La capture de deux soldats russes vivants mérite qu’on s’y attarde. Dans la guerre moderne qui se déroule en Ukraine, où les drones FPV transforment chaque mouvement en risque mortel et où les bombardements d’artillerie ne laissent que peu de répit, faire des prisonniers représente un défi logistique et tactique considérable. Le fait que les forces ukrainiennes aient réussi à capturer ces deux militaires – et surtout à les identifier comme un sniper et un opérateur de transmissions – révèle le professionnalisme de l’opération.
Un tireur d’élite russe capturé, c’est une menace neutralisée qui pesait sur chaque soldat ukrainien dans le secteur. Ces snipers, souvent positionnés dans des zones grises entre les lignes, sèment la terreur parmi les défenseurs et compliquent considérablement les mouvements de troupes et de ravitaillement. Leur élimination ou leur capture constitue toujours une priorité pour les commandants sur le terrain.
Quant à l’opérateur de transmissions, sa valeur en tant que prisonnier dépasse largement son rôle tactique immédiat. Ces spécialistes des communications détiennent souvent des informations précieuses sur les fréquences utilisées, les codes de cryptage, l’organisation des unités ennemies et les plans opérationnels à court terme. Son transfert aux autorités compétentes, comme l’a précisé le communiqué officiel, suggère qu’un processus d’interrogatoire approfondi permettra d’exploiter ces renseignements au bénéfice de la défense ukrainienne.
Lyman : un enjeu stratégique majeur
Pour comprendre l’importance de cette opération, il faut saisir ce que représente Lyman dans l’échiquier militaire du Donbass. Cette ville de taille moyenne, située dans le nord de l’oblast de Donetsk, contrôle un noeud ferroviaire crucial qui assure jusqu’à 30% du trafic de marchandises sur le réseau ferroviaire du Donetsk. Mais son importance va bien au-delà de cette fonction logistique.
Viktor Tregubov, chef du département des communications du Groupe de forces interarmées, a parfaitement résumé l’enjeu : « La direction de Lyman fait partie de la poussée russe vers l’agglomération urbaine de Sloviansk-Kramatorsk depuis le nord-est. C’est stratégiquement important pour leurs opérations dans la région de Donetsk. » Cette déclaration éclaire la stratégie russe dans toute sa brutalité : s’emparer de Lyman pour ouvrir la voie vers les grandes villes du nord du Donetsk.
Si les forces russes parvenaient à prendre Lyman et à progresser jusqu’à la rivière Donets, elles se retrouveraient à environ 15 kilomètres du centre de Sloviansk. Une distance qui, dans la guerre de position actuelle, peut sembler considérable, mais qui en termes d’artillerie et de frappes de missiles représente une menace existentielle pour la population civile et les installations militaires ukrainiennes.
Les Russes ne se contentent d’ailleurs pas d’une seule approche. Comme l’a souligné Tregubov, ils cherchent simultanément à contourner Lyman tout en tentant des infiltrations directes dans la ville elle-même. Cette stratégie à double détente vise à maintenir les défenseurs ukrainiens sous pression constante, les obligeant à disperser leurs forces sur un front étendu.
La géographie comme alliée de la défense
Fort heureusement pour les défenseurs ukrainiens, Lyman présente des caractéristiques géographiques qui compliquent singulièrement la tâche des assaillants. La ville est relativement facile à défendre car un de ses côtés donne sur un terrain presque découvert, sans abri naturel. Les Russes ne peuvent donc pas attaquer sur un front large et sont contraints de progresser à travers des passages forestiers étroits depuis le nord et le sud.
Cette configuration topographique transforme chaque tentative d’assaut russe en cauchemar tactique. Les colonnes blindées et les groupes d’infanterie qui s’aventurent dans ces corridors boisés deviennent des cibles privilégiées pour les drones ukrainiens, les équipes antichar et l’artillerie prépositionnée. Les pertes russes dans ce secteur, bien que difficiles à quantifier avec précision, sont régulièrement décrites comme significatives par les observateurs militaires.
La « zone grise » entre les positions des deux camps, comme l’a décrit Tregubov, est bien plus vaste qu’elle n’apparaît sur les cartes. Cette bande de territoire contesté, constamment surveillée par des essaims de drones, rend toute opération logistique extrêmement périlleuse. Ravitailler une position avancée, évacuer des blessés, acheminer des munitions : chaque mission devient une entreprise à haut risque où la moindre erreur peut s’avérer fatale.
L'offensive russe de janvier 2026 : des objectifs ambitieux, des résultats mitigés
Les plans russes pour janvier 2026 étaient pourtant ambitieux. Selon les renseignements ukrainiens, Moscou avait fixé plusieurs objectifs prioritaires : contourner Vovchansk dans l’oblast de Kharkiv, éliminer la tête de pont ukrainienne à l’est de Koupiansk, progresser vers Lyman et y mener des opérations d’infiltration. Ces mêmes objectifs avaient déjà été assignés aux forces russes à la fin de l’automne 2025, sans succès.
Cette répétition des ordres opérationnels révèle les difficultés croissantes du commandement russe à traduire ses ambitions en réalités sur le terrain. Malgré des effectifs conséquents et un soutien d’artillerie massif, les forces russes peinent à réaliser des percées décisives dans le secteur de Lyman. La résistance ukrainienne, combinée aux contraintes géographiques et aux pertes accumulées, freine inexorablement l’avancée russe.
L’opération du 28 janvier s’inscrit précisément dans ce contexte de frustration russe et de détermination ukrainienne. En reprenant une position perdue et en capturant deux soldats ennemis, les forces ukrainiennes ont non seulement consolidé leur dispositif défensif mais également infligé un revers psychologique à un adversaire qui peine à progresser malgré les sacrifices consentis.
La 53e Brigade : une unité forgée dans les combats les plus durs
La participation de la 53e Brigade mécanisée séparée à cette opération n’est pas anodine. Cette unité, qui porte le nom honorifique de « Volodymyr Monomakh » en référence au grand-prince de Kiev du XIIe siècle, s’est forgé une réputation redoutable au fil des combats les plus intenses de cette guerre.
Formée à l’automne 2014 dans le village de Nova Lioubomyrka, dans l’oblast de Rivne, la brigade a été créée pour renforcer les capacités combattantes des forces armées ukrainiennes après l’annexion de la Crimée et la menace séparatiste dans l’est du pays. Dès 2015, elle a assumé des missions de combat dans la guerre du Donbass, repoussant les séparatistes pro-russes dans l’oblast de Louhansk.
Mais c’est dans les batailles d’Avdiivka, à la fin de 2023 et en 2024, que la 53e Brigade a véritablement acquis ses lettres de noblesse. Le président Zelensky lui-même a publiquement remercié la 53e et la 110e Brigades mécanisées séparées pour leur service à Avdiivka en novembre 2023. Ces combats urbains acharnés, parmi les plus violents de la guerre, ont forgé une unité aguerrie, experte dans les affrontements rapprochés et la défense de positions fortifiées.
En août 2024, la brigade a participé aux combats pour Niu York, dans l’oblast de Donetsk, puis à la défense d’Avdiivka en septembre de la même année. Les soldats de la 53e ont combattu avec des mines antichars, des missiles antichars guidés, de l’artillerie et des drones FPV, démontrant leur maîtrise de l’ensemble du spectre des armements modernes.
La brigade a également intégré en 2024 l’unité Signum, initialement rattachée à la 93e Brigade mécanisée et formée en 2022. Cette unité spécialisée a été développée en un bataillon de systèmes aériens de frappe sans pilote, renforçant considérablement les capacités de la 53e Brigade dans le domaine crucial de la guerre des drones.
Le 10e Détachement « DOZOR » : l'élite des gardes-frontières
L’autre protagoniste de cette opération réussie mérite une attention particulière. Le 10e Détachement mobile des gardes-frontières, également connu sous le nom de 10e Détachement opérationnel séparé de réponse « DOZOR », constitue l’une des unités d’élite du Service des gardes-frontières de l’Ukraine.
Initialement chargé de la protection des frontières de l’État ukrainien, ce détachement a vu son rôle considérablement évoluer avec le déclenchement de l’invasion russe à grande échelle en février 2022. Les gardes-frontières ukrainiens, confrontés aux premières vagues d’assaut russes, ont rapidement démontré leur valeur combative et leur détermination à défendre chaque pouce du territoire national.
Le 30 avril 2023, le président Volodymyr Zelensky a décerné au 10e Détachement mobile des gardes-frontières la distinction « Pour le courage et la bravoure », reconnaissant officiellement les sacrifices et les exploits de cette unité. Cette décoration, loin d’être symbolique, témoigne de l’engagement exceptionnel de ces hommes et femmes dans les combats les plus périlleux.
La spécialisation du détachement « DOZOR » dans les opérations de recherche et de frappe, comme celle menée le 28 janvier près de Lyman, en fait un atout précieux pour le commandement ukrainien. Ces missions, qui combinent reconnaissance, assaut et consolidation de positions, exigent un niveau d’entraînement et de coordination que peu d’unités peuvent revendiquer.
La guerre des infiltrations : un front invisible
L’opération du 28 janvier s’inscrit dans un schéma plus large d’affrontements pour le contrôle de Lyman et de ses environs. Plus tôt en janvier, des officiers ukrainiens de la 63e Brigade mécanisée ont personnellement dirigé un raid dans la ville de Lyman, capturant trois infiltrés russes qui se cachaient dans un sous-sol. Ces Russes avaient établi un poste de communications et attendaient apparemment des renforts.
Cette tactique d’infiltration, privilégiée par les forces russes lorsque les assauts frontaux échouent, vise à établir des points d’appui à l’intérieur même des zones urbaines contrôlées par les Ukrainiens. De petits groupes de soldats, souvent composés de spécialistes comme des éclaireurs, des tireurs d’élite ou des opérateurs radio, tentent de s’infiltrer discrètement pour préparer le terrain à des opérations plus importantes.
La capture du sniper et de l’opérateur de transmissions le 28 janvier suggère que les forces ukrainiennes ont déjoué une tentative similaire. Ces deux spécialistes, probablement envoyés en éclaireurs pour établir un point d’observation et de communication avancé, ont été interceptés avant de pouvoir accomplir leur mission. Leur capture prive le commandement russe d’yeux et d’oreilles dans un secteur crucial.
Les défis logistiques : une guerre d'usure multidimensionnelle
Viktor Tregubov a souligné un aspect souvent négligé de la guerre dans le secteur de Lyman : les problèmes logistiques qui affectent les deux camps. La présence constante de drones de surveillance et de frappe au-dessus de la zone de combat rend extrêmement difficile tout mouvement de troupes et de ravitaillement.
« Il y a une grande zone grise là-bas, bien plus grande qu’elle n’apparaît sur la carte », a expliqué Tregubov. « La pénétration active des drones fait que toute opération logistique devient une complication à part entière. » Cette réalité transforme la guerre dans le secteur de Lyman en un affrontement d’usure où la capacité à maintenir les lignes de ravitaillement devient aussi importante que la puissance de feu pure.
Les forces ukrainiennes ont néanmoins démontré leur supériorité dans ce domaine, utilisant leurs réseaux de drones pour perturber les chaînes logistiques russes tout en protégeant les leurs. Cette maîtrise du ciel à basse altitude, acquise au prix d’innovations constantes et d’un apprentissage accéléré, constitue l’un des avantages décisifs de la défense ukrainienne.
L'hiver comme facteur stratégique
Tregubov a également attiré l’attention sur un risque saisonnier : le gel de la rivière Oskil. Cette barrière naturelle, qui complique les mouvements russes vers Lyman, pourrait perdre de son efficacité défensive si les températures restent suffisamment basses pour permettre une traversée sur la glace. Les forces russes, qui n’auraient alors plus besoin d’embarcations pour franchir le cours d’eau, pourraient tenter des manoeuvres d’encerclement plus audacieuses.
Cette menace saisonnière explique en partie l’intensification des combats observée en janvier 2026. Les Russes cherchent à exploiter les conditions hivernales avant que le dégel printanier ne vienne à nouveau renforcer les obstacles naturels qui protègent les positions ukrainiennes. L’opération réussie du 28 janvier prend ainsi une dimension supplémentaire : elle démontre la vigilance et la réactivité des défenseurs face aux tentatives russes de profiter de cette fenêtre d’opportunité.
