Skip to content
CHRONIQUE : Zelensky prêt à affronter Poutine – Le face-à-face qui pourrait décider du sort de l’Europe
Crédit: Adobe Stock

Moscou n’a pas tardé à réagir, mais à sa manière habituelle, mêlant ouverture apparente et conditions inacceptables. Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, a affirmé que la Russie « n’a jamais refusé et ne refuse pas ce type de contact ». Voilà qui pourrait sembler encourageant, si la suite n’était pas révélatrice de la stratégie du Kremlin.

Car Moscou pose une condition qui en dit long : la rencontre devrait avoir lieu à Moscou même. Zelensky serait invité à se rendre dans la capitale de l’État qui bombarde quotidiennement les villes ukrainiennes, qui est accusé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale, et dont le président fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Ouchakov a eu l’audace d’assurer que « la sécurité et les conditions de travail de Zelensky seraient pleinement garanties » si celui-ci acceptait de venir négocier sur le territoire de son agresseur.

Cette proposition relève soit de la provocation pure, soit d’une incompréhension totale des réalités diplomatiques. Imaginer un instant que le président ukrainien puisse se rendre à Moscou, c’est méconnaître fondamentalement les enjeux symboliques d’une telle démarche. Ce serait reconnaître de facto une forme de vassalité, un rapport de force en faveur de la Russie que les faits sur le terrain ne justifient pas.

La vérité, c’est que Poutine joue un jeu bien connu : afficher une ouverture de façade tout en posant des conditions qu’il sait inacceptables, afin de pouvoir ensuite rejeter la responsabilité de l’échec des négociations sur son adversaire. C’est exactement ce qui s’est passé à Istanbul en 2022, et il serait naïf de croire que la tactique a changé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu