Une arrestation qui défie toute logique
Les détails de cette arrestation, rapportés par plusieurs médias dont CNN et CBS News, sont édifiants. Alors qu’ils rentraient chez eux, le père et le fils ont été interceptés par des agents de l’ICE. Selon la version du Department of Homeland Security, le père aurait tenté de s’enfuir à pied, abandonnant son enfant dans un véhicule en plein hiver. Mais cette version est contestée par de nombreux témoins oculaires. Mary Granlund, présidente du conseil scolaire de Columbia Heights qui se trouvait sur les lieux, raconte une toute autre histoire : il y avait d’autres adultes présents, prêts à prendre l’enfant, et les gens suppliaient les agents de laisser l’enfant. La mère, enceinte et mère d’un adolescent, regardait depuis l’intérieur de la maison, terrifiée.
Ce qui me révolte, c’est cette absence totale d’humanité. Quel que soit ce qui s’est réellement passé, et même si l’on accepte la version officielle, comment peut-on arrêter un enfant de cinq ans ? Comment peut-on le séparer de sa famille, de sa maison, de sa routine, de tout ce qu’il connaît ? Je pense à ce petit garçon, je pense à la terreur qu’il a dû ressentir, je pense à la confusion, à l’incompréhension. C’est impardonnable. C’est un acte de cruauté pure. Et ce qui me terrifie encore plus, c’est que cet acte n’est pas isolé, c’est devenu une politique, un mode opératoire. On normalise l’innommable, on institutionnalise l’inhumain.
Section 2 : La réaction judiciaire
Un juge qui s’élève contre l’absurde
Le 27 janvier 2026, le juge Fred Biery du district fédéral du Texas a rendu une ordonnance bloquant temporairement toute tentative d’expulsion de Liam et de son père. Dans sa décision, le juge a écrit que toute expulsion ou transfert possible ou anticipé des deux requérants est IMMÉDIATEMENT SUSPENDU jusqu’à nouvel ordre de la Cour. Il a également interdit aux autorités fédérales de transférer le père et le fils hors du district judiciaire où ils sont actuellement détenus, vraisemblablement pour empêcher l’administration de tenter de rejouer l’affaire dans une autre juridiction. Cette décision intervient alors que les avocats de la famille ont déposé une plainte contre le secrétaire du DHS Kristi Noem, le procureur général Pam Bondi et d’autres fonctionnaires fédéraux.
Enfin, quelqu’un a dit stop. Enfin, une voix s’est élevée pour dire que cela ne peut pas continuer, que cela ne doit pas continuer. Le juge Biery a fait son travail, et il l’a fait avec une clarté et une fermeté qui méritent d’être saluées. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser : pourquoi a-t-il fallu en arriver là ? Pourquoi a-t-il fallu qu’un jise doive intervenir pour protéger un enfant de cinq ans ? Cela devrait aller de soi, cela devrait être évident, cela devrait être non négociable. Le fait que ce ne soit pas le cas, le fait qu’il faille une décision judiciaire pour empêcher l’expulsion d’un petit enfant, est une tragédie en soi.
Section 3 : Les conditions de détention
Une prison pas faite pour les enfants
Liame et son père sont actuellement détenus au South Texas Family Residential Center de Dilley, un centre de détention de l’ICE destiné aux familles d’immigrants. Les descriptions des conditions dans ce centre sont alarmantes. Eric Lee, un avocat du Michigan qui a des clients dans cet établissement, l’a décrit comme un endroit horrible, horrible, avec de l’eau potable putride et de la nourriture contenant des insectes, de la terre et d’autres contaminants. Sa description de la façon dont les gardes traitent les personnes à l’intérieur de la prison est tout aussi inquiétante : les gardes sont aussi durs que les gardes des établissements pour adultes. Ce n’est pas un endroit où vous voudriez que votre enfant reste même 15 minutes, a-t-il déclaré.
Ces mots me glacent le sang. Un enfant de cinq ans dans une prison. Un enfant de cinq ans dans un endroit horrible, horrible, avec de l’eau putride et de la nourriture contaminée. C’est inconcevable. C’est inacceptable. C’est une violation de tout ce que nous considérons comme digne et humain. Je pense à Liam, je pense à ce petit garçon qui devrait être à l’école, qui devrait jouer avec ses amis, qui devrait être en sécurité, qui devrait être entouré d’amour et de chaleur. Au lieu de cela, il est dans une prison, dans des conditions qui seraient inacceptables pour n’importe quel adulte, et encore moins pour un enfant. C’est une honte. C’est une honte pour ce pays, c’est une honte pour nous tous.
Section 4 : Le contexte des raids massifs
Une campagne de répression sans précédent
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une opération massive de l’ICE dans le Minnesota, où l’administration Trump a déployé des milliers d’agents fédéraux pour superviser la plus grande opération de l’histoire du Department of Homeland Security. Selon Columbia Heights Public Schools, au moins trois autres enfants du même district scolaire ont également été emmenés par des agents de l’ICE ce mois-ci. Un autre cas, dans lequel une fillette de deux ans a été détenue, présente des similitudes frappantes avec celui de Liam. Cette petite fille a été emmenée en garde à vue de l’ICE avec son père à Minneapolis la semaine dernière et transférée au Texas malgré une ordonnance judiciaire exigeant sa libération immédiate.
Ce n’est pas un accident, ce n’est pas une erreur, c’est une politique. C’est une politique délibérée de cruauté, une politique délibérée de terreur. On cible les enfants. On utilise les enfants comme des armes, comme des instruments de pression, comme des exemples. C’est une stratégie de peur, une stratégie qui vise à briser les communautés, à semer la terreur dans les foyers, à faire comprendre à tous que personne n’est à l’abri, pas même les plus vulnérables, pas même les plus innocents. C’est une stratégie méchante, calculée, impitoyable. Et elle fonctionne, dans le sens où elle crée exactement ce qu’elle est censée créer : la peur, l’angoisse, la panique.
Section 5 : Les contradictions officielles
Des versions qui s’affrontent
Les versions des événements divergent considérablement entre les témoins et les autorités. Le DHS affirme que le père de Liam est un immigrant illégal équatorien et que les agents ont emmené le garçon avec eux après que le père a dit qu’il voulait que Liam reste avec lui. Tricia McLaughlin, sous-secrétaire adjointe du DHS, a déclaré que le père avait fui à pied alors que les agents s’approchaient, abandonnant son enfant. Elle a affirmé que les agents avaient fait plusieurs tentatives pour que la supposée mère prenne garde de l’enfant et qu’ils lui avaient même assuré qu’elle ne serait pas arrêtée, mais qu’elle avait refusé. L’ICE a déclaré qu’il n’avait pas et n’avait jamais utilisé un enfant comme appât.
Je ne suis pas dupe. Je sais comment fonctionnent ces choses. Je sais que la vérité est souvent la première victime dans ces situations. Mais même en prenant les déclarations officielles au sérieux, même en les acceptant comme vraies, cela ne change rien au fond du problème. Un enfant de cinq ans a été arrêté. Un enfant de cinq ans a été séparé de sa mère. Un enfant de cinq ans a été envoyé dans une prison au Texas. Ce sont des faits. Et ces faits sont inacceptables, quelle que soit la version des événements. La justification importe peu quand l’acte lui-même est injustifiable.
Section 7 : Le vide juridique
Une famille qui suivait toutes les règles
L’un des aspects les plus révoltants de cette affaire est que la famille de Liam semble avoir suivi toutes les procédures établies pour demander l’asile aux États-Unis. Selon les avocats de la famille, le père a commis aucun crime et a suivi tous les protocoles établis pour demander légalement l’asile, y compris se présenter à ses audiences judiciaires. L’avocat a noté que le père apparaît avoir aucun casier judiciaire, une allégation que le DHS n’a pas encore contestée. Pourtant, malgré tout cela, ils ont été arrêtés, détenus et menacés d’expulsion, comme s’ils n’avaient aucun droit, comme s’ils n’avaient aucune protection.
C’est ce qui me rend le plus fou. C’est cette idée que rien de ce que vous faites ne compte. Que vous pouvez suivre toutes les règles, que vous pouvez respecter toutes les procédures, que vous pouvez faire tout ce qu’on vous demande de faire, et cela n’importe pas. Vous pouvez être parfait, vous pouvez être irréprochable, mais si quelqu’un décide que vous êtes la cible, vous êtes la cible. C’est l’arbitraire à l’état pur. C’est le règne du caprice, du bon plaisir. C’est une leçon terrifiante : la justice n’est pas pour tout le monde. Les droits ne sont pas pour tout le monde. La protection n’est pas pour tout le monde.