La bataille pour Sviatohirsk : l'enjeu caché
Les analystes militaires soulignent un autre objectif russe dans le secteur : la percée vers Sviatohirsk. Si les forces russes réussissaient à atteindre cette ville, Lyman se retrouverait en situation d’encerclement tactique, et Sloviansk elle-même serait menacée d’encerclement. Cette stratégie d’enveloppement, caractéristique de la doctrine militaire russe, vise à créer des « chaudrons » où les défenseurs ukrainiens seraient piégés et contraints à la reddition ou à l’anéantissement.
L’opération du 28 janvier, en reprenant une position perdue et en éliminant une équipe d’éclaireurs ennemie, contribue directement à contrecarrer ce plan. Chaque position reprise, chaque tentative d’infiltration déjouée, renforce le dispositif défensif ukrainien et complique d’autant la tâche des planificateurs russes.
Les objectifs russes pour 2026 : une ambition démesurée
Selon les renseignements disponibles, la Russie a fait de la capture complète de l’oblast de Donetsk sa priorité absolue pour 2026. Les plans russes envisageraient même l’occupation de l’ensemble de la région d’ici le 1er avril 2026, un calendrier que les analystes qualifient unanimement d’irréaliste compte tenu des dynamiques actuelles sur le champ de bataille.
Les objectifs prioritaires incluent Pokrovsk, Myrnohrad et la zone de Kramatorsk-Kostiantynivka. Cette dernière zone, qui englobe les villes de Kramatorsk, Kostiantynivka, Droujkivka et Sloviansk, est considérée comme la ligne défensive la plus solide de l’Ukraine dans la région de Donetsk. Ces villes forment un hub logistique et militaire clé pour les forces ukrainiennes dans l’est du pays.
Plutôt que de lancer des assauts frontaux contre ces bastions urbains, les forces russes privilégient de plus en plus les tactiques d’encerclement. Cette approche, moins coûteuse en vies humaines pour l’attaquant, vise à isoler les garnisons ukrainiennes et à les forcer à l’évacuation ou à la capitulation par épuisement des ressources.
La résilience ukrainienne : au-delà des statistiques
Les chiffres et les analyses stratégiques, aussi précis soient-ils, ne rendent qu’imparfaitement compte de la réalité humaine de cette guerre. Derrière l’opération du 28 janvier, il y a des soldats ukrainiens qui ont risqué leur vie pour reprendre quelques centaines de mètres carrés de territoire dévasté. Il y a des commandants qui ont planifié chaque détail de l’assaut, anticipant les réactions ennemies et préparant des plans de contingence. Il y a des familles qui attendent des nouvelles, espérant que leurs proches reviendront sains et saufs.
La guerre en Ukraine, entrée dans sa quatrième année, a exigé des sacrifices immenses de la part de la population ukrainienne. Les villes détruites, les familles déchirées, les vies brisées se comptent par millions. Et pourtant, la résistance continue. Des opérations comme celle menée près de Lyman démontrent que la volonté de défendre la patrie reste intacte, que les forces ukrainiennes conservent la capacité et la détermination de frapper l’envahisseur.
Ce que nous enseigne cette victoire
L’opération du 28 janvier 2026 près de Lyman, aussi localisée soit-elle, offre plusieurs enseignements précieux sur l’état actuel du conflit. Premièrement, elle confirme que les forces ukrainiennes conservent des capacités offensives significatives, même dans les secteurs les plus disputés du front. La coordination entre les gardes-frontières et les forces armées régulières démontre une intégration interservices qui renforce l’efficacité globale du dispositif de défense.
Deuxièmement, la capture de prisonniers spécialisés – un sniper et un opérateur radio – suggère que les Ukrainiens ciblent délibérément les multiplicateurs de force ennemis. Cette approche, qui vise à dégrader les capacités russes plutôt qu’à simplement conquérir du territoire, témoigne d’une compréhension sophistiquée de la guerre moderne.
Troisièmement, la reprise d’une position perdue illustre la nature fluctuante de ce conflit. Les lignes de front ne sont pas figées ; elles oscillent au gré des attaques et contre-attaques, des succès et des revers. Cette fluidité impose aux deux camps une vigilance constante et une capacité d’adaptation permanente.
Perspectives pour les semaines à venir
Le secteur de Lyman restera probablement l’un des points chauds du front oriental dans les semaines à venir. Les forces russes, pressées d’atteindre leurs objectifs avant le dégel printanier, intensifieront vraisemblablement leurs tentatives d’infiltration et d’encerclement. Les défenseurs ukrainiens, forts de leur connaissance du terrain et de leur supériorité en matière de drones, devront maintenir leur vigilance et leur réactivité.
La bataille pour Lyman, comme tant d’autres batailles de cette guerre, se jouera autant dans les forêts et les ruines que dans les centres de commandement et les usines d’armement. La capacité de chaque camp à maintenir ses lignes logistiques, à remplacer ses pertes et à adapter ses tactiques déterminera l’issue de ces affrontements.
Pour l’Ukraine, chaque jour de résistance, chaque position reprise, chaque prisonnier capturé représente une victoire dans la guerre d’usure qui l’oppose à un adversaire aux ressources supérieures. L’opération du 28 janvier, aussi modeste puisse-t-elle paraître à l’échelle du conflit, s’inscrit dans cette logique de résistance acharnée qui définit la défense ukrainienne depuis février 2022.
Conclusion : la signification d'une victoire locale
Lorsque les historiens se pencheront sur la guerre en Ukraine, ils accorderont probablement peu d’attention à l’opération menée le 28 janvier 2026 près de Lyman. Une position reprise, deux prisonniers capturés : des chiffres insignifiants à l’échelle d’un conflit qui a mobilisé des centaines de milliers de combattants et causé des dizaines de milliers de morts.
Pourtant, c’est précisément dans ces petites victoires que se forge la grande résistance. Chaque soldat ukrainien qui risque sa vie pour reprendre une tranchée, chaque unité qui déjoue une tentative d’infiltration, chaque commandant qui refuse de céder un pouce de terrain contribue à l’effort collectif de défense nationale.
Le 10e Détachement « DOZOR » et la 53e Brigade mécanisée ont ajouté une nouvelle page à leur histoire déjà glorieuse. Ils ont démontré, une fois de plus, que la détermination et le professionnalisme peuvent l’emporter sur le nombre et la puissance brute. Ils ont rappelé à l’envahisseur que chaque mètre de terre ukrainienne sera défendu, que chaque tentative d’avancée se heurtera à une résistance farouche.
Dans la grisaille de l’hiver ukrainien, au milieu des ruines et de la boue, des hommes et des femmes en uniforme continuent de se battre pour leur pays. L’opération du 28 janvier près de Lyman n’est qu’un épisode parmi des milliers d’autres, mais elle incarne l’esprit de résistance qui anime l’Ukraine depuis le premier jour de cette guerre. Et tant que cet esprit perdurera, l’espoir de la victoire restera vivant.
Signé Maxime Marquette
Sources
Ukrainian Forces Recapture Position, Detain Russian Sniper and Signal Operator Near Lyman – UNITED24 Media
Defense forces regain position in Lyman sector, capture two Russians – Ukrinform
Russians plan to bypass Vovchansk and reach Lyman in January 2026 – Trehubov – UNN
Vovchansk and Lyman: Ukrainian military reveals Russia’s plans for January – RBC Ukraine
Russians seek to bypass Lyman, but also attempt to infiltrate the city directly – Trehubov – UNN
Russian troops attempt Lyman infiltration but face drone-disrupted logistics – Euromaidan Press
War forecast for 2026 – Russia’s goals in Ukraine and frontline scenarios – RBC Ukraine
Russia Sets Full Seizure of Ukraine’s Donetsk Region as Top 2026 War Priority – Kyiv Post
MechanizedBrigade(Ukraine) »>53rd Mechanized Brigade (Ukraine) – Wikipedia
53rd Mechanized Brigade – MilitaryLand.net
MobileBorderDetachment »>10th Mobile Border Detachment – Wikipedia
The Lyman direction is an attempt by the Russians to develop an offensive on the north of Donetsk region – UNN
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