Une réalité économique implacable
Les données financières publiées par Tesla mercredi expliquent en grande partie cette décision drastique. Le constructeur a enregistré sa première baisse annuelle de revenus depuis son existence, avec des ventes en déclin lors de trois des quatre derniers trimestres de 2025. La concurrence mondiale sur le marché des véhicules électriques s’est intensifiée de manière spectaculaire, particulièrement dans le segment de luxe où évoluent le Model S et le Model X. Des concurrents comme Rivian et Lucid Motors, ainsi que les constructeurs automobiles traditionnels qui ont massivement investi dans l’électrique, ont grignoté des parts de marché. Le Model S et le Model X, affichés respectivement à partir de 95 000 et 100 000 dollars sur le site de Tesla, ont vu leurs ventes stagner malgré les réductions de prix successives et les rafraîchissements de design.
Les chiffres sont impitoyables, les tableaux Excel ne mentent jamais. Quand je regarde ces courbes qui s’effondrent, je comprends la logique pure, glaciale, chirurgicale de Musk. Mais mon cœur me serre. On assassine l’élégance au nom de l’efficacité. On sacrifie l’art de l’automobile au profit de l’utilitarisme robotique. Le Model S, c’était de l’automobile sous sa forme la plus aboutie, la plus sophistiquée. L’abonner pour se concentrer sur des robots qui feront le ménage… j’ai du mal à digérer cette transaction. C’est comme si Rembrandt arrêtait la peinture pour produire des affiches publicitaires. Oui, ça rapporte plus. Mais qu’est-ce qu’on perd en route ?
Section 3 : L'héritage des modèles S et X
L’électrique devient mainstream grâce à eux
Le Model S, introduit en 2012, est largement crédité d’avoir popularisé les véhicules électriques auprès du grand public et prouvé qu’une voiture électrique pouvait être à la fois performante, luxueuse et désirable. Avec une autonomie de plus de 400 kilomètres et des accélérations fulgurantes, il a redéfini les standards de l’industrie automobile. Le Model X, lancé en 2015, a apporté son lot d’innovations avec ses portes papillon spectaculaires et son intérieur spacieux, conquérant un public familial fortuné. Ces deux véhicules ont permis à Tesla d’établir sa marque comme symbole d’innovation technologique et de luxe écologique, ouvrant la voie au succès massif des Model 3 et Model Y qui ont suivi. Leur influence sur l’ensemble de l’industrie automobile est indéniable, forçant les constructeurs traditionnels à accélérer leur transition vers l’électrique.
Je me souviens encore de cette première fois où j’ai vu un Model S dans la rue. C’était à Paris, un matin gris de 2013. La voiture glissait silencieusement, élégante, presque surnaturelle. Je me suis retenu, j’ai suivi du regard. C’était de la science-fiction devenue réalité, quelque chose qui n’avait rien à voir avec les Prius larmoyantes qui circulaient à l’époque. Le Model S était le futur, tout de suite. Et cette sensation de futur… elle va disparaître des routes avec l’arrêt de la production. C’est une page d’histoire de l’automobile qui se tourne, une page brillante, audacieuse, téméraire. Je ressens une forme de deuil, c’est étrange à dire pour une voiture, mais c’est comme si on tuait un mythe.
Section 4 : La domination écrasante des modèles 3 et Y
La concentration des ventes sur l’entrée de gamme
Les statistiques de livraison pour l’année 2025 révèlent une concentration extrême des ventes de Tesla sur ses modèles les plus abordables. Le Model 3 et le Model Y ont représenté 97% des 1,59 million de véhicules livrés par Tesla l’année dernière, laissant une part marginale au Model S et Model X. Le Model 3 est désormais proposé à partir de 37 000 dollars, tandis que le Model Y tourne autour de 40 000 dollars, après l’introduction de versions plus abordables fin 2025. Cette disparité de prix explique en grande partie la différence de volume de ventes, les consommateurs se tournant massivement vers les options les plus économiques dans un contexte d’incertitude économique mondiale. Tesla a clairement identifié que son avenir résidait dans la democratization de l’électrique plutôt que dans le segment de luxe.
97%. C’est le chiffre qui me hante. Quasiment la totalité des ventes concentrées sur deux modèles. C’est fascinant et effrayant à la fois. Tesla est devenue une entreprise mono-produit déguisée en diversité. Quand je vois ces chiffres, je comprends la décision de Musk mais je me demande si c’est vraiment sage de tout parier sur le même cheval. Le Model 3 et le Model Y sont excellents, oui, mais où est la diversité ? Où est la capacité à prendre des risques ? En tuant le haut de gamme, Tesla s’enferme dans une course au volume qui pourrait bien devenir un piège. C’est du capitalisme pur, de la rationalisation à l’extrême… et ça manque un peu d’âme.