Section 8 : La réaction communautaire
Des voisins qui se dressent
La réaction de la communauté a été rapide et déterminée. Les voisins et les administrateurs scolaires ont dit que Conejo Arias et les voisins ont exhorté la mère de Liam à ne pas ouvrir la porte, craignant qu’elle ne soit également détenue. Sergio Amezcua, un pasteur qui a déclaré avoir parlé à la mère de Liam, a dit qu’elle était terrorisée pendant l’incident. Il a ajouté que les agents de l’ICE essayaient d’utiliser le bébé pour qu’elle sorte de sa maison, mais que les voisins sont intervenus. Les voisins lui ont conseillé de ne pas le faire. Zena Stenvik, surintendante du district scolaire de Columbia Heights, a déclaré que les agents ont conduit Liam à la porte de son domicile et l’ont dirigé pour frapper à la porte, demandant à être laissé entrer, afin de voir si quelqu’un d’autre était à la maison.
C’est ça qui me donne de l’espoir, même dans ce moment de désespoir. Les voisins sont intervenus. Les voisins ont protégé la mère. Les voisins ont empêché que la situation ne devienne encore pire. C’est un rappel puissant que même dans les moments les plus sombres, même face à la terreur d’État, la solidarité existe. Les gens prennent soin les uns des autres. Les gens se dressent les uns pour les autres. C’est ce qui nous rend humains. C’est ce qui nous donne une chance. Face à la cruauté systémique, face à la violence institutionnalisée, il y a encore des gens qui disent non, qui disent assez, qui disent pas chez moi. Pas avec mon voisin. Pas avec cet enfant.
Section 9 : Les conséquences élargies
Un effet dévastateur sur les communautés
Les conséquences de ces raids et de ces arrestations vont bien au-delà des individus directement concernés. Dans le district scolaire de Columbia Heights, les élèves et les familles vivent dans la peur. Les enfants ont peur d’aller à l’école. Les parents ont peur de laisser leurs enfants sortir de la maison. Les enseignants ont peur pour leurs élèves. C’est une atmosphère de terreur qui s’installe, une atmosphère qui détruit le tissu social et la confiance communautaire. Les raids ne ciblent pas seulement les individus sans papiers, ils ciblent les communautés entières, les familles entières, les enfants entiers.
Je pense à cette peur. Je pense à cette peur constante, omniprésente, paralysante. Je pense aux enfants qui ne savent pas si leurs parents rentreront à la maison. Je pense aux parents qui ont peur de laisser leurs enfants aller à l’école. Je pense à cette angoisse quotidienne, à cette tension permanente, à cette impossibilité de vivre normalement. C’est une torture psychologique. C’est une violence invisible mais bien réelle. C’est une façon de détruire des vies sans avoir à lever un doigt, sans avoir à tirer une balle. Il suffit de faire régner la peur. Il suffit de faire comprendre que personne n’est en sécurité.
Conclusion : Le moment de vérité
Qui sommes-nous devenus ?
Le cas de Liam Conejo Ramos est plus qu’une histoire d’immigration, c’est un test moral pour l’Amérique. Un juge a dit stop pour l’instant, mais l’ICE continue ses raids, les enfants continuent d’être arrêtés, les familles continuent d’être séparées. Les sondages montrent que la majorité des Américains désapprouvent l’approche brutale de Trump en matière d’expulsion. Selon un sondage CBS News/YouGov réalisé plus tôt ce mois-ci, 61% des Américains pensent que l’ICE est trop dure lorsqu’il s’agit de détenir des personnes. Cinquante-deux pour cent des personnes interrogées ont déclaré que l’ICE rend les communautés moins sûres.
Je me demande ce que l’histoire dira de nous. Je me demande comment on nous jugera. Je me demande si on nous pardonnera. Parce que ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas juste une politique, c’est un crime contre l’humanité. C’est un crime contre les enfants. C’est un crime contre tout ce qui est digne et digne de respect. Nous avons le choix. Nous pouvons continuer comme ça, ou nous pouvons dire stop. Nous pouvons regarder ailleurs, ou nous pouvons ouvrir les yeux. Nous pouvons laisser la peur gagner, ou nous pouvons laisser l’humanité l’emporter. Liam attend. Sa mère attend. Des milliers d’autres attendent. La question est : qu’est-ce que nous allons faire ?
Signé Jacques Provost
Sources
Truthout – Trump Administration Barred From Deporting 5-Year-Old Used by ICE as Bait – 28 janvier 2026
CNN – A federal judge has blocked the possible deportation of a 5-year-old and his father for now – 27 janvier 2026
CBS News – Judge blocks ICE from deporting or transferring 5-year-old Liam Conejo Ramos and his father – 27 janvier 2026
ABC News – Judge blocks removal of 5-year-old detained by ICE in Minnesota – 27 janvier 2026
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