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CHRONIQUE : Zlagoda, un point sur la carte DeepState, un village englouti dans la guerre russe
Crédit: Adobe Stock

L’oblast de Dnipropetrovsk, une region qui se croyait a l’abri

Situons les choses. L’oblast de Dnipropetrovsk n’est pas le Donbass. Il n’est pas la region de Zaporijjia ni celle de Kherson, ou les combats font rage de maniere quasi continue depuis 2022. Cette region, dont la capitale est la grande ville industrielle de Dnipro, anciennement Dnipropetrovsk, est situee plus a l’ouest, dans ce que beaucoup consideraient comme l’arriere ukrainien. Dnipro est un centre nevralgique de l’industrie de defense, un noeud ferroviaire crucial, une metropole de pres d’un million d’habitants qui abrite des usines d’armement, des centres logistiques militaires et une population civile qui, tout en vivant sous la menace constante des frappes de missiles et de drones, n’avait pas connu l’occupation terrestre. L’arrivee des forces russes a Zlagoda, meme s’il s’agit d’un petit village situe dans la zone peripherique de l’oblast, constitue donc un franchissement symbolique. C’est la premiere fois que la presence militaire russe au sol s’etend de maniere confirmee dans cette region. Le signal envoye est sans ambiguite : la ligne de front n’est plus cantonnee aux territoires traditionnels du conflit. Elle avance. Elle grignote. Elle s’etend vers des zones que les planificateurs militaires ukrainiens consideraient comme relativement securisees. Et cette progression, aussi modeste soit-elle en termes de kilometres carres, porte en elle une menace strategique d’une ampleur considerable.

Les visages derriere le point sur la carte

Qui vivait a Zlagoda avant que la carte DeepState ne vire au rouge ? Des agriculteurs, des retraites, des familles dont l’existence tournait autour de rythmes saisonniers que la guerre a pulverises. Dans les villages ukrainiens situes pres de la ligne de front, le scenario se repete avec une regularite tragique. D’abord, les bombardements s’intensifient. Les plus jeunes, les familles avec enfants, ceux qui en ont les moyens, partent. Restent les anciens, ceux qui refusent de quitter la terre ou ils sont nes, ceux qui n’ont nulle part ou aller, ceux pour qui l’evacuation signifierait la perte de tout ce qui constitue leur identite. Puis les forces arrivent. L’electricite est coupee. L’eau courante disparait. Les routes deviennent impraticables ou dangereuses. Le village se transforme en zone grise, un espace ou le controle est conteste, ou les civils se retrouvent pris entre deux feux, soumis a l’arbitraire d’une occupation militaire dont ils ne savent pas si elle sera temporaire ou definitive. Cher lecteur, quand vous regardez la carte DeepState, souvenez-vous que chaque pixel qui change de couleur represente cette realite. Un point rouge n’est jamais seulement un point rouge. C’est un lieu de vie devenu un lieu de survie. Et parfois, un lieu de disparition.

Mini editorial.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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