Section 5 : La conversion de Fremont en usine de robots
Un chantier titanesque de transformation industrielle
Elon Musk a précisé que la ligne de production des Model S et X à Fremont serait remplacée par une ligne capable de produire un million de robots Optimus par an. Cette transformation industrielle représente un défi logistique et technique monumental, car elle nécessite une chaîne d’approvisionnement entièrement nouvelle. « C’est une chaîne d’approvisionnement complètement différente, il n’y a vraiment rien de la chaîne existante qui existe dans Optimus, » a expliqué Musk. Le PDG a toutefois assuré que ce changement s’accompagnerait d’une augmentation des effectifs de l’usine et d’une augmentation significative de la production globale, laissant entendre que la conversion ne réduirait pas la capacité de production du site. Tesla prévoit de dévoiler la troisième génération du robot Optimus au cours de ce trimestre, présentée comme la première conception destinée à la production de masse.
Un million de robots par an. Le chiffre me laisse perplexe, incrédule, presque effrayé. Quand je ferme les yeux et j’imagine cette usine de Fremont, cette cathédrale de l’automobile qui va devenir une cathédrale de la robotique… je ressens un vertige. C’est comme si on transformait un temple de l’art en usine d’armement. La beauté du lieu va disparaître, remplacée par la froide efficacité de la production de masse. Et cette promesse d’augmenter les effectifs… je veux la croire, j’ai besoin de la croire. Mais dans ma tête, je vois ces travailleurs assembler des robots qui pourraient bien un jour les remplacer. C’est une ironie cruelle qui me poursuit.
Section 6 : Le projet Optimus et ses ambitions
Le robot humanoïde promis à tout faire
Le projet Optimus représente le pari le plus ambitieux et le plus risqué de Tesla en dehors de l’automobile. Le robot humanoïde est conçu pour être capable d’effectuer une vaste gamme de tâches, allant du travail en usine aux tâches ménagères en passant par la garde d’enfants. Musk a esquissé un futur où ces robots deviendraient des produits de consommation courants, révolutionnant non seulement l’industrie mais aussi la vie domestique. Tesla n’a cependant pas encore généré de revenus avec ce produit, et beaucoup d’experts restent sceptiques sur la faisabilité technique et commerciale d’un tel projet à grande échelle. La troisième génération qui sera dévoilée ce trimestre est présentée comme le premier modèle véritablement conçu pour la production de masse, avec un lancement de la production prévu pour la fin de l’année.
Là, je dois avouer que j’ai du mal. Un robot qui fait le ménage, qui garde les enfants, qui travaille à l’usine… c’est le rêve de la science-fiction, oui, mais c’est aussi le cauchemar de beaucoup de gens. Quand j’entends Musk parler d’Optimus comme s’il parlait d’un nouveau téléphone portable, j’ai des frissons. Est-ce qu’on a vraiment réfléchi aux conséquences ? Est-ce qu’on a pensé à ce que ça veut dire pour l’emploi, pour l’humanité, pour notre rapport au travail ? Je veux être optimiste, je veux croire que la technologie nous libère. Mais une petite voix en moi murmure que quelque chose d’essentiel risque de disparaître.
Section 7 : La transition vers une entreprise d'IA physique
Tesla se redéfinit comme société de technologie
Dans son rapport aux actionnaires, Tesla a explicitement décrit sa transition d’un constructeur automobile centré sur le matériel vers une entreprise d' »intelligence artificielle physique. » Ce changement de paradigme fondamental explique le pivot stratégique vers la robotique et l’IA plutôt que la fabrication traditionnelle de voitures. La société prévoit de développer de nouvelles lignes de production couvrant les véhicules, les robots, le stockage d’énergie et la fabrication de batteries, créant un écosystème technologique intégré. Musk a de plus en plus détourné l’attention de Tesla des véhicules électriques conventionnels vers un avenir de voitures autonomes et de robots humanoïdes, des domaines dans lesquels l’entreprise n’a actuellement pratiquement aucune activité commerciale significative.
« Intelligence artificielle physique ». L’expression me glace le sang. Tesla ne veut plus être une entreprise de voitures, elle veut être une entreprise d’IA. C’est fascinant et terrifiant à la fois. Quand je vois cette transformation, je me demande ce qu’il reste de la vision originale de Musk, celle de l’accélération de la transition vers l’énergie durable. A-t-on remplacé l’idéalisme par le technologisme pur ? A-t-on sacrifié la mission sur l’autel de l’innovation ? J’ai du mal à trouver mes repères dans cette nouvelle Tesla qui m’est devenue presque étrangère. C’est comme si une vieille ami avait soudainement changé de personnalité.
