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CHRONIQUE : Quand Moscou retourne le miroir de 1999 – La Russie copie l’OTAN et paralyse la condamnation occidentale
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre l’ampleur du dilemme occidental, il convient d’examiner les parallèles troublants entre les deux campagnes. En 1999, pendant 78 jours, l’OTAN a bombardé ce qui constitue aujourd’hui la Serbie, le Monténégro et le Kosovo. Les forces alliées ont utilisé des bombes au graphite de carbone pour détruire le réseau électrique serbe, ciblant systématiquement les ponts, les hôpitaux, les zones résidentielles, le siège de la télévision d’État serbe, et bombardant « accidentellement » l’ambassade de Chine à Belgrade.

Cette campagne constituait une première historique : jamais l’OTAN n’avait utilisé la force militaire sans l’aval explicite du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce précédent, justifié à l’époque par l’impératif humanitaire de protéger les Albanais du Kosovo, a ouvert une boîte de Pandore dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences.

Vingt-sept ans plus tard, la Russie applique la même recette en Ukraine, mais à une échelle démesurément supérieure. Depuis le début de l’invasion à grande échelle, au moins 160 travailleurs du secteur énergétique ukrainien ont été tués et plus de 300 blessés. La Russie cible délibérément les installations en cours de réparation, employant la tactique du « double tap » : une seconde vague de frappes visant les équipes de secours qui répondent aux premières attaques.

Le début de l’année 2026 n’a apporté ni paix ni répit à l’Ukraine, mais un regain de combats et de dévastations. Alors que les températures plongeaient bien en dessous de zéro, la Fédération de Russie a intensifié ses attaques systématiques contre les infrastructures énergétiques, tuant et blessant des dizaines de civils et privant des millions de personnes d’électricité, de chauffage et d’eau pendant des périodes prolongées.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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