est maintenant courant de n’avoir que trois heures d’electricite le matin et trois l’apres-midi.
Le ministere ukrainien de l’Energie estime que l’Ukraine ne dispose que de reserves de carburant pour 20 jours.
La production russe : un deluge de drones
Face aux efforts ukrainiens, la Russie maintient une pression implacable. Le pays peut maintenant produire des centaines de drones d’attaque Geran-2 par jour et pourrait bientot etre capable de lancer des milliers en salves.
La Defense Intelligence of Ukraine estime que 40 000 Geran-2 et 24 000 drones leurres Gerbera moins chers sont prevus pour la fabrication en 2025. Le cout d’un Shahed est passe d’environ 200 000 dollars par unite importee a environ 70 000 dollars pour les modeles produits domestiquement.
Au Forum economique mondial du 22 janvier 2026, le president Zelensky a declare que l’Ukraine produisait environ 1 000 drones par jour mais que « ce n’est toujours pas suffisant ». Le renseignement ukrainien suggere que Moscou pourrait bientot egalement produire 1 000 drones par jour, en grande partie grace au soutien et a l’assistance technique de l’Iran.
Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskyi estime que la Russie fabrique actuellement 404 drones de type Shahed de diverses configurations chaque jour. A partir de septembre 2024, la Russie a considerablement intensifie son utilisation de drones Shahed, passant d’environ 200 lancements par semaine a plus de 1 000 par semaine en mars 2025.
La responsabilite morale : ou est Musk ?
Face a cette situation, le silence d’Elon Musk est assourdissant. L’homme qui s’est presente comme le sauveur de l’Ukraine en fevrier 2022, qui a inonde les reseaux sociaux de declarations de soutien, semble etrangement silencieux maintenant que sa technologie est detournee pour tuer des civils ukrainiens.
Il est vrai que SpaceX coopere avec le Pentagone pour tenter de limiter l’utilisation russe. Mais est-ce suffisant ? Les mesures prises ressemblent davantage a un exercice de relations publiques qu’a une veritable tentative de resoudre le probleme.
La seule reponse viable, selon les experts, est politique et organisationnelle : capturer les terminaux, tracer leur origine via les partenaires, et engager directement SpaceX pour identifier les comptes d’achat et les bloquer la ou un usage massif est prouve. Si des milliers de terminaux sont lies a un seul compte ou fournisseur, une telle activite devrait, en principe, etre tracable et arretable.
Mais cela necessite une volonte politique qui semble faire defaut. Musk, avec ses 300 milliards de dollars de fortune personnelle et son influence politique considerable, pourrait certainement faire davantage. Il pourrait investir dans des systemes de verification plus robustes, exiger des controles plus stricts sur sa chaine d’approvisionnement, ou meme decider de ne plus vendre Starlink dans les pays qui servent de plaques tournantes pour le contournement des sanctions.
Il ne le fait pas. Et chaque drone guide par Starlink qui frappe un train de passagers, une centrale electrique ou un hopital ukrainien porte une part de sa responsabilite morale.
L'avenir : entre espoir et desespoir
Que nous reserve l’avenir ? Les tendances actuelles ne sont pas encourageantes pour l’Ukraine. La Russie continue d’innover, d’augmenter sa production et de perfectionner ses tactiques. L’integration de Starlink n’est que la derniere evolution d’une menace en constante mutation.
L’Ukraine, malgre sa resilience remarquable et son ingeniosite, fait face a des defis structurels enormes. Ses ressources sont limitees, son infrastructure est en ruines, et l’aide internationale, bien que substantielle, ne suffit pas a combler le fosse technologique et industriel avec la Russie soutenue par l’Iran.
Le soutien international reste crucial. Le Royaume-Uni vise a produire 2 000 drones intercepteurs par mois a remettre a l’Ukraine dans le cadre du projet conjoint UK-Ukraine baptise « Octopus ». Le systeme de defense aerienne courte portee americain Tempest a abattu au moins 21 drones Shahed depuis son deploiement en janvier 2026.
Mais ces efforts, aussi louables soient-ils, ressemblent a des pansements sur une hemorragie. Le probleme fondamental – l’utilisation de la technologie occidentale par la Russie pour mener sa guerre d’agression – reste entier.
Conclusion : le prix de l'inaction
L’histoire jugera severement notre epoque. Elle jugera les dirigeants occidentaux qui ont laisse les sanctions etre contournees. Elle jugera les entreprises technologiques qui ont ferme les yeux sur le detournement de leurs produits. Elle jugera Elon Musk, dont l’ambition de connecter le monde s’est transformee en un instrument de mort.
Mais surtout, elle jugera notre inaction collective face a une evidence criante : la technologie, aussi benefique soit-elle en theorie, devient une arme quand elle tombe entre de mauvaises mains. Et nous avons laisse cela se produire.
Les six victimes du train de Kharkiv ne sont pas mortes par hasard. Elles sont mortes parce que nous avons collectivement echoue a empecher une dictature d’exploiter les failles de notre systeme. Elles sont mortes parce que les profits ont prime sur les principes, parce que la commodite a supplante la conscience.
Il est temps de se reveiller. Il est temps d’exiger des comptes. Il est temps de faire en sorte que les etoiles de Musk cessent d’eclairer le chemin des drones assassins de Poutine.
Car si nous ne le faisons pas, l’histoire ne nous pardonnera pas. Et elle aura raison.
Signe Maxime Marquette
Sources
Pravda – Kyiv Says Russian Drones Using Starlink Reach Deeper Into Ukraine
United24 Media – Russia May Have Used Starlink-Guided Shahed Drones for the First Time
Newsweek – Ukraine Discovers Starlink on Downed Russian Shahed Drone
CBS News – Is Starlink helping Moscow target civilians?
Kyiv Post – More Russian Drones Spotted with Starlink
United24 Media – Russian Shahed Drones Strike Civilian Passenger Train
RFE/RL – Russian Attacks Kill Civilians Across Ukraine
Euromaidan Press – Russia’s Molniya Drone Range Record Using Starlink
Mezha – New Russian Drone Tactics in Chernihiv Region
Wikipedia – Starlink in the Russian-Ukrainian War
CNN – Ukraine Starlink Drones Russia
United24 Media – How Russia Is Using Starlink for War
SpaceNews – Pentagon working with SpaceX
United24 Media – Ukraine Record Anti-Shahed Drone Production
CNN – Ukraine Energy Attacks
Washington Post – Ukraine’s Power Sector Under Attack
ISIS Reports – Russian Shahed Deployment Analysis 2025
Euromaidan Press – Fedorov Becomes Defense Minister
EPI – Elon Musk and Trump Administration
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