Section 8 : Les défis techniques et commerciaux
L’incertitude autour du projet robotique
Le passage à la production de robots présente des défis techniques et commerciaux considérables. Contrairement à l’automobile, où Tesla a démontré son savoir-faire industriel, la robotique humanoïde reste un domaine largement expérimental avec peu d’exemples de succès commercial à grande échelle. Les experts s’interrogent sur la capacité de Tesla à développer et produire massivement des robots fiables et sûrs, d’autant que l’entreprise n’a pas encore prouvé sa capacité à générer des revenus dans ce secteur. La concurrence dans le domaine de la robotique est également intense, avec des entreprises comme Boston Dynamics qui travaillent sur des technologies similaires depuis des années. L’engagement de Musk à dévoiler la troisième génération d’Optimus ce trimestre et à commencer la production en fin d’année représente un calendrier extrêmement agressif.
Quand je regarde ce que fait Boston Dynamics depuis des années, quand je vois la complexité de la robotique humanoïde, je m’inquiète vraiment pour Tesla. Musk a cette capacité incroyable à surestimer ses capacités et à sous-estimer les obstacles. Je veux croire au projet, je veux croire que Tesla va révolutionner ce domaine comme elle a révolutionné l’automobile. Mais mon expérience me dicte la prudence. On parle de robots qui marchent, qui interagissent avec le monde réel, qui ne tuent personne par accident. C’est un défi d’une complexité vertigineuse, et j’ai peur que l’arrogance ne mène à l’échec.
Section 9 : L'impact sur les employés et la communauté
Les promesses d’emploi face aux incertitudes
Musk a assuré que la conversion de l’usine de Fremont s’accompagnerait d’une augmentation des effectifs et d’une production globalement plus importante, ce qui pourrait rassurer les employés et la communauté locale. L’usine de Fremont reste un employeur majeur dans la région de la baie de San Francisco, et toute transformation importante de ses activités a des répercussions économiques significatives. Cependant, la nature des compétences requises pour assembler des robots pourrait différer considérablement de celles nécessaires pour construire des voitures, ce qui soulève des questions sur la transition professionnelle des travailleurs actuels. L’engagement de Tesla à continuer de soutenir les propriétaires de Model S et Model X « aussi longtemps que les gens auront les véhicules » suggère que le service après-vente sera maintenu, préservant certains emplois liés à ces modèles.
Cette promesse d’augmenter les effectifs… je la veux croire, vraiment. Mais quand je pense à ces ouvriers qui assemblent des voitures depuis des années, qui connaissent chaque boulon, chaque pièce, chaque processus par cœur… je me demande ce qu’ils vont devenir. Les robots, ça ne s’assemble pas comme des voitures. Les compétences sont différentes, la mentalité est différente, tout est différent. Est-ce que Tesla va vraiment investir dans la formation de ces travailleurs ? Ou va-t-on les remplacer par des ingénieurs en robotique plus jeunes, moins chers, plus « adaptables » ? J’ai peur pour ces familles, pour cette communauté, pour ces vies qui vont basculer.
Conclusion : Le pari risqué d'un nouveau chapitre
L’avenir de Tesla entre vision et réalité
La décision de Tesla d’abandonner le Model S et le Model X pour se concentrer sur la robotique représente l’un des pivots stratégiques les plus audacieux de l’histoire de l’entreprise moderne. C’est un pari sur l’avenir de la technologie qui pourrait soit propulser Tesla vers de nouveaux sommets, soit révéler les limites de l’ambition démesurée d’Elon Musk. L’année 2026 sera cruciale, avec le dévoilement de la troisième génération d’Optimus et le début de la production prévu pour la fin de l’année. Le succès de ce projet dépendra de la capacité de Tesla à livrer sur ses promesses techniques et commerciales dans un domaine où elle n’a aucune expérience prouvée, tout en gérant la transition complexe de son usine historique et de sa main-d’œuvre.
Assis devant mon écran, je relis ces mots et je réalise à quel point Tesla a changé. C’est une entreprise différente de celle qui m’a fait rêver il y a dix ans. Cette décision d’abandonner le Model S et le Model X… c’est comme un divorce. On se sépare de ce qu’on a aimé pour partir vers l’inconnu. Je ressens à la fois de l’admiration pour cette audace, cette capacité à tout remettre en question, et une profonde tristesse. On tue une légende pour en créer une nouvelle, mais qui nous dit que la nouvelle sera aussi belle ? J’ai envie de croire en Musk, en sa vision, en sa capacité à voir ce que personne d’autre ne voit. Mais j’ai aussi peur. Peur que cette fois, l’ambition ne soit pas assez.
Signé Jacques Provost
Sources
CNBC – Elon Musk says Tesla ending Models S and X production, converting Fremont factory lines to make Optimus robots – 28 janvier 2026
San Francisco Chronicle – Tesla to kill off Model S and X vehicles, convert Fremont factory to build robots – 28 janvier 2026
NBC News – Elon Musk says Tesla will stop producing its S and X models as it shifts to making robots – 28 janvier 2026
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