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ÉDITORIAL : L’Europe avoue son impuissance militaire devant le Parlement européen
Crédit: Adobe Stock

Les réactions ne se sont pas fait attendre. La France, championne autoproclamée de l’autonomie stratégique européenne, a vivement réagi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot : « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur propre sécurité. Même les États-Unis sont d’accord. C’est le pilier européen de l’OTAN. »

L’ancien président du Conseil européen, Charles Michel, s’est montré encore plus cinglant, rappelant au passage un épisode embarrassant : « Cher Mark Rutte, vous avez tort. L’Europe se défendra. Et Donald Trump n’est pas mon papa. » Une allusion mordante à un moment où Rutte avait qualifié Trump de « daddy » lors de la crise entre Israël et l’Iran en 2025.

Muriel Domenach, ancienne ambassadrice de France auprès de l’OTAN, a également pris la parole pour critiquer cette posture défaitiste : « La question ne devrait pas être de savoir si l’Europe peut se défendre, mais si et comment elle devrait dissuader toute attaque et se défendre seule si nécessaire. Brandir la faiblesse européenne pour garantir la protection américaine est une pensée dépassée et envoie le mauvais message à la Russie. »

La réponse française a le mérite de la dignité, mais elle sonne creux face à la réalité des chiffres. Car si la France dispose effectivement d’un arsenal nucléaire d’environ 300 têtes nucléaires et maintient une doctrine d’indépendance stratégique depuis de Gaulle, elle reste une puissance moyenne incapable à elle seule de garantir la sécurité du continent. Le courage des mots ne remplace pas la puissance des armes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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