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CHRONIQUE : Quand les satellites de Musk deviennent les yeux des drones tueurs russes, l’Ukraine sonne l’alarmé chez SpaceX
Crédit: Adobe Stock

Le mécanisme technique d’une innovation detournee

Pour comprendre l’ampleur de cette menace, il faut saisir le mécanisme technique en jeu. Les défenses électroniques ukrainiennes fonctionnent en brouillant les signaux GPS et radio qui guident les drones d’attaqué russes. Ce brouillage électronique a longtemps été une armé decisive pour l’Ukraine, permettant de devier ou de neutraliser une proportion significative des drones ennemis avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. La Russie avait tente de contourner ce problème en utilisant des drones guides par cables a fibre optique, mais cette solution limitait considérablement la portée opérationnelle a la longueur du cable. L’intégration de Starlink change radicalement la donné. Les terminaux Starlink offrent une connexion internet a très haut debit via un réseau de satellites en orbite basse, pratiquement impossible a brouiller avec les moyens de guerre électronique conventionnels.

Comme l’explique Beskrestnov lui-meme : « Il est impossible de les supprimer avec la guerre électronique. On ne peut que les abattre physiquement si un drone anti-aérien les détecté et les détruit. » Cette déclaration glace le sang. Elle signifie que tout l’arsenal de guerre électronique que l’Ukraine et ses alliés occidentaux ont déployé pendant près de quatre ans pour contrer les drones russes devient partiellement obsolete face à cette nouvelle génération d’engins équipes de Starlink. La connexion ultra-rapide permet en outre un pilotage en temps réel depuis le territoire russe, conferant aux drones une précision redoutable. Ce n’est plus un engin autonome qui suit des coordonnées GPS preprogrammees — c’est un outil telecommande, capable de s’adapter, de manoeuvrer et de frapper avec une précision chirurgicale des cibles mouvantes.

L’arsenal diversifie des drones équipes de Starlink

La menace ne se limite pas a un seul type de drone. Les forcés armées russes equipent désormais au moins trois modèles différents de terminaux Starlink. Le drone BM-35, avec sa portée de 500 kilometres, représenté la menace la plus longue portée. Selon l’ISW, s’il est lancé depuis la Russie ou les territoires ukrainiens occupes, il peut atteindre « la majeure partie de l’Ukraine, toute la Moldavie et des portions de la Pologne, de la Roumanie et de la Lituanie« . Cette portée projette la menace bien au-dela des frontières ukrainiennes, directement sur le territoire de l’OTAN. Les drones Shahed, d’origine iranienne, sont également équipes de la technologie Starlink. L’analyste Olena Kryzhanivska confirmé : « La Russie a commencé à utiliser Starlink sur d’autres drones, et l’utilisé désormais aussi sur les Shahed. »

Enfin, les drones Molniya représentent une menace d’un autre ordre. Ce sont des engins extrêmement simples, fabriques en contreplaque, capables de voler sur plusieurs dizaines de kilometres. Beskrestnov a révélé au radiodiffuseur public ukrainien Suspilne qu’un essaim de drones Molniya équipes de Starlink avait récemment été utilisé pour frapper des installations énergétiques dans la région de Tchernihiv. Le détail le plus troublant : un drone sur trois a atteint sa cible grâce à la technologie Starlink. Pour des engins aussi rudimentaires et peu couteux, ce taux de reussite est dévastateur. Un Starlink Mini, qui coute entre 250 et 500 dollars américains, transformé un drone en contreplaque en une armé de précision quasi impossible a neutraliser electroniquement. L’equation cout-efficacité est terrifiante pour les défenseurs ukrainiens.